Seven Sisters

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Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion d’aller voir Seven Sisters, ou « What Happened to Monday? » en version originale. Personnellement je ne comprends pas l’intérêt de traduire un titre anglais pour un autre titre en anglais, mais passons.
En voyant la bande annonce, je me suis demandé si c’etait un genre de Orphan Black dans un monde dystopique, mais il n’en est rien.

Synopsis
Dans un futur pas si éloigné, suite à la résolution de la crise alimentaire grâce aux OGM, des mutations se sont manifestés chez les humains, donnant résultat à une augmentation des naissances multiples (jumeaux, triplés etc.), plongeant le monde dans une crise de surpopulation catastrophique. Pour régler cela, les autorités européennes ont mis en place une politique de l’enfant unique, sur une idée du Dr Nicolette Cayman (Glenn Close). Manque de bol, la fille de Terrance Settman (Willem Dafoe) met au monde sept enfants d’un coup, et celui ci décide qu’elles porteront chacune un jour de la semaine en guise de prénom, et seront autorisés à sortir de l’appartement en fonction de leur jour assigné. Chaque enfant, incarnera donc l’identité de Karen Settman (Noomi Rapace), jusqu’à l’âge adulte. Mais un beau jour, Monday disparaît, et ses sœurs vont tenter de découvrir ce qui lui est arrivé.

Une performance?
J’aime bien Noomi Rapace, je l’avais notamment adoré dans Passion de Brian de Palma, et si je n’ai pas eu les tripes de voir Millenium, je voulais la voir s’attaquer à ce challenge qui est d’incarner plusieurs personnes à l’écran, en distinguant bien chacune. Est-ce une réussite au final? Alors, oui et non.
A la fois oui, parce que toutes ont passé 30 ans de leur vie à être Karen, du coup, peu importe quelle Jour l’incarne, Karen reste Karen. Mais en même temps non parce que les scènes où elles sont ensembles, j’ai eu beaucoup de mal à les discerner les unes des autres, malgré leurs différentes coupes de cheveux, quand chacune parle en même temps qu’une autre, c’était rapidement complexe de savoir qui disait quoi.

En revanche, une fois prises individuellement, chacune des jeunes femmes est cohérente avec elle-même, et on a presque le temps d’avoir sa préférée.

L’avis général
J’avais vu les affiches dans le métro parisien, où il était dit « vous ne devinerez jamais la fin! ». Non seulement c’est hyper présomptueux, mais en plus c’est pas complètement vrai. Si j’avais le tableau final une demi-heure avant, il y a juste deux trois détails qu’effectivement, je ne pouvais pas deviner. Des détails qui peuvent expliquer, éventuellement, certains comportements des sœurs, mais pas entièrement non plus.
Un truc m’a cependant fait tiquer, comme si le film jouait avec nos cerveaux. Certaines ficelles sont assez rapidement faciles à deviner, et j’avais l’impression que le film me tapotait gentiment sur le crâne en me disant, c’est bien, tu l’as vu arriver, mais ÇA LÀ, tu l’avais pas vu hein? HEIN?
Du coup je ne sais pas trop s’il y a un manque d’équilibre dans les twists ou si c’est fait exprès pour nous faire nous auto-congratuler dans nos découvertes pour mieux être bernés derrière.

Le petit plus?
J’ai noté un gros effort d’ambiance sonore au niveau des moments de foule. Quand on est dans l’appartement, c’est cosy et agréable, le calme est présent. Mais dès qu’il s’agit de mettre le nez dehors, surtout au début du film, l’ambiance est assourdissante. Le côté angoissant de la foule est hyper bien retranscrit, avec tous les bruits environnants, toutes les bribes de voix que l’on entend toutes en même temps sans vraiment pouvoir distinguer quoi que ce soit. En dehors de ça, les scènes d’action ont de la musique adéquate, ainsi que les moments dramatiques ou d’émotions quelles qu’elles soient. Je n’ai pas vraiment noté de thème récurrent spécifique, mais il n’est pas impossible qu’il y en ait eu un, il était juste discret.

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Le mot de la fin
Le premier mot qui m’a échappé quand le générique se déroulait, c’est que ce film est INTENSE. A tous les sens du terme d’ailleurs. Il est intense aussi bien dans son rythme que dans son déroulement, que ce soient les scènes d’actions ou les scènes de flashback, tout s’enchaîne assez vite et on a à peine le temps de respirer, voire de se remettre de ce qui vient de se passer. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ça fait beaucoup à encaisser en à peine 2h que font le film.
Mais sinon, je crois que j’ai oublié de le spécifier, mais j’ai beaucoup beaucoup aimé. C’est joli, on en prend plein la gueule en terme d’émotions et de twists, y’a des scènes vraiment marquantes, et de jolies trouvailles.
Voilà.

Je lui mets un joli Noomi Rapace sur dix. Parce que bon, faut pas déconner quoi.
Mais très sérieusement, c’était chouette. Même si je suis bon public, donc ne vous fiez pas qu’à mon avis.

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Orphan Black

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En ce début d’après-midi, allez, on va dire que je publierais ça une après-midi, soyons fous. En vrai là nous sommes en pleine nuit et j’écoute Pierre & le Loup pour rester concentré, et en allemand pour ne pas comprendre le narrateur. Mais comme ça n’a absolument aucun lien avec mon article, je vais arrêter de marmonner inutilement et rentrer dans le vif du sujet. Bref.

Je me suis enfin décidé, après avoir clôturé le visionnage de cette série il y a quelques jours, de supprimer mon premier article où je spoilais la moitié de l’intrigue de la saison 1, et de (re)faire un petit article de conclusion pour l’ensemble de la série, le tout, spoiler-free.

La série Orphan Black donc, a été diffusée aux USA puis en France de 2013 à 2017, pour un total de cinq saisons soit 50 épisodes, à raison de 10 par saisons, oui, je fais des maths des fois. Je recommande cependant de la regarder en version originale, pour la qualité du jeu d’acteurs, car le niveau est vraiment présent.

De quoi ça parle ?
Dans cette série, tout tourne autour de Sarah Manning, jeune femme un brin paumée qui retourne dans sa ville natale pour retrouver son frère Felix, et sa fille Kira. Mais au moment de prendre le train, elle croise une autre jeune femme sur le quai de la gare, qui va indirectement boulverser sa vie toute entière.
Par un concours de circonstances que je ne dévoilerais pas, Sarah en vient à tirer le sac à main de l’inconnue afin d’usurper son identité, car par un heureux hasard, les deux femmes ont un physique assez similaire.

Et à partir de là, s’en suit une avalanche de twists scénaristiques qui font un peu l’effet tempête dans un verre d’eau, mais qui, sur le long terme, s’imbriquent de façon assez cohérente.

Pourquoi c’est chouette ?
Outre le fait que l’ensemble de la série vous prend aux tripes et vous retournent aussi bien le palpitant que le cérébral, la narration sait trouver un rythme justement dosé entre action intense et moments d’accalmie propices aux retrouvailles entre divers personnages par exemple. Il y a suffisamment de retournements de situation pour nous maintenir en haleine sans trop nous surcharger d’éléments dès le départ. Même si OB comporte quelques moments assez WTF, ceux ci finissent par être expliqués avec plus ou moins de logique.

En outre, la série comporte un panel assez conséquent de personnages aux horizons divers et variés, qui sont introduits au fur et à mesure, histoire de ne pas faire trop d’un coup, parce que croyez moi, il y a du monde à l’arrivée. L’avantage cependant, de cette quantité qui peut sembler astronomique avec le recul, c’est que chacun trouve son bonheur, et aura forcément ses petits chouchoux.

Le petit plus non négligeable?
J’en noterais deux. Même s’ils sont relativement anecdotiques, mais c’est histoire d’etoffer mon article, chut.
Le générique : il est chouette, et plutôt court, ce qui me permet de ne pas le zapper systématiquement. C’est important les génériques pas chiants, c’est un point qu’on néglige trop facilement.
D’ailleurs en note de coin de table, sachez que la bande sonore de la série dans son entièreté est assez soignée.

