Show me how good you are

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Oui, c’est bien Ken.

Aujourd’hui, je risque ne pas me faire d’ami·e·s avec une opinion bien arrêtée.
Avant toute chose, sachez que j’ai pleinement conscience que chacun vit sa masculinité comme il l’entend, et que si cela inclus de la vivre de façon stéréotypée, c’est un choix comme un autre qu’il faut respecter.

Cependant, je souhaitais aussi prendre la défense des manières qui vont à l’encontre de ces stéréotypes. Toutes les masculinités sont valables, à l’exception de celles qui sont clairement établies comme toxiques et mauvaises vis à vis d’autrui. Mais on va se concentrer sur celles qui se limitent à un impact uniquement personnel.

Je regardais plus tôt dans la journée, une vidéo qui parlait de méthodes pour combattre la dysphorie quand on est FTM, et certains points m’ont un peu fait grincer des dents.
Le rappel constant de faire usage de produits inutilement genrés, comme les vêtements ou les déodorants m’a un peu gêné.

Dans l’ensemble la vidéo était bienveillante, ce n’est pas l’auteur ou ses intentions que j’attaque. En revanche si le fond était bon, la forme m’a un peu dérangé à cause de certaines maladresses.

Mais si le temps que j’ai passé sur les groupes ftm m’a appris quelque chose, c’est que certaines choses sont genrées vraiment inutilement. Comme la nourriture, ou les produits d’hygiène. Je n’exagère pas.
Je me souviens distinctement m’être fait engueuler pour avoir remis en cause le « manly meal », commenté sous une photo de plat à base de viande rouge et de bacon. Je me suis donc fait traiter de sale vegan extrémiste, pour avoir critiqué le fait que la salade n’est pas réservée qu’aux filles.

Qu’est-ce qui fait que l’on est un garçon? Porter des vêtements de garçon? Limiter le maquillage ? Se nourrir de viande? Avoir un pénis?
Si vous avez répondu non à toutes ces questions, ding ding, c’est que vous avez bon.
Ce qui fait qu’on est un garçon, c’est que l’on se sent garçon par essence, dans son cœur et dans son cerveau. Que l’on ait des hanches larges ou qu’on porte des culottes affriolantes, en mangeant des chocapics, les yeux pleins de liner, ne font pas moins de nous des garçons.

Je ne serais jamais un mâle dominant, non pas parce que je suis dénué des attributs physiques pour y prétendre, mais parce que je n’en ai aucune envie.
Je reste quoi qu’on en dise, un garçon, même si je pleure devant Le Roi Lion.

Et mon point du jour est assez simple. Si il y a des personnes trans masculines qui me lisent, sachez que vous n’avez rien à prouver à personne. Vous n’avez aucunement besoin de vous conformer à des stéréotypes de genre si vous n’en avez pas l’envie.
Il est inutile de rouler des mécaniques et de regarder le foot si cela ne vous intéresse pas. Il n’est pas indispensable de mettre des bermudas à motif camouflage et vous empêcher d’avoir des émotions pour être valables en tant qu’hommes.

Il y a autant de types de masculinités qu’il y a individus masculins. Chez les personnes cis comme chez les personnes trans.
Soyez qui vous voulez, rien ne vous retient de vivre bien comme vous l’entendez.

Et ceux qui vous diront le contraire sont des ignares. Voilà.

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Felicitations, c’est un garçon !

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Bien le bonjour !
Aujourd’hui est un grand jour, une pierre blanche sur mon édifice personnel construit avec mes petits bras. Je fête en effet mon premier anniversaire de traitement hormonal de substitution. Un an donc, que je prends joyeusement une seringue pleine de vitamine T dans une de mes deux fesses.

Il y a eu plusieurs dates clés dans mon parcours, au choix mon coming-out officiel et définitif public (21 décembre 2015), les obtentions successives du certificat « d’aptitude » à la transition, la première ordonnance pour la vitamine, etc. Tout ça vous le savez déjà, si vous me suivez depuis tout ce temps.
Mais donc le 10 mai 2016, à 11h tapantes, j’ai reçu ma toute première injection, une piqûre pour une nouvelle vie, en quelque sorte.

Et tout au long de cette première année, y’a un paquet de gens que je dois remercier pour m’avoir supporté, à tous les sens du terme. Du coup là ça va être une longue liste de remerciements, un peu comme le générique de Dorothée où tu espérais voir ton prénom apparaître. Spoiler cependant : je n’ai jamais vu l’émission de Dorothée, j’étais trop petit, et aussi je vais sûrement oublier un paquet de gens, donc pardon par avance si vous êtes éventuellement vexés de ne pas lire le vôtre.
Ah et si vous scrollez à la fin, j’ai monté une vidéo un peu comme j’ai pu, qui retrace mois par mois, mon évolution, avec énormément de cuts sinon ça aurait fait 15 minutes et ça aurait été super chiant.

