I had a dream which wasn’t real

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Ceci ne me semble pas très hygiénique.

Aujourd’hui, un article qui de risque partir un peu dans tous les sens, parce que j’ai les réponses qui m’arrivent en tête au même rythme que mes questions se succèdent. A la base, je souhaitais parler de la charge mentale, et mon cérébral en étroite collaboration avec mon petit cœur en mousse, m’ont fait partir dans une spirale introspective.

Pour poser un peu le contexte, je fais partie d’un groupe féministe sur Facebook, et je vois régulièrement passer des textes de femmes en couple, dont le partenaire est pas vraiment aidant dans les tâches quotidiennes, et donc ces femmes utilisent ce média pour lâcher un peu de lest et glaner du soutien moral. Ce que j’approuve absolument.

Pour rapide rappel, la charge mentale c’est le concept établi que les femmes [généralement] doivent très souvent penser à tout, y compris prévoir pour leur partenaire de vie, homme ou autre, et cela nécessite organisation, réflexion, et effort mental quotidien. Et c’est une source d’épuisement interminable pour ces personnes parce qu’elles n’ont pas 15 bras ni un besoin en sommeil inférieur à 2h par jour.

Mais du coup, c’est quelque chose qui me dépasse pas mal, cette notion du partenaire qui fout rien, et qui lave vaguement trois assiettes pour venir se plaindre qu’en plus il faudrait les essuyer.
Ça me dépasse, pas dans le sens où je ne l’ai jamais constaté, mais dans le sens où je ne saisis pas comment on peut en arriver à se reposer à ce point sur son ou sa partenaire.
Je suis même suffisamment observateur et paranoïaque pour avoir déjà vécu ce genre de situations.

Pour exemple, j’ai eu un coloc qui me laissait toujours ranger les verres du lave-vaisselle, sous le prétexte qu’il avait peur de les casser, vu que c’était les miens. Sur le principe je conçois cette attention délicate, cependant je me suis très souvent demandé si c’était une stratégie (consciente ou non) de sa part pour juste ne pas le faire. Je ne le saurais jamais, et ce n’est surtout pas très important puisque c’est un seul exemple parmi tant d’autres.

Je me dis simplement que c’est peut-être dû à mon parcours de vie, que j’essaie de combattre absolument cette imposition subtile de la charge mentale aux autres. D’une part parce que je suis parti assez tôt du domicile parental, vu qu’à mes 16 ans j’habitais déjà seul, donc l’autonomie j’avais tout intérêt à l’acquérir très vite. D’autre part, mon état de santé fait que j’ai cette terreur sous-jacente d’être un énorme poids pour ma future vie de famille.

Donc non, je n’oblige pas ma coloc à repasser mes chaussettes ni ne compte le faire avec la personne qui partagera ma vie. Mais peut-être que je me fourvoie, et que je fais déjà subir cette charge à mes proches sans en avoir conscience.

J’essaie également d’être constamment prévoyant au maximum de tout ce qu’il faut faire, par exemple si je pars en vacances trois jours, vous pouvez être assuré·e·s que j’ai une valise et deux gros sacs parce que on ne sait jamais, je préfère envisager toutes les éventualités. Cependant, il est possible qu’au quotidien je sois moins vaillant, parce que la flemme, ou parce que je suis aussi quelque fois désorganisé, physiquement comme cérébralement, je m’éparpille facilement. Un peu comme en ce moment en écrivant tout ça, par exemple.
Mais ça viendrait du coup peut-être de là? Une situation initiale esquivée par flemme, et une habitude qui finirait par s’installer, jusqu’à pourrir et être refilée à son ou sa partenaire. Je ne sais pas, tant de questions et si peu d’énergie.

Du coup, puisqu’il faut conclure, je dirais que, pour beaucoup de choses, et dans tout type de relations, la communication c’est la clé. Si vous ou moi avons un doute sur le poids que nous représentons pour nos proches, seule une bonne discussion éclairée saura replacer l’équilibre, ainsi que dissiper nos éventuelles pesantes angoisses.

Every time we meet

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Plusieurs fois, que ce soit au cours de ma vie ou même plus récemment, on m’a reproché de ne pas avoir réagi « comme il faut », de n’avoir pas eu la bonne approche d’une situation voire d’un conflit.

