Le cas de l’invisibilité

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Si vous me lisez depuis suffisamment longtemps, vous vous souvenez peut-être que j’avais fait une série d’articles intitulée Les Chroniques Queer, il y a un an de ça. Je parlais entre autre de la visibilité de personnes du milieu LGBT, en particulier les personnes transgenre et non-binaires, et je m’affaire sur ce blog, depuis plusieurs années déjà, à articuler une certaine forme de visibilité, parce que ça fait du bien, et que ça a une utilité « éducative » pour les gens non-concernés mais interessés par ces questions là.

Mais ça, c’est en ligne, parce que dans la vraie vie véritable, j’ai choisi d’être invisible, en jouant sur mon cis-passing*, pour être tranquille. Mais la vérité, c’est que ce n’est pas de tout repos. Je l’ai évoqué par petites anecdotes au fil de mes articles, mais aujourd’hui, celui ci y sera consacré.

Lorsque l’on est une personne transgenre, activement en transition depuis un certain temps, on acquiert ce que l’on appelle le CIS-PASSING, à savoir, le fait d’apparaître visuellement, comme une personne cisgenre. C’est à dire que si personne ne prévient votre interlocuteur·ice, iel ne pourra pas « deviner » que vous êtes trans.

Et il y a généralement deux camps dans ce cas là. Les gens qui choisissent d’être ouvertement visibles, et les gens qui ne souhaitent pas que cela se sache. Chacune de ces positions est parfaitement valide, mais je vais m’attarder aujourd’hui sur la seconde possibilité.
Déjà parce que le fait de choisir d’être « stealth » (terme spécifique, se traduisant littéralement par furtif) est lourdement critiqué par certains individus désagréables, j’y reviendrais juste après; mais aussi parce que c’est bien moins facile que l’on pourrait le croire. La discrétion, c’est un effort de tous les jours, aussi bien physiquement, que mentalement, et aussi pas mal verbalement.

Des fois j’ai l’impression d’être un infiltré chez les personnes cisgenre, surtout quand les gens ne me sont pas émotionnellement proche. Ça demande un niveau de contrôle ahurissant, sur ce que l’on dit, sur les mots que l’on emploie, ainsi qu’une paranoïa de tous les instants.
Et je me permets d’ailleurs de préciser que si j’ai utilisé le mot paranoïa, c’est que je suis intimement concerné, donc bon, la comparaison n’est pas faite à la légère.

En bref, il faut rester en alerte tout les instants, et faire constamment attention à qui nous entoure socialement pendant une conversation, même légère. Pour exemple, je discutais il y a quelques jours avec mon frère, qui évoquait mon cycle [d’humeur], dû à la prise de testostérone. Et comme sa collègue de travail était juste à coté, je m’attendais à tout instant à ce qu’elle me demande ce que c’était que cette histoire de cycle.
Pour cette raison, j’ai toujours un petit stock d’explications détournées prêtes à l’emploi, afin d’esquiver une éventuelle révélation de ma transidentité.

De la même façon, il faut très souvent altérer certaines histoires, en particulier lorsque l’on parle au passé, pour que les expériences de notre vie ne dénotent pas une notion, même cliché, du genre opposé. Typiquement, j’ai déjà porté des robes quand j’etais enfant, du coup lorsque l’on me dit que le kilt ça m’irait bien, j’explique que je déteste porter des robes. Mais je me sens l’obligation de justifier sur le comment je sais quel effet ça fait de porter des robes, après plusieurs regards interrogés, en modifiant l’aspect « quand j’etais petit » par « quand j’etais ado et qu’on voulait déconner avec des potes ».
Et c’est juste un exemple. Des fois, il faut aussi s’asseoir sur le fait de pouvoir ressortir une anecdote, parce qu’elle serait tellement altérée qu’elle en perdrait toute son essence, et aussi parce que même par omission de certains détails, cela reste une forme de mensonge, et que je n’ai pas toujours la foi de le faire.

Être invisible concernant sa transidentité, c’est aussi faire une croix sur le fait de montrer des photos de nous quelques années auparavant, ou juste lorsque l’on était enfant justement. Quelque part, c’est donc sacrifier une majeure partie de sa vie et de ses souvenirs, par sentiment de sécurité personnelle.
Choisir d’être stealth, c’est un effort constant, d’énormes sacrifices, et beaucoup de censure verbale.

Du coup, quand des gens essaient de m’expliquer que les personnes trans qui font le choix d’être invisibles, sont des traîtres à la cause, qui ont pris la voie de la facilité, et qui sont juste des planqués profitant des privilèges d’un système binaire oppressif, j’ai un peu envie de leur cracher au visage.

Tout le monde ne souhaite pas faire de sa vie quotidienne un combat politique de tous les instants, des fois, nous voulons juste vivre, le plus simplement du monde, comme n’importe qui d’autre.

(Matteo Pugliese)

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Ca veut dire quoi LGBT ?

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Hier soir, j’ai vu passer une énième vidéo sur la signification du sigle LGBT, et comme une fois sur deux, la vidéo disait des bêtises. Et vu que le sujet semble super à la mode dernièrement, moi aussi je vais vous proposer mes propres définitions, histoire de trouver la gloire au coin de la rue des internets.

Avant toute chose, je me permets de préciser que lorsque j’emploie les termes de femme ou homme, je prends bien évidemment en compte les personnes trans, puisque je ne cherche pas à faire la distinction entre personne trans ou personne cis pour ce qui est de la sexualité. Et aussi pour éviter d’alourdir mes phrases, soyons honnêtes.

L comme Lesbienne

Une personne lesbienne, est une femme qui est principalement attirée par les autres femmes.
Notez que je préfère employer le terme « principalement » plutôt que « exclusivement », puisque la sexualité a cet avantage, de pouvoir être fluide, et de pouvoir être revendiqué par qui le souhaite. De ce fait, une personne qui se définit comme lesbienne mais ayant parfois des aventures avec des hommes, n’en est pas moins lesbienne. L’identité est une chose qui ne peut être déterminée que par l’individu, non pas par ses pairs.

G comme Gay

Dans l’acronyme, le G designe les hommes homosexuels, à savoir des hommes attirés principalement par les autres hommes.
Il est à noter que certaines femmes homosexuelles emploient également le terme pour se désigner à la place du mot « lesbienne ».

B comme Bisexuel·le

Une personne bisexuelle est attirée aussi bien par les hommes que par les femmes.
Il y a un débat dans les communautés pour savoir si pansexuel·le est un synonyme ou est au contraire plus inclusif des personnes non-binaires par exemple.
Je considère pour ma part que le terme est surtout générationnel, puisqu’il a emergé assez récemment, et que donc les personnes âgées ne l’utilisent pas, mais que concrètement, c’est la même chose.

T comme Trans

Une personne trans est une personne dont l’assignation de naissance (fille ou garçon) ne correspond pas à son genre véritable. Son mot contraire (antonyme) est « cisgenre », soit une personne qui se reconnait dans le genre assigné à sa naissance.

Contrairement à une idée reçue, une personne transsexuelle n’est pas une personne transgenre qui a fait de la chirurgie. Et c’est même assez absurde puisque l’on ne cherche pas à distinguer une personne trans d’une autre, selon le nombre de chirurgies qu’elle a pu effectuer, la rendant ainsi « meilleure trans » qu’une autre qui n’aurait fait aucune modification corporelle.
Transsexuel·le est simplement l’ancien terme, issu du milieu médical, et faisant lourdement référence au transsexualisme, alors considéré comme une maladie mentale jusqu’aux années 2010 (retiré de la liste des affections psychiatriques fin 2009 en France, puis le terme sera changé en 2013 dans le DSM ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, au profit de Dysphorie de Genre).

Le terme de « transgenre » ayant lui aussi émergé plus récemment, les seules personnes que vous verrez utiliser le terme de transsexuel, sont généralement les non-concerné·e·s, ainsi que les personnes trans des anciennes générations, pour qui le terme n’existait simplement pas.

+ pour les autres

L’acronyme LGBT a évolué au fil du temps, s’adaptant à son époque. J’ai tendance à dire simplement LGBT+, mais derrière ce petit symbole plus, se cache la moitié de l’alphabet. On va rapidement passer en revue quelques uns d’entre eux, mais pas absolument tous, sinon demain on y est encore.

Q pour Queer : La définition change selon à qui vous demandez, mais en gros, le terme désigne une personne se retrouvant dans l’une ou plusieurs des lettres de l’acronyme LGBT+, mais avec un aspect plus politique.

I pour Intersexe : Le terme désigne une personne dont les caractéristiques sexuelles principales ne correspondent pas au schéma binaire pénis/vulve. Je ne suis clairement pas expert sur le sujet donc ce n’est malheureusement pas ici que vous trouverez des infos pertinentes sur la question.

A pour Asexuel : Les personnes asexuelles se définissent par l’absence d’attirance sexuelle pour qui que ce soit. Il y a tout un spectre de l’asexualité, qui du coup varie d’une personne à l’autre. Certaines personnes sont parfaitement capables et désirantes d’aimer quelqu’un sans la notion charnelle, tandis que d’autres n’ont aucune envie de relation amoureuse de quelque manière que ce soit.

A pour Agenre : Une personne qui ne se reconnait pas dans les définitions homme et femme. Ni quelque part entre les deux ni particulièrement fluide, juste, sans genre revendiqué. Ou au contraire revendiquant son absence de genre, mais cela dépend des personnes.

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En conclusion, il existe une quantité non négligeable de termes spécifiques, je n’ai évoqué que les principaux, et je ne peux que vous conseiller de pousser vos recherches au delà de cet article, si cette thématique vous intéresse.
A plus !

Because I’m not typical

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Maintenant que mon Changement d’Etat Civil est achevé, je me sens vide de sens et plein d’énergie inutile. Pour faire simple, je suis en plein dans une phase descendante, et c’est tout à fait normal. De ce fait, je vais aujourd’hui potentiellement enfoncer des portes ouvertes, mais c’est un discours qu’il m’a fallu entendre pour réellement l’intégrer, donc je vous le propose aujourd’hui.

Tout cela m’aura pris un peu moins d’un an et demi pour concrétiser mon « projet » de CEC, et si c’était plutôt « rapide » vu de l’extérieur, surtout compte tenu des changements de lois qui ont joué en ma faveur, de l’intérieur c’était aussi épuisant que bourré de longueurs. Il y a eu autant de grosses périodes de rush pour boucler les dossiers que de périodes toutes aussi longues d’attente avec un stress omniprésent.

J’ai consacré énormément de mon temps, physique comme psychique, à ce changement administratif. J’ai également redoublé d’efforts pour me maintenir concentré tout du long, pour ne rien laisser échapper à ma vigilance. Et à présent que ce changement est terminé, je me retrouve un peu désœuvré, avec un sentiment persistant de « bon, et maintenant? ».

Et il est tout à fait normal de ressentir cela, cette sensation de vide permanent. Après tout, je viens de passer une grosse épreuve dans ma vie, un élément d’autant plus important qu’il y avait un enjeu bien réel: celui de la reconnaissance de mon identité.
Et il est également parfaitement sain que de souhaiter faire une petite pause pendant un temps indéfini pour le moment.

J’ai passé tant de temps avec une pression constante que je m’étais moi-même imposée, afin d’accomplir un seul gros objectif, qu’à présent, le champ des possibilités s’ouvre un peu plus devant moi. Mais avant de remonter en selle, même mes proches s’accordent à me le dire, il est important pour moi de prendre du temps personnel, sans conséquence immédiate, sans attente particulière, juste du repos mental et physique.
Le déclic de ce qui m’animera par la suite arrivera en temps voulu, quand je serais prêt et disposé à entreprendre ma prochaine aventure.

Une transition se fait étape par étape, et tout cela s’étale sur plusieurs années, donc il faut savoir gérer son temps tout comme se montrer patient puisque rien n’est jamais réellement rapide. Savourez chaque étape, les importantes comme les plus anecdotiques, et vous verrez que le temps passe bien plus vite qu’on ne le soupçonne.

Mais surtout, prenez soin de vous, ménagez vous, et sortez vos poubelles à l’heure. Bisou !

 

Coby, de Christian Sonderegger (2017)

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Je devais à l’origine, seulement être présent à l’avant-première de ma ville pour participer au débat post-visionnage. Mais en faisant quelques recherches au préalable sur le film et ce que les Internets en ont pensé, je suis tombé de haut. Bon, pas de si haut puisque en ce qui concerne la transidentité, les médias sont toujours complètement aux fraises.
Mais j’ai pu lire les erreurs habituelles sur la question, à toutes les sauces possibles : mauvais emploi des termes, vocabulaire daté, fausse bienveillance, obsession pour l’intimité et autres condescendance marquée. Du coup, j’ai voulu corriger le tir, à ma petite échelle, car ici, ni deadname ni « changement de sexe » ou autres « transexuel ».
Donc allons-y pour une critique rapide de Coby, un film documentaire de Christian Sonderegger.

Synopsis

En plein coeur du Middle-West (USA), nous est racontée la transition d’un jeune homme, Coby, et comment son parcours a pu chambouler son entourage, et notamment sa famille.

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Structure

Le film s’ouvre sur une séquence d’une dizaine de minutes, où la caméra suit un jeune homme dans son quotidien (spoiler: c’est lui Coby), on le voit donc intervenir dans son travail d’urgentiste, rentrer du boulot et croiser brièvement sa compagne, se réveiller plus tard dans la journée et vaquer a ses occupations, et notamment se passer le crâne  à la tondeuse (illustration ci dessus). C’est ensuite qu’intervient le premier extrait de vidéo YouTube, et on entre enfin dans le vif du sujet qui va être décortiqué pendant une heure et quart : la transition de Coby, et son impact chez ses proches.

Le documentaire est composé de plusieurs segments:

  • des extraits de la chaîne YouTube de Coby, où il détaille les étapes de sa transition (comme je le peux le faire avec ce blog par exemple), sorte de journal intime en vidéo.
  • Des entretiens avec sa famille et ses proches en face-caméra.
  • Des séquences du quotidien, des conversations par exemple.
  • Des séquences purement illustratives comme des plans sur la neige ou encore quand Coby tond la pelouse.

L’ensemble se déroule visuellement sur deux saisons, le grand froid de l’hiver, et le plein été ensoleillé. Et cette dichotomie est intéressante aussi bien sur un plan esthétique que pour le message implicite qu’elle laisse transparaître : celui du changement.

Mon avis (subjectif)

Le film, aussi bien dans son discours que dans sa structure, nous permet de comprendre pas à pas ce que traverse son protagoniste, de manière calme et progressive. Ce documentaire ne nous bouscule pas brutalement, et au contraire, prends le temps de nous expliquer, par étapes croissantes, ce que vivent Coby et sa famille.
Une certaine douceur se dégage de ce long-métrage, où, même si tous les propos ne sont pas nécessairement bienveillants, ils sont malgré tout toujours énoncés avec une certaine forme d’humilité, et certaines phrases touchent profondément, en bien comme en plus douloureux.

Du côté de l’image, j’ai trouvé assez bien rendue, cette « obsession » de Coby vis à vis de son propre corps, puisque, à plusieurs reprises, on le voit torse nu, quand il tond la pelouse, ou les fesses à l’air quand il reçoit son injection de testostérone. Et c’est d’autant plus convainquant qu’il en parle lui-même dans ses extraits YouTube. Et c’est logique puisque lors de la transition, le corps change, et on le redécouvre jour après jour, et il convient de s’adapter en se réappropriant sa propre image. De ce fait, je trouve que les prises de vue sont intelligemment utilisées. Ce qui pourrait passer pour un genre de léger « voyeurisme » prend au contraire tout son sens replacé dans ce contexte.

Le réalisateur l’a dit lui même dans plusieurs interviews, son documentaire n’est pas tant destiné que ça au public LGBT+, mais au contraire orienté vers le grand public, celui qui ne s’intéresse pas spécialement vraiment de près à ces questions là. De ce fait, ce n’est pas « révolutionnaire » pour les habitué·e·s du mouvement Queer, mais cela reste une bonne entrée en matière pour les néophytes.

En conclusion, que vous soyez un·e habitué·e de la « question Trans », ou que le sujet vous intéresse juste vaguement, vous devriez trouver un élément marquant dans Coby. Que ce soit une phrase lancée à la volée comme tout un discours construit, quelque chose devrait normalement faire écho dans votre petit cœur en mousse.
L’ensemble de ce documentaire est d’une justesse assez rare, dès lors que l’on prends un peu de recul, surtout comparativement à ce qui s’est fait jusqu’ici.

Voilà. La critique de ce film est terminée.
Mais j’avais pris pas mal de notes pendant le visionnage du film, et j’en ai tiré quelques conclusions personnelles, et comme j’ignorais où les mettre, je vous les propose juste ci-dessous. Si cela vous intéresse, vous pouvez continuer votre lecture, ou au contraire vous arrêter là, le choix est votre !

Balancer mes annotations au milieu de ma chronique n’avait que peu d’intérêt, mais il y a 3 petits passages en particulier, qui m’ont profondément touché, et je souhaitais les développer brièvement ici.

1/ Quand sa maman demande à Coby pourquoi il a décidé de changer, il explique très simplement que, avant sa transition, se croiser dans le miroir était quelque chose de surprenant, puisqu’il ne se reconnaissait pas, et entre chaque passage face à un miroir, il en venait à oublier à quoi il ressemblait.
Et c’est une sensation très particulière, mais qui est loin de m’être étrangère. J’ai souvent entendu, formulé comme un reproche, que j’allais détruire l’image que les gens avaient de moi, alors que c’est tout le contraire. Transitionner, c’est très justement se réapproprier sa propre image, et la façonner à notre besoin profond, d’être raccord entre notre ressenti intime et la réalité physique. Certaines personnes appellent cela changer, moi j’appelle ça me rapprocher de la vérité qui est mienne, et qui au final, n’appartient qu’à moi de définir.

2/  Le père explique à un moment donné, que oui, effectivement, prendre des hormones a des conséquences à long terme sur le corps et qu’il faut bien y réflechir. Et il rajoute que egalement, décider de ne pas en prendre, ou tout du moins dans ce genre de cas, se voir interdit d’en prendre, a également des conséquences par la suite, que ce soit sur le mental, sur le corps, sur la vie.
J’ignore s’il fait référence à quelque chose en particulier, mais ça m’a assez marqué, et je trouvais cela d’une justesse incroyable. Effectivement, il faut bien mesurer le pour et le contre quand il s’agit d’un traitement, hormonal ou non d’ailleurs, car les conséquences peuvent être très rapides.
Mais on voit suffisamment passer de suicides de personnes transgenre, pour savoir que oui, être écarté d’une prise en charge médicale a des conséquences directes sur les gens. J’ai passé suffisamment d’années à vouloir mourir, pour mesurer ma chance aujourd’hui : je revis, littéralement, et c’est autant grâce aux hormones que grâce au soutien de mes proches.

3/ Vers la fin du film, la compagne de Coby fait un petit encart sur le fait qu’elle se sente un peu délaissée, parce que la transition de ce dernier a pris tellement de place dans leur vie, que c’en est devenu le seul sujet de conversation, toujours, tout le temps, et j’ai trouvé ça ultra triste.
Je conçois bien les deux côtés de cet argument, le pourquoi et les conséquences, mais j’ai trouvé ça triste néanmoins.
Une transition, ça prend effectivement beaucoup de place, et ça se répercute sur la famille comme sur les amis très proche. Et je n’ai pas la chance d’avoir quelqu’un d’aussi intimement présent dans ma vie pour pouvoir lui accorder ce temps de parole. Simplement, je trouve vraiment dommage que l’on mette l’accent sur le côté contraignant d’une transition. Oui, cela se vit aussi individuellement que collectivement, et c’est un « événement » extrêmement important, comme une renaissance. Tout n’est pas que joie et paillettes, évidemment, mais chaque étape se vit intensément, et cela ne prendrait pas autant de place si la société était plus avancée sur la question.
Du coup, j’entends bien qu’une personne qui transitionne « prenne de la place », mais je me dis que ce n’est pas tant sa faute que celle du contexte dans lequel nous évoluons.

C’est ENFIN tout pour aujourd’hui. A très vite !

7 étapes essentielles pour être un mâle Alpha

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Ce midi, nous allons apprendre tous ensembles comment on fait pour être un vrai mec, et je vous déconseille par avance de lire cet article en diagonale, sinon vous n’allez pas bien comprendre.

►Prendre de la place

On dit bien souvent qu’être un vrai homme, c’est prendre de la place, en parlant bien fort et en écartant bien les jambes dans les transports en commun. La véritable astuce c’est de regarder autour de vous, et de constater que vous n’êtes pas seul dans ce métro, du coup, n’hésitez pas à ne pas trop dépasser de votre siège, comme une vraie personne civilisée, si votre morphologie vous le permet. Egalement, il est assez bien vu de ne pas couper la parole, ou de couvrir la voix des autres avec la votre. S’écouter les uns les autres, c’est un élément important du vivre ensembles.

► Avoir un corps de rêve

Vous avez un corps? Félicitations ! Celui ci est sûrement le rêve secret de quelqu’un d’autre, ou pas du tout si les relations ne vous intéressent pas, vous n’en avez que faire. Que vous souleviez de la fonte, ou que vous fassiez la patate de canapé, vous êtes forcément bien tant que vous vous sentez bien. Après tout, la pomme de terre n’est-elle pas la maîtresse de tout les féculents? En purée, frites, sautée, au four, en vodka, en gratin, elle s’allie avec un paquet d’aliments, et sa valeur nutritive est excellente. Mais nous ne sommes pas sur un blog de cuisine ici, donc passons.
N’oublions pas que de prendre soin de soi est aussi très important pour obtenir la reconnaissance de « corps de rêve ». Se raser, entretenir ses cheveux ou encore se préoccuper de sa peau sont des notions très importantes, notamment d’hygiène, mais aussi d’esthetique. Après tout, l’acné ce n’est pas très « viril ».
Si vraiment vous êtes un courageux dans cette société restrictive, vous pouvez également vous essayer au maquillage, parce qu’après tout, la supercherie cosmétique n’est pas réservée qu’aux filles !

► S’intéresser de près au sport

Que vous souhaitiez le pratiquer (voir point précédent), ou que vous aimiez regarder une bonne séance de sport à la télévision, le choix est votre. De la course en talons hauts avec RuPaul Drag’s Race, en passant par le patinage artistique et ses combinaisons seyantes, il y en a pour tous les goûts ! Et si la télé n’est pas votre meuble préféré, il vous reste toujours les compétitions de curlings du quartier, histoire d’enfin apprendre à faire le ménage de manière efficiente.

► Avoir des notions en mécanique

Après tout, savoir vérifier le niveau d’huile ou changer une roue est à la portée de tous ! Pouvoir faire des choses par soi-même permet non seulement de gagner en indépendance, mais surtout de faire des économies au quotidien. Plus besoin d’appeler la dépanneuse ou de demander à vos copines comment on vérifie une bougie. Bien joué ! Vous avez acquis des nouvelles compétences, trop chouette !

► Se débarrasser de ses émotions

Il est très important de savoir écarter les mauvaises émotions, et ne pas hésiter à parler à un·e thérapeute quand celles ci vous prennent trop de votre énergie. Il ne faut pas ressasser sans cesse les choses toxiques, et savoir quand se défaire de celles ci avant d’exploser.
Et quand au contraire, vous éprouvez des émotions que vous jugez positives, il est agréable de les exprimer, après tout, les gens que vous aimez ne sont jamais éternels. La clé de tout ceci, c’est la communication.
Et même si je sais que se taper dessus peut être très agréable, dites vous bien que beaucoup de choses sont réglables par une conversation, mais que d’autres nécessitent effectivement un peu de muscles, je vous espère donc d’avoir votre meilleur ami pour vous aider à panser vos plaies après cette bataille pour la justice.

► Consommer de façon excessive

Que ce soit la boisson, la viande ou le sexe, il est primordial de s’écouter. Si vous avez faim, mangez, si vous n’avez pas faim, ne vous forcez pas. Si vous souhaitez faire la fête, assurez vous d’être accompagné, de ne pas rentrer seul, parce que les rues sont pleines de dangers. Egalement, si vous n’êtes pas complètement ivre, n’hésitez pas à proposer à vos camarades de soirée de les raccompagner chez elleux, la sécurité avant tout !
Les fanfreluches c’est chouette aussi, mais le consentement, c’est encore mieux, pensez à vous assurer que votre partenaire de jeu s’amuse autant que vous, et a bien les mêmes envies et désirs que vous, et vous serez assurés de passer un excellent moment, et ce, quelque soit la taille de vos attributs ! Et surtout, protégez vous, d’une façon décidée ensembles avec votre partenaire.
La seule consommation sans compter qu’il est sans danger de pratiquer, c’est la lecture, mais pensez néanmoins à faire des pauses, et hydratez vous autant la gorge que l’esprit. On me souffle d’ailleurs dans l’oreille que les dinosaures ne lisaient pas de livres, et tout le monde sait ce qui est arrivé aux dinos, je vous laisse en tirer vos propres conclusions.

► No homo

Si vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de prendre une douche avec l’ami qui vous a aidé à panser vos blessures, ce n’est pas bien grave, dites le lui, en douceur, avec tact, et il n’en sera pas blessé et devrait normalement rester votre ami. Et dites vous également que, les garçons gays reçoivent énormément d’injonctions à être plus viril que les garçons hétéros, pour prouver qu’ils sont tout autant des hommes que ces derniers. De ce fait, soyez indulgent avec cet ami dont vous ne souhaitez pas partager les draps. Lui aussi a son lot de pression constante et quotidienne. N’hésitez pas à vous ouvrir à vos proches, si jamais en fait, vous avez finalement envie de lui faire des bisous, ou si vous ne souhaitez pas specialement en faire, ni à lui ni à personne. N’oubliez pas que vos ami·e·s seront toujours là pour vous écouter et vous soutenir. Et pour sceller toute amitié, n’oubliez pas qu’un câlin tout à fait chaste mais non dénué d’émotions est très souvent le bienvenu, si chacun est à l’aise avec cela, il s’agit simplement de demander.

► Conclusion

Voilà ! Vous avez désormais quelques clés dans les mains pour être un homme un vrai, celui qui sait s’exprimer aussi bien en société que dans l’intimité, celui qui sait prendre soin de lui sans chercher à compenser, celui qui sait faire preuve de respect et de bienséance.
J’ai pleinement conscience que cela fait beaucoup de responsabilité à endosser d’un coup, et qu’il y aura moult efforts à faire en ce sens, mais vous pouvez y arriver, je crois fort en chacun d’entre vous !

Bien choisir son prénom

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Le rapport des personnes trans à leur prénom est toujours assez particulier. D’autant plus quand c’est celles ci qui l’ont selectionné. Comment bien choisir son prénom sans partir dans tous les sens? Ce sera mon sujet d’aujourd’hui.

Quand il s’agit de trouver des prénoms à ses enfants, tout le monde a des idées plus ou moins arrêtées, plus ou moins farfelues. Mais lorsque l’on est transgenre, le choix de notre prénom est aussi crucial que pour notre éventuelle future progéniture. Le champ des possibles est d’autant plus grand, et il est facile de vite avoir la tête qui tourne.
Comment être sûr de son choix? Comment être assuré de ne pas faire n’importe quoi? On ne change pas de prénom comme on change de slip, puisque la procédure est longue, et coûteuse en énergie.

Il y a évidemment plusieurs méthodes pour définir ce qui va être notre identité sociale. La plus attendue, et pourtant pas la plus répandue, consiste à masculiniser ou féminiser notre prénom de naissance (selon celui ci). Pour exemple, Un Mathieu peut devenir Mathilde, ou autre Patricia devenir Patrick.
Il y a, à l’opposée, celleux qui décident de réellement marquer la différence en s’éloignant le plus possible de leur deadname.

Après, en effet, les possibilités sont infinies, et ayant pour ma part lu des listes de plusieurs centaines de prénoms par ordre alphabétique, je peux en attester. Mais comment ne pas douter?
Si vous entretenez de bons rapports avec votre famille, n’hésitez pas à les solliciter pour leur demander leur avis. Et si la famille de sang ne convient pas, reste la proximité des ami·e·s, votre famille de choix donc.

Il est également tout à fait possible de fixer son choix sur un prénom mixte, rien ne vous oblige à absolument choisir le prénom le plus genré possible, la décision vous appartient à la fin, bon et aussi un peu à l’officier d’Etat Civil, mais c’est un autre débat.

En définitive, que vous fixiez votre choix par souci de signification, quelle qu’elle soit, ou que vous n’en ayez rien à carrer de l’étymologie, personne ne vous en voudra. L’essentiel, c’est de trouver, ou de conserver, le prénom qui VOUS sied, et avec lequel vous êtes assez à l’aise pour finir votre vie en le portant.
Enfin, et je m’adresse en particulier aux plus jeunes, il n’est pas interdit de « tester » un ou plusieurs prénoms avant d’en adopter un complètement. Certes, on vous fera probablement le reproche d’être trop indécis voire que c’est trop compliqué pour les autres d’arriver à suivre, mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la possibilité de choisir comment on va s’appeler.

En ce qui me concerne, je n’ai pas tellement suivi mes propres conseils du jour, et ai fait ça un peu dans l’urgence. Ma maman souhaitait connaître mon choix afin de pouvoir s’adresser à moi, et j’ai donc lu des centaines de prénoms, en notant quelques uns dans un carnet, mais c’est finalement celui que je porte aujourd’hui qui est resté. Après l’avoir lu, je n’arrivais pas à me le sortir de la tête, un peu comme un coup de foudre. J’ai donc pendant quelques semaines, tâté le terrain pour voir s’il me convenait, en demandant à des personnes de confiance de s’adresser à moi par ce prénom là, dans l’intimité. Et, après m’être entretenu avec une partie de ma famille, qui a plus ou moins validé mon choix, j’ai décidé de faire mon coming out définitif avec ledit prénom.
Mais finalement, ce n’est que l’année suivante, lors de ma procédure de Changement d’Etat Civil, que je me suis intéressé au fait d’en avoir plusieurs sur mes papiers, et aux significations ou hommages que je pouvais porter.
Je ne regrette absolument pas mon choix, en particulier parce qu’il est relativement peu commun, et que très souvent, les gens ont des anecdotes de gens qu’iels ont connu portant mon prénom, et c’est toujours une occasion de sourire et d’être un peu nostalgique.
Mais voilà, je me permettais de vous fournir ces eventuels conseils, puisque mon CEC est finalement arrivé très vite, et qu’il est préférable d’avoir toutes les clés en main dès le départ.

En conclusion donc, mieux vaut ne pas se précipiter, pour ne pas avoir de regrets par la suite. Un prénom, c’est fort de toute la symbolique qu’on lui accorde, alors autant le choisir avec soin.

Tattoo : J’ai testé pour vous

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Ce mardi après-midi, j’ai décidé de vous parler un peu de tatouages, clairement parce que je n’ai pas d’autre idée de sujet sous la main, mais je vais néanmoins y mettre tout mon petit cœur !

Je ne peux pas dire que je suis un grand tatoué, même si je le serais probablement d’ici quelques années, mais du haut de mes gros centimètres plein d’encre, j’ai testé plusieurs méthodes de cicatrisation, et soins post-tattoo. Du coup, je vais parler de ça aujourd’hui.

/!\ ATTENTION : Cet article n’est pas exhaustif de la totalité des méthodes de cica, et je ne saurais trop vous dire de juste faire confiance en votre tatoueur et en sa méthode. Chaque artiste tatoueur a sa propre méthodologie, et chaque technique se vaut plus ou moins. Bon sauf si iel vous dit de frotter la peau avec de l’essence à zippo, auquel cas, je ne peux rien pour vous.

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Entrée en matière

Le tatouage est un art ancestral ayant plusieurs objectifs, propres à chaque personne qui décide de franchir le pas. Il peut être vécu comme un rite de passage, une représentation des expériences accomplies, une réappropriation de son propre corps, ou au contraire une façon de le rejeter etc. Il y a autant de raisons de se faire tatouer qu’il y a de personnes tatouées, à peu de choses près.

Pour ma part, je considère, et c’est un point de vue très personnel, que la douleur fait partie du jeu. Si cela ne faisait pas mal, même si la perception de la douleur est quelque chose de très individuel, cela n’aurait pas le même impact, la même symbolique. Le tatouage c’est permanent, donc autant le « mériter ». Ce ne sont que quelques heures à serrer les dents, contre le reste de sa vie avec sa peau ornée d’encre et de motifs que l’on aura choisi.

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Règles de Base

Avant toute application de quoi que ce soit sur la peau, lavez vous bien les mains, et n’hésitez pas à nettoyer la partie tatouée avec de l’eau tiède et du savon (pH neutre) et de tamponner avec du sopalin pour sécher sans danger.

La méthode Bepanthen

C’est celle que j’ai vu le plus fréquemment utilisée, et qui consiste à se tartiner la peau de Dexpanthénol (la version générique moins chere, dispo en pharmacie), et à mettre des vêtements par dessus.
Elle a un défaut tout particulier: la bepanthene, ça tâche, et j’ai dû balancer deux trois fringues suite à des périodes de cicatrisation. Entre l’encre et le gras du produit, les tâches ont du mal à partir au lavage.

La méthode artisanale

Par artisanal, comprenez que c’est le dexpanthénol qui disparaît, au profit d’un baume, très souvent vendu au salon de tatouage qui s’est occupé de vous. Il en existe énormément, mais j’ai personnellement testé la Scared Scar. Elle est très bien, mais le conditionnement était un peu petit pour le prix. Rien d’exorbitant non plus, mais après avoir vidé mon compte en banque contre un peu d’encre, j’avoue que mon porte-monnaie faisait un peu la gueule. Je me souviens également que l’odeur, pourtant très agréable pour le commun des mortels, me gênait un peu. Mais j’ai toujours eu du mal avec les huiles essentielles de fleurs, donc bon.

La méthode sèche

Je n’ai pas souhaité la tester, je suis trop fragile pour ça.
Cela consiste a ne rien mettre du tout sur la peau, et laisser le corps faire le boulot. Elle possède un défaut majeur, à savoir que si vous n’avez pas un environnement impeccable, donc typiquement si vous avez un travail, le risque de réaction voire d’infection est assez important. En effet, le tatouage est une plaie avant tout, tant que l’épiderme ne s’est pas refermé, c’est la journée porte ouvertes pour les bactéries.
Après, cette méthode a sûrement ses avantages, mais c’est la plus « violente ». A réserver à un usager averti donc.

La méthode en milieu humide

Celle ci consiste à mettre de la crème, de votre choix, puis à emballer la peau tatouée dans du cellophane. Je n’ai pas exactement les détails de durée d’emballage ou de la fréquence de son changement, parce que je n’ai pas testé celle ci.
Les seuls moments où ma peau s’est faite cellophaner, c’est en sortant du shop de tatouage, à patienter les quelques heures réglementaires avant le premier lavage délicat. Et ma peau ne respire pas, ça suinte, ça lymphe tant que ça peut, et ma peau rougissait même là où il n’y a pas d’encre, je considère donc que cette méthode ne m’est pas adaptée.

La méthode du Filet

C’est celle que j’ai le plus utilisé et qui me réussit le mieux. C’est un genre de croisement entre la méthode Bepanthen et celle en milieu humide, et cela consiste à se tartiner la plaie de pommade, puis de poser des compresses non-tissées stériles par dessus, et de faire tenir l’ensemble avec soit un filet tubulaire extensible, soit du sparadrap. Le filet n’étant pas enfilable sur une épaule typiquement, ou un dos par exemple, on dispose à la place du sparadrap pour tenir les compresses. Il faut changer le pansement avant et après toute activité sportive, valable également pour une grosse nuit de sommeil, donc ça revient vite un petit peu cher puisqu’il faut avoir un joli stock de compresses et de sparadrap. L’avantage c’est que ça ne périme pas, donc vous pourrez toujours réutiliser ces éléments pour toute autre type de blessure du quotidien.
Et là vous allez me dire « mais ho la la c’est génial! Est-ce trop beau pour être vrai? ».
Presque : pour certaines personnes, le sparadrap est relativement allergène. Et les versions dites « hypoallergéniques » sont encore pires en fait. Soit la colle ne tient pas et le pansement se barre au moindre mouvement, soit la colle tient nickel, mais la peau vient avec. Du coup cela devient tout un challenge que de trouver où poser le scotch médical sur une zone qui n’est pas encore abîmée.

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EN CONCLUSION :
Nous n’avons pas tous les même réactions et la même tolérance aux tatouages et aux différentes méthodes de cicatrisation. Chacun trouve ses petites astuces et fait sa tambouille personnelle.
Mais en règle générale, si vous avez pris le soin de choisir un·e bon·ne artiste tatoueur, faites leur confiance pour vous aiguiller dans la méthode qui vous conviendra à tou·te·s les deux !

Supplément Sel #1

Par défaut

Fallait que ça arrive, mais je me suis encore farci un pseudo « reportage » sur la transidentité. C’est ma collègue Yuffy (sa chaine Youtube) qui en as parlé sur Twitter, et j’ai décidé de me lancer dans le visionnage d’un énième gros tas de caca encart télé sur les questions queer, et franchement, je n’aurais pas dû.
Aujourd’hui, nous allons donc essayer de décortiquer ensemble mes notes, pour savoir à quel point c’était problématique. Mais on va rendre tout ça ludique, sinon autant se jeter par la fenêtre. Je me permets, j’habite au rez-de-chaussée.

Hier donc, j’ai décidé de m’infliger le visionnage d’un épisode de « Je t’aime Etc », une émission passant sur France 2 en milieu d’après-midi. L’émission, dure une heure, et environ 20 minutes étaient consacrées au sujet de première page, intitulé pour l’occasion : « Transexualité, un autre visage de l’amour ».
Il s’agit donc d’un micro-reportage sur un couple de deux femmes un peu âgées, dont l’une d’elle s’avère être transgenre. Leur témoignage est coupé en plusieurs morceaux, pour permettre aux chroniqueurs d’intervenir et de donner leurs impressions.

J’ai donc ressorti mon fidèle bingo, et je vous le mets tel qu’il a été annoté durant l’émission. Et concrètement, c’est pas glorieux.

Alors, deux lignes et demi sur quatre, je pense que j’ai gagné le jambon de pays là. Plus sérieusement, on va attaquer par le plus gros du morceau : le vocabulaire.
Je sais que c’est chiant, les milieux queers et féministes ont toute une sémantique qui leur est propre. Mais c’est aussi le cas pour le milieu informatique, ou encore le management, et pourtant tout le monde s’adapte sans me briser les roudoudoux sans broncher plus que ça.
Le truc c’est qu’on est en 2018, et qu’il existe une pelletée de blogs, médias divers, articles de presse papier comme en ligne, vidéastes etc etc, qui se sont tou·te·s cassé le caillou à vous expliquer en détail et calmement quels termes utiliser et pourquoi, et dans quels circonstances et de quelles manières. Donc aucune excuse n’est possible en fait. Il suffit de taper des mots intelligents sur votre moteur de recherche favori, et vous aurez une grande partie des clés dans les mains.

Donc pour résumer très brièvement la compilation d’erreurs de l’émission, juste pour la partie vocabulaire hein.
■ Trans s’utilise comme un adjectif, pas comme une qualité : une PERSONNE trans, pas un·e trans.

■ On parle d’identité de genre et non pas d’identité de sexe. On pourrait dire que le sexe n’est qu’un attribut corporel et/ou physique, mais c’est peu pertinent puisque les biologistes s’accordent à dire, pour simplifier, que le sexe est bien plus un spectre que deux cases opposées à savoir mâle et femelle. Mais je ne vais pas vous faire un cours de bio aujourd’hui, là n’est pas mon rôle, disons simplement que la séparation mâle/femelle est un abus de langage.
Le genre lui en revanche, est un attribut intime, il peut être aussi bien émotionnel que psychique. Disons qu’il peut être comme une sorte d’interface entre l’individu et la société qui l’entoure, aussi bien qu’une façon de s’accepter en exprimant celui ci. Le genre peut s’exprimer via un corps, souvent altéré (tatouages, modifications corporelles diverses, chirurgie esthétique etc…) aussi bien que par des codes genrés (tenue vestimentaire, maquillage, attitudes, postures…).
On distingue l’un de l’autre puisque le sexe ne fait pas le genre, mais en revanche, on peut se réapproprier des élément de son corps traditionnellement associé·e·s à un genre différent du notre. Yuffy par exemple, qui m’autorise à écrire ceci, n’aurait aucun mal à déclarer qu’elle a « un pénis de nana ».

■ On préfère les termes de transition, et parcours, plutôt que transformation ou changement de sexe. Nous ne sommes pas des joyeuses chenilles qui devenons des fabuleux papillons.

■ Il faut vraiment arrêter de parler de « L’OPÉRATION™ ». Comme si il n’y en avait qu’une seule de possible, envisageable, validée par l’Académie Française. Il y a tout un tas de chirurgies possibles, que ce soit au niveau du visage, de la pomme d’adam ou encore de la poitrine. Mais quitte à parler de la chirurgie génitale, dites chirurgie génitale, ou son terme médical « Sex Reassignment Surgery / SRS » (en français dans le texte : Chirurgie de Réassignation Sexuelle).

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Ensuite, comme mes fiches sont rapidement devenues un medley de notes vaguement contextualisées, je vais faire un TOP 10 des moments les plus malaisants, histoire d’y rajouter du fun.

#10
On attaque ce top avec quelques mots à propos des « parcours officiels » et de la Sofect (qui n’est heureusement pas nommée), alors que le bout de reportage ne se passe absolument pas en France. C’est beau.

#9
Le mot « fascinant » revient plusieurs fois, avec ce je ne sais quoi d’exotisation dans la bouche, parce que après tout, « c’est atypique, pas commun du tout! ».

#8
La présentatrice à un moment se félicite elle-même d’avoir utilisé le bon pronom pour une femme trans chinoise, qui est présentatrice et anciennement danseuse de haut niveau. Elle dit un truc du style « elle, car oui, j’ai bien dit elle! » et elle semble hyper satisfaite de sa phrase.

#7
Toujours dans les « célébrités trans », on parle quelques instants de l’artiste Dana International, chanteuse israélienne qui a remporté le concours de l’Eurovision de 1998. Mais en vrai c’est uniquement pour rappeler que l’Eurovision est diffusé bientôt sur France 2, chaine qui diffuse l’emission que je décortique aujourd’hui donc.

#6
On a droit à un moment « Jean-Michel Colorblind », ou plus exactement, un mec qui se lance dans une longue tirade sur le fait que « c’est juste deux êtres qui s’aiment, au sens le plus strict (…) comme décrit par Platon en son temps ». J’entends bien l’intention de focaliser cette histoire sur le spirituel, mais le reste est tellement dur à digérer que cette remarque tombe totalement à plat.

#5
Il y a une blague sur le pénis de Michelle, la personne trans interviewée. C’est à dire que sa compagne raconte que plusieurs nuits de suite, Michelle s’est reveillée pour aller faire pipi et « ne savais pas comment procéder ». On suppose que c’est juste après sa chirurgie génitale donc.

#4
« A l’issu de l’opération, il y a beaucoup de suicides ». La déclaration sort de nulle part, sans chiffre pour l’appuyer ou de sources avérées. Ça essaie peut-être de sous entendre que les personnes trans regrettent de s’être faites opérer. Ou peut-être que ça sous entend que les chirurgiens français sont des gros bouchers. Ou peut-être que ça sous entend que le suivi est mal fichu. Personne ne le saura jamais. Mystere.

#3
Les invités/chroniqueurs insistent beaucoup trop sur le fait que Aline ai rencontrée Michelle APRES le début de sa transition, alors que ça n’est pas vraiment si pertinent que ça. Peut-être que l’on essaie de nous mettre en relief qu’être mis devant le fait déjà accompli, et voir la personne évoluer depuis même avant son coming-out, sont deux choses très distinctes, comme si ça faisait une grosse différence. Comme si l’un etait compréhensible tandis que l’autre est inacceptable et valide totalement la possibilité d’être rejeté. Mais j’extrapole probablement.

#2
A un moment il est raconté que Aline a laissé Michelle partir « explorer son nouveau corps » avec un autre homme. Un peu comme si l’hétérosexualité était la dernière étape de validation du genre d’une personne trans, fanfreluches incluses. Mais heureusement, leur amour était plus fort que tout alors elles se sont retrouvées avant de faire des bêtises.

#1
Vers la fin, ça partait bien, une sociologue reprend un chroniqueur en lui expliquant que la sexualité et le genre sont deux choses bien distinctes, et que en vrai l’hétéronormativité ça craint du cul. Sauf qu’elle ruine toute son explication pourtant sensée, en rassurant sur le fait que l’opération est tellement bien réussie de nos jours, que l’on peut avoir des sensations, lors d’un acte sexuel.

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Voilà. Je vais conclure parce que tout ce flûteblûte devient bien trop long et que j’ai déjà perdu la moitié de mon lectorat.

J’ai vu les intentions, je voyais où ça tentait de nous emmener, mais l’ensemble se vautrait tellement dans les clichés et tout etait si maladroit, que c’était véritablement douloureux à regarder. Le témoignage de ces deux femmes est en soi assez mignon, plein de bons sentiments et tout ça, mais tout est rapidement démoli par les chroniqueurs et leurs remarques franchement déplacées.
Tout le monde applaudit bien fort Aline et son courage, parce que c’est tellement une épreuve hardcore de la vie que d’être en couple avec une personne trans. Ca me fout une nausée terrible. Les phases d’interview étaient surtout centrées sur l’entourage de Michelle, et on l’entend assez peu s’exprimer sur un sujet qui la concerne directement, et j’ai trouvé ça un peu triste.

« Moi j’en serais incapable » lance un invité en ouverture de l’émission, quand on lui demande s’il pourrait rester avec une personne qui décide d’entamer sa transition.
Et moi j’ai un peu envie de me jeter sous un bus à la fin du visionnage. Ça ne durait que 20 minutes, mais c’était un concentré de transphobie ordinaire, et de mots vraiment très mal choisis.

La présentatrice finit sur cette phrase « Ce témoignage est d’une douceur, alors que ça a dû être extrêmement violent! ». Vous par contre, la brutalité de vos propos, personne ne semble la remettre en cause.
Ce genre d’émissions, qui semblait partir d’une bonne idée, un format court qui empêche de sombrer dans le pathos, et de patauger joyeusement dans les clichés; finit par se vautrer sur lui-même.

Les propos tenus sont d’une violence rare, et tout le monde applaudit.

I want the world to know

Par défaut

Tandis qu’une chanson de Diana Ross se fait entendre à l’horizon, je voulais revenir sur cette remarque que j’ai pas mal entendu et qui sonne comme un reproche : « pourquoi constamment tout ramener à ta transidentité? ». Tout comme à une certaine époque lointaine je pouvais entendre que « on a compris, t’es gay, on peut passer à autre chose? ».
Sauf qu’en fait, iels n’avaient rien compris, justement.

Chaque jour, sans exception, j’ai droit à un rappel de ma différence. Que ce soient les « blagues » dans les médias, ou dans la bouche des gens en terrasse, à propos du « changement de sexe », des remarques pouvant sembler presque innocentes mais qui, de par leur récurrence, sont simplement lourdes. Quotidiennement, j’entraîne ma poker face, parce que si une vanne fuse et ne dure que quelques instants, elle va me boucler en tête la demi heure suivante.
Ces rappels à l’ordre bien trop fréquents sur le fait que je fais pas partie de l’écrasante majorité, quand je me retiens de participer à une conversation, ou que mon angoisse monte alors que j’attends pour l’unique cabine dans les toilettes pour hommes, et cette impression envahissante que tout le monde me regarde.
Tout ça, plus les remarques se voulant bienveillantes, sur mon courage et combien la science fait des merveilles. Je comprends que ce soit juste de la maladresse, mais à force, cela m’use.

Du coup je parle effectivement beaucoup de mon identité, pour toutes les fois où l’on a essayé de me faire taire, où l’on m’a intimé d’être discret, en particulier quand j’étais plus jeune. Ce qui était source de honte est devenu fierté, pas nécessairement celle d’être différent, mais simplement celle d’exister.

Après, mes émotions sont mélangées. J’ai le cœur partagé entre la nécessité d’être invisible, et le besoin d’être validé en tant qu’individu. C’est aussi absurde que c’est un ressenti viscéral.
Le fait de devoir se conformer, performer, tout ça pour passer inaperçu est épuisant. Tandis qu’à côté de ça, le moindre écart peut s’avérer fatal, mentalement comme physiquement.

Alors oui, je m’exprime énormément sur ce sujet, notamment parce qu’il m’aura fallu attendre d’être confronté à ces thématiques là, à des personnes elles-même transgenre, pour enfin pouvoir mettre le doigt sur ce qui clochait chez moi, la source majoritaire de mon mal-être. J’estime avoir donc cette mission aussi implicite qu’explicite, en tant que personnage public, de devoir faire entendre ma voix, pour que peut-être, cela touche d’autres gens qui ont pu être dans ma situation passée, et leur apporter des pistes de réflexion, éventuellement un peu de lumière.
Sur ce blog, c’est mon espace de parole, de liberté, d’existence sans autres freins que ceux que je m’impose.

Je finirais donc cet article assez peu organisé, par deux trois points importants, et je vais même employer le tutoiement, parce que c’est pertinent.

  • Tu ne peux prétendre être quelqu’un d’autre qu’un temps. La réalité finit éventuellement par t’éclater au visage, et crois-moi, c’est super violent et douloureux.
  • Tu ne pourras pas rendre tout le monde heureux, alors autant t’accorder à toi, cette possibilité de satisfaction individuelle.
  • Certains t’en voudront, ou te diront que c’est vraiment trop dur de s’ajuster sur les pronoms et les prénoms. Mais tu sais ce qui est bien plus difficile? Vivre dans le mensonge toute sa vie. Prends ta liberté en mains.
  • Tu n’as qu’une seule vie pour être toi-même, saisis la, profites en habilement.

Merci.

Procéder à un changement d’Etat Civil #3

Par défaut

Aujourd’hui, je croise les bois, mais c’est normalement le troisième et dernier article sur ma bataille avec l’Administration™. Même si en vrai il y en aura sûrement un quatrième pour préciser certaines modifications relous, mais j’y reviendrais en fin de billet.

Donc, si ma mémoire est bonne, dans mon précédent article je m’étais arrêté à la fin d’année 2017 et à la réception d’un document du Tribunal de Grande Instance, me signifiant que le service d’Etat Civil de ma ville de naissance avait été prévenu et que les modifications étaient en cours.

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CARTE NATIONALE D’IDENTITÉ

J’ai donc patiemment attendu le délai de 15 jours comme pré-annoncé par la lettre du TGI, et j’ai fait ma « commande » d’extraits de naissance en ligne. J’en ai demandé deux, et j’ai fait douze mille photocopies, mais il va sûrement falloir que j’en redemande par la suite.

Suite à cela, mon rendez-vous avec ma mairie de résidence s’est déroulé avec plus d’angoisse inutile qu’autre chose. Le mec n’était pas plus alarmé que ça, même si j’ai dû lui expliquer trois fois pourquoi je changeais ma carte d’identité alors que celle ci n’était pas périmée. C’était bien plus du non renseignement que de la véritable malveillance de sa part.
Concernant les pièces nécessaires, c’est du grand classique :
– Photo d’identité récente
– extrait de naissance de moins de 3 mois avec mention des rectifications
– Justificatif de domicile récent également (facture EDF, téléphone…)
– Formulaire pré-rempli sur Internet
– Eventuels timbres fiscaux si vous n’avez pas l’ancienne carte

Dans tous les cas, dès que vous vous rapprocherez de votre mairie de résidence, on vous informera des subtilités, ou sur le site de service public du gouvernement, y’a toutes les infos également.
Pour ce qui est du formulaire sur internet, j’ai fait l’erreur de ne pas le remplir en avance, parce que toutes les fois précédentes je l’avais fait sur papier, mais là où je vis, ils finissent d’écouler le stock de formulaires et ne passeront plus que par celui pré-rempli sur internet.

D’ailleurs pour la blague, j’ai rempli le mien dans l’urgence, parce que les numéros de tickets défilaient bien trop vite, contrairement aux fois précédentes, et j’ai un peu paniqué par sms avec ma maman en lui demandant les dates de naissance d’elle et mon père. Alors que oui, j’avais mon extrait de naissance sous le coude, donc c’était déjà écrit dessus, mais passons.
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CARTE VITALE

C’est avec la carte verte que les choses se sont corsées, ou sont devenues « rigolotes », je vous laisser seul·e·s juges.
Nous sommes lundi 29 janvier 2018, je vais à la pharmacie récupérer mes ampoules de testo. Ma vieille carte vitale dans la machine, je plaisante avec la pharmacienne comme quoi j’ai hâte de recevoir la nouvelle. Le lendemain-mardi, je me connecte sur mon compte ameli (la sécu en ligne), et il s’avère que mon compte a été désactivé. Pris de panique, je lance un appel à l’aide sur mon facebook personnel. Les gens sont hyper réactifs alors qu’il est 7h du matin. On me recommande de tester une récupération de mot de passe en changeant le 2 par un 1, mais évidemment ça ne peut pas marcher puisque ledit numéro n’est lié à aucune adresse email.
Dès 8h30, je file à la CPAM de mon quartier. Et pour vérifier l’affichage de mon dossier, je mets ma carte vitale dans la machine, qui me demande une mise à jour. Ce que j’ignorais c’est qu’en faisant cela, ça a désactivé ladite carte.

Je m’approche donc de l’accueil, où une dame, après avoir écouté mon histoire, me reprends un peu sèchement en me disant que « la procédure prends des mois, ça ne se fait pas en un claquement de doigts ». Elle vérifie néanmoins mon dossier vu que j’insiste un peu, et m’annonce qu’en fait c’est bon, ils m’ont effectivement déjà réattribué un nouveau numéro, ils ont juste « oublié » de m’envoyer le courrier me le signalant.
Enfin, elle m’a dit que j’aurais dû déjà le recevoir, mais le cachet de la Poste lui as donné tort, quand enfin je l’ai reçu, 5 jours après.

Au final, j’ai reçu dans cette enveloppe tardive, le formulaire de demande de carte vitale, où il fallait joindre une photo et signer, ainsi qu’une photocopie du côté face de la carte d’identité. Je n’avais pas encore reçu la mienne en vrai, mais j’avais déjà le bon prénom dessus donc j’ai tenté ma chance. Et ça a marché, la carte vitale est arrivée hier, après environ 3 semaines, et la réception de plusieurs attestations de sécurité sociale, ainsi que mon code secret pour créer mon espace en ligne.

Bref, tout ça pour finir par tenter de survivre 4 semaines sans tomber malade, puisque je me suis retrouvé sans carte vitale. Je bénis d’ailleurs la pharmacienne de mon quartier, qui est un amour, et a été hyper arrangeante en acceptant de me délivrer mes médicaments quotidiens sans me demander d’avancer les frais.
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EN CONCLUSION

J’ai ma carte vitale, j’ai ma CNI, bientôt la CAF et Polemplu. J’ai déjà réglé les choses auprès de ma banque et de ma mutuelle avec la simple photocopie de mon extrait de naissance et de ma carte d’identité « transitoire » (avec mon prénom mais un F).
Pour le prochain épisode, je vais essayer de faire changer mes diplomes, ce qui ne devrait pas être une mince affaire puisqu’ils ont plus de 10 ans pour deux d’entre eux, ainsi que auprès des impôts. Et peut-être, si je deviens fifou, récuperer mon certificat de JAPD ou réussir à faire modifier mon nom sur ma demande de logement social sans perdre ma place en file d’attente.

Merci à tou·te·s de votre attention ! Si vous souhaitez obtenir ou apporter des précisions, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

By Schinako.