Donc, un énorme merci en premier lieu aux participants des cagnottes qui m’ont permis d’accélérer le processus d’accès aux soins :
Emma D, Charpi, Alia, Java, Bambi, Mathieu C, Marinou, Emeric, Reya A, Candice, Polina, Yeti, Simon, Manon, Firea, Louison, Emma B, Charlie, Segolene, Olivier, Ludovic, Didou, Isie S, Geoffrey F, Rebecca L, Sophie L, Mathieu M, Gabriel G, Roch, Thorfin, Gia, Lucy.

Un tout aussi massif merci à celleux qui m’ont écrit des lettres de témoignage pour l’obtention de mon changement de prénom:
Nathalie, Alice, Passy et Lili.

Et enfin pour terminer, quelques remerciements un peu plus personnalisés, parce que voilà, il fallait le souligner.

  • Marianne & Simon-Pierre : pour votre accueil chaleureux et l’amitié inconditionnelle qui s’en est accompagnée.
  • Poutchy : pour ton soutien quotidien, et ton amour indéfectible.
  • Leo : pour m’avoir poussé dans la bonne direction dès le début, et parce que t’es pas mon frère pour rien, ai-je besoin d’en dire plus?
  • Ma famille : Pour avoir su me soutenir, une majeure partie d’entre vous, et ne pas m’avoir tous rejeté en bloc.
  • Axelle : Pour m’avoir ouvert ta porte alors qu’on se connaissait à peine, et m’avoir laissé les clés  y compris après avoir appris à me connaitre.
  • Kris : Pour être un père de substitution incroyable.
  • Tcheu : Parce que même de loin, je sais que tu es encore là.

Bref, trêve de niaiserie, en avant pour la vidéo !
[Attention: suite à une erreur au montage, le son n’est pas très fort sauf pour le générique de fin. Faites gaffe pour ceux qui écouteront au casque. Egalement, la qualité vidéo est relativement médiocre, mais ma webcam n’est pas compétitive. Voilà.]

And I’m your dying beauty king

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Quand je me lève, j’ai une sorte de routine matinale, comme beaucoup je pense. Et la mienne inclut de me nettoyer le visage dans l’évier de ma salle de bains. Et aujourd’hui, alors que je ne faisais rien de particulier par rapport à d’habitude, quelque chose m’a sauté aux yeux, alors que j’essuyais l’eau sur mes joues. C’était très étrange, mais je me suis soudainement trouvé beau. Alors que bon, j’étais sans mon binder, à demi nu devant le miroir. Et pourtant, en faisant abstraction de mes pectoraux beaucoup trop développés, je ne sais pas, je me suis trouvé pas si dégueulasse que ça, à bien y regarder.

Je suis certes assez massif, c’est peu de le dire, mais en observant un minimum, je me rends compte que je reste plutôt musclé, si ce n’est que je suis rembourré par dessus, du coup on en a moins conscience immédiatement. Et ces derniers mois, mon corps a pas mal bougé avec le traitement hormonal. J’ai perdu un peu de hanches, ma répartition graisseuse au niveau du ventre s’est étalée autrement, et j’ai mes fesses qui ont fondu.
Je demeure néanmoins toujours gros, mais gros différemment d’avant. C’est difficile à expliquer.

Je sais aussi que, certaines personnes reprochent dans mon dos le fait que je poste 25 selfies par jour sur les réseaux sociaux. Cependant, je tiens à leur signaler un élément assez simple et pourtant si lourd de conséquences : je me réapproprie mon image.

J’ai passé au minimum les 15 dernières années à ne pas me supporter, à me trouver monstrueux, difforme, laid… Mais je ne suis rien de tout ça, heureusement. Cependant, passer plus de dix années à se détester aussi férocement, ça laisse des traces, et je ne mentionne même pas les cicatrices qui ont pu découler de cette haine autocentrée.

En conséquence de quoi, oui, je suis chiant à vous mentionner chaque petit élément qui change et que je suis probablement le seul à observer avec autant d’attention. Mais chacun de ces petits éléments, sont des petits pas de victoire dans la bonne direction, celle où mon image mentale correspondra à mon rendu physique extérieur.

Donc pour répondre à la question sous-jacente, non, je ne compte pas arrêter mes 25 selfies quotidiens, pour la simple et bonne raison que ça me fait du bien, et de nos jours, se sentir bien dans son corps est un luxe sur lequel je ne cracherais pas de sitôt.