Je pense en toute sincérité, que ces gens justement, ont tendance à ignorer, ou ont tout simplement oublié d’où je viens. Parce que je n’en parle pas si souvent que ça, d’une part parce que cela ne regarde que moi ou mon cercle très proche, d’autre part parce que je n’aime pas me réduire seulement à ça ou m’en servir de justification.
Mais ce que la plupart du temps les gens semblent ne pas prendre en compte, c’est mon handicap.

J’éprouve des difficultés plus ou moins importantes, que celles-ci soient sociales, émotionnelles, voire affectives. Je ne sais pas toujours comment me comporter en communauté. Je ne possède pas tous les codes, toutes les clés ne m’ont pas été fournies dans les mains dès le départ.

Les gens ne s’en aperçoivent pas, parce que je « présente bien ». Et c’est le cas uniquement parce que c’est un effort quotidien. C’est également dû à des années d’observations humaines, de thérapie, d’introspection personnelle et d’apprentissage individuel.

Très concrètement, j’ai ce souci de gestion de mes propres émotions, je les ressent, j’ai du mal à les comprendre parfois, du coup je les intellectualise, je les verbalise et mets des mots très spécifiques dessus. De ce fait, cet article peut sembler froid et manquant de franche émotions, mais c’est une bonne représentation de ma façon de fonctionner, quelque part. Ne parvenant à ressentir intégralement une émotion bien trop complexe et bien trop entière, je la synthétise pour ne pas être totalement submergé non plus.
Cela s’exprime assez bien dans ma manière d’écrire, que ce soit cet article comme en général. Je suis incapable de me plonger dans ce que je ressens viscéralement, et j’ai ce besoin de le mettre à distance, de le décortiquer plus ou moins rationnellement, pour pleinement l’entendre et le concevoir.

Et je pense qu’il est aujourd’hui important de le préciser, plus que jamais.

Je suis, et ce depuis plusieurs années déjà, adulte et relativement indépendant du foyer familial. Et dans certains cas de figure, je suis bien obligé de compter sur mes proches pour me sortir de situations désagréables. Mais lorsque je me retrouve seul, des gens me marchent sur la gueule, au minimum verbalement. Je n’en fais pas forcément état, je souris et ne laisse quasiment rien paraître. Sauf que j’en ai totalement conscience, je suis loin d’être idiot, et c’est excessivement blessant sur le moment comme sur la durée.

Si j’écris tout cela ce matin, c’est parce que j’en ai pleuré une fois de trop. J’ai eu la «mauvaise» idée, l’espace de quelques minutes, de réellement exprimer cette gêne. Le fait que des gens abusent de ma « gentillesse », quand ce n’est ni plus ni moins que l’expression indirecte de ma pathologie.
Je ne suis pas gentil. Je ne suis pas complètement con. Je ne suis pas si naïf que ça.
Je suis juste en situation de handicap. Tout simplement.

Soyez prévenant·e·s avec les gens, parce que bien souvent, vous ignorez tout de leurs origines comportementales comme contextuelles.

7 étapes essentielles pour être un mâle Alpha

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Ce midi, nous allons apprendre tous ensembles comment on fait pour être un vrai mec, et je vous déconseille par avance de lire cet article en diagonale, sinon vous n’allez pas bien comprendre.

►Prendre de la place

On dit bien souvent qu’être un vrai homme, c’est prendre de la place, en parlant bien fort et en écartant bien les jambes dans les transports en commun. La véritable astuce c’est de regarder autour de vous, et de constater que vous n’êtes pas seul dans ce métro, du coup, n’hésitez pas à ne pas trop dépasser de votre siège, comme une vraie personne civilisée, si votre morphologie vous le permet. Egalement, il est assez bien vu de ne pas couper la parole, ou de couvrir la voix des autres avec la votre. S’écouter les uns les autres, c’est un élément important du vivre ensembles.

► Avoir un corps de rêve

Vous avez un corps? Félicitations ! Celui ci est sûrement le rêve secret de quelqu’un d’autre, ou pas du tout si les relations ne vous intéressent pas, vous n’en avez que faire. Que vous souleviez de la fonte, ou que vous fassiez la patate de canapé, vous êtes forcément bien tant que vous vous sentez bien. Après tout, la pomme de terre n’est-elle pas la maîtresse de tout les féculents? En purée, frites, sautée, au four, en vodka, en gratin, elle s’allie avec un paquet d’aliments, et sa valeur nutritive est excellente. Mais nous ne sommes pas sur un blog de cuisine ici, donc passons.
N’oublions pas que de prendre soin de soi est aussi très important pour obtenir la reconnaissance de « corps de rêve ». Se raser, entretenir ses cheveux ou encore se préoccuper de sa peau sont des notions très importantes, notamment d’hygiène, mais aussi d’esthetique. Après tout, l’acné ce n’est pas très « viril ».
Si vraiment vous êtes un courageux dans cette société restrictive, vous pouvez également vous essayer au maquillage, parce qu’après tout, la supercherie cosmétique n’est pas réservée qu’aux filles !

