I will summon you

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*BOOP*

C’est amusant quand même, la vitesse à laquelle les choses évoluent, d’un point de vue individuel. J’ai à peine fêté mon 1er manniversaire, que je constate déjà ne plus considérer certains détails de la même façon.

Au début de mon parcours de transition, au moment de mon coming-out plus précisément, je tenais à ce que tout le monde soit au courant, pas nécessairement de ma transidentité, mais du fait qu’il fallait me genrer au masculin. Et de ce fait, les gens additionnaient 2 + 2, et ça faisait automatiquement de moi une personne trans.

A présent, l’approche est plus délicate. Je ne prends pas la peine d’expliquer aux nouveaux gens que je rencontre, que je suis un garçon, parce que ça se voit sur ma gueule, il n’y a aucun doute sur la question. Mais je ne précise pas forcément que je suis transgenre. Parce que je ne juge pas cela utile. Et parce que je considère que mon passé n’appartient qu’à moi, et que ça ne regarde pas les gens de savoir ce que contiennent mes boxers.

Et du coup, c’est un exercice de subtilité au quotidien, en particulier en soirée, quand je discute avec des inconnu.e.s, d’avoir des réponses qui me viennent automatiquement aux questions qui sonneraient presque comme des reproches.

Quoi? J’ai bientôt 26 ans et à peine trois poils au menton? Ouais, mais j’ai eu une puberté tardive.
Comment? Tu as entendu que mon ami.e parlait de mon traitement? Oui, j’ai un dérèglement hormonal, rien de bien grave, mais j’ai besoin d’un supplément en testostérone pour éviter les inconvénients liés à ce déficit.
Hein? Comment suis-je aussi renseigné sur les règles? Bah, j’ai deux sœurs moi tu sais, dont la plus grande avec seulement deux ans d’écart, forcément, même sans le vouloir, tu en apprends des choses sur le sujet.
Tu dis? Pourquoi j’utilise la cabine plutôt que la pissotière? Question d’habitude, je préfère m’asseoir, je trouve cela nettement plus confortable. (merci Wolf pour celle là d’ailleurs)

Bref, tout un tas de situations où il m’a fallu créer des automatismes verbaux, par souci de « sécurité », et surtout histoire de me rassurer de ne jamais être « révélé » au grand jour et subir des remarques désobligeantes (car il y en a).

De ce fait, je profite pleinement de la quiétude de mon cispassing, non sans cette angoisse perpétuelle de « griller » ma situation, un peu comme si j’étais un espion sous couverture, au pays des mecs cisgenre.
Et du coup, lorsque des personnes rencontrées depuis moins d’un an, comprennent que je suis trans, il s’en suit toujours une ribambelle de remarques pas toujours très safe, dont je vous ferais bientôt part dans un second épisode de Florilège.

Mais là où je voulais arriver, c’est que je n’aime pas qu’on me colle immédiatement cette étiquette de LE MEC TRANS™, et que les individus ne retiennent uniquement que ça de moi. C’est aussi blessant que réducteur. Je vous remercie donc de ne pas le préciser, me concernant ou concernant d’autres personnes trans. Parce que je l’ai déjà vécu, qu’après avoir discuté avec des inconnu.e.s, mes ami.e.s pensent pertinent de préciser ma situation identitaire à ces inconnu.e.s., et ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas indispensable.

Bref. Prenez soin des gens que vous aimez, dites leur que vous les aimez, et ne les outez pas gratuitement.
Merci !

Look at me standing

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Coucou les pipous !
En cette période de grosse chaleur, je voulais faire un rapide article pour les porteurs de binders.
Comme vous le savez certainement, un binder est principalement fait de coton et de spandex (elasthane/lycra), du coup ça tient particulièrement chaud. Surtout qu’on porte généralement des vêtements par dessus, donc on double l’effet sauna.

En ce moment à Bordeaux, au plus fort de la journée on tape dans les 38 degrés, et même à l’heure où j’écris ceci, soit environ minuit, il fait encore facilement 27 degrés. Ça nous annonce méchamment la couleur pour les trois mois à venir. Du coup, comment éviter de mourir? Voici quelques petites astuces pour vous permettre de tenir la distance durant la période estivale. Rien de bien révolutionnaire malheureusement, mais c’est toujours ça de pris.

1/ Restez à l’écoute de votre corps.
Ça peut paraître con, et moi-même je suis un des premiers à forcer. Mais en tant que porteur de binder régulier, il faut être bien attentif à ses propres limites. Quand vous sentez que vous commencez à suffoquer, à avoir la tête qui tourne, il est temps de l’enlever, car cela vous évitera un éventuel malaise.