Et chaque matin où je me trouverais beau, chaque matin où j’aurais un besoin cruel de reconnaissance sociale, chaque matin où j’aurais la nécessité d’être rassuré, je posterais en conséquence. Parce que ma survie m’apparaît plus pertinente que l’idée d’éventuellement saouler certains individus.
Et je dis ça sans la moindre once d’animosité, bien au contraire.

Voilà. J’ai un peu perdu l’angle où je voulais arriver, mais l’essentiel est là.
Je vous aime fort, tou.te.s, et vous dit à la prochaine !

Just say my name

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Aujourd’hui , 31 Mars 2017, c’est le TDOV, ou Transgender Day of Visibility, ou Journée de Visibilité Transgenre. Et ça tombe bien parce qu’on ne va pas du tout parler de ça. Parce que je n’ai pas vraiment de coming-out à faire, en revanche, j’ai reçu ce matin la lettre de la mairie qui confirme très officiellement mon changement de prénom.
Du coup la prochaine fois qu’on me demande ce que c’est mon « vrai » prénom (de naissance donc), je pourrais fourrer ma carte d’identité dans des narines.

J’avais donc promis que je le ferais si ma demande était validée, que je détaillerais celle ci.
En soi ce n’est pas super complexe. Il faut juste un paquet de photocopies, et un peu de bonne volonté en face.

Etant né à Bègles, j’ai pu aller voir cette mairie là qui est encore sous la direction de Mr Noël Mamere, un élu écolo. J’ai soupçonné que cela passerait mieux que dans ma ville de résidence, soit Bordeaux, soit Juppé et donc une politique de droite.

C’était néanmoins rigolo puisqu’une fois dans l’office d’Etat Civil, quand j’ai dis à la dame vouloir déposer une demande de changement de prénom, celle ci m’a sorti un formulaire. Formulaire qui était déjà pré-rempli dans mon sac, et à mesure qu’elle m’annonçait les pièces à fournir, je les sortais une par une de mon dossier cartonné.

Voici donc la liste des pièces qui ont permis d’étoffer mon dossier :

(Obligatoires)
– Photocopie de la Carte D’identité actuelle
– Extrait de Naissance de moins de 3 mois
– Justificatif de Domicile récent (facture etc)

(Facultatif)
Des témoignages de plusieurs de mes proches, et notamment ma maman, avec pour chaque témoignage une photocopie de leur pièce d’identité.

Les lettres se basaient toutes sur plus ou moins le même modèle. A quelques détails près. La base c’est d’avoir leurs coordonnées en en-tête. Le classique je soussigné machin chose, demeurant à tel adresse, exerçant la profession de truc; certifie avoir été témoin des faits suivants.
Dans les faits à relater, j’ai insisté dans mes modèles proposés, sur le fait que même si les personnes me connaissaient depuis longtemps, à partir de la date où j’ai fait mon coming out, personne n’utilisait plus mon prénom de naissance, et je me présentais bien sous mon identité actuelle relative à la demande de changement.
Quelques mentions légales certifiant que je ne suis aucunement associé ou affilié à la personne qui témoigne, formule de politesse, date et signature.

Après je laissais libre à chacun.e de reformuler comme iel l’entendait. J’ai apporté un total de 7 témoignages différents, parce que je voulais autant de qualité que de quantité.

J’ai donc été déposer mon dossier complet en date du 15 Mars. La nana m’a rappelé le lendemain pour s’assurer que j’avais bien compris qu’on changeait uniquement le prénom sur les papiers et non pas le marqueur de genre. Elle m’a rassuré en me disant qu’il y avait peu de chances que cela soit refusé, Et ce matin du 31, j’ai reçu la précieuse lettre de la mairie de confirmation du changement.

Maintenant il ne me reste plus qu’à galérer à faire changer tous mes papiers et prévenir toutes les administrations concernées, et même si ça va être un foutoir sans nom, je compte bien en savourer chaque seconde.

Don’t give up

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intro6qrs4g

Depuis peu, mon cispassing s’est suffisamment amélioré pour que je passe physiquement pour qui je suis dans le dedans. Je pense que la voix joue pas mal sur le sujet, mais je ne me pose pas trop la question.

De ce fait, quand je vais dans mon bar de prédilection, je suis souvent amené à discuter avec des gens que je ne connais pas, et surtout qui ne me connaissaient pas il y a encore quelques mois/années. Et les gens ne se posent pas un instant la question de savoir si je suis cisgenre ou non. Et, ça fait un bien fou en fait. Je ne suis pas juste réduit à mon identité, je ne suis pas juste « le trans de service » à qui on va pouvoir poser toutes les questions qui brûlent nos lèvres.