Le second point c’est que, vu que la série est canadienne, et que visiblement le Canada n’a pas un catalogue d’acteur·ices immense non plus, on peut au fil des cinq saisons, s’amuser à trouver dans quelle autre série a-t’on croisé tel ou tel personnage. J’ai personnellement noté deux trois têtes issues de Lost Girl, Rookie Blue ou encore Wynonna Earp, juste comme ça, de mémoire. Ou alors c’est juste moi qui regarde beaucoup trop de séries canadiennes, c’est possible aussi.

En résumé, Orphan Black c’est vachement bien, mangez-en.

Stardew Valley

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Alors que je m’apprête à conclure quatrième été, après plus de 120h de jeu, il serait temps que je vous fasse un compte rendu de ce petit bijou qu’est Stardew Valley, que nous appelleront SV pour simplifier mon article.

Pour la petite histoire, le jeu est sorti le 26 février 2016, et quelques jours plus tard, soit début Mars 2016, mon coloc du moment en faisait l’acquisition sur GoG (une alternative à Steam). Il m’en filait une copie et je perdrais ma vie jour et nuit sur le jeu pendant plus d’une semaine. Le 14 mars 2016, j’ai fini par acheter le jeu moi-même sur Steam, parce que je souhaitais avoir ma propre copie peu importe la machine sur laquelle je jouerais.
J’ai fini par lâcher SV un mois ou deux plus tard, à la moitié du second printemps en jeu, pour finalement méchamment retomber dedans y’a trois mois de ça. Depuis j’y joue de manière relativement frénétique, et constate que trop peu de mes ami.e.s connaissent son existence, et que je les saoule tellement avec SV qu’il me faut bien finir par écrire un billet à son propos. Et c’était l’introduction la plus inutile ever, mais j’aime bien détailler pour rien.

► Le pitch (non pas le gâteau mou là)

Vous êtes qui vous voulez, garçon ou fille, c’est pas super important, mais ce qui l’est, c’est que votre grand-père vous a laissé en héritage sa ferme agricole, dans un coin paumé de la campagne. Et libre à vous d’en faire bien ce que vous voulez. Un vaste espace de plantations, un immense terrain pour élever vos animaux, une simple surface à déboiser, ou un savant mélange de tout ça. Le choix vous appartient.
Mais vous n’êtes pas seul au monde dans ce village, en effet, toute une communauté autonome vous sert de voisinage, libre à vous d’interagir avec eux, ou non, mais c’est quand même plus sympa de le faire, et je reviendrais plus loin sur ce point.

Serez vous un suppôt du capitalisme? Ou un gentil hippie travailleur? Un combattant acharné? Ou un simple pêcheur? Les possibilités sont infinies dans la vallée, mais gare à l’âme de votre grand-père, qui vous surveille depuis l’au delà…

► Un carrefour des genres

Le problème avec ce jeu, si vraiment problème il y a, c’est de parvenir à le décrire sans utiliser trop de comparatifs. Disons que c’est un croisement de plein de styles de jeux connus, mais assemblés en un seul, pour un résultat on ne peut plus prenant.
Disons qu’on y retrouve un aspect Harvest Moon pour la gestion de sa ferme, un petit quelque chose de Animal Crossing en plus élaboré concernant le voisinage, et un gros morceau de RPG pour la mine, les différentes quêtes ou encore la pêche.

► Pas si simpliste

Une année en jeu se compose de 4 saisons (printemps, été, automne, hiver), chacune de 28 jours, soit 4 semaines. Chaque journée débute à 6h du matin, et se termine quoi qu’il arrive à 2h du matin, donc à vous de gérer votre temps comme bon vous semblera.
Le calendrier rythme vos journées, puisque chaque jour de la semaine a ses spécificités et ses événements aléatoires. Par exemple, la supérette qui est fermée le mercredi, ou encore les poissons qui n’apparaissent que les jours de pluie.

Outre la quantité astronomique de choses à faire, le jeu se prend rapidement en main dans une sorte de routine quotidienne propre à chaque saison. En hiver par exemple, sauf certaines exceptions, aucune plante ne poussera sur votre terrain. Ou lorsqu’il pleut, vos plantes n’ont pas besoin d’être arrosées, ce qui vous laisse le champ libre pour moult autres activités dans la vallée.

Il faut voir votre année en jeu sur le long terme, savoir stocker les bons éléments, vendre les moins importants, toujours garder assez de foin pour passer l’hiver sans vous ruiner si vous décidez d’avoir des animaux.
Et selon la « route » qui vous choisirez, certains items seront plus complexes à obtenir que d’autres, voire impossibles à choper dès la première année. Tout est question de patience et d’organisation.

► Une certaine forme de progression sociale

Je parlais plus haut des autres habitants du village, et je tiens à souligner qu’ils sont bien plus que de simples PNJ (personnages non-joueurs), puisqu’ils ont chacun leur caractère propre et leur petit background. Egalement, il y a un système interne de sociabilisation avec eux, si vous leur parlez suffisamment, et que vous leur offrez les bons cadeaux (avec des bonus non négligeables si vous pensez à leurs anniversaires).

Et parmi les habitants, il y a un certain nombre de célibataires, non restreints par votre genre de départ (tout le monde est potentiellement pansexuel, youpi!). Vous aurez la possibilité, si vous jouez avec un peu de finesse, d’en épouser l’un.e d’entre elleux.
Sans même parler des nombreuses petites cinématiques à chaque palier d’amitié, avec tous les PNJ.
Mais j’en ai déjà trop dit.

▼ Pour conclure

Je pense que vous l’avez déjà suffisamment compris au fil de cet article, j’adore ce jeu. Il est vraiment très complet, et même si planter des patates et traire les vaches ce n’est pas votre truc, vous aurez quand même le moyen de vous amuser en participant au reste de la palette des activités possibles, et des nombreux secrets à dévoiler dans Stardew Valley.
Le seul réel point négatif, c’est qu’il n’a pas encore été traduit en français pour le moment, mais ce n’est qu’une simple question de temps.

Le jeu est disponible pour Windows, Xbox One, Playstation 4 et prochainement sur Switch.

Let me out in the wild

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Coucou les p’tits mous, aujourd’hui, on fait avancer la science ! (non)
Je disais donc aujourd’hui, on va parler de binders, et pas n’importe quelle marque, puisque je teste depuis ce matin pour vos beaux yeux, la marque Pas Mon Genre, nouvelle boutique émergente sur le marché, et française de surcroît (basée à Rennes).

Je tiens avant toute chose à préciser que je n’ai aucune forme de partenariat avec les propriétaires de cette boutique, et que j’ai acheté mon exemplaire comme tout le monde, avec mes piécettes de prolétaire. Bon pas vraiment de prolétaire puisque pour ça il faudrait techniquement que j’ai un travail, mais je m’égare.

Avec mes piécettes de gros assisté de la société donc, j’ai commandé un modèle de la bien-nommée gamme « Basic », noir tout simple, avec l’option fermeture éclair. Je me suis dit, quitte à changer mes habitudes, autant y aller à fond.

Il faut savoir que la boutique fait ses binders à la main, un par un, donc ça prend forcément un peu de temps entre l’achat et l’envoi. La réception en revanche prends 2-3 jours maximum, sauf moi qui ai combiné weekend et jour férié, donc ça en a pris 5.
J’ai payé 3 euros de frais de port, et je lis sur enveloppe que le timbre a coûté 2,92e. Ça a le mérite d’être honnête. A ce prix là, pas de numéro de suivi possible, mais je suppose que si l’on demande très gentiment, PMG acceptera sûrement d’envoyer votre précieux bien avec l’assurance postale, à condition de rajouter de la monnaie sur le petit tas brillant, parce que la Poste se fait plaisir sur les tarifs, je le rappelle.

Coucou.

Comme j’aime les jolis graphiques fait sous Paint, je vous propose un test en 5 points. Vous trouverez le graphique à la fin si vous êtes décidément des gros feignants qui n’aimez pas lire mes longues explications. Mais jetez au moins un oeil à la conclusion.

■ Enfiler le bazar : Ça a été super compliqué en fait, j’me suis dit naïvement que j’allais l’enfiler et fermer le zipper. Grave erreur que voilà. C’est un binder, le zipper doit être super pratique pour l’enlever à la fin de ta journée/sortie, mais pour l’enfiler? Mauvaise idée. Donc j’ai enlevé le vêtement, fermé le zip, et enfilé à nouveau le machin à la classique, par dessus la tête, si possible en restant coincé aux épaules parce que c’est tout neuf donc encore bien serré. Donc après avoir secoué les bras pendant 2 minutes en espérant que ça passe, ça a fini par effectivement passer, non sans m’être à moitié luxé un membre.

■ Confort : Le binder est composé d’une matière élastique pour l’ensemble, et d’une partie en coton pour la partie compressive. C’est moins rugueux que sur les GC2B pour comparaison. J’ai moins l’impression de manquer de m’arracher un téton quand je replace ma viande à l’intérieur (pardon pour l’image).
En revanche, je suis entre deux tailles, donc si c’est parfaitement seyant pour le haut, la base est vachement serrée, et depuis la fin d’après-midi, j’ai un genre de point de côté permanent. Egalement, ma morphologie fait que je suis forcé de faire rouler le bas du binder à cause de ma ceinture abdominale conséquente. Vous le constaterez sur la photo juste au dessus d’ailleurs. Et le modèle de chez PMG ne fait pas exception à cette règle de « roulage » obligatoire, mais ayant choisi d’y placer stratégiquement une fermeture éclair en plein milieu du torse, je ne suis pas convaincu que le plastique apprécie de ne pouvoir rester à plat. A voir à l’usage donc.

Thermique : Par là j’entends, à quel point ça tient chaud? Pour celleux qui l’ignorent, dans un binder, tu sues, et pas qu’un peu. Surtout en plein été, hashtag mourir et tout ça.
Bon, aujourd’hui il ne fait pas spécialement chaud, donc c’est assez difficile à déterminer pour le moment. Mais vu l’épaisseur de la matière élastique, on est loin du GC2B en terme de « cage de chaleur ». Je pense donc que c’est une valeur sûre si jamais la météo dépasse les 25 degrés. Car oui, on ne vous préviens pas, mais la testo moi ça m’a rendu horriblement sensible au moindre pic de chaleur.

■ Compression : C’est très correct, compte tenu du fait que j’ai un excédent de tissu qui rebique à cause de la fermeture éclair repliée. Je suis même agréablement surpris de la capacité de ce binder à obtenir un résultat quasiment équivalent à un GC2B, pour un prix presque divisé par deux.

■ Tenue : Les coutures au niveau de l’aisselle sont un brin trop basses pour moi, mais ça c’est délicat puisque chacun.e est différent.e, et que donc ce qui moi ne me convient pas, conviendra très bien à un.e autre, et vice-versa. Dans l’ensemble, le binder ne bouge pas trop durant la journée, mais c’est le dos qui en fait les frais par contre. Ce soir, mon dorsal me lance distinctement, mais là encore, c’est un souci qui m’est propre je pense.

On ne dirait pas mais j’ai passé 1h sur ce truc.

Pour conclure : Pour de l’artisanal, je ne m’attendais pas à une telle qualité de compression. Même si j’avoue, en l’enfilant j’ai eu peur de faire exploser les coutures, où étaient encore visibles quelques fils récalcitrants. Rien qu’un coup de ciseau expert ne saurait résoudre cependant.
Pour à peine une vingtaine d’euros, c’est une alternative plus qu’intéressante au géant américain. Une entrée de gamme de qualité, à un tarif très abordable, avec derrière une équipe particulièrement réactive à mes petits messages concernant ma commande.

Retrouvez les donc sur Etsy & Facebook.

Premiers pas dans ME : Andromeda

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Bonjour aux gens qui jouent, et aussi aux gens qui ne jouent pas, mais cet article devrait moins les intéresser. Le titre vous avance déjà un peu sur le contenu de ce billet, parce qu’aujourd’hui je tire des conclusions hâtives sur Mass Effect Andromeda à peine quelques jours après sa sortie en Europe. Je n’ai, au moment d’écrire ceci, que 15h de jeu, et je vais faire en sorte de ne rien divulgâcher, parce que ce n’est pas dans ma ligne éditoriale habituelle, et parce que je déteste les spoilers.

Cet article sera donc une succession d’impressions personnelles classées en trois catégories : Positives, Négatives, et Anecdotiques (ou inclassables); et finira sur une petite conclusion générale. Voilà. Comme c’est un premier ressenti du jeu, l’article devrait être plutôt court (whoopsie).

Heeeeeh j’ai comme un doute soudainement.

Les points chouettes !

▲ La possibilité de sauter grâce au jet-pack
Ça a l’air stupide dit comme ça, mais dans les autres c’était chose impossible, et par moments, c’était rageant de devoir faire tout le tour pour atteindre un endroit inaccessible ou juste un peu haut.

▲ Un système de sauvegardes plus large
Moi qui suis un taré de la sauvegarde, j’ai beaucoup de mal avec les sauvegardes automatiques, et je suis toujours angoissé lorsque je ne peux pas faire de save manuelle. Fort heureusement, le jeu prends mon inquiétude en compte, et non content de me laisser avoir 12 sauvegardes différentes pour un seul perso, il offre aussi plusieurs sauvegardes automatiques, et propose de choisir entre différents points clés de retour en arrière. Au contraire des précédents épisodes où chaque save auto écrasait la précédente, ici, il s’en accumule toujours au moins deux ou trois différentes, et c’est bien pratique.

▲ Les combats
Le système des combats a été entièrement refait. Bon la base est toujours là : viser & shooter, évidemment. Mais grâce au jet-pack et aux différentes façons d’esquiver et de se planquer, les combats deviennent un peu plus dynamiques que juste foncer dans le tas et espérer survivre en martelant la même touche. Egalement, le panel des compétences où maxxer ses points est bien plus ouvert qu’avant, permettant vraiment d’optimiser son personnage comme on préfère le jouer.

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Les points vraiment nazes.

▼ Le scan des planètes
Pour ceux qui ont fait la première trilogie, vous savez que c’est un incontournable de la licence. Répétitif voir aliénant (Mass Effect 2 je hurle ton nom), que vaut la version d’Andromeda ?
Et bien à chaque déplacement entre les planètes, il y a une animation plutôt léchée visuellement. Si au début on se dit que oulala c’est super joli, à la dixième de suite, ça gave déjà. Je suis du genre à optimiser mon temps et faire des sessions uniquement à scanner des systèmes. Et j’ai l’impression de perdre un temps fou avec ces foutues animations chatoyantes, qui au final bouffent un temps précieux, donc on s’en cogne que ça soit joli.
Mais du reste, le scan est simpliste et prends 8 secondes, donc c’est cool, mais les animations en prennent au moins 12. Donc c’est pas optimal.

▼ Le Crafting
Il est assez bordélique, j’ai mis beaucoup trop de temps à comprendre comment ça fonctionnait. Ce n’est en soi pas très complexe, mais c’est mal rangé, et un bouton pour avoir plusieurs types de classement ne serait pas de trop.

▼ L’inventaire
J’ignore encore s’il est extensible par l’achat d’améliorations, mais 50 emplacements, c’est peu. Il faut donc apprendre à voyager léger, et c’est pas trop mon truc. Donc adieu le sac rempli d’armures différentes, il faudra se contenter d’en emporter une ou deux maximum, une arme de rechange et les compos. Le reste ça part à la revente. Cependant, je note l’effort d’un bouton « vendre tout mon bazar inutile » chez les marchands.