2/ Lavage Fréquent.
Nettoyez votre binder au minimum tous les deux jours, je suis d’accord que ça demande pas mal d’organisation, notamment parce qu’un binder doit être lavé à la main, et qu’il faut idéalement en avoir plusieurs pour faire un roulement.
Mais le fait qu’il soit propre permet un certain confort supplémentaire, en terme de port et d’enfilage, comme en terme d’odeur. Parce que mine de rien, la vitamine T augmente pas mal le fait de transpirer. Et porter un binder qui daube n’est pas forcément quelque chose qui met à l’aise son porteur.

3/ Limiter le port.
Le mieux est de pouvoir ne le porter que certains jours, et pas durant la journée complète. J’ai le « privilège » de ne pas devoir aller au taff ou à l’école, et je sais que c’est compliqué lorsque l’emploi du temps est incompatible avec des pauses longues.
Mais ne portez votre binder qu’en cas de situation strictement nécessaire. Donc pas à la maison, éventuellement pas en compagnie des gens avec qui vous êtes suffisamment à l’aise pour être sans, et surtout JAMAIS quand vous dormez (mais ça c’est toute l’année). Évitez également lors de sessions de sport, où il faudrait privilégier une brassière un peu serrée, plus adaptée qu’un binder.
Si vous n’avez pas la possibilité de rester sans, faites quelques pauses, même de 5 minutes, où vous l’enlevez pour le remettre après. Histoire de respirer normalement l’espace de quelques instants.

4/Serrez vous les coudes.
Si vous avez des ami.e.s qui sont aussi porteur.se.s de binders, soutenez vous les un.e.s les autres dans cette épreuve qu’est la chaleur. N’écoutez pas les gens qui vont sans cesse vous demander pourquoi ne pas « juste l’enlever? ». Je sais combien la dysphorie c’est pas rigolo, et que c’est irrationnel. Croyez moi, je comprends, vraiment.
Mais prenez soin de vous quand même, et économisez vous, et surtout hydratez vous !

___

C’est tout pour moi, je vous dis à très vite pour du nouveau contenu ! D’ici là, faites attention à vous, et aux gens qui vous entourent.

Discover something brand new

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Cet après midi, alors que je devrais être en train de m’activer à boucler mon dossier destiné au tribunal, j’ai décidé que plutôt que de tout faire dans l’urgence, je m’en occuperais dans la soirée et irais le déposer demain, et en cette fin d’après-midi, j’écris un article à la place. Mais ceci n’est pas en lien avec le sujet du jour. C’est juste ma volonté de préciser que mon sens des priorités est particulier.

Je voulais donc revenir sur une vidéo qui as beaucoup tourné sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, celle d’un certain Max Bird, intitulée « l’homosexualité expliquée scientifiquement ». Alors je vous arrête immédiatement, je me suis refusé à l’idée de regarder ladite vidéo. Et ce pour une raison très très simple que je m’en vais vous expliquer en quelques lignes.

Parce que c’est non seulement un concept absurde, mais c’est aussi un peu dangereux.
Voilà, c’est tout pour moi, bisou et générique de fin.

___

Bon, d’accord, je m’étale un peu plus finalement.
Mais c’est bien parce que c’est vous et que je vous aime fort.

Alors, allons-y joyeusement. Pourquoi chercher à expliquer scientifiquement l’existence de l’homosexualité, au même titre que la transidentité, c’est complètement con?

Parce que ça revient à dire que l’hétérosexualité est forcément l’orientation sexuelle par défaut, ou que le fait d’être cisgenre c’est être nécessairement plus normal que d’être trans.
Or ce n’est pas une question de normalité, mais bien de majorité, d’un point de vue des chiffres tout du moins.

Si on considère que les personnes trans ne représentent qu’environ 1% de la population, et que donc c’est pas eux les normaux, on revient à dire que c’est le même problème pour les personnes rousses. Oh wait, on leur crache déjà à la gueule en fait.
Je vais changer d’exemple du coup.

Ça reviendrait à dire que la France, ou la Russie, ou les Etats-Unis, ça c’est des vrais pays. Mais que l’Australie c’est juste une minorité visible. Que si on ne choisis pas d’être Australien, on peut expliquer scientifiquement qu’est-ce qui nous pousse à devenir australien. La volonté de mourir plus vite à cause de la faune et la flore? Ou une préférence personnelle pour un accent à couper au couteau?
Je ne sais pas trop, mais on peut vous aider chers Australiens, il existe des groupes de thérapie, promis.

Voilà. C’est vraiment absurde. Et pourtant, c’est la rhétorique qu’on nous balance à la gueule avec ce genre de vidéos. Nous, personnes rassemblées sous l’acronyme LGBT+, ne sommes pas une erreur statistique à analyser. Nous ne sommes pas scientifiquement explicables, ni dissécables à grands coups de théories fumeuses pour justifier de notre existence en tant qu’individus.

Donc s’il vous plait, arrêtons de visibiliser ce genre de médias, que ce soit des vidéos ou des articles pseudo-éclairés, qui ont pour volonté de normaliser une violence scientifique à notre égard. Celle consistant à nous valider, de la même façon que des créatures rares et fascinantes.

Nous sommes peut-être moins nombreux que l’écrasante majorité cis-hétéro, mais nous n’en sommes pas moins une part intégrante de l’univers qui nous entoure.
Je ne suis pas une anomalie statistique.
J’existe. Et je compte bien en profiter.

At least I think I do

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J’ai de la chance, mais tout n’est pas parfait.

Concernant mes problèmes de santé, j’ai été pris en charge suffisamment tôt pour limiter les dégâts. Mais des difficultés subsistent. J’ai perdu une majeure partie de ma capacité d’attention et de mémorisation, ce qui m’empêche de pouvoir lire plus de quelques lignes d’affilée. J’ai bien évidemment quelques astuces, mais rien de miraculeux, et je suis vite contraint de stopper ma lecture d’un sujet trop long. Et ce n’est que le sommet de l’iceberg, mais je ne détaillerais pas aujourd’hui.

Concernant mon identité, j’ai la chance d’avoir une grosse partie de ma famille qui me soutient. Mais la part ne le faisant pas, est pesante, de par sa proximité affective. J’aurais pu me faire jeter dehors, mais j’étais déjà parti. J’aurais pu voir tous les ponts rompus, mais des mains m’ont été tendues.
Je ne suis pas en conflit ouvert avec ma famille non plus, mais je fais des efforts pour l’empêcher.

Je suis loin d’être isolé socialement, mais je demeure malheureux affectivement. Plus les choses avancent dans le bon sens, plus cette absence émotionnelle me pèse. Car plus ma vie s’améliore, moins il y a d’éléments pour m’en distraire.
J’ai conscience que ce n’est qu’une question de temps, mais plus celui ci s’écoule, et plus mon entourage enchaîne les compagnies agréables ou gravent celles ci dans la pierre de l’éternel. Jusqu’à que la mort vous sépare, si ma mémoire est bonne.

Plus ma vie avance, mieux les éléments s’installent. Bons comme mauvais. Je prends conscience de beaucoup de choses, je ne détourne plus les yeux. Mes vieux démons me hantent, et je leur renvoie leurs regards insistants. Un jour peut-être, parviendrais-je à m’en défaire.
Mais sans eux, serais-je aujourd’hui le même individu? Aurais-je rencontré les même personnes, vécu les choses différemment, appris les même leçons? Je l’ignore sincèrement.

Mon but n’était pas aujourd’hui de sombrer dans le mélodrame un peu tire-larmes. Simplement de faire un point, et de constater que si j’ai effectivement de la chance, tout n’est pas nécessairement parfait.

Look what you started

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Le mignon avant la colère.

Il y a de ces tournures de phrases toutes faites qui m’énervent. Y’en a même un paquet. Que ce soit des expressions que je ne saisis pas, du type « une fois n’est pas coutume », ou « je dis ça, je dis rien ». Bah si tu dis rien, tu n’imposes pas ton discours quand même en fait.
Mais aujourd’hui je pense à une tournure en particulier. Celle d’employer le mot « schizophrénique » pour parler d’un élément, d’une personne, d’une idée, d’une situation, subissant ou exprimant une dualité dans son concept.
C’est une formulation que j’ai souvent croisée, que ce soit dans des articles de presse, en ligne comme papier, ou dans la bouche de mes profs pour parler d’un point de grammaire Et ça me fait doucement hurler.

Un extrait du Nouvel Obs à propos du récent scandale autour de l’autre sac à merde.

Ça me fait grincer des dents parce que c’est un abus de langage, et une subtile stigmatisation supplémentaire qui n’est vraiment pas nécessaire. Celui d’associer forcément la schizophrénie au trouble de la personnalité, ou en termes plus simples : que cette pathologie se traduirait forcément par une personnalité multiple, un dédoublement de caractère etc.
Le simple fait de l’écrire en toutes lettres me donne envie de foutre mes mains au feu.

Petit rappel des bases : la schizophrénie est une affection psychologique, qui PEUT se traduire par un trouble de la personnalité, mais ce n’est pas une généralité. Le trouble de personnalité peut affecter un individu, indépendamment d’une éventuelle autre affection psychologique. En gros on peut avoir l’un sans l’autre, et vice versa.

Il y a autant de types de schizophrénies qu’il y a de personnes atteintes de cette maladie.
Et même s’il y a plusieurs grandes classifications dans la maladie, des genres de « type » de schizophrénie, il n’y a que très rarement deux patients identiques, même si les deux personnes ont exactement le même traitement, au dosage près, leurs habitudes de vie et leurs attitudes quotidiennes sont souvent clairement distinctes.