► S’intéresser de près au sport

Que vous souhaitiez le pratiquer (voir point précédent), ou que vous aimiez regarder une bonne séance de sport à la télévision, le choix est votre. De la course en talons hauts avec RuPaul Drag’s Race, en passant par le patinage artistique et ses combinaisons seyantes, il y en a pour tous les goûts ! Et si la télé n’est pas votre meuble préféré, il vous reste toujours les compétitions de curlings du quartier, histoire d’enfin apprendre à faire le ménage de manière efficiente.

► Avoir des notions en mécanique

Après tout, savoir vérifier le niveau d’huile ou changer une roue est à la portée de tous ! Pouvoir faire des choses par soi-même permet non seulement de gagner en indépendance, mais surtout de faire des économies au quotidien. Plus besoin d’appeler la dépanneuse ou de demander à vos copines comment on vérifie une bougie. Bien joué ! Vous avez acquis des nouvelles compétences, trop chouette !

► Se débarrasser de ses émotions

Il est très important de savoir écarter les mauvaises émotions, et ne pas hésiter à parler à un·e thérapeute quand celles ci vous prennent trop de votre énergie. Il ne faut pas ressasser sans cesse les choses toxiques, et savoir quand se défaire de celles ci avant d’exploser.
Et quand au contraire, vous éprouvez des émotions que vous jugez positives, il est agréable de les exprimer, après tout, les gens que vous aimez ne sont jamais éternels. La clé de tout ceci, c’est la communication.
Et même si je sais que se taper dessus peut être très agréable, dites vous bien que beaucoup de choses sont réglables par une conversation, mais que d’autres nécessitent effectivement un peu de muscles, je vous espère donc d’avoir votre meilleur ami pour vous aider à panser vos plaies après cette bataille pour la justice.

► Consommer de façon excessive

Que ce soit la boisson, la viande ou le sexe, il est primordial de s’écouter. Si vous avez faim, mangez, si vous n’avez pas faim, ne vous forcez pas. Si vous souhaitez faire la fête, assurez vous d’être accompagné, de ne pas rentrer seul, parce que les rues sont pleines de dangers. Egalement, si vous n’êtes pas complètement ivre, n’hésitez pas à proposer à vos camarades de soirée de les raccompagner chez elleux, la sécurité avant tout !
Les fanfreluches c’est chouette aussi, mais le consentement, c’est encore mieux, pensez à vous assurer que votre partenaire de jeu s’amuse autant que vous, et a bien les mêmes envies et désirs que vous, et vous serez assurés de passer un excellent moment, et ce, quelque soit la taille de vos attributs ! Et surtout, protégez vous, d’une façon décidée ensembles avec votre partenaire.
La seule consommation sans compter qu’il est sans danger de pratiquer, c’est la lecture, mais pensez néanmoins à faire des pauses, et hydratez vous autant la gorge que l’esprit. On me souffle d’ailleurs dans l’oreille que les dinosaures ne lisaient pas de livres, et tout le monde sait ce qui est arrivé aux dinos, je vous laisse en tirer vos propres conclusions.

► No homo

Si vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de prendre une douche avec l’ami qui vous a aidé à panser vos blessures, ce n’est pas bien grave, dites le lui, en douceur, avec tact, et il n’en sera pas blessé et devrait normalement rester votre ami. Et dites vous également que, les garçons gays reçoivent énormément d’injonctions à être plus viril que les garçons hétéros, pour prouver qu’ils sont tout autant des hommes que ces derniers. De ce fait, soyez indulgent avec cet ami dont vous ne souhaitez pas partager les draps. Lui aussi a son lot de pression constante et quotidienne. N’hésitez pas à vous ouvrir à vos proches, si jamais en fait, vous avez finalement envie de lui faire des bisous, ou si vous ne souhaitez pas specialement en faire, ni à lