Get on the floor now

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Quand j’étais plus jeune, on se moquait de moi ouvertement parce que j’étais gros. Le problème c’est que je ne l’étais pas vraiment. A l’heure actuelle, oui, je suis effectivement en surpoids, mais pas à l’époque. Et pourtant, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été bashé sur mon poids, par des gens de mon école, par des pseudos-amis, par ma famille.

Mais ce qui m’a toujours fait hurler, c’est que l’argument principal de ce harcèlement constant, c’était que « c’est pour [mon] bien ». Mais ma grande sœur, qui mangeait pourtant aussi mal que moi, échappait à la plupart de ces injonctions, parce qu’elle était (et est toujours d’ailleurs) assez mince.

Et c’est un constat que je fais depuis longtemps, et qui m’énerve de par son hypocrisie. On dit aux gens en surpoids qu’il faudrait qu’il perdent ledit poids, parce que la minceur signifie forcément la santé. Bah spoiler alerte: c’est des conneries. Les gens minces ne sont pas forcément en bonne santé, les gens gros ne bouffent pas forcément comme 4, et les gens maigres ne s’affament pas forcément.

Arrêtons de faire croire que la morphologie des gens est en lien direct avec leurs habitudes de vie. Présumer de l’alimentation d’une personne en se fiant à son apparence, c’est complètement crétin, et c’est surtout absurde, et basé sur des croyances populaires fausses.
Rappeler à quelqu’un qu’iel est en surpoids/sous-poids ce n’est pas l’aider. Parce que vous participez sans le savoir à un cercle constant de remarques désagréables, de la plus innocente à la plus violente.
Et à côté de ça, se planquer derrière l’excuse du « je m’inquiète pour ta santé », c’est incroyablement hypocrite. Parce que vous ne faites pas chier les gens qui sont d’un format « acceptable », et qui pourtant ne mangent pas forcément équilibré, ne boivent 2 litres d’eau quotidiennement ni ne font le moindre sport.

J’ai arrêté de compter le nombre de fois où je prends en pleine face du fat-shaming dans des contextes qui ne s’y prêtent absolument pas. J’autorise mon endocrinologue à me faire des remarques sur la question, mais pas ma psy ni mon dentiste. Tiens je vais utiliser un exemple vécu pour illustrer tout ça.
Il y a quelques années, j’ai rampé jusqu’aux urgences pour un effroyable mal de ventre. Il s’avérait à l’époque que ma vésicule était calcifiée jusqu’à la moelle, et ne traitait plus l’acidité. Et donc, quand l’interne m’a demandé mes antécédents, je les ai énoncés, et celle ci s’est permise de rajouter « obésité » à la liste. Et bah va bien jouer sur l’autoroute madame. Parce que l’obésité n’est pas un antécédent, c’est un état de poids, une condition de santé à la limite, mais pas un putain antécédent. Qui en plus n’a pas joué sur le fait que ma foutue vésicule ne fonctionnait plus.

Comprenez bien, que lorsque l’on a un physique « hors-norme », on s’en prend plein la tronche. Constamment et toujours de façon, disons, plus ou moins créative. Et que c’est lassant. Et que le rappel à l’ordre quotidien sur la question, n’aide pas la cause, nous fait éventuellement culpabiliser pour rien, et au pire nous fait développer des TCA (trouble du comportement alimentaire).

Attention, je n’écris pas tout ceci pour vous dire que j’ai une alimentation exemplaire ou quoi. Je dis simplement que, des fois, souvent même, vous n’avez pas l’historique de santé de la personne sous les yeux. Donc abstenez vous de faire des remarques désobligeantes.
Si vous vous inquiétez vraiment de la santé des gens, posez vous alors la question du pourquoi de la brutale perte/prise de poids de votre ami.e, peut-être que cette personne a eu des changements dans sa vie, ou peut-être qu’elle a fait une dépression.
Attardez vous sur les causes, et non pas les conséquences.

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Inspiré par une vidéo de Ty Turner, datée du 27.11.16

Well I was born an original sinner

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Après avoir vu la vidéo de Lucas Wild intitulée « Je suis handicapé? », j’ai été pris d’une intense réflexion. Dans sa vidéo, Monsieur Wild explique que, étant sourd, il ne se définit pas tant comme handicapé mais plutôt comme personne sourde. Et ça m’a fait réfléchir parce que, moi c’est l’inverse, et il y a un tas de raisons à ça. Ce sera mon sujet du jour.

Vous avez remarqué comme souvent, quand on rencontre une nouvelle personne, une des premières questions qui débarque, c’est « tu fais quoi dans la vie? ». Et la réponse qui suit concerne généralement les études ou le travail. N’ayant ni l’un ni l’autre, je suis toujours bien embêté, et ne voulant pas embarrasser l’autre d’une réponse de 20 kilomètres, je m’en sort généralement avec une pirouette humoristique.

Et là les gens ont en général cette fâcheuse tendance à vouloir s’improviser conseiller en emploi. A me demander si je n’ai pas de hobby particulier ou autre centre d’intérêt pouvant s’avérer lucratif sur la durée. Alors deux choses importantes: la première est que je tiens à ce que mes passe-temps en restent, c’est à dire que je n’ai aucunement envie de m’écœurer d’un loisir en faisant de celui ci, mon boulot. La seconde étant que je n’aime pas vraiment le principe que tout le monde devrait être défini par son travail. Ou que tout le monde doive travailler d’ailleurs.

J’estime, peut-être un peu vite cependant, être du camp des créatifs. Alors certes, mes écrits n’apportent pas grand chose au monde en terme d’avancée, mais sur un plan plus large, le monde serait chiant sans les créatifs, quelque soit leurs niveaux. Les dessinateurs, les écrivains, les scénaristes et autres réalisateurs. Certes, certains en ont fait leur métier, qui rapporte, mais d’un point de vue très naïf de ma part, j’aime à croire qu’on a besoin de gens qui font de l’art pour le plaisir de faire de l’art, pour ce que ça apporte d’émerveillement, et de bouffée d’air frais. S’ils peuvent en vivre c’est encore mieux, je suis d’accord, mais je suis en train de cruellement m’éloigner de mon cadre de sujet.

Dans tous les cas, je suis considéré comme inapte au travail, que ça soit déclaré par la médecine ou par mon propre cérébral. Mais c’est pas exactement là où je voulais arriver en fait.
Le fait est que j’énonce assez facilement que je suis handicapé, ou plus subtilement que j’ai des « soucis de santé empêchant le fait de travailler ». Et là où la vidéo dont je parle au tout début m’a fait réfléchir, c’est parce que, contrairement à ce jeune homme, qui explique qu’il est sourd, je ne nomme pour ma part jamais ma maladie, ou pas avant d’avoir vraiment confiance en la personne en face de moi. Celleux qui me lisent depuis un paquet de temps ont à priori tous compris ce qui m’affecte, mais j’ai mis un point d’honneur à ne jamais nommer ma pathologie explicitement.

Pour tout un tas de raisons d’ailleurs. Par pudeur simple, par volonté de préserver ma vie privée, ou surtout parce que les gens ont tellement d’à-priori sur cette maladie, que je n’aime pas la nommer en toutes lettres. Ou aussi parce que des fois, les gens ne me croient pas, parce qu’après tout, « ça ne se voit pas », et là je vous renvoie à un paquet d’articles que j’ai déjà écrit…
Mais bref.

J’en suis venu à me demander, si je préférais dire être handicapé plutôt que de nommer ma maladie, parce que quelque part, j’en avais honte? Et après de longues délibérations mentales, la réponse est non, mais pas un non franc et immédiat, plutôt un non saupoudré d’une once d’hésitation.

Avec les années, j’ai internalisé un paquet de trucs, des craintes, de l’angoisse à foison, des doutes. Mais pas tellement de honte. En revanche, une énorme lassitude quand je lis et entends toutes les blagues sur les pathologies psychiques, qui me donnent envie de grogner en tapant furieusement sur mon clavier, ou sur la personne, pour leur expliquer à quel point iels disent vraiment n’importe quoi, et de s’éduquer sur certaines questions avant de l’ouvrir et de vomir des inepties.
Mais je me retiens, parce que c’est inutile, et parce que j’ai autre chose à faire de mon temps, que de perdre celui-ci pour éduquer les gens. J’ai quand même un lapin à nourrir et un blog à faire tourner.

Donc en conclusion, non, je n’ai pas honte, ni de ma maladie, ni du fait d’être handicapé. Ce n’est pas une tare, c’est un fait. Des difficultés supplémentaires à éventuellement prendre en considération. Ma situation n’est pas plus complexe que la votre, seulement différente, c’est pas un concours de celui qui souffre le plus.

I will stand behind you

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A présent que je possède le privilège du cispassing difficilement remis en doute, je prends conscience de nouvelles difficultés que je ne soupçonnais pas une seule seconde.

Pour prendre un exemple concret, il y a peu, j’étais à une soirée avec des amis, et parmi eux il y avait deux trois personnes qui ne me connaissent que depuis peu. L’une de ces personnes, une fille, parlait avec une autre des règles et de ses mésaventures sur le sujet, jusque là, rien d’anormal.
Je participais alors à leur conversation, avec suffisamment de recul pour ne pas dévoiler le fait que, moi aussi j’ai subi la chose durant des années. Le fait d’avoir deux sœurs dans ma fratrie a beaucoup aidé à ma « couverture ». Et à un moment donné, la nana en question a évoqué un moment particulièrement désagréable, et alors que je riais, elle m’a précisé « même si toi, tu ne peux pas vraiment comprendre ce que ça implique ». Ce n’était aucunement une attaque, juste un fait.  Et à ce moment là je n’ai pu m’empêcher de rayonner intérieurement : « mon cispassing est impeccable ».

Puis, soudainement, nous sommes le lendemain, et j’observe que la jeune femme dont je parlais la veille a laissé un commentaire sur mon instagrum. Un commentaire qui plaisante sur ma potentielle féminité. Je le supprime précipitamment.
Et je me rends alors compte que, je ne supporte pas qu’on remette en question ma condition de garçon. Et s’en suivent alors une foule de questions :

  • Si j’embrasse mon éventuelle part de féminité, suis-je moins valable? (Non)
  • Mon identité est elle remise en doute si je ne sais pas accepter une vanne? (Non plus)
  • Pour quelle raison ne puis-je supporter cette forme d’humour pourtant inoffensif ?

Et cette dernière interrogation mérite que je me penche un peu plus sur sa résolution. Peut-être parce que, mon identité a longtemps été une source de conflit au cœur de mon cérébral. J’ai mis des années à comprendre mon identité justement, et encore d’autres années à refouler celle ci, pour finir par entreprendre des changements physiques, émotionnels, psychiques, et je suis encore en plein dedans.

Je ne parviens donc pas à passer au delà d’une simple blague, parce que je suis encore trop fragile sur la question. Parce que durant tout ce temps, la blague, c’était moi. Et ma conception de ma propre vie s’est vue chamboulée quand vint le temps où je ne parvenais plus à en rire. Et parce que cette décision de prendre les choses en main de façon concrète a remué beaucoup de choses. J’ai perdu des gens dans la foulée, j’ai indirectement bousillé le peu de crédit que j’accordais à certaines personnes, y compris au sein de ma propre famille.

Mon identité est quotidiennement une source de soucis mineurs. Comme aller chercher un colis à la poste, entreprendre la moindre démarche administrative, aller au commissariat, ou encore prendre un rendez-vous médical.
Chaque fois que je dois présenter une pièce d’identité, je suis violemment ramené à une sorte de réalité biologique, sociétale, que je ne supporte pas. Que ce soit par ce qui est inscrit sur ma carte, ou par le regard de la personne qui la déchiffre, je subis simultanément l’inconfort, l’incompréhension, la réalisation gênante, le malaise général.

Donc non, comprenez bien que je ne peux que recevoir amèrement une blague qui se voulait initialement innocente, mais qui me ramène involontairement à une assignation qui ne correspond pas à ma réalité identitaire.

Peut-être que c’est juste moi qui me mange des montées de paranoïa en pleine face, ou peut-être que je correspond sans le vouloir au standard masculin implicitement imposé par une certaine forme de société patriarcale. Celui qui veut qu’il est impensable que soit remise en doute ma prétendue virilité.

Dans tous les cas, je pense qu’il faut que je respire un peu, prenne un tant soit peu de recul, et arrête de péter les plombs à la moindre insinuation que, éventuellement, j’ai un jour été perçu au féminin.

I’m all alone and I want to cry

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Bonjour à toi, peuple d’internet.
Nous sommes au matin du 9 novembre 2016, et le monde se réveille en apprenant que Trump a gagné les élections américaines.
Hillary n’était pas toute blanche non plus dans cette campagne, mais à choisir entre un petit rhume ou la malaria, voilà quoi.
Je suis présent sur un tas de réseaux sociaux, avec notamment Twitter et Tumblr, où je follow un paquet de personnes qui vivent aux Etats-Unis. Et concrètement, l’intégralité de ma timeline est en PLS.

On se demande tous comment on a pu en arriver là, et la réponse est malheureusement assez évidente. Je vais étayer mes théories au fil de cet article que j’espère plutôt court, puisque écrit totalement à chaud et sans le moindre recul. Soyez prévenus.

Tout d’abord il y a eu tout ce mouvement qui vous encourageait à aller voter. Parce que chez toute personne avec des opinions « honorables », personne ne s’attend à avoir des proches qui votent pour les extrêmes. Mais malheureusement c’est une réalité. Chacun a son droit à avoir une opinion politique. Et puisque tout le monde a le droit de vote, même ceux que vous considérez comme l’adversaire, ont des partisans. Si effectivement tout le monde votait, ce n’est pas forcément les « gentils » qui gagneraient, si réellement gentils il y a.
Ce qui m’amène à mon second point.
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Nous sommes en plein cœur d’une réalité où les gens se détestent pour tous un tas de raisons. Aussi peu valables soient-elles. Même sans aller jusqu’à regarder aux USA, ouvrez un peu les yeux sur notre jolie France. La Manif pour Tous a des partisans, et pas qu’un peu. Les manifestations se multiplient, pour un bord comme de l’autre, et tout le monde déteste la police.
La moitié de la population crache allègrement sur les migrants, à vous en donner le cancer si vous lisez les commentaires sur internet. On voit des centres d’accueil incendiés dans la capitale. On voit des zones entièrement re-cimentées avec du gros caillou pointu pour que les SDF ne puissent plus s’y installer pour dormir. On a vu des femmes voilées se faire verbaliser parce qu’elles n’étaient pas assez déshabillées sur la plage, et on argumente que d’autres femmes l’étaient trop puisqu’elles ont été violées.

Il suffit d’allumer la télévision 10 minutes pour constater que les émissions qui trustent l’audimat sont un florilège de sexisme, de racisme, et de LGBTphobie.
On en est à ce qu’en soirée avec des gens que je considère comme mes potes, on essaye de me défendre des vidéos « humoristiques » qui participent à rendre ridicule les personnes transgenres, les personnes handicapées, les personnes marginalisées etc…
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Le monde va mal. Ça ne date pas d’hier. Et ce n’est pas près de s’arrêter.
Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, parce que j’ai la nausée.
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Dites aux gens que vous aimez, que vous les aimez. Prenez soin de vous.
Faites une sieste.

To make you stay

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headphones-greenJ’entends souvent, en particulier en ce qui concerne la musique, que « c’était mieux avant ». Et plutôt que de vous brandir combien c’est faux et pourquoi c’est moi qui ai raison, je vous propose à la place, de vous parler de, disons 5 groupes ou artistes un minimum récents.
Pour deux raisons : prouver que je n’écoute pas que de la daube des 80s, et éventuellement vous faire découvrir ou redécouvrir un truc à coté duquel vous seriez peut-être passés.
Allons y c’est parti, faisons là par ordre alphabétique!

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Caravan Palace
Groupe français d’electro-swing, ils tournent depuis 2008. Alors certes, ils utilisent des sonorités très typées des années 30-40, mais remises au goût du jour, avec des nuances franchement électroniques. Le tout habilement joint d’une voix féminine, celle de Zoé Colotis, très douce à l’oreille, mais capable d’aligner trois phrases savamment articulées, en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « derp ».
De plus, une fois sur scène, le groupe a une énergie folle, en particulier sa chanteuse, qui ne se contente pas juste de te coller la tête avec son flow, mais se paye le luxe de se dandiner joyeusement entre chaque couplets, puis reprend le chant sans perdre son souffle.
Un must-have de tes soirées dansantes.
Mes deux morceaux préférés : Lone Digger, La Caravane.
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Florence and the Machine
Groupe britannique de pop baroque, leur premier album est paru en 2009. La voix puissante de Florence Welch accompagnée par des mélodies tantôt calmes, tantôt déchaînées. Des morceaux acoustiques, des morceaux avec orchestre symphonique, quelques notes, ou au contraire une composition très élaborée d’un paquet d’instruments. Toutes ces combinaisons ne font que sublimer les capacités vocales de Florence. Chaque album apporte son lot d’émotions complexes et entières.
Une formation musicale à écouter au casque, pour bien en saisir toutes ses subtilités.
Mes deux favoris : Sweet Nothing, Breath of Life.
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Ghost
Groupe suédois de gentil métal (me faites pas croire que c’est du heavy, Monsieur Wiki), leur première galette a vu le jour en 2010.
Accessoirement c’est le seul groupe de la liste que j’ai vu en concert, et laissez moi vous dire, sans mauvais jeu de mot, que c’était une expérience quasi religieuse. Le fait que j’étais au premier rang, face au chanteur a dû beaucoup participer cependant. Mais bref, Ghost a cette spécificité de souligner le métal du mot instrumental, utilisant des sons quelques fois simplement rock, mais le tout relevé de la voix suave du chanteur, Papa Emeritus, qui se « contente » de chanter dans le plus grand calme.

Là où le groupe prend de l’intérêt, c’est dans l’imagerie qu’ils utilisent, très connoté mythologie satanique, avec des clins d’œils au catholicisme. Ensuite, le chanteur porte des masques avec des maquillages très élaborés dessus, et les musiciens, ses goules, sont anonymes. Et tout ce joyeux bazar musical qui se déroule sous tes yeux, à grands renfort de costumes et du charisme du Pape, est un réel delice, autant en studio qu’en live. Mais tout particulièrement en live. Ils ont fait un passage marqué au dernier HellFest, puisque sur leur dernier morceau, il y avait un chœur local d’enfants, et un feu d’artifice. Autant vous dire qu’ils aiment bien mettre les grands plats sur la table du festin.
LE groupe de métal qui peut plaire à ta maman.
Deux TROIS morceaux que j’aime d’amour: He is, From the pinnacle to the pit, If you have ghosts.
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In This Moment
Groupe américain de métalcore, leur premier album a été commercialisé en 2007.
Je parlais pour le précédent de gentil métal, ici c’est du méchant métal. Avec du cri, de la sueur et des grognements. Ça déconne pas. Enfin je dis ça, mais un de leur morceau (Out of Hell) m’a fait chialer dans le bus sans prévenir. Avec quelques ballades mais surtout du gros son qui tâche, In this Moment est donc un groupe de vilain métal, accompagnant la voix de sa chanteuse, Maria Brink, qui sait se montrer aussi douce que violente (je parle toujours de sa voix là, hein). Ladite chanteuse a d’ailleurs pour habitude de se grimer la tronche en mode dégueulasse, avec du rouge à lèvres mal mis et du liner à outrance, pourquoi pas après tout.
Un des rares groupes du genre que j’apprécie, même quand Maria screame ; je ne les connais que depuis deux ans, mais ça a été une telle claque que j’en écoute encore fréquemment quand j’ai besoin de m’énergiser un peu.
Un groupe qui ne plaira définitivement pas à ta mamie.
Les deux chansons que j’aime écouter dès le reveil : Blood, Big Bad Wolf.
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Marina and the Diamonds
Chanteuse galloise d’electro-pop, elle a sorti son premier album en 2010.
Je vous parle souvent d’elle, et à juste titre, elle est trop peu connue en France et de ce fait je ne pourrais jamais la voir en concert, sauf si vous vous bougez le derrière ou que je gagne au loto.
Chose intrigante, son premier album, The Family Jewels, est très coloré et plutôt gai, alors que le second, Electra Heart, est beaucoup plus sombre et pétri de textes un peu déprimés. J’ignore ce qu’il s’est passé entre les deux, mais ça a énormément influencé ses textes. Et d’ailleurs, pour une chanteuse de pop actuelle, ses chansons ont beaucoup de sens, et sont bien plus sérieuses qu’il n’y paraît en simple première écoute, y compris en ce qui concerne le premier album avec ses mélodies légères et sucrées.
Même si je n’ai pas apprécié plus que ça son troisième album studio, je sais qu’elle en prépare un quatrième, que j’espère de meilleure cuvée que Froot, qui bien que moyen, n’est pas à jeter dans son intégralité.
En résumé, de la pop pas si classique ni éculée.
Les deux morceaux dont je ne me lasserais jamais : Oh No!, E.V.O.L.

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Voilà! C’est tout pour aujourd’hui. D’autant que cet article m’a demandé presque 2h de taff, donc je vais aller faire autre chose de ma vie dès à présent! A très vite pour de nouveaux articles.

I’ve got thick skin anyway

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Because life is rough, here's a bunny.

Because life is rough, here’s a bunny.

Ces derniers mois, je vais bien. Ça faisait un paquet d’années que je ne m’étais pas senti aussi bien, aussi raccord avec moi-même, aussi en phase avec mon dedans.

Mais, car évidemment il y a un « mais », je me rends compte parfois, que passer autant d’années à aller si mal ça laisse des traces. De ce fait, il arrive de temps à autre, pendant quelques instants de déconnexion totale, généralement en fin de journée, que je laisse errer mon esprit vers des eaux plus sombres.
Ce sont quelques secondes de pseudo-doute, de questionnements existentiels soudains, de « mais qu’est-ce que je suis en train de faire? ». Et ça me prend quelques minutes pour me remettre à rationaliser, à m’auto-expliquer que mes diverses démarches ne sont que positives, et j’ai tout un tas d’exemples pour me convaincre immédiatement.

Mais ces instants de déconnexion demeurent néanmoins. Et même si je ne l’admets que rarement aux professionnels de santé qui me suivent, ils existent, et me font parfois un peu peur. Parce que lesdits professionnels de santé, je pense notamment à ceux qui me suivent pour la part psy, leur avouer un truc pareil, donnerait raison à leurs craintes. Leurs craintes que, compte tenu de mon état de santé, avec la co-morbidité et toutes ces conneries sur papier, que je suis dans le faux, dans l’illusion. Que je n’ai démarré ma transition que par lubie temporaire, et que je vais conséquemment droit dans le mur.
Alors qu’en vrai, je suis convaincu que ce ne sont que des « restes » d’angoisses latente.

De la même façon, quand je pense à mon avenir, l’angoisse remonte, et me prends aux tripes, ou plus précisément, au cérébral. Pour exemple, j’ai envoyé ma demande d’allocs y’a quelques semaines, et je n’aurais la réponse qu’en février/mars, de savoir si mon unique revenu financier, indispensable pour vivre, m’est coupé ou non.
Et quand j’y accorde quelques secondes pour savoir qu’est-ce que je vais bien faire si jamais cela arrive, qu’effectivement ma demande d’allocation est refusée, la réponse immédiate apparaît en lettres d’or dans ma tête: me foutre en l’air.

Je n’ai pas de pensées suicidaires ou particulièrement d’idées noires, mais je parlais plus haut du fait que des années à aller mal laissent des traces, bah là on est en plein dedans.
Etant ado, j’ai passé énormément de temps à planifier mon suicide comme je planifierais mes vacances, à rationaliser froidement ma propre mort. A réfléchir à toutes les lettres qu’il fallait que je rédige, aux démarches qu’il me fallait entreprendre avant mon départ, aux diverses formalités indispensables pour partir sans inquiétude. Le tout de façon excessivement détachée.

De ce fait, quand j’ai une grosse source d’angoisse, la réponse toute prête qui poppe dans ma tête, c’est toujours de mourir. Quoi que je fasse, quelque soit mes liens avec l’humanité, constamment, crever serait la solution de facilité.

Et je ne dis bien évidemment pas que je compte mettre ce potentiel plan à exécution, bien au contraire, j’affirme que cette pensée immédiate est juste fatigante, lassante.

Voilà. Je n’ai pas de conclusion réelle pour aujourd’hui. J’avais juste besoin de poser ça quelque part. Pour souffler quelques minutes. Parce que je ment effrontément quand je dis que « ça va, mais ça dépend des jours ». Cela ne dépend aucunement du jour, mais de l’heure. Mon cérébral a cette capacité à vriller pour rien, à être trigger par n’importe quoi et faire des connexions bien trop poussées. Du coup j’ai fréquemment des bouffées d’angoisse qui ne durent qu’une dizaine de minutes, une heure grand maximum. Et ça passe, jusqu’à la suivante.

Et parce que c’est épuisant d’être aussi changeant psychiquement, je voulais écrire tout ceci et le publier. Parce que même si je me décharge verbalement aujourd’hui, ça n’enlève pas totalement ce poids de mon esprit. Mais un peu, juste un peu, c’est tout ce que je demande.

La saison des Moissons

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doubercovler

Ces jours ci sont sortis deux albums de musique pop, que j’attendais au tournant. La 5e galette de Lady Gaga, et la seconde de Tove Lo.
Et je tenais quand même à faire un article pour l’occasion, puisque ceux ci sont sortis à une semaine d’intervalle.

Bon, Lady Gaga on ne la présente plus. Mais je vais le faire un peu quand même sinon mon article va faire 3 lignes et demie. Figure incontestable du monde de la Pop, au même titre que feu-Michael Jackson, Madonna qui aurait dû s’arrêter de produire des disques y’a quelques années déjà, ou encore Mylene Farmer en France, qui, malgré mes quelques réserves à son sujet, produit encore des trucs mondialement connus.
Lady Gaga donc, qui a l’art de changer de style au fur et à mesure de ses sorties sur CD. On avait de l’electro pop très classique pour son premier et second album (The Fame [Monster]), qui est juste une réédition plus étoffée, techniquement. Le quelque peu rock Born This Way, l’échec commercial ArtPop qui donnait par moments dans un style RnB. Y’a aussi eu Cheek to Cheek dont personne n’a entendu parler, et enfin, le dernier en date : Joanne.

Avant même de pouvoir l’écouter, je suis tombé sur un paquet d’articles sur son fameux dernier album. Les adjectifs revenant le plus étaient « poussif » et « décevant ». Apparemment, Lady Gaga en fait des caisses et s’est avancée sur un terrain qu’elle ne maîtrise pas.
Bon déjà, dire de Lady Gaga qu’elle en fait des caisses, pardonnez moi mais, c’est UN PEU sa marque de fabrique, en fait. On reparle de la robe en viande?

Mais toujours est-il que j’ai fini par trouver un lien m’autorisant à l’écouter en entier en toute légalité (coucou Deezer), et je ne l’ai pas trouvé si « poussif » que ça. Y’a quelques morceaux très chouettes, et dans l’ensemble y’a une sorte d’ambiance vite fait country, plutôt bien respectée au fil des chansons. Mais voilà. Moi je n’aime pas trop les balades, et cet album en contient un paquet.

Sans vous infliger une liste des chansons avec un commentaire à côté, comme j’ai l’habitude de faire, je dirais que la première moitié, chronologique, est très chouette, même si certains morceaux méritent plusieurs écoutes pour s’y faire réellement. Je me dandine furieusement sur Perfect Illusion, mais au delà, c’est le drame. Même le featuring avec Florence -and the Machine- Welch, que d’habitude j’aime d’amour, ne suffit pas à me convaincre.

Si vous me redemandez dans 6 mois, j’aurais peut-être changé d’avis, mais aujourd’hui, pour moi, cet album est une demie déception. Il est bien, mais juste pour la moitié de ce qu’il contient. Les morceaux que j’apprécie font shaker mon booty, mais dès que le BPM descend, je m’emmerde violemment.

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Passons à Tove Lo. Que vous connaissez tous forcément sans le savoir.

Je n’écoute pas spécialement la radio et je n’ai pas de télé, mais je sais que son morceau Habits (Stay High) a beaucoup tourné. Aimant cette chanson d’amour, j’ai poussé la curiosité jusqu’à écouter sa discographie complète. Mais heureusement pour mon temps libre, cette chanteuse suédoise est nouvelle sur le devant de la scène, et donc elle n’a pas énormément de contenu à son actif. Seulement un premier album, un EP, et quelques featurings à droite à gauche. Side-note, elle a fait des morceaux pour des BO, entre autres Scream My Name pour la premiere partie de Hunger Games Mockingjay, ou encore l’excellent Scars pour l’épisode Allegiant de la série des films Divergent.
Elle a aussi écrit et co-écrit un paquet de morceaux pour des noms plus connus tels que Icona Pop, Cher Lloyd, Ellie Goulding… (si vous n’écoutez pas de pop, ça ne vous parlera pas hein).

Mais bref, elle a donc sorti en ce matin du 28 octobre 2016, son second album : Lady Wood.
Et je vais être rapide là dessus, parce qu’il est bien. Très très bien. Je n’ai pas trouvé un morceau particulièrement chiant, sauf peut-être Influence, dont je préférais la version démo, donc sans la voix du mec, présente sur la version définitive.

L’ambiance générale est très bien respectée, on sent la patte de Tove Lo tout au long de l’album, et il y a comme un genre de fil rouge tout le long, les morceaux s’enchaînent bien et aucun ne jure vraiment avec le reste.

Si je devais comparer avec sa première galette sortie en 2014 (Queen of the Clouds), je dirais que l’ensemble est plus « sombre ». Bon pas au point de la différence violente entre les deux premiers albums de Marina & the Diamonds non plus, mais à un degré moindre, plus sombre néanmoins.