Et outre les différents sous-genre de cette affection, il y a aussi une question de degrés, et de gestion personnelle du traitement. J’ai déjà écrit des billets à ce sujet, sur le fait qu’il faut arrêter de basher les personnes sous médicaments. Pour me paraphraser, dans ce genre de circonstances, les médocs ne sont pas une béquille, mais bien une chaise, permettant de s’asseoir et de souffler un peu plutôt que de ramper jusqu’au prochain point de sauvegarde.

J’ai suffisamment vu les dégâts que peuvent résulter d’une prise chaotique des comprimés, et ce n’est pas beau à voir. C’est aussi particulièrement irresponsable.
Cependant je ne blâme pas forcément la personne qui doit avaler les pilules, mais aussi son entourage, soignant, familial, amical, qui ne parvient pas nécessairement à déceler une carence médicamenteuse. Mais bref. Je m’éloigne beaucoup trop facilement. Je disais donc.

Il y a bien évidemment des patterns communs dans cette maladie si particulière, comme celui d’être vachement plus sujet aux addictions (alcool, tabac, drogue et compagnie…), et d’avoir une grosse tendance à la dépression.
Et pour ce qui est du cliché de la violence, des études rapportent que les malades sont plus souvent dangereux pour eux-même (auto-agressivité), que pour les autres (hétéro-agressivité). Il y a bien évidemment des cas de violences envers autrui, et généralement ça fait vite la une des journaux locaux, mais ce n’est clairement pas la majorité statistique. Une personne schizophrène est bien plus disposée à s’auto-mutiler ou tenter de mettre fin à ses jours, plutôt que de se préoccuper de celles des autres.

Ma recommandation est donc de ne pas croire tout ce que vous lisez, même si c’est dans une publication qui semble super sérieuse et tout ça, et je maintiens cet avis me concernant, remettez les choses en doute, je ne détiens pas la vérité absolue.

Mais avant que cet article ne se termine en thèse sur cette maladie ma foi aussi complexe que fascinante, je conclurais rapidement.
La schizophrénie ne devrait pas être, que ce soit dans l’esprit collectif comme dans le langage commun, un synonyme de dualité. Mettez y tous les adjectifs que vous voulez, concernant l’irrationalité, le paradoxe, l’illogique totale, peu importe. Mais pas une équivalence à une idée double quelconque. Ah et foutez la paix aux bipolaires aussi.

C’est tout pour moi aujourd’hui, le bisou.

Une bouteille en arrière

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A l’occasion du 17 Mai, soit l’IDAHOT, ou Journée Mondiale contre l’homophobie et la transphobie en français, j’ai décidé de m’écrire une lettre à mon moi de y’a 10 ans. Bon, le résultat est moins feel good que je l’espérais, mais j’ai fait mon possible pour rendre le truc pas trop mielleux sans tomber dans le larmoyant pour autant.
Mais il faut quand même se contextualiser que moi, y’a 10 ans, j’étais une boule de nerfs pétri par la colère et le mal-être. Du coup j’essaie plus de me rassurer qu’autre chose, en essayant de ne pas trop tomber dans le paternalisme, mais je dois avouer que je me suis sincèrement pris au jeu, comme si mon moi passé allait réellement recevoir cette lettre. Bref, bonne lecture, et un paisible IDAHOT à vous tou.te.s !

_
Cher Petit Kao,
Tu as actuellement 15 ans, bientôt 16, et tu es à l’aube d’un tas d’événements qui vont bouleverser ta vie.
Tu n’en as pas encore conscience pour le moment, mais tu fais face à une période charnière, plusieurs même, qui vont faire que ta vie à l’heure où je t’écris, n’a plus grand chose à voir avec celle que tu vis de ton côté du temporel.

De là où je t’écris, saches que tu as fini par débloquer certains questionnements, que tu refoules encore pour le moment présent. Mais ne sois pas pressé, disons simplement que certaines personnes que tu vas rencontrer auront un effet de « déclencheur » sur certaines de ces questions qui te troublent tant ces temps ci.

Cependant, sois bien mis en garde que tu n’est pas à l’abri de perdre certaines figures clés en cours de route. Je pense à l’une d’entre elles en particulier, dont tu t’en voudras un moment de ne pas avoir eu le temps de lui montrer explicitement qui tu es véritablement.
Néanmoins, sache qu’il t’aura connu de suffisamment près pour que, sans que tu ai eu besoin de lui montrer, voire de le lui dire, il t’auras vu sous ton vrai jour et ce plus que tu ne l’espère. Il aura également un impact important sur toi, sans que vraiment tu ne t’en rendes compte.

Egalement, d’autre personnes que tu penses encore cruciales pour toi, n’auront qu’une négligeable signification sur le long terme. Mais là encore, ne t’en inquiètes pas trop, tu en rencontreras d’autres toutes aussi formidables, si ce n’est plus.
Des gens qui resteront à tes côtés quoi qu’il advienne, peu importe combien tu changes.

Car oui, le changement, c’est ce qui t’attends, et ce, sur un paquet de plans. Je sais que tu as arrêté l’école depuis peu, et saches que tu y reviendras par la suite, par challenge personnel principalement, et je te gâche un peu la surprise, mais le Bac tu finiras par l’obtenir, pour finalement te rendre compte que cela ne t’es pas indispensable, mais bon, tu en tireras quand même beaucoup de fierté, ne t’en fais pas.

Moult aventures t’attendent au tournant, toutes spécialement chargées en emotion. Bon, par contre, tu ne rencontreras pas l’amour immédiatement, enfin si, mais pour une courte durée uniquement. Je ne souhaite pas te décourager cependant, je n’en sais simplement pas beaucoup plus pour le moment.

Ah, et accroches-toi bien à tes chaussettes, parce que tu vas t’embarquer sur un sacré rollercoaster médical. Tu iras de surprises en déconvenues, mais promis, ça finira par se stabiliser, tu finiras par t’y habituer.

N’angoisses également pas trop, ton indépendance toute fraîche finira elle aussi par s’aplanir, non sans quelques gros moments d’angoisse. Mais on n’a rien sans rien, n’est-ce pas?

Pour résumer, mon petit, et je sais que tu détestes que l’on t’appelle ainsi, mais ça te passera là aussi; tu t’apprêtes à vivre énormément de changements, tu vas même déménager de plateforme concernant ton blog. Tu ne rencontreras pas le succès que tu espères, mais tu te constituera une solide base de lecteurs fidèles, toutes et tous particulièrement bienveillants. Et de temps en temps, tu produiras du contenu dont tu pourra être très fier !

Beauoup de belles choses t’attendent, de nombreux chamboulements également, qui pourront paraître insurmontables, mais chaque fois tu sauras puiser la force nécessaire pour les assimiler et en tirer profit pour continuer ta route.

Ne te décourages pas, ne perds pas espoir.
Rien n’est écrit d’avance. Moi-même je demeure l’esprit ouvert à de nouveaux horizons inattendus.
Prends soin de toi, tu finiras même par y prendre goût.

Je t’embrasse,
Stan du futur.

Swallowing on scars

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Boum, bébé !

Pour ceux qui le savent, plus le temps avance, et plus je suis à l’aise avec mon identité. En conséquence, ce qui m’a construit pendant des années, à savoir, mon orientation sexuelle; s’est un peu cassé la gueule.
Je me suis labellisé pendant des années comme « gay », le terme de « lesbienne » m’ayant toujours gêné à l’oreille. Ce blog en était d’ailleurs porteur dans son titre jadis.
Mais le fait est que, durant le dernier tiers de ma vie actuelle, beaucoup de choses reposaient sur cette identification personnelle. Et au moment de faire mon second coming out, j’ai un peu pété les fondations à la masse de chantier.

Le fait d’intégrer socialement comme personnellement cette « nouvelle » identité, m’a fait réaliser un paquet de trucs. Notamment le fait que, plus j’avance dans mon parcours, et moins j’estime que les gens aient des choses à redire quant à ma vie privée.
Notamment le fait que mes préférences romantiques et [éventuellement] charnelles, ne concernent que moi. Mais surtout que je ne suis pas obligé d’être hétérosexuel au sens le plus strict du terme pour être valable en tant que garçon aux yeux du monde.
On dirait que j’enfonce des portes ouvertes, mais c’est une réalisation avant tout personnelle, qui me concerne, les autres font bien ce qu’ils veulent, je m’en carre pas mal.

Tout ça pour dire que, ce que j’ai longtemps considéré comme une faute de parcours, à savoir, d’avoir couché avec un garçon cisgenre, n’en était pas forcément une, d’erreur. Bon, si, mais pas pour les raisons que vous croyez, attendez la suite, ça devient croustillant.

Avant toute chose, ne perdez jamais de vue que, l’hétérosexualité ne devrait pas être l’orientation par defaut, et qu’à partir du moment où toutes les parties sont consentantes, et aptes à consentir, alors tout le monde est content.
Bon okay, là j’enfonce vraiment des portes-fenêtres, et je ne fais que retarder le moment pop-corn.