▼ Le nomade
C’est un digne successeur du Mako, que je qualifiais à l’époque de parfait croisement entre une savonnette et un jouet Kinder.
Le Nomade donc, est un brin plus maniable, il est même améliorable, mais la prise en main initiale n’en est pas plus aisée que pour le véhicule terrestre du premier Mass Effect.
Ce n’est pas vraiment un point « négatif », mais je ne suis pas forcément super jouasse de passer ma vie à conduire tank avec la tenue de route d’une voiture de karting.

▼ La création de Personnage.
Elle n’est pas aussi complète que dans les autres Mass Effect j’ai l’impression. Par exemple je n’ai pas réussi à régler la grandeur des yeux de mon héroïne. Ça semble débile dit comme ça mais du coup elle a l’air asiatique bien malgré elle. Ce n’est pas tant un problème en soi, mais je n’ai pas réussi à faire exactement ce que je voulais, malgré 45 minutes passées sur cet écran là.

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Les points plus anecdotiques

◄ Le jeu est super exigeant
Même si mon PC n’est pas une foudre de guerre, il n’a même pas deux ans, du coup que le jeu soit aussi violemment gourmand, ça m’embête un peu. Bon ça tourne hein, mais en « moche » quoi.

◄ La roue des dialogues
Le principe de réponses iconiques de la trilogie ME d’origine a été entièrement repensé, et je dois avouer qu’il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour m’y habituer. J’ai joué avec un petit post-it à côté de moi pour ne pas me planter dans la correspondance entre les symboles et le « ton » de mon perso.

◄ Les bugs graphiques.
J’ai vu passer des dizaines de critiques énervées de gens mécontents concernant les glitchs et les foirages visuels de Andromeda. Je n’en ai pour ma part constaté que quelques uns, mais ils sont pour la plupart assez rigolos, donc ça ne m’a pas empêché de m’immerger dans le jeu. Il y a juste des PNJ qui se mettent à courir sans raison, ou mon perso qui descend l’escalier comme si elle venait de fanfrelucher avec un éléphant, ou d’avoir les yeux qui se révulsent soudainement alors qu’elle est en train de parler. Rien de bien méchant jusque là, rien de bien gênant pour le gameplay surtout, juste cette impossibilité de mettre en pause pour ne pas rater un dialogue parce que je m’étouffe de rire.

◄ L’héroïne elle-même
Comme dans tout jeu vidéo qui se respecte, on peut choisir d’entrée si on veut jouer une fille ou un garçon. J’ai donc choisi la nana, et j’ignore si c’est la même chose pour son frère, mais elle est super awkward socialement. Elle passe son temps à dire des conneries et à draguer maladroitement. C’est aussi drôle que gênant. Mais en même temps je me sens plus proche d’elle, parce que dans la vraie vie, je suis moi aussi très nul pour faire du charme.

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Pour finir :

Si le jeu démarre assez vite, et l’on est lancé très rapidement dans l’action sans trop avoir le temps de réaliser ce qu’il se passe, il me semble néanmoins trop tôt pour tirer des conclusions sur la qualité du scénario.

Jusque là j’apprécie grandement le jeu, et j’en savoure une grande partie malgré de gros points à améliorer extrapolés ci-dessus.
Le jeu s’annonce plein de potentiel, et j’espère que sa conclusion sera aussi grandiose qu’on nous l’a promis.

Who could love you more

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Pour vous motiver, un chat de Noël. Au mois de Mars. YOLO

Pour vous motiver, un chat de Noël. Au mois de Mars. YOLO

Aujourd’hui 7 Mars, nous sommes la veille de la journée internationale des droit des femmes. Et je me hype les oreilles avec du Conchita Wurst en boucle, autant dire que je suis moyennement dans le thème.
Ah et avant que quelqu’un fasse la blague selon laquelle la journée des hommes c’est le reste du temps, soyez pas trop jaloux, parce qu’en vrai, la journée mondiale des hommes c’est le 19 Novembre. Voila.

Et là, magie du backstage, mais ça fait 25 minutes que je cherche mon sujet du jour.
Mais je pense avoir une petite idée. Alors allons y let’s go c’est parti les amis, aujourd’hui on va aborder la notion de privilèges!

Tout d’abord, un privilège c’est quoi? C’est un avantage de n’importe quelle forme possible, induit par une caractéristique incontrôlable. Comme c’est pas clair, prenons un exemple : ne pas devoir se demander si il y aura un ascenseur ou un emplacement de fauteuil dans un bus, c’est un privilège de personne physiquement valide, ou encore pouvoir oublier sa carte d’identité à la maison sans craindre les contrôles de police, c’est un privilège de personne blanche.

Et c’est important de connaitre ses privilèges, parce que ça nous permet de rester humbles, et de se rendre compte que notre condition d’être humain est potentiellement et/ou naturellement avantagée par rapport à un autre individu.

Et comme aujourd’hui c’est la veille du 8 Mars, je pensais aborder les privilèges que j’ai pu constater de près, dans le cadre de ma transition physique et sociale de garçon.
On va catégoriser tout ça, sinon ça va vite être un foutoir sans nom.

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■ Let’s get Physical !

Et ce en trois points : le poids, les poils, et la performance esthétique.
Il est plus communément admis qu’un garçon puisse être gros plutôt qu’une femme ne le soit. Vous ne me croyez pas? Allez donc faire un tour du côté des grands magasins type Kiabu et autres Haine&Martine. Dans le rayon grande tailles femmes, se battent en duel deux pulls aux couleurs infâmes, des hauts informes et trois pauvres pantalons à peine différents. Chez les hommes? Des modèles variés, de la sobriété comme du flashy, bref, du choix. Même du côté des slogans y’a pas photo.
Au hasard de google rapide, pour les nanas on peut lire « pour toutes les morphologies », face à « pour les hommes extraordinaires ». Pour une gamme de prix similaire, j’ai trouvé jusqu’au 58 chez les femmes, et chez les messieurs… du 74. Je pense qu’on se moque de vous. Clairement.
Sans même aborder le sujet des poches vers l’infini et l’au delà des pantalons d’homme, contre celles des femmes où tu ranges un briquet, en tassant bien.

Concernant les poils je ne pense rien vous apprendre en vous disant que les hommes peuvent afficher leur fourrure sans souci, même si ça fait écureuil mort sous les bras, alors que chez les dames, même dans les pubs censés vous vendre des rasoirs et épilateurs pour se débarrasser des vilains poils, ceux ci n’apparaissent jamais.

Enfin, quand je parle de « performance esthétique », je parle de deux choses. La beauté tout d’abord, dans un cadre purement hétérosexuel, on pardonne plus facilement à un homme d’être vilain, lui trouvant d’autres qualités telles que le charisme ou l’humour, tandis qu’une femme si elle n’est pas « bonne », elle n’a rien pour elle et finira seule mangée par ses chats. C’est triste, mais c’est une réalité d’opinion répandue.
Ah et personne ne demandera jamais à un homme de sourire 20 fois par jour, ou de lui faire des reproches s’il semble faire la gueule. Au pire on lui trouvera son côté grumpy « carrément cute », jusqu’au « mystérieux et ténébreux caractère ». A l’aide.

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■ Super Social, tu perds ton sang frais.

Deux mots : sexualité et expression. Mais sans les lier hein, sinon c’est bâclé.
Le premier point donc, en cache en fait deux. Pour commencer, contrairement aux hommes, les femmes sont hyper sexualisées très tôt, souvent contre leur volonté. Quand des scandales éclatent dans les écoles de niveau collège/lycée, c’est parfois parce qu’une élève s’est faite sortir de cours pour sa tenue trop suggestive, à savoir qu’elle portait une jupe ou un haut un peu ample, et du coup on voyait son soutien gorge. On fait comprendre à ces jeunes femmes que les pulsions « incontrôlables » des jeunes garçons, leurs camarades de classe, sont plus importantes que l’éducation de ces jeunes filles. Y’a énormément de cas aux USA par exemple.

Moi j’vais vous dire un truc, si j’ai réussi à passer toute ma scolarité à partager le vestiaire des filles sans jamais en toucher une seule de manière inappropriée, ce n’était pas parce que je n’avais pas des envies, mais parce que je sais conserver ma libido sous clé. Et savoir se tenir c’est à la portée de n’importe qui. Les hommes ne sont pas des animaux hors de contrôle, arrêtez de nous excuser quand ça dérape, ça nuit à tout le monde.
Je prends littéralement un shoot de testostérone deux à trois fois par mois, et je n’ai agressé personne que je sache, donc aucune excuse possible.

Le deuxième alinéa du premier point (vous suivez toujours ?), c’est celui du « mérite » sexuel. Exemple concret, un mec avec plein de conquêtes est un Don Juan, une nana avec autant voire moins de conquêtes est une intenable catin.
Tandis que l’on fait du slut-shaming à tour de bras, on excuse également certains comportements masculins sous couvert de leur prétendue « misère sexuelle ». Ces deux exemples contenant énormément d’informations sont révélateurs du fait qu’on privilégie bien trop facilement la sexualité des hommes face à celle des femmes.
Dans le même ordre d’idée, si les hommes se plaignent parfois d’un éventuel « virgin-shaming », où le fait d’être puceau ou peu actif sexuellement est une tare, laissez moi vous dire que ce n’est RIEN comparé à ce que subissent les femmes de leur côté dès qu’elles mettent le nez dehors.

Et enfin le deuxième point avec ce long sous-sujet, le privilège de la parole. Un homme sera toujours considéré plus légitime qu’une femme pour parler, de n’importe quel sujet, à n’importe qui, dans n’importe quel contexte, y compris si le gars n’est même pas concerné.
A tel point que le terme mansplaining a émergé. Il s’agit de l’action d’un homme, d’expliquer la vie à une ou plusieurs femmes, si possible avec un maximum de condescendance, parce qu’elle n’y connait rien vu que c’est une femme. Je grossis vaguement le trait, mais lancez le mot « féminisme » en soirée, et vous pouvez sortir votre planche de Bingo Féministe et vous préparer à gueuler QUINE dans les 10 prochaines minutes. Sans même détailler sur ce problème dans le cadre de l’entreprise, où la parole d’un homme aura toujours naturellement plus de poids que celle d’une de ses collègues. Mais nous reviendrons sur le sujet du boulot un peu plus bas.

Exemple de Bingo Féministe. (source: Blogspot des Furies.

Exemple de Bingo Féministe. (source: Blogspot des Furies.

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■ Ennemi Public #1

Bon, sur ce point je ne vous apprendrais pas grand chose en vous disant qu’une femme seule dans la rue si possible de nuit, a un pourcentage de se faire agresser qui dépasse l’entendement. Je n’ai pas les chiffres sous les yeux donc je ne vais pas en inventer, mais je dirais d’un point de vue personnel que depuis que j’ai un bon cispassing, je ne me fais réellement emmerder dans la rue (généralement pour une clope) qu’une fois toutes les deux semaines environ. Contre quasiment chaque fois que je mettais le nez dehors avant, soit plusieurs fois par semaine.

Les hommes se comportent comme les rois de la rue, et ils en ont à peine conscience. Un autre exemple de cet état de fait, c’est qu’en marchant droit devant vous, si vous êtes une femme, la grande majorité des hommes ne se pousseront jamais. Vous finirez soit par vous écarter naturellement de vous même, soit par leur rentrer dedans. Moi qui n’aime pas le contact humain, je me pousse largement avant impact, mais j’ai regardé que les nanas s’écartent assez rapidement de moi quand j’arrive à leur hauteur lorsque je marche dans la rue. Et je trouve ça tellement triste quelque part. Parce que laisser passer l’autre est un acte commun, il ne devrait pas être unilatéral.

Ah, on enchaîne avec mon préféré : le Jean-Michel Couilles de Cristal. Ce délire qu’ont les hommes de tout âge, peu importe leur origine, de prendre toute la place dans les transports en commun, dans les allées, sur les sièges, partout, tout le temps. Ça porte un nom d’ailleurs, ça s’appelle le manspreading. Le fait de prendre un maximum de place sous prétexte que le monde nous appartient. C’est souvent inconscient, autant que c’est parce que les gens sont des vieux sacs à merde.

Pour ma part je suis forcé de garder un minimum d’écart entre mes cuisses, parce que celles ci étant épaisses, les conserver serrées est très inconfortable. Mais y’a une grosse différence entre avoir un léger écart inter-cuisseaux, et prendre la moitié du siège d’à coté.

On te voit faire, Jean-Mich'.

On te voit faire, Jean-Mich’.

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■ Travail, Famille, Pâté.

J’avais dit que je reviendrais sur la question du travail, et bien même en la matière, le sexisme n’épargne aucun milieu. Il n’y a qu’a constater la prolifération de blogs type Paye Ta ___ , qui sont des florilèges de remarques misogynes et souvent super limites, classées par milieu professionnels.
Egalement, il pèse sur les hommes certaines exigences de travail qui se répercutent sur la condition féminine. Je ne parle pas du fait que les femmes doivent prouver qu’elles sont compétentes, tandis que les hommes sont compétents de base jusqu’à preuve du contraire. Non ce dont je voulais parler c’était des exigences plus fourbes que ça. Un homme ne subira pas ou si peu, lors d’un entretien, des questions du type « envisagez vous une grossesse future? », qui détermine si la personne est « digne » que l’on investisse le temps, et l’argent de la compagnie qui l’embauchera.

Ainsi, un homme sera, pour la même base de travail, en moyenne mieux payé, et gravira les échelons plus vite. Sa vie de famille, s’il en a une, pâtira de cette exigence sociétale, parce qu’on pardonne plus facilement aux hommes de rentrer très tard après le travail, de moins s’occuper des enfants, de ne pas prendre de congé parental etc.
Après tout, l’enfant, ce n’est pas lui qui l’a pondu, donc on considère un peu facilement qu’il n’a que moins de responsabilités et de temps à consacrer pour s’investir dans la vie de ses gamins.

Enfin, un homme n’entendra pas un employé du rayon bricolage lui expliquer qu’il faudra l’aide de son compagnon pour monter tel meuble, parce que tout le monde sait que ça s’installe mieux avec un pénis.
Je parle de magasin de brico, mais ça marche aussi avec le garagiste, ou tout ce qui touche de près ou de loin à un hobby considéré comme « masculin ». Y compris quand le gars n’y connait rien, et que c’est sa femme qui bricole. Un peu comme au restau, on conclura toujours que c’est l’homme qui paye, qu’il est la personne responsable et tout ça.

Le bon goût.

Le bon goût.

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■ The Internet is for Boys.

Ah, les jeux vidéos. C’est vachement bien non? Alors oui, mais quand on est un garçon. Et je vous voir arriver, à base de « ouais mais les meufs elles ont plein d’avantage sur les MMOs! ». Ce qui est vrai, en partie seulement. Sur cinq mecs sympas qui vont l’aider, et éventuellement lui filer de la thune virtuelle gagnée à la sueur de leur clavier, quatre vont se montrer super lourds et chercher à obtenir des faveurs en échange de cette monnaie virtuelle. Les gens sont très rarement altruistes, et le jeu vidéo, monde peuplé de nerds et autres marginaux rejetés par leurs pairs n’y fait pas exception. D’autant plus d’ailleurs, que souvent dans le milieu du jeu, les gars sont des frustrés en puissance, dans plein de domaines, et qu’ils ont été tellement rejetés pendant des années, qu’ils considèrent que ici c’est leur terrain, et que derrière l’ecran on se sent toujours plus fort. Je caricature à peine.

Si vous vous plaignez que y’a pas assez de nanas qui jouent, peut-être est-ce parce que la moitié d’entre elles n’avouent pas être des filles, pour avoir la paix, pour ne pas être harcelées, pour pouvoir juste jouer en fait. Et aussi parce que dès qu’une demoiselle dit aimer tel ou tel univers, elle se fait alpaguer de questions toutes plus improbables les unes que les autres, pour qu’elle puisse « prouver » qu’elle est une « vraie » fan, et non pas une énième « fake geek girl ».

Ce qui nous fait arriver à l’argument intéressant du « ouais mais les streameuses elles montrent leurs seins et elles se font grave de la thune en vendant leur image au plus offrant! ». Bah, si y’a des gens assez frustrés pour payer, elles auraient tort de se priver. Elles auraient tort de ne pas chercher à monnayer leur image tout en restant dans une parfaite maîtrise de leurs limites.

Après, et c’est une réalité morphologique, les filles ont, en règle général, des seins, c’est un fait. Et près d’un ordi il fait chaud, donc elles ne vont pas jouer en pull juste pour satisfaire votre pudeur mal placée.

Cependant, la vie de personne féminine sur le net a aussi ses gros désavantages. Prenez n’importe quelle youtubeuse un peu connue, elle en prend plein la gueule quotidiennement juste pour le fait d’apparaître sur un média public.
Certes, certains mecs en prennent aussi pour leur grade, parfois de façon justifiée, parfois pas du tout, mais il n’y a jamais de hordes de 200 personnes qui font des appels au meurtre, au viol, à la punition généralement violente de leur entourage, juste parce que le gars a dit un truc qui ne passait pas.

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■ Et les désavantages dans tout ça?

Bah j’en ai trouvé. Trois, enfin, deux et demi pour être exact. C’est plutôt maigre en comparaison, mais on va les aborder, histoire de rigoler un peu.

Les gens, la société, notre famille parfois, a des exigences différentes selon notre genre. Comme celui de la virilité exacerbée. Quand on est un homme, pas question de montrer de signes de faiblesse, ou d’émotion, et surtout pas de « féminité ». Moi je dis bullshit, j’ai le droit de pleurer et d’être niais, d’être considéré comme « fragile », et je m’en tartine les intercostales avec du pâté dans l’allégresse la plus totale.

Il existe évidemment quelques standards issus du fameux diktat de la beauté, mais concrètement ça s’applique bien moins violemment chez les hommes que ce que vivent les femmes. Je ne suis pas un canon de beauté, je porte des lunettes, j’ai peu de barbe (pour l’instant), et je ne suis pas un monstre de muscles. Malgré cela, on m’accepte en tant que tel, et mis à part quelques reflexions de merde vis à vis de mon surpoids, dans l’ensemble on me fout relativement la paix. Ce n’etait pas le cas auparavant, avant ma transition.
Ceci comptant comme un point et demi, passons au second, et dernier.

Je ne peux plus faire des compliments aux gens que je ne connais pas ou peu, sous réserve de leur donner l’impression que je les drague.
Et même si c’est un micro privilège qui me manque un peu, de dire aux gens qu’iells sont joli.e.s, ou particulierement bien sappé.e.s, je m’y ferais à l’usage, à devoir fermer ma gueule pour ne pas les mettre mal à l’aise. Même si je sais que il y en a que cette considération n’effleure pas. Mais je ne suis pas associé à ces gens là.

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En conclusion, nous les hommes, avons un sacré paquet de privilèges, et encore, je n’ai traité que les plus rapides évidents à exposer.
Ce faisant, demain 8 Mars, Journée Internationale des droits des femmes, je leur laisserais la parole, et ce blog sera silencieux pour la journée. Parce que je ne suis pas une femme, et si j’ai moins de droits qu’un garçon cisgenre, de par ma condition, et aussi de par tout un tas d’autres raisons opposées à tout un tas d’autres catégories de personnes, je suis quand même un privilégié. Et c’est une bonne chose que d’en avoir conscience.

Donc demain, pensez à vos privilèges et écoutez ce que les femmes ont à dire, pour une fois, ce qui ne vous empêche pas de les écouter le reste de l’année, hein, restons humbles.

Bisou !

Firewatch

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Après en avoir entendu parler pendant des semaines sans parvenir à savoir de quoi ça parlait exactement, j’ai acquis une copie du jeu Firewatch début Juillet 2016. Là où je me rends compte que je me lance constamment sur beaucoup trop de jeux vidéos à la fois, c’est que j’ai fini le titre il y a une demi heure à peine, au moment où j’ecris cet article tout du moins.
Pour un run total de 5h, que vaut donc Firewatch, du studio Campo Santo ?

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Le pitch : Nous sommes durant l’été 1989, vous incarnez Henry, qui suite à des tribulations expliquées durant l’intro que je ne spoilerais pas, se retrouve à jouer les garde-forestier dans une zone sauvage du Wyoming.
Votre seul contact avec le monde extérieur se trouve être votre supérieure hiérarchique, qui communique avec vous par talkie-walkie. Alors que l’été devait s’avérer assez calme, une série d’événements étranges commencent à mettre tout le monde à cran.

Les caractéristiques principales : C’est un croisement entre un simulateur de randonnée et un générateur de dialogues absurdes, le tout en vue à la première personne. Ça sonne nul comme ça mais laissez moi élaborer.
A l’aide de votre carte de la zone et d’une boussole, libre à vous de vous perdre, ou de suivre à la lettre les indications d’objectif communiqués par votre boss, mais en vous perdant quand même au passage hein, parce que les boussoles ça vaut pas un bon GPS. A chaque élément inhabituel que vous croiserez, vous pouvez en tenir informée votre patronne, qui ne se privera pas d’une remarque particulièrement sarcastique. Comme vous êtes nouveau dans le métier, elle se permet même quelques piques acides de temps à autre, face à votre étonnement sur des choses quotidiennes pour elle.
Au fur et à mesure que les jours avancent, les événements se font plus nombreux, et le mystère autour des lieux s’épaissit. Serez vous à la hauteur pour en dénouer les raisons? Peut-être. Allez-vous vous péter une cheville parce que vous êtes une quichasse en escalade? Peut-être.

extra65156L’avis général : Firewatch est un jeu où le temps semble s’égrainer tout doucement par moments, ou au contraire vous coller un stress pas possible à d’autres. Alliant les moments de calme et d’admiration des différents paysages plutôt agréables, aux légères énigmes à résoudre avant de courir pour sa vie jusqu’au poste d’observation. Mais dans l’ensemble on passe surtout son temps à se promener en espérant ne pas se faire attaquer par un ours au coin d’un buisson. Je spoile mais on ne croise pas d’ours en vrai.
J’ignore si c’est mon investissement personnel dans les jeux en général, mais plus l’histoire avançait, plus je flippais comme un abruti au moindre bruit de branche. Le fait que le jeu soit en vue à la première personne n’aide pas, et a cette tendance à me faire angoisser pour rien et me retourner en permanence, au point de courir en longeant les murs.

L’intérêt du jeu : Il réside surtout dans les dialogues avec votre boss, qui ne manquent clairement pas de sel. L’histoire en elle-même ne casse pas des briques, mais sait instaurer une ambiance tout du long, de plus en plus prenante et en même temps assez pesante. La musique aide beaucoup, un certain passage dans un environnement où ça ne capte plus m’a filé des petits frissons.

Mais dans l’ensemble, pour ceux qui se demandent, le jeu ne fait pas particulièrement flipper en soi, et il n’y a pas de jumpscare.

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Le mot de la fin : D’un point de vue purement pécunier, le jeu ne vaut pas les 20 balles qu’il en coûte en full tarif sur Steam. Ok la musique est sympa et l’ambiance général est très cool. Mais 20 balles pour 5h de jeu, on est du même niveau d’abus financier que pour Gone Home.
Mais si vous le voyez passer en solde et que vous cherchez un moment de calme vidéo ludique, procurez vous Firewatch sans hésitation.

Prenez le temps d'admirer la vue.