C’est reposant, cette invisibilité. Faire partie de la masse grouillante au lieu d’être un freak show ambulant, est d’un confort absolu. Pas besoin de se justifier pendant un quart d’heure sur le fait que oui, je suis effectivement qui je « prétends » être. Et personne pour m’engueuler parce que je suis mauvaise ambiance sous prétexte que j’en ai marre de répondre aux questions, toujours les même généralement, et fréquemment hyper intrusives.

Du coup, pour l’occasion, j’ai invitée plusieurs ami.e.s à répondre à quelques questions, que j’ai préparées à l’avance. Parce qu’elles et ils vivent la situation, plus ou moins similaire, depuis plus longtemps que moi.

C’est donc avec cette introduction de 20 kilomètres que je vous propose pour les prochaines semaines à venir, à raison d’une sortie par semaine, entre les autres billets s’il y en a, une série d’articles sur la vision personnelle du cispassing et de ses conséquences dans l’espace public. Le tout raconté par des personnes concernées, à divers degrés du spectre du genre.
Les questions seront quasiment toujours les même, à quelques mots près, mais la palette d’individus permettra de varier et d’offrir des horizons de réponses différentes, pour plus de richesse dans les opinions, afin de ne pas avoir, comme chaque fois, juste MON avis sur le sujet.

PS: A la base je voulais sortir tout ça en novembre, et appeler ça le NO-SHAME November, mais faute de motivation et dû à plusieurs contretemps, la série atterrit à l’arrache à cheval sur janvier et fevrier. Cette série d’articles devait également être publiée sur un autre site que le mien, mais l’opportunité s’est complexifiée suite à divers soucis en interne. Donc faute de meilleurs auspices, j’espère ne pas perdre mon lectorat habituel, et je publie ça à la maison.

Rendez vous donc mercredi pour le premier épisode des Chroniques Queer !

[Episode 1 : Camille
Episode 2 : James
Episode 3 : Heloïse
Episode 4 : Sacha
Episode 5 : Charlie
Episode 6 : Alix
Episode 7 : Grand Final]

 

I will stand behind you

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in_between

A présent que je possède le privilège du cispassing difficilement remis en doute, je prends conscience de nouvelles difficultés que je ne soupçonnais pas une seule seconde.

Pour prendre un exemple concret, il y a peu, j’étais à une soirée avec des amis, et parmi eux il y avait deux trois personnes qui ne me connaissent que depuis peu. L’une de ces personnes, une fille, parlait avec une autre des règles et de ses mésaventures sur le sujet, jusque là, rien d’anormal.
Je participais alors à leur conversation, avec suffisamment de recul pour ne pas dévoiler le fait que, moi aussi j’ai subi la chose durant des années. Le fait d’avoir deux sœurs dans ma fratrie a beaucoup aidé à ma « couverture ». Et à un moment donné, la nana en question a évoqué un moment particulièrement désagréable, et alors que je riais, elle m’a précisé « même si toi, tu ne peux pas vraiment comprendre ce que ça implique ». Ce n’était aucunement une attaque, juste un fait.  Et à ce moment là je n’ai pu m’empêcher de rayonner intérieurement : « mon cispassing est impeccable ».

Puis, soudainement, nous sommes le lendemain, et j’observe que la jeune femme dont je parlais la veille a laissé un commentaire sur mon instagrum. Un commentaire qui plaisante sur ma potentielle féminité. Je le supprime précipitamment.
Et je me rends alors compte que, je ne supporte pas qu’on remette en question ma condition de garçon. Et s’en suivent alors une foule de questions :

  • Si j’embrasse mon éventuelle part de féminité, suis-je moins valable? (Non)
  • Mon identité est elle remise en doute si je ne sais pas accepter une vanne? (Non plus)
  • Pour quelle raison ne puis-je supporter cette forme d’humour pourtant inoffensif ?

Et cette dernière interrogation mérite que je me penche un peu plus sur sa résolution. Peut-être parce que, mon identité a longtemps été une source de conflit au cœur de mon cérébral. J’ai mis des années à comprendre mon identité justement, et encore d’autres années à refouler celle ci, pour finir par entreprendre des changements physiques, émotionnels, psychiques, et je suis encore en plein dedans.

Je ne parviens donc pas à passer au delà d’une simple blague, parce que je suis encore trop fragile sur la question. Parce que durant tout ce temps, la blague, c’était moi. Et ma conception de ma propre vie s’est vue chamboulée quand vint le temps où je ne parvenais plus à en rire. Et parce que cette décision de prendre les choses en main de façon concrète a remué beaucoup de choses. J’ai perdu des gens dans la foulée, j’ai indirectement bousillé le peu de crédit que j’accordais à certaines personnes, y compris au sein de ma propre famille.