Comme chacun le sait, je suis célibataire, et ce, depuis un paquet de temps. Et au début où j’étais sous traitement hormonal, de temps en temps, la testostérone faisait son petit effet, et j’avais des envies assourdissantes. Au point de refuser de sortir de chez moi pour voir du monde, de peur d’avoir des paroles ou des comportements dictés par mes hormones bouillonnantes.
En conséquence, je restais beaucoup chez moi, mais la magie de la technologie me laissait à portée d’autres individus via ce merveilleux biais qu’est Internet. Du coup, de temps en temps je grattais à la porte virtuelle de ce fameux garçon avec qui j’avais consommé quelques temps auparavant. Parce que je savais qu’il ne me jugerait pas, qu’il comprendrait ces pulsions pressantes, et qu’il m’aiderait à mettre en place une stratégie pour y mettre fin. (Et éventuellement fanfrelucher ensembles, soyons clairs là dessus.)
Et fluteblûte, à quel point pouvais-je me fourrer le bras dans l’œil.

(TW: Transphobie)
Après une énième piètre tentative de l’attirer jusqu’à ma chambre à coucher, il m’a avoué être moyennement à l’aise avec cette idée. Parce que, et je paraphrase sans exagérer un seul instant, après tout, il avait vu mon corps, savait à quoi je ressemblais vraiment sous mes vêtements, et que donc, il lui apparaissait comme impossible pour lui de pouvoir me considérer véritablement comme un garçon. Je serais à ses yeux toujours une fille, avec un corps de fille et tout ce qui s’en suit.

Après ma colère primaire, il a essayé de se justifier plus que de s’excuser, s’enfonçant encore plus dans ses miasmes verbaux. Je lui ai donc très judicieusement indiqué de ne plus jamais m’approcher ou chercher à me contacter. Il a respecté cette injonction, ce qui est très basique, mais bienvenu, et d’ailleurs s’il lit ceci, qu’il ait la décence de ne pas se manifester publiquement, merci d’avance.

Voilà.
Je ne sais plus exactement comment conclure, la nausée m’ayant violemment repris depuis environ deux paragraphes. Donc je finirais simplement là-dessus.
En tant que personnes transgenre, nous ne sommes pas que des corps. Les personnes cisgenre non plus ne sont pas que des corps, mais iels n’ont que bien moins à subir ces violents rappel à l’ordre sous couvert d’une prétendue biologie scientifique de bas-étage.
Et en conséquence, si vous n’êtes pas fichus de faire le détachement entre corps physique et identité de genre, ne sortez pas avec des personnes trans, ne couchez pas non plus avec des personnes trans, et par dessus tout, foutez nous la paix.
Bisou.

Felicitations, c’est un garçon !

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Bien le bonjour !
Aujourd’hui est un grand jour, une pierre blanche sur mon édifice personnel construit avec mes petits bras. Je fête en effet mon premier anniversaire de traitement hormonal de substitution. Un an donc, que je prends joyeusement une seringue pleine de vitamine T dans une de mes deux fesses.

Il y a eu plusieurs dates clés dans mon parcours, au choix mon coming-out officiel et définitif public (21 décembre 2015), les obtentions successives du certificat « d’aptitude » à la transition, la première ordonnance pour la vitamine, etc. Tout ça vous le savez déjà, si vous me suivez depuis tout ce temps.
Mais donc le 10 mai 2016, à 11h tapantes, j’ai reçu ma toute première injection, une piqûre pour une nouvelle vie, en quelque sorte.

Et tout au long de cette première année, y’a un paquet de gens que je dois remercier pour m’avoir supporté, à tous les sens du terme. Du coup là ça va être une longue liste de remerciements, un peu comme le générique de Dorothée où tu espérais voir ton prénom apparaître. Spoiler cependant : je n’ai jamais vu l’émission de Dorothée, j’étais trop petit, et aussi je vais sûrement oublier un paquet de gens, donc pardon par avance si vous êtes éventuellement vexés de ne pas lire le vôtre.
Ah et si vous scrollez à la fin, j’ai monté une vidéo un peu comme j’ai pu, qui retrace mois par mois, mon évolution, avec énormément de cuts sinon ça aurait fait 15 minutes et ça aurait été super chiant.

Donc, un énorme merci en premier lieu aux participants des cagnottes qui m’ont permis d’accélérer le processus d’accès aux soins :
Emma D, Charpi, Alia, Java, Bambi, Mathieu C, Marinou, Emeric, Reya A, Candice, Polina, Yeti, Simon, Manon, Firea, Louison, Emma B, Charlie, Segolene, Olivier, Ludovic, Didou, Isie S, Geoffrey F, Rebecca L, Sophie L, Mathieu M, Gabriel G, Roch, Thorfin, Gia, Lucy.

Un tout aussi massif merci à celleux qui m’ont écrit des lettres de témoignage pour l’obtention de mon changement de prénom:
Nathalie, Alice, Passy et Lili.

Et enfin pour terminer, quelques remerciements un peu plus personnalisés, parce que voilà, il fallait le souligner.

  • Marianne & Simon-Pierre : pour votre accueil chaleureux et l’amitié inconditionnelle qui s’en est accompagnée.
  • Poutchy : pour ton soutien quotidien, et ton amour indéfectible.
  • Leo : pour m’avoir poussé dans la bonne direction dès le début, et parce que t’es pas mon frère pour rien, ai-je besoin d’en dire plus?
  • Ma famille : Pour avoir su me soutenir, une majeure partie d’entre vous, et ne pas m’avoir tous rejeté en bloc.
  • Axelle : Pour m’avoir ouvert ta porte alors qu’on se connaissait à peine, et m’avoir laissé les clés  y compris après avoir appris à me connaitre.
  • Kris : Pour être un père de substitution incroyable.
  • Tcheu : Parce que même de loin, je sais que tu es encore là.

Bref, trêve de niaiserie, en avant pour la vidéo !
[Attention: suite à une erreur au montage, le son n’est pas très fort sauf pour le générique de fin. Faites gaffe pour ceux qui écouteront au casque. Egalement, la qualité vidéo est relativement médiocre, mais ma webcam n’est pas compétitive. Voilà.]

They want me dead

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Des fois, je réalise que mon cispassing tient à des détails, des petites choses fragiles du quotidien, et qui nécessitent de sacrés jets de bluff.
Un élément en particulier me vient immédiatement à l’esprit, celui des toilettes. On ne peut pas vraiment esquiver ce besoin là, et ça peut être une source de soucis inattendus.

Encore hier soir, je discutais avec un nouvel ami, et nous évoquions le principe d’optimisation de « l’afk bio », à savoir, la pause petit coin obligatoire durant les parties de jeu vidéo en ligne. Et quand on est en pleine instance, ou donjon, bref, une partie intense à plusieurs, le moins de temps passé sur le trône est la clé du succès.
Je lui évoquais ma technique qui consiste à se désaper/rhabiller sur la route entre l’écran et les chiottes, et lui m’a répondu d’un air interrogateur pourquoi je perdais ce temps là? Alors qu’il suffisait de « se la caler sur le côté » et courir en calbut à travers l’appartement.
Après une savante poker face de ma part, j’ai renchéri après un léger silence que j’étais très pudique, et que je portais au minimum un short.

C’est à ce moment là que j’ai réalisé que les garçons cisgenre n’ont pas la nécessité de descendre leur futal aux chevilles pour pisser. Et je me suis senti un peu bête, d’avoir oublié ce genre de détail si stupide et pourtant si révélateur.

Je suis un homme ne possédant pas de pénis, et ça me complique un peu la tâche quand il s’agit d’aller faire ses besoins. En particulier quand les toilettes publiques sont, au mieux équipées d’une seule cabine, au pire ne disposent que d’urinoirs. Je suis simplement incapable de faire mon business debout. Et quand parfois la porte de la cabine est pétée, c’est super délicat de me soulager sans crainte d’être « grillé », et éventuellement d’être agressé pour « oser » être différent. Ça serait bien loin d’être du « jamais vu » malheureusement.
Je me rappelle précisément la fois où j’ai été chahuté assez violemment pour avoir utilisé les « toilettes des filles », je ne souhaite pas réitérer l’expérience.

D’autant que, et j’espère vraiment être le seul à le remarquer mais, entre les deux types de tuyauterie intime, le son produit lorsqu’on fait pipi est distinctement différent, en fonction duquel l’on est équipé. Et ça me fout une trouille monumentale quand vient le moment d’évacuer en terrain inconnu, ou simplement hors de chez moi.
Et je ne parle même pas de l’impossibilité totale d’uriner dans la rue, qui révélerait à coup sûr mon anatomie inhabituelle pour un garçon.

Voilà. Il n’y a pas vraiment de revendication particulière derrière ce billet, si ce n’est, laissez nous pisser comme on peut, et surtout comme on veut, où on veut.
Les personnes trans ont un quota suffisant d’angoisse quotidienne, et les WC en sont une partie intégrante.

Merci de votre attention.

Let me out in the wild

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Coucou les p’tits mous, aujourd’hui, on fait avancer la science ! (non)
Je disais donc aujourd’hui, on va parler de binders, et pas n’importe quelle marque, puisque je teste depuis ce matin pour vos beaux yeux, la marque Pas Mon Genre, nouvelle boutique émergente sur le marché, et française de surcroît (basée à Rennes).

Je tiens avant toute chose à préciser que je n’ai aucune forme de partenariat avec les propriétaires de cette boutique, et que j’ai acheté mon exemplaire comme tout le monde, avec mes piécettes de prolétaire. Bon pas vraiment de prolétaire puisque pour ça il faudrait techniquement que j’ai un travail, mais je m’égare.

Avec mes piécettes de gros assisté de la société donc, j’ai commandé un modèle de la bien-nommée gamme « Basic », noir tout simple, avec l’option fermeture éclair. Je me suis dit, quitte à changer mes habitudes, autant y aller à fond.