Prenez le temps d’admirer la vue.

To make you stay

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headphones-greenJ’entends souvent, en particulier en ce qui concerne la musique, que « c’était mieux avant ». Et plutôt que de vous brandir combien c’est faux et pourquoi c’est moi qui ai raison, je vous propose à la place, de vous parler de, disons 5 groupes ou artistes un minimum récents.
Pour deux raisons : prouver que je n’écoute pas que de la daube des 80s, et éventuellement vous faire découvrir ou redécouvrir un truc à coté duquel vous seriez peut-être passés.
Allons y c’est parti, faisons là par ordre alphabétique!

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Caravan Palace
Groupe français d’electro-swing, ils tournent depuis 2008. Alors certes, ils utilisent des sonorités très typées des années 30-40, mais remises au goût du jour, avec des nuances franchement électroniques. Le tout habilement joint d’une voix féminine, celle de Zoé Colotis, très douce à l’oreille, mais capable d’aligner trois phrases savamment articulées, en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « derp ».
De plus, une fois sur scène, le groupe a une énergie folle, en particulier sa chanteuse, qui ne se contente pas juste de te coller la tête avec son flow, mais se paye le luxe de se dandiner joyeusement entre chaque couplets, puis reprend le chant sans perdre son souffle.
Un must-have de tes soirées dansantes.
Mes deux morceaux préférés : Lone Digger, La Caravane.
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Florence and the Machine
Groupe britannique de pop baroque, leur premier album est paru en 2009. La voix puissante de Florence Welch accompagnée par des mélodies tantôt calmes, tantôt déchaînées. Des morceaux acoustiques, des morceaux avec orchestre symphonique, quelques notes, ou au contraire une composition très élaborée d’un paquet d’instruments. Toutes ces combinaisons ne font que sublimer les capacités vocales de Florence. Chaque album apporte son lot d’émotions complexes et entières.
Une formation musicale à écouter au casque, pour bien en saisir toutes ses subtilités.
Mes deux favoris : Sweet Nothing, Breath of Life.
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Ghost
Groupe suédois de gentil métal (me faites pas croire que c’est du heavy, Monsieur Wiki), leur première galette a vu le jour en 2010.
Accessoirement c’est le seul groupe de la liste que j’ai vu en concert, et laissez moi vous dire, sans mauvais jeu de mot, que c’était une expérience quasi religieuse. Le fait que j’étais au premier rang, face au chanteur a dû beaucoup participer cependant. Mais bref, Ghost a cette spécificité de souligner le métal du mot instrumental, utilisant des sons quelques fois simplement rock, mais le tout relevé de la voix suave du chanteur, Papa Emeritus, qui se « contente » de chanter dans le plus grand calme.

Là où le groupe prend de l’intérêt, c’est dans l’imagerie qu’ils utilisent, très connoté mythologie satanique, avec des clins d’œils au catholicisme. Ensuite, le chanteur porte des masques avec des maquillages très élaborés dessus, et les musiciens, ses goules, sont anonymes. Et tout ce joyeux bazar musical qui se déroule sous tes yeux, à grands renfort de costumes et du charisme du Pape, est un réel delice, autant en studio qu’en live. Mais tout particulièrement en live. Ils ont fait un passage marqué au dernier HellFest, puisque sur leur dernier morceau, il y avait un chœur local d’enfants, et un feu d’artifice. Autant vous dire qu’ils aiment bien mettre les grands plats sur la table du festin.
LE groupe de métal qui peut plaire à ta maman.
Deux TROIS morceaux que j’aime d’amour: He is, From the pinnacle to the pit, If you have ghosts.
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In This Moment
Groupe américain de métalcore, leur premier album a été commercialisé en 2007.
Je parlais pour le précédent de gentil métal, ici c’est du méchant métal. Avec du cri, de la sueur et des grognements. Ça déconne pas. Enfin je dis ça, mais un de leur morceau (Out of Hell) m’a fait chialer dans le bus sans prévenir. Avec quelques ballades mais surtout du gros son qui tâche, In this Moment est donc un groupe de vilain métal, accompagnant la voix de sa chanteuse, Maria Brink, qui sait se montrer aussi douce que violente (je parle toujours de sa voix là, hein). Ladite chanteuse a d’ailleurs pour habitude de se grimer la tronche en mode dégueulasse, avec du rouge à lèvres mal mis et du liner à outrance, pourquoi pas après tout.
Un des rares groupes du genre que j’apprécie, même quand Maria screame ; je ne les connais que depuis deux ans, mais ça a été une telle claque que j’en écoute encore fréquemment quand j’ai besoin de m’énergiser un peu.
Un groupe qui ne plaira définitivement pas à ta mamie.
Les deux chansons que j’aime écouter dès le reveil : Blood, Big Bad Wolf.
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Marina and the Diamonds
Chanteuse galloise d’electro-pop, elle a sorti son premier album en 2010.
Je vous parle souvent d’elle, et à juste titre, elle est trop peu connue en France et de ce fait je ne pourrais jamais la voir en concert, sauf si vous vous bougez le derrière ou que je gagne au loto.
Chose intrigante, son premier album, The Family Jewels, est très coloré et plutôt gai, alors que le second, Electra Heart, est beaucoup plus sombre et pétri de textes un peu déprimés. J’ignore ce qu’il s’est passé entre les deux, mais ça a énormément influencé ses textes. Et d’ailleurs, pour une chanteuse de pop actuelle, ses chansons ont beaucoup de sens, et sont bien plus sérieuses qu’il n’y paraît en simple première écoute, y compris en ce qui concerne le premier album avec ses mélodies légères et sucrées.
Même si je n’ai pas apprécié plus que ça son troisième album studio, je sais qu’elle en prépare un quatrième, que j’espère de meilleure cuvée que Froot, qui bien que moyen, n’est pas à jeter dans son intégralité.
En résumé, de la pop pas si classique ni éculée.
Les deux morceaux dont je ne me lasserais jamais : Oh No!, E.V.O.L.

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Voilà! C’est tout pour aujourd’hui. D’autant que cet article m’a demandé presque 2h de taff, donc je vais aller faire autre chose de ma vie dès à présent! A très vite pour de nouveaux articles.

La saison des Moissons

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Ces jours ci sont sortis deux albums de musique pop, que j’attendais au tournant. La 5e galette de Lady Gaga, et la seconde de Tove Lo.
Et je tenais quand même à faire un article pour l’occasion, puisque ceux ci sont sortis à une semaine d’intervalle.

Bon, Lady Gaga on ne la présente plus. Mais je vais le faire un peu quand même sinon mon article va faire 3 lignes et demie. Figure incontestable du monde de la Pop, au même titre que feu-Michael Jackson, Madonna qui aurait dû s’arrêter de produire des disques y’a quelques années déjà, ou encore Mylene Farmer en France, qui, malgré mes quelques réserves à son sujet, produit encore des trucs mondialement connus.
Lady Gaga donc, qui a l’art de changer de style au fur et à mesure de ses sorties sur CD. On avait de l’electro pop très classique pour son premier et second album (The Fame [Monster]), qui est juste une réédition plus étoffée, techniquement. Le quelque peu rock Born This Way, l’échec commercial ArtPop qui donnait par moments dans un style RnB. Y’a aussi eu Cheek to Cheek dont personne n’a entendu parler, et enfin, le dernier en date : Joanne.

Avant même de pouvoir l’écouter, je suis tombé sur un paquet d’articles sur son fameux dernier album. Les adjectifs revenant le plus étaient « poussif » et « décevant ». Apparemment, Lady Gaga en fait des caisses et s’est avancée sur un terrain qu’elle ne maîtrise pas.
Bon déjà, dire de Lady Gaga qu’elle en fait des caisses, pardonnez moi mais, c’est UN PEU sa marque de fabrique, en fait. On reparle de la robe en viande?