Mon identité est quotidiennement une source de soucis mineurs. Comme aller chercher un colis à la poste, entreprendre la moindre démarche administrative, aller au commissariat, ou encore prendre un rendez-vous médical.
Chaque fois que je dois présenter une pièce d’identité, je suis violemment ramené à une sorte de réalité biologique, sociétale, que je ne supporte pas. Que ce soit par ce qui est inscrit sur ma carte, ou par le regard de la personne qui la déchiffre, je subis simultanément l’inconfort, l’incompréhension, la réalisation gênante, le malaise général.

Donc non, comprenez bien que je ne peux que recevoir amèrement une blague qui se voulait initialement innocente, mais qui me ramène involontairement à une assignation qui ne correspond pas à ma réalité identitaire.

Peut-être que c’est juste moi qui me mange des montées de paranoïa en pleine face, ou peut-être que je correspond sans le vouloir au standard masculin implicitement imposé par une certaine forme de société patriarcale. Celui qui veut qu’il est impensable que soit remise en doute ma prétendue virilité.

Dans tous les cas, je pense qu’il faut que je respire un peu, prenne un tant soit peu de recul, et arrête de péter les plombs à la moindre insinuation que, éventuellement, j’ai un jour été perçu au féminin.

Banging the drums like there’s no tomorrow

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borkenmirrur

Y’a des fois, j’ai envie de poster des selfies, pas quotidiennement mais presque. Mais concrètement, tout le monde s’en fout.
Mais derrière toute ambition égocentrique, moi aussi j’ai envie de me trouver beau. Sans vouloir aller à la pêche aux compliments, j’ai pleinement conscience que je ne correspond en rien aux standards de beauté actuels.

Grandir en sachant qu’on n’est pas un canon n’est jamais agréable. Etre quotidiennement raillé pour son physique, de la simple remarque jusqu’à l’insulte gratuite, ne permet pas d’acquérir énormément de confiance en soi. Et forcément, malgré le fait que les années passent, j’ai toujours un cruel manque de self esteem.

Et à partir de là, ça pose quelques petits problèmes dans la vie de tous les jours.

On va commencer par l’incapacité à recevoir un compliment. Ça peut sembler stupide dit comme ça, mais il existe des personnes, qui sont incapables d’entendre un compliment qui leur est adressé. Immédiatement, c’est la gêne, le besoin viscéral de changer de sujet, ou faire une blague pour détourner l’attention. C’est encore plus angoissant quand les gens insistent. Tout simplement parce que quand on t’as habitué à être insulté sur ton physique durant toute ta croissance, et un peu après probablement aussi, tu finis par te convaincre que effectivement, tu es visuellement dégueulasse.

Dans le même ordre d’idée, quand on me fait un compliment sur mon physique, et spécifiquement sur mon physique, j’ai toujours l’impression qu’on se fout de moi. J’attends le moment où le couperet du « non je déconne » va tomber.
Comprenez bien, on parle ici d’années à être harcelé parce qu’au hasard, on est gros/petit/binoclard/intelligent/naïf/introverti, bref, rayez la mention inutile quoi. Et forcément, ça laisse des traces. Et quand bien même une fois adulte, on se prend de temps à autre une remarque désagréable, par un inconnu dans la rue qui se permet de donner son avis sur notre apparence, même si c’est blessant, quelque part, ça conforte dans l’idée qu’on a raison, que les gens se moquent de nous, qu’on est forcément vilains. Et c’est un cercle sans fin.

Je vous vois sourire, parce que c’est sûrement assez naïf comme « problème », mais en vrai ça peut prendre de sales proportions, jusqu’à même être reconnues (bien que difficilement en pratique) par la médecine moderne. On parle alors de Dysmorphophobie, ou dysmorphobie, ou encore Body Dysmorphic Disorder et qui n’est pas un terme si récent que ça au final (Wikipedia vous confirmera tout ça).
Le principe de ce trouble, dans un spectre assez large de variantes et de degrés, c’est que l’on se voit laid, et/ou excessivement difforme. Ça englobe aussi tous les soucis de mauvaise perception corporelle et de l’image de soi erronée. Concrètement, se regarder dans le miroir devient une véritable épreuve, également le fait de se mouvoir dans un espace.