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Voila. C’était ma contribution. Je n’ai pas vraiment de conclusion si ce n’est, écoutez ces deux artistes, avec une oreille ouverte et pas trop d’à priori ou d’attentes spécifiques. Faites vous un avis par vous même, et tenez moi au courant si ça vous dit !

Ethnologie d’un jeu pourri

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#PUGLIFE

#PUGLIFE

Avec un titre pareil vous vous attendez probablement à ce que je vous décortique le dernier jeu vidéo sorti, alors qu’en fait, pas du tout. Ce dont il s’agit aujourd’hui, est à propos d’une expérience récente autour du fameux « jeu de la bouteille ».

Alors le jeu de la bouteille, c’est quoi ? Et bien il s’agit de s’asseoir en cercle avec une bouteille au milieu, et de la faire tourner jusqu’à ce qu’elle désigne une première personne en s’arrêtant, puis une deuxième après un second tour. Et ces deux personnes désignées doivent alors se rouler des gamelles. Et je ne parle bien évidemment pas de nourriture.

J’ai donc, lors d’une récente soirée, pu jouer à ce fameux jeu, pour la première fois de ma vie.
Il faut savoir que, lorsque j’étais adolescent, je n’étais jamais convié à y jouer, par manque de popularité personnelle. Et ce fut une expérience sociologique assez fascinante, mais pour comprendre pourquoi, il me faut poser un brin de contexte.
Nous étions une dizaine de participants, dont seulement deux filles, et une seule des deux était célibataire. Nous l’appellerons Marguerite, et si elle me lit, elle saura pourquoi (et elle me cognera si elle en a l’occasion).

Marguerite donc, était à ma gauche. Et « étrangement », quand la bouteille désignait très légèrement entre nous deux, c’était toujours pour elle.
Et je parlais plus haut de véritable expérience sociologique, parce que Marguerite, qui n’avait jamais eu l’occasion de jouer plus jeune, pour des raisons similaires à la mienne ; elle et moi donc, nous avons pu constater à quel point ce jeu est probablement le jeu le plus hétéro-centré qui soit.
Parce que si par malheur, le destin –la bouteille quoi– décidait que deux garçons devaient s’embrasser, on assistait alors à une démonstration de testostérone no homo, à base de poignées de mains viriles, ou de câlins où on se tape très fort dans le dos. Vous savez ? Ces tapes dans le dos où plus tu envoie ton pote à l’hosto, moins tu seras considéré comme « pédé ».
Et quand l’un des garçons osait un brin d’audace, si l’autre était embrassé plus ou moins de force, c’était à grands coups d’éclats de rire des spectateurs et d’exagération des protagonistes sur à quel point cela pouvait être une intrusion dégradante et que clairement ils n’étaient pas consentants à être ainsi embrassés. Je grossis un peu le trait, mais l’idée était là.

En revanche, quand Marguerite tombait sur l’autre fille grâce à l’astucieuse désignation par bouteille, quasiment toute l’attention masculine de la pièce était sur elles, qui bien évidemment se faisaient un peu plus qu’une poignée de mains.
Marguerite m’a avoué se sentir un peu comme le morceau de viande de service, tandis que je me sentais lésé par le manque d’action décidé par la bouteille.

A l’arrivée, l’alcool aidant, les lèvres de Marguerite ont rencontré la majorité des bouches des autres personnes de la soirée, à l’exception de deux. Celles de son ex-compagnon, présent pour l’occasion, et les miennes, parce que je suis un gentleman. Et que je me refusais à l’idée que mon premier baiser avec Marguerite soit aussi dénué de sens et d’intention. Mais je suis probablement un grand romantique, dans une période qui n’y est plus trop favorable.

Au final, qu’en conclure ? Que le consentement c’est important, au point que ça devrait être un slogan. Qu’être homosexuel c’est mal vu, mais que les lesbiennes c’est bien plus excitant que réellement dérangeant, enfin, à condition qu’on puisse se rincer l’œil hein, faut pas déconner.
Et ma conclusion est bien évidemment teintée d’un soupçon parpaing d’ironie. Je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Le bisou sur vos fronts, et à très vite !

I’m gonna get hurt

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Salut bande de gens. Aujourd’hui on va parler de handicaps. Parce que c’est un sujet rigolo. (non).

Deux fois ces derniers temps, j’ai été confronté à la carte du handicap invisible, à savoir que par deux fois, on a essayé de m’expliquer en quoi je n’étais pas réellement handicapé. Parce que, comprenez bien, je suis valide physiquement.

Vous noterez, et c’est subtil, que dans la première phrase de cet article, j’ai mis le mot « handicap » au pluriel. Parce que non, être handicapé ce n’est pas juste être coincé dans un fauteuil. D’autant que certaines personnes qui possèdent un fauteuil, en vrai peuvent marcher, sur des petites distances, mais sont fatigables très rapidement. Et comme je ne suis vraiment pas expert sur la question, je vous renvoie à la vidéo de la chaine Vivre Avec. Mais bref. Revenons en à mes moutons.

Ce n’est pas parce que je ne semble pas visuellement handicapé, que je suis forcément une personne valide. Je perds encore plus en visibilité, puisqu’en ce qui me concerne, tout se passe dans mon cérébral.
Mais, les organes quand ils déconnent, on ne vous dit pas que ça n’existe pas. Quand vous êtes asthmatiques par exemple, on ne vous dit pas « ouais bah respire plus fort, ça passera ». Alors pourquoi quand vous êtes en dépression par exemple, les gens vous posent des injonctions de merde comme « sort prendre l’air, fais du yoga, pense à boire beaucoup ».
Au même titre que le cœur, un organe, le cerveau est aussi un organe. Venez pas me pourrir avec des notions de biologie en commentaire si j’ai faux, c’est pas le point. Et donc au même titre que le cerveau est un organe comme le cœur, si celui ci a un dysfonctionnement, le problème est aussi réel qu’une tachycardie.
Parce que les troubles psychiques c’est juste ça : le cerveau qui fonctionne différemment. Des connexions qui se font mal, des substances qui sont absentes, ou au contraire trop présentes.

Et les médicaments pour les différents troubles psychiatriques, ne sont souvent que ces substances là, synthétisées, pour venir pallier à votre carence en sérotonine, au hasard. (Je dis probablement une connerie en utilisant la sérotonine comme exemple, mais c’est le premier qui m’est venu en tête).

Mais voilà. Je ne veux bien évidemment pas qu’on me ramène uniquement à ma condition de handicapé, mais j’aimerais qu’on ne perde tout de même pas de vue que cela reste ma réalité au quotidien.
Je ne suis pas un simulateur. Je ne suis pas un fraudeur aux allocs. Je ne suis pas un glandeur ultime qui as trouvé le bon filon pour rien foutre de ses journées.

Comprenez bien, j’ai l’air d’aller parfaitement bien uniquement parce que j’en ai décidé ainsi. Je semble n’avoir aucun souci parce que je fais en sorte que ceux ci ne se dévoilent pas en 8 secondes. J’ai juste un self control très élaboré. Mais ne me reniez pas mes difficultés, merci.

Pour reprendre un exemple utilisé dans la vidéo que je vous ai mise en lien, je suis particulièrement myope. Je suis capable de prendre ma douche sans mes verres sur le nez. Mais je n’en reste pas moins myope. On ne me retire pas ma carte de myope juste parce que j’arrive à discerner mon environnement, avec beaucoup d’efforts.
Bah là c’est pareil. Nier ma réalité, juste parce que j’ai l’air bien, c’est nier tous les efforts qu’il m’a fallu pour en être là aujourd’hui.

Et pour éloigner la conclusion de mon seul cas précis, je vous demanderait, avec le plus grand calme, d’arrêter de bondir sur des jugements hâtifs, quand des personnes vous évoquent leurs difficultés, en particulier si celles ci vous sont invisibles.
Ce n’est pas parce que ça ne se voit pas, que ce n’est pas là.

I won’t think twice

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Joyeux Automne.

Joyeux Automne.

Ces derniers temps, je suis partagé. Partagé entre ma raison et mes envies.
Pour prendre un exemple concret, j’ai envie d’être tout tatoué. Parce que d’un côté, je me dis que je n’ai pas tant de temps à vivre que ça, et ce n’est pas comme si j’avais un travail bientôt.
Mais d’un autre côté, je sais que je ne vais pas claquer demain dès l’aube, et que peut-être qu’un jour je me déciderais à faire un truc de ma vie. Un truc qui paie les factures j’entends. Je ne pourrais pas décemment rester aux crochets de la société ad vitam æternam.

Au final, tout n’est qu’une question de patience. J’ai seulement 25 ans, et les tatouages, j’aurais bien le temps d’en faire au cours de ma vie.

C’est un peu comme pour ma transition, j’en ai encore pour plusieurs longues années avant d’obtenir le résultat que je veux. Hier je fêtais mon 5e mois de traitement, et je suis physiquement plus avancé que d’autres garçons dans le même cas de figure. Mais je ne suis pas les autres. Moi je n’ai aucune patience justement, et je voudrais déjà tout plein de poils sur la face, alors qu’en réalité je n’en ai pour le moment pas tant que ça. Même si je sais que pour 5 mois de vitamine T, j’en ai déjà beaucoup. Mais je suis avide, moi. Je ne trouve pas ça suffisant.

En revanche, je ne suis pas raisonnable, je voudrais les avantages sans les inconvénients. Parce que si la pilosité fait surface, les à-cotés de la puberté aussi. Et mon acné est douloureuse. Pas seulement psychologiquement. Je n’avais pas souvenir que les boutons faisaient aussi mal quand j’étais ado. Mais là encore, je ne me souviens que de ce qui m’arrange je suppose. En toute sincérité je ne m’en rappelle pas vraiment. J’étais trop occupé à  devoir gérer avec ma vie, alors en chantier. La dépression, le harcèlement, tout ça tout ça. Je n’ai pas spécialement pris de notes sur le degré de souffrance des trois boutons que j’avais sur la gueule.

Mais bref. Je ne sais pas où va cet article aujourd’hui, nul part je suppose. Juste un petit défouloir verbal, parce que j’en avais besoin.
Merci de votre attention, et à très vite pour des articles de meilleure qualité.