Mais toujours est-il que j’ai fini par trouver un lien m’autorisant à l’écouter en entier en toute légalité (coucou Deezer), et je ne l’ai pas trouvé si « poussif » que ça. Y’a quelques morceaux très chouettes, et dans l’ensemble y’a une sorte d’ambiance vite fait country, plutôt bien respectée au fil des chansons. Mais voilà. Moi je n’aime pas trop les balades, et cet album en contient un paquet.

Sans vous infliger une liste des chansons avec un commentaire à côté, comme j’ai l’habitude de faire, je dirais que la première moitié, chronologique, est très chouette, même si certains morceaux méritent plusieurs écoutes pour s’y faire réellement. Je me dandine furieusement sur Perfect Illusion, mais au delà, c’est le drame. Même le featuring avec Florence -and the Machine- Welch, que d’habitude j’aime d’amour, ne suffit pas à me convaincre.

Si vous me redemandez dans 6 mois, j’aurais peut-être changé d’avis, mais aujourd’hui, pour moi, cet album est une demie déception. Il est bien, mais juste pour la moitié de ce qu’il contient. Les morceaux que j’apprécie font shaker mon booty, mais dès que le BPM descend, je m’emmerde violemment.

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Passons à Tove Lo. Que vous connaissez tous forcément sans le savoir.

Je n’écoute pas spécialement la radio et je n’ai pas de télé, mais je sais que son morceau Habits (Stay High) a beaucoup tourné. Aimant cette chanson d’amour, j’ai poussé la curiosité jusqu’à écouter sa discographie complète. Mais heureusement pour mon temps libre, cette chanteuse suédoise est nouvelle sur le devant de la scène, et donc elle n’a pas énormément de contenu à son actif. Seulement un premier album, un EP, et quelques featurings à droite à gauche. Side-note, elle a fait des morceaux pour des BO, entre autres Scream My Name pour la premiere partie de Hunger Games Mockingjay, ou encore l’excellent Scars pour l’épisode Allegiant de la série des films Divergent.
Elle a aussi écrit et co-écrit un paquet de morceaux pour des noms plus connus tels que Icona Pop, Cher Lloyd, Ellie Goulding… (si vous n’écoutez pas de pop, ça ne vous parlera pas hein).

Mais bref, elle a donc sorti en ce matin du 28 octobre 2016, son second album : Lady Wood.
Et je vais être rapide là dessus, parce qu’il est bien. Très très bien. Je n’ai pas trouvé un morceau particulièrement chiant, sauf peut-être Influence, dont je préférais la version démo, donc sans la voix du mec, présente sur la version définitive.

L’ambiance générale est très bien respectée, on sent la patte de Tove Lo tout au long de l’album, et il y a comme un genre de fil rouge tout le long, les morceaux s’enchaînent bien et aucun ne jure vraiment avec le reste.

Si je devais comparer avec sa première galette sortie en 2014 (Queen of the Clouds), je dirais que l’ensemble est plus « sombre ». Bon pas au point de la différence violente entre les deux premiers albums de Marina & the Diamonds non plus, mais à un degré moindre, plus sombre néanmoins.

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Voila. C’était ma contribution. Je n’ai pas vraiment de conclusion si ce n’est, écoutez ces deux artistes, avec une oreille ouverte et pas trop d’à priori ou d’attentes spécifiques. Faites vous un avis par vous même, et tenez moi au courant si ça vous dit !

I’m free from the worries that I left behind

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J’annonce la couleur.

Bon. Ça fait quelques jours que ça me démange furieusement. Il faut que j’écrive un article à propos de Pokemon Go. Je n’ai certes pas la portée d’un site comme RondPoint89 ou 15minutes, mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas d’avis sur la question.
Avant toute chose je pose ici un content warning: Je suis un joueur. Et je suis très en colère.

J’ai lu des choses affreuses, des clichés éculés écrit mille fois à propos de n’importe quel jeu vidéo, des gens même issus de mes contacts qui gueulent gratuitement sur un phénomène qu’ils ne comprennent pas, allant jusqu’à la violence verbale et les menaces.
Excusez du peu, mais quand je lis qu’on veut jeter mon téléphone dans la Garonne sous prétexte que je capture des bestioles qui n’existent pas, ça me fout un peu la trouille.

L’argument principal que j’ai pu lire jusqu’à le vomir, un peu partout sur les articles anti-PoGo, c’est que le jeu nous zombifie, et nous rend dangereux lors de nos déplacements dans l’espace urbain.
Je répondrais d’emblée que ce n’est pas le jeu qui rend dangereux, c’est une minorité de joueurs, qui sont un peu cons et manquent de savoir vivre, ça je ne vous l’enlève pas. Quand je joue, mon téléphone est dans ma main, et mes yeux sont dirigés vers là où je marche. L’avantage c’est que lors de l’apparition d’un pokémon, le téléphone vibre. Je prends donc 3 secondes pour me décaler et ne pas gêner le passage. Le problème ne vient pas donc du jeu, mais de quelques individus, nuance.

Ah, et si par zombification vous parlez du fait qu’on ait les yeux rivés sur nos écrans, je ne trouve pas que cela change grandement vis à vis du reste du temps. Prenez un peu les transports en commun, combien de gens, tous âges confondus, sont collés à leur écran? Un bon gros 70% des passagers. Seulement, avant que le jeu ne sorte, personne ne savait vraiment ce que tous ces gens foutaient sur leurs téléphones. Peut-être qu’ils lisaient, peut-être qu’ils discutaient avec leurs proches, peut-être qu’ils jouaient à Candy Crash, peut-être qu’ils planifiaient leurs liste de courses. Personne ne le sait. Mais à présent? Oula, sûrement en train de s’imaginer être le meilleur dresseur? Tuons les par le feu, ces sales asociaux…

Mais bazar, moi tout ça m’énerve beaucoup, donc je vais vous exposer calmement en quoi le jeu est positif.

Il faut savoir qu’à l’origine, je suis quelqu’un d’excessivement casanier, je sors très peu de chez moi, pour certaines raisons bien précises. Je ne supporte pas le bruit ambiant, je n’aime pas voir des gens, j’ai du mal à me refréner de me jeter sous un bus, bref, l’horreur. Donc rester chez moi est bien plus qu’un confort.
Mais depuis que Pokemon Go est sorti, officieusement puis officiellement depuis peu, je sort au moins tous les deux jours. Et pas juste pour aller au bout de la rue chercher mes clopes ou racheter du café. Non. Je déambule des heures durant, à la recherche d’une créature qui, certes n’existe que dans mon téléphone, mais dont la joie procurée par sa capture est elle, bien réelle.
J’ai donc installé un podomètre sur mon téléphone, pour mesurer à quel point je me remuais. Et depuis la sortie de PoGo, je fais en moyenne 5 kilomètres par jour, ceux où je pars chasser Pikachu et ses copains.
Je vais dehors, je parle à des gens que je ne connais pas, et même parfois, je fais quelques kilomètres en leur compagnie à discuter du jeu et à chasser les pokemons en même temps.
En bref, je fais du bien à mon corps, à et mon humeur. Je combats mon anxiété sociale sans avoir l’impression de vraiment faire d’efforts. Parce qu’avec les autres joueurs, nous avons un point central de discussion, une passion commune pour un univers, bref, de quoi animer nos discussions sans être incroyablement awkward de mon côté, ou tout du moins, pas plus qu’eux.
Et ça fait un bien fou.

Donc je ne comprends vraiment pas cette haine gratuite du jeu, cette volonté de nous faire passer pour des gros abrutis sans cervelle, poussés aveuglément vers une réalité toujours plus virtuelle.

Et quand bien même il y a eu des articles à scandale du type « un joueur a trouvé un cadavre dans un parc ». Si ça avait été un classique joggeur, personne n’en aurait fait tout un foin. Mais bref.

Pour finir, et je conclurais là dessus, rager sur un truc qui ne vous effleure qu’à peine, ne vous rends pas plus matures et intelligents que le reste de la masse, bien au contraire.