Je sais que chez moi, ça se traduit par une très mauvaise notion de la place que j’occupe. Je passe mon temps à me cogner dans les encadrements de portes et à me vautrer en montant des escaliers parce que j’ai posé mon pied trop en avant et j’ai buté contre la marche.
J’ai pris tellement de poids en tellement peu de temps quand j’ai commencé à être sous traitement médicamenteux, que je n’ai jamais véritablement réalisé à quel point le corps qui était devenu le mien était différent d’avant cette prise de poids en question. Et même si cela date d’il y a plusieurs années, ma perception de moi-même est restée altérée. Je n’ai d’ailleurs jamais possédé de miroir intégral, seulement ceux de salle de bains où on ne voit que le visage, et je n’ai jamais vraiment réussi à m’habituer à mon corps. Du coup, je me perçois bien différemment d’à quoi je ressemble, et quand je croise mon reflet, j’ai toujours un léger mouvement de recul, parce que je ne reconnais pas ce que j’observe, et j’ai une certaine difficulté à associer l’idée que ce que je vois, c’est moi.

C’est d’autant plus disproportionné avec la dysphorie.
La dysphorie (ici, de genre) c’est le sentiment d’inadéquation entre son corps et son identité. C’est un trouble identitaire commun aux personnes transgenre.
Et donc, malgré le fait que depuis que je sois sous traitement hormonal de substitution (THS, sous testo dans mon cas), ce qui apaise un peu ma dysphorie; il y a une différence bien distincte entre comment je me perçois, et ce à quoi je ressemble véritablement. Et c’est d’autant plus difficile à appréhender puisque avec le THS, mon corps continue à changer physiquement à mesure que les semaines s’écoulent, sans que je ne parvienne à véritablement observer lesdits changements.

Du coup, et je passerais rapidement sur mon dernier point, reste la question de plaire à autrui. Parce que si l’on récapitule : entre l’incapacité à entendre un compliment, la perception personnelle altérée et l’absence totale de confiance en soi, la question de la séduction devient un véritable challenge.

Et encore une fois je n’ai pas la réponse à mon interrogation finale. Mais je dirais que, si certes apprendre à s’apprécier avant de pouvoir prétendre l’être par quelqu’un d’autre est une réalité; qu’on ai ce besoin que l’on nous prouve qu’on est capables d’être aimés par d’autres, en est également une (de réalité).

N’oublions pas que chacun fonctionne différemment, avec ses bagages, et ses troubles divers et variés, qui sont suivant le cas, à prendre en compte avec une certaine délicatesse.

Sur ce, je vais aller prendre un énième selfie, pour me rassurer.

Just hold my hand

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En vrai c'est des piqûres dans les fesses.

En vrai c’est des piqûres dans les fesses.

Bien le bonjour.

Aujourd’hui un article rapide, pour résumer l’issue de mon rendez-vous avec ma nouvelle endocrinologue. Un récit qui sera un tantinet personnel, mais je me le permets pour une fois, car c’est notamment grâce à certains d’entre vous que cela a été possible, mais j’y reviendrais en fin d’article.

Donc mardi dernier, j’ai pris la (longue) route pour Paris par le bus, 8h de longueur d’autoroute, dont une pause de 45 minutes en pleine cagnard en plein milieu de la journée, au milieu de nul part. La joie donc.
Mais outre le trajet plus ou moins chiant, surtout en sachant que j’ai le mal des transports; je suis arrivé entier à la Capitale. J’ai été réceptionné sans encombres et j’ai pu manger à ma faim. Ce qui nous amène au mercredi, jour tant redouté du rendez-vous avec l’endoc.

D’une part, mon cispassing s’étant bien amélioré, j’ai eu droit à un sonore « bonjour monsieur » de la part de la secrétaire, ce qui est toujours agréable. J’ai donc été aiguillé vers la salle d’attente la plus fancy qu’il m’ait été donné de voir, avec fauteuils et canapés a l’ancienne, en bois et velours vers méga confortable. J’ai donc judicieusement pris la seule chaise un peu basique de la pièce, pour rester bien droit, parce que pour une raison qui m’échappe, ça me rassurait.
L’endoc me reçoit donc, je lui expose ma situation, et alors que je commence à peine à lui sortir les comptes-rendus de mes examens sanguins, elle répond au téléphone et explique qu’elle est actuellement avec un patient, donc de ne pas la déranger pour la prochaine demie heure. Ça peut sembler con que je sois alors aussi jouasse du respect de mes pronoms, mais la première endoc ne prenait pas cette peine, donc déjà ça m’a apaisé.

Mais bref, elle m’explique en lisant mon dernier taux de testostérone en date, qu’il est beaucoup trop élevé et que ça pourrait être dangereux. Elle me demande donc quel dosage avais-je jusqu’à présent, et à ma réponse elle me demande en riant doucement si cela n’a pas été trop difficile pour mes proches jusqu’à présent. Parenthèse d’ailleurs, en discutant avec lesdits proches, j’ai apparemment été effroyable et imbouffable ces derniers mois. Je n’en avais juste pas conscience parce que bouillon d’hormones quoi.

Mais donc pour en revenir à mon histoire de testo, il s’avère qu’en principe on est censés commencer le traitement de façon progressive, alors que j’ai eu droit à un dosage un peu fort d’entrée de jeu. De ce fait la masculinisation du corps a été très rapide et un peu violente. D’où le fait que ma voix est tombée d’un coup par exemple.
Du coup je change de fréquence d’injection et de dosage. Ça équivaut du coup à la même chose mais les prises seront donc plus régulières et ainsi plus douces pour l’organisme et mon corps devrait à priori prendre bien moins cher.

Mis à part ça, l’endocrinologue a été super chouette, posant ici et là explications simples et petits conseils éclairés. Sans une seule seconde apposer de jugement ou de critique gratuite. Elle n’a pas tiqué quand j’ai brièvement expliqué pour ma pathologie, et ne m’a pas fait de remarque désobligeante, à aucun moment. Elle a été respectueuse de mes pronoms et m’a immédiatement demandé mon prénom d’usage pour me parler sans utiliser mon deadname.

Bref, que du parfait en résumé en fait. Ça m’a fait du bien, après avoir été « maltraité » par la précédente.
Je dois donc revoir celle ci courant mi-décembre, tandis qu’elle m’a écrite une prescription pour les 4 prochains mois. Je dois apporter de nouveaux résultats d’examens et si tout va bien, je ne la verrais plus que deux fois l’an après cela.

Voila.
Je tenais à remercier les quelques personnes qui ont participé à ma seconde cagnotte, ce qui m’a permis de pouvoir me déplacer dans Paris, ainsi que de payer le médecin sans creuser mon découvert jusqu’à la moelle.
Je me permets de préciser que la cagnotte reste ouverte jusqu’à la prochaine prise de rendez-vous, de façon à pouvoir racheter un binder et financer le prochain séjour sur Paris. En voici le lien.
Je ne vous force bien évidemment à rien, mais si vous y tenez, voilà, le lien reste actif.

Merci à tou.te.s de votre attention.
Bisou !

Turn the radio on

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dictiolunettes

Ce matin, j’ai un peu de temps à perdre, alors j’ai décidé d’entreprendre la tâche de vous aiguiller sur quelques points importants concernant la transidentité. On va commencer par des choses assez basiques et même si d’autres que moi les ont déjà passées en revue, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Surtout si la question ne vous préoccupait pas avant de me rencontrer.

La question du terme

Contrairement à une croyance bien trop répandue, la différence entre transsexualité et transidentité n’est pas une distinction grammaticale pour les personnes ayant été opérées. D’ailleurs parler d’opération c’est plutôt vague, vu qu’il y en a tous un tas possibles, et que chaque personne transgenre ne choisira pas forcément de toutes les effectuer, qu’importe que cette personne soit ftM (female to Male) ou mtF (male to Female). Mais je sais aussi que beaucoup de gens parlent de « l’opération » en faisant référence à la chirurgie de réassignation sexuelle, les parties génitales donc, mais nous y reviendrons un peu plus tard dans cet article.

Le terme transexuel est en fait l’ancien terme pour transgenre, et il s’agit plus spécifiquement du terme médical. Il faut savoir que celui ci a été retiré de la liste des troubles mentaux en février 2010. C’est pas loin 2010. Mais malgré tout, le terme de transsexualisme existe encore en France, notamment au niveau de la Sécurité Sociale.
On préfère donc employer le terme de transgenre, puisque on fait ainsi opposition entre le sexe (attribut physique) et le genre (relatif à la psyché). Pour reprendre le titre d’un documentaire sur la question, il est important de relever que mon sexe n’est pas mon genre.
Pour résumer, le mot transexuel a une trop forte connotation médicale, et de ce fait, on lui préfère le terme de [personne] transgenre.

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La question des pronoms

Il y a une façon de demander à quelqu’un quand on doute de son identité de genre sans la heurter. Je conçois que pour mon cas présent, ça peut, si vous êtes malvoyants, ne pas être physiquement une évidence. Et me demander frontalement si je suis « un garçon ou une fille », c’est violent. On est pas dans Pokemon et vous n’êtes pas le Professeur Chen tellement neuneu qu’il a oublié le nom de son petit fils.
Voici donc une formulation respectueuse, si jamais vous souhaitez ne pas secouer la personne pour savoir comment s’adresser à elle ou lui.
Quel pronom utilises tu / Quel est ton pronom d’usage?
On privilégiera ces formules à d’autres qui laissent sous entendre que c’est une préférence et non une vérité. C’est subtil mais ça fait toute la différence.
Quant aux personnes cisgenres qui s’offusquent quand on leur demande leurs pronoms d’usage, il va falloir apprendre que c’est mieux de demander plutôt que de se planter en estimant d’emblée le genre d’une personne. S’en foutre d’être mégenré (appelé par les mauvais pronoms) c’est un luxe que la plupart des personnes transgenres n’ont pas. Être mégenré est blessant, bousille l’estime et la confiance en soi. Donc évitons les devinettes hasardeuses.

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La question du passé

Depuis que j’ai pris conscience de mon identité, j’ai toujours estimé que ma transition n’est qu’une étape médicale. Je ne suis pas « une fille qui devient un garçon ». Je suis un garçon, avec des attributs physiques associés au genre féminin. Il n’y a pas d’avant/après. Je suis un garçon, j’étais un garçon, je mourrais en étant un garçon, c’est une continuité.
De ce fait, même pour les personnes me connaissant depuis des années, il est hors de question de m’appeler au féminin lorsque l’on évoque le passé.
Je n’étais pas une fille dans mon passé, j’ai simplement été élevé en tant que fille, et considéré socialement en tant que tel. Disons pour simplifier que j’ai vécu dans le mensonge sans réellement en avoir conscience.
En conséquence, avoir connu une personne avant sa transition médicale, n’est pas un passe-droit pour parler de cette personne avec les mauvais pronoms.

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La question des sous-vêtements

Si on pouvait arrêter de demander aux personnes transgenre si elles ont fait « l’opération », ça serait pas mal. L’intimité de leurs parties génitales ne vous concernent pas, sauf si vous comptez faire des fanfreluches avec ces personnes, et encore. Moi je vous demande pas comment vous vous branlez, alors ne me demandez pas si j’ai déjà un pénis.
D’autant que comme je le disais plus haut, la liste des opérations possibles est longue et rien n’est réellement obligatoire, mon corps = mes choix, en gros. Si une femme transgenre décide de garder ses attributs dits « masculins », c’est son choix. Si un mec trans décide qu’il ne souhaite pas avoir de pénis pour se sentir complet, c’est son droit aussi.
Le ressenti de chacun est propre à eux-même, et eux uniquement. Ne rentrons pas dans l’intimité des personnes transgenres sans leur accord, comme pour tout individu en fait.

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Voila. C’était la grosse minute éducation. Merci de votre attention!

Can you hurl me the game

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Comme promis, ce matin je vous narre la suite de mes aventures, en deux parties.

En début de semaine dernière, j’ai donc été à Paris en prévision de mon second rendez-vous avec une endocrinologue. Celui ci s’est bien passé, si ce n’est que l’endoc me posait moult questions qui sonnaient souvent comme des pièges. Elle tenait son stylo au dessus de l’ordonnance vierge tout en me posant lesdites questions, et j’ai bien cru que jamais elle ne la remplirait.
Après une grosse demi heure et des questions que je n’avais franchement pas vu arriver, ni n’en saisissait vraiment la pertinence, je suis donc reparti victorieux, la précieuse ordonnance dans les mains.

Là où y’a un piège, c’est que je n’ai droit qu’à un traitement de trois mois, au bout desquels je dois avoir un meilleur résultat sanguin. En effet, mes triglycérides étant un peu élevés, je dois, si je souhaite poursuivre le traitement, adopter une meilleure hygiène de vie, afin de ne pas enfler comme un ballon, une fois sous testo.
C’est à la fois une excellente source de motivation, et en même temps je trouve ça super cruel de me faire miroiter des choses avec un délai aussi court. Mais bon, on verra bien.

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Et du coup, je suis allé à la pharmacie vendredi dernier, où la dame m’a non seulement commandé mes boites de testostérone, mais m’a aussi filé le numéro d’infirmiers du quartier, apparemment très sympas. J’ai donc appelé pour prendre rendez-vous dans la foulée, à la date de ce matin.
Et aujourd’hui donc, avec le soutien de Poutchy et Leo, venues expressément jusqu’à chez moi à 10h30 du mat, j’ai reçu la gentille infirmière en effet, dans mon appart, plus spécifiquement dans la chambre de Joe (mon coloc) parce que la mienne est moins pratique.
La piqûre (dans la fesse droite) a pris moins de 5 minutes, et était quasiment indolore, sauf peut-être sur la fin de la seringue, mais rien d’insurmontable.

Je suis donc, aujourd’hui 10 mai 2016, officiellement hormoné! Ce sera facile à retenir c’est le lendemain de l’anniversaire de mon p’tit Tchou (coucou! :D).

Voilà. A très vite pour la suite de mes aventures! Merci à tous d’avoir été et d’être toujours aussi présents autour de moi, ça fait un bien fou. Bisou! ♥