Il faut savoir que la boutique fait ses binders à la main, un par un, donc ça prend forcément un peu de temps entre l’achat et l’envoi. La réception en revanche prends 2-3 jours maximum, sauf moi qui ai combiné weekend et jour férié, donc ça en a pris 5.
J’ai payé 3 euros de frais de port, et je lis sur enveloppe que le timbre a coûté 2,92e. Ça a le mérite d’être honnête. A ce prix là, pas de numéro de suivi possible, mais je suppose que si l’on demande très gentiment, PMG acceptera sûrement d’envoyer votre précieux bien avec l’assurance postale, à condition de rajouter de la monnaie sur le petit tas brillant, parce que la Poste se fait plaisir sur les tarifs, je le rappelle.

Coucou.

Comme j’aime les jolis graphiques fait sous Paint, je vous propose un test en 5 points. Vous trouverez le graphique à la fin si vous êtes décidément des gros feignants qui n’aimez pas lire mes longues explications. Mais jetez au moins un oeil à la conclusion.

■ Enfiler le bazar : Ça a été super compliqué en fait, j’me suis dit naïvement que j’allais l’enfiler et fermer le zipper. Grave erreur que voilà. C’est un binder, le zipper doit être super pratique pour l’enlever à la fin de ta journée/sortie, mais pour l’enfiler? Mauvaise idée. Donc j’ai enlevé le vêtement, fermé le zip, et enfilé à nouveau le machin à la classique, par dessus la tête, si possible en restant coincé aux épaules parce que c’est tout neuf donc encore bien serré. Donc après avoir secoué les bras pendant 2 minutes en espérant que ça passe, ça a fini par effectivement passer, non sans m’être à moitié luxé un membre.

■ Confort : Le binder est composé d’une matière élastique pour l’ensemble, et d’une partie en coton pour la partie compressive. C’est moins rugueux que sur les GC2B pour comparaison. J’ai moins l’impression de manquer de m’arracher un téton quand je replace ma viande à l’intérieur (pardon pour l’image).
En revanche, je suis entre deux tailles, donc si c’est parfaitement seyant pour le haut, la base est vachement serrée, et depuis la fin d’après-midi, j’ai un genre de point de côté permanent. Egalement, ma morphologie fait que je suis forcé de faire rouler le bas du binder à cause de ma ceinture abdominale conséquente. Vous le constaterez sur la photo juste au dessus d’ailleurs. Et le modèle de chez PMG ne fait pas exception à cette règle de « roulage » obligatoire, mais ayant choisi d’y placer stratégiquement une fermeture éclair en plein milieu du torse, je ne suis pas convaincu que le plastique apprécie de ne pouvoir rester à plat. A voir à l’usage donc.

Thermique : Par là j’entends, à quel point ça tient chaud? Pour celleux qui l’ignorent, dans un binder, tu sues, et pas qu’un peu. Surtout en plein été, hashtag mourir et tout ça.
Bon, aujourd’hui il ne fait pas spécialement chaud, donc c’est assez difficile à déterminer pour le moment. Mais vu l’épaisseur de la matière élastique, on est loin du GC2B en terme de « cage de chaleur ». Je pense donc que c’est une valeur sûre si jamais la météo dépasse les 25 degrés. Car oui, on ne vous préviens pas, mais la testo moi ça m’a rendu horriblement sensible au moindre pic de chaleur.

■ Compression : C’est très correct, compte tenu du fait que j’ai un excédent de tissu qui rebique à cause de la fermeture éclair repliée. Je suis même agréablement surpris de la capacité de ce binder à obtenir un résultat quasiment équivalent à un GC2B, pour un prix presque divisé par deux.

■ Tenue : Les coutures au niveau de l’aisselle sont un brin trop basses pour moi, mais ça c’est délicat puisque chacun.e est différent.e, et que donc ce qui moi ne me convient pas, conviendra très bien à un.e autre, et vice-versa. Dans l’ensemble, le binder ne bouge pas trop durant la journée, mais c’est le dos qui en fait les frais par contre. Ce soir, mon dorsal me lance distinctement, mais là encore, c’est un souci qui m’est propre je pense.

On ne dirait pas mais j’ai passé 1h sur ce truc.

Pour conclure : Pour de l’artisanal, je ne m’attendais pas à une telle qualité de compression. Même si j’avoue, en l’enfilant j’ai eu peur de faire exploser les coutures, où étaient encore visibles quelques fils récalcitrants. Rien qu’un coup de ciseau expert ne saurait résoudre cependant.
Pour à peine une vingtaine d’euros, c’est une alternative plus qu’intéressante au géant américain. Une entrée de gamme de qualité, à un tarif très abordable, avec derrière une équipe particulièrement réactive à mes petits messages concernant ma commande.

Retrouvez les donc sur Etsy & Facebook.