Tell me the obvious

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Coucou.

Coucou.

Avec le retour des beaux jours, sonne également le retour des soirées alcoolisées où tout le monde a beaucoup trop chaud. Et ça m’angoisse, mais pas pour les raisons que vous pensez.
Et j’espère que le preview de l’article s’arrête là histoire de faire du clic-bait. Bref.

Comme souvent quand il fait trop chaud en soirée, les gens les garçons cisgenre ont cette fâcheuse tendance à finir torse nus. Et ça peut vous paraître con, mais j’ai toujours vivement jalousé cette pratique, pour des raisons assez évidentes.

Et plutôt que de gueuler aux gens de checker leurs privilèges , j’ai tendance à rire en travers et à répondre que c’est plutôt injuste parce que moi je ne peux pas, et trop souvent on m’a répondu que je n’avais qu’à faire pareil au pire.
Je me demande si ceux que j’ai entendu me dire ça ont conscience de la violence de cette simple phrase. Probablement pas.

Et ce qui m’effraie, c’est que plus le temps va avancer, plus ça va être pire. Quand je vais avoir un meilleur passing, genre avec de la barbe et tout ça. Qu’au milieu d’inconnus, les gens ne saisissent pas pourquoi je refuse d’enlever mon t-shirt et ce faisant, de mourir de chaud. Parce que en vrai un binder, c’est en spandex, donc ça tient réellement très chaud. Surtout si comme moi, on porte les modèles longs.

Mais bref, je ne sais plus trop où je voulais atterrir, mais je sais que cet été, quand les garçons seront torse nus et les filles, en soutien gorge pour les plus téméraires; je serais le seul crétin en t-shirt au milieu de toute cette nudité ambiante. J’ai certes toujours été assez pudique, mais vient un moment où moi aussi j’en ai marre de suer dans mes fringues.

C’est tout pour aujourd’hui!

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(Le monsieur de la photo c’est Aydian Dowling.)

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I might have said too much

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Closeup a blue toned calendar page with drawing-pins

Ça peut paraître bête, mais je suis une grosse quichasse en mathématiques.
Du coup quand j’ai réalisé que 2012 c’était y’a déjà 4 ans, ça m’a frappé en pleine tête avec une brique.
Parce que ça veut dire que ça fait 4 ans que je vis mon célibat. Enfin, ça fera très exactement 4 ans début août, mais qui fête ce genre d’anniversaires sincèrement…?

Le problème aussi, c’est les circonstances, parce qu’en sortant de cette relation alors tenue secrète, je me suis effondré, j’ai pas supporté, ça m’a rendu fou, et j’ai fini en clinique psychiatrique pour quelques mois.
Le problème c’est que j’ai réellement mis des années à me sortir cette nana du crâne. Et puis quand quelqu’un qui m’était proche a commencé à sortir avec elle, ça a un peu accéléré les choses.

Forcément je l’ai vécu comme une trahison, j’ai donné dans le drama dans mon coin, vu que personne ne comprenait la situation, bref, c’était un joyeux bordel, dont je vous épargne les détails.

Mais du coup, en l’espace de 4 ans, il s’est passé pas mal de choses en fait. J’ai bien dû changer de coloc 3 ou 4 fois. J’ai même déménagé. J’ai changé de PC. J’ai été opéré en urgence parce que j’ai manqué de crever. J’ai aussi réalisé qui j’étais, et j’ai rencontré tout un tas de gens très très chouettes.

Mais en dehors de moi, j’ai surtout vu ma longue liste de personnes à qui je tiens, enchaîner les relations. Avoir des enfants pour certains. Se marier pour d’autres. Partir pour l’un.
Bref, faire le cycle complet de la vie en l’espace de pas mal de temps au final.

Et je me vois assis à faire une pause sur le bas-côté, à vous regarder passer dans vos voitures à deux, trois, quatre places, parfois même cinq, soyons fous. Alors que je dois y aller à pieds. Faire mon chemin, paver ma vie dans mon coin.

Cet article ne se veut pas mélodramatique, c’est simplement un constat que j’avais besoin de poser quelque part.
Et je sais que la vie vaut la peine d’être vécue, qu’il ne faut pas désespérer, que tout vient à point à qui sait attendre et que de toute façon ça arrive quand on s’y attends le moins.
Moi je crois assez moyennement à cette ribambelle de phrases toutes faites qui se contredisent parfois, mais bon, faut bien s’accrocher à quelque chose. Et je ne vous en veux pas de me les sortir à peu près 15 fois par mois.

Je sais aussi que j’ai d’abord pas mal de choses à régler, mais que bon, ça pourrait aussi aider, je suppose. Mais je suppose aussi que de toute façon je n’ai pas le choix, et que je continuerais d’avancer quand bien même.

Mais je crois surtout que l’amour te tombe pas dessus quand c’est le bon moment, ça tombe un peu n’importe comment, n’importe quand. Ca fait autant de bien que de mal, et c’est une sacrée aventure quand t’as la chance de la vivre.

Allez, bisou.

Turn away from the sun

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Bien souvent, quand on me propose d’aller à la plage, je répond que je n’aime pas la mer. Et c’est vrai, en partie. Je prends hyper vite les coups de soleil, je me tartine de crème indice 50+ tel un petit blini fragile, j’ai peur des crabes et le contact des algues me dégoûte.
Cependant, j’aime bien l’eau. Mais j’ai dû renoncer à l’idée de me baigner il y a un moment déjà. Pour deux raisons. La première étant que je suis ultra myope, donc difficile de me baigner sans mes lunettes, et en les portant c’est un coup à les perdre. Je sais qu’il existe des lunettes de piscine qui te corrigent vite fait la vue, mais ça coûte un peu cher.

Le second point problématique étant mon corps. Je ne le supporte pas, et dans l’état, c’est à dire pas encore opéré, il devient complexe de l’exposer ainsi, en particulier à la plage. Pas nécessairement par peur du regard des autres, même s’il y a de ça, mais moi, je ne supporte pas l’idée de le voir, ni que d’autres le voient. Déjà que prendre des douches est devenu complexe, alors la plage…

Fort heureusement, il existe des solutions. Enfin, une seule pour le moment: le binder spécialement conçu pour nager.

Parce qu’un binder classique n’est pas adapté, de par sa composition partiellement en spandex, il absorbe toute l’eau et met vingt plombes à sécher. Donc il faut prévoir de pouvoir se changer. Des cabines pour se changer à la plage, personnellement je n’en ai jamais vu.
Et déjà qu’enfiler un binder peut s’avérer un peu technique parfois, je n’ose même pas imaginer la difficulté en ayant le dos un peu humide, planqué derrière une voiture, en furetant que personne ne nous voit. La galère, la vraie quoi.

D’autre part, le reste de la composition d’un binder fait que le sel marin abîme la paroi de tissu intérieur au bout de peu de temps, et il s’agit alors de rincer consciencieusement  le binder un paquet de fois afin de ne pas le laisser s’endommager.

Mais il demeure un problème au binder de plage: à l’heure actuelle, seule la marque Underworks (avec qui j’ai eu des déceptions) en propose un modèle. Et c’est 45 dollars. Et je ne vous parle même pas des frais de port…

Ce qui serait cool c’est qu’idéalement ma marque préférée (GC2B dont j’ai deja parlé), se mette aussi à en commercialiser, mais bon, c’est pas encore au programme…
Mais en attendant, l’été arrive à grands pas et je n’ai pas vraiment envie de donner des excuses en mousse à mes amis pour fuir la plage, ou même les après-midi piscine. Parce que ça reste agréable quand on est pas pétrifié dans sa dysphorie.

Plus qu’à espérer, et patienter…

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Can you hurl me the game

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Comme promis, ce matin je vous narre la suite de mes aventures, en deux parties.

En début de semaine dernière, j’ai donc été à Paris en prévision de mon second rendez-vous avec une endocrinologue. Celui ci s’est bien passé, si ce n’est que l’endoc me posait moult questions qui sonnaient souvent comme des pièges. Elle tenait son stylo au dessus de l’ordonnance vierge tout en me posant lesdites questions, et j’ai bien cru que jamais elle ne la remplirait.
Après une grosse demi heure et des questions que je n’avais franchement pas vu arriver, ni n’en saisissait vraiment la pertinence, je suis donc reparti victorieux, la précieuse ordonnance dans les mains.

Là où y’a un piège, c’est que je n’ai droit qu’à un traitement de trois mois, au bout desquels je dois avoir un meilleur résultat sanguin. En effet, mes triglycérides étant un peu élevés, je dois, si je souhaite poursuivre le traitement, adopter une meilleure hygiène de vie, afin de ne pas enfler comme un ballon, une fois sous testo.
C’est à la fois une excellente source de motivation, et en même temps je trouve ça super cruel de me faire miroiter des choses avec un délai aussi court. Mais bon, on verra bien.

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Et du coup, je suis allé à la pharmacie vendredi dernier, où la dame m’a non seulement commandé mes boites de testostérone, mais m’a aussi filé le numéro d’infirmiers du quartier, apparemment très sympas. J’ai donc appelé pour prendre rendez-vous dans la foulée, à la date de ce matin.
Et aujourd’hui donc, avec le soutien de Poutchy et Leo, venues expressément jusqu’à chez moi à 10h30 du mat, j’ai reçu la gentille infirmière en effet, dans mon appart, plus spécifiquement dans la chambre de Joe (mon coloc) parce que la mienne est moins pratique.
La piqûre (dans la fesse droite) a pris moins de 5 minutes, et était quasiment indolore, sauf peut-être sur la fin de la seringue, mais rien d’insurmontable.

Je suis donc, aujourd’hui 10 mai 2016, officiellement hormoné! Ce sera facile à retenir c’est le lendemain de l’anniversaire de mon p’tit Tchou (coucou! :D).

Voilà. A très vite pour la suite de mes aventures! Merci à tous d’avoir été et d’être toujours aussi présents autour de moi, ça fait un bien fou. Bisou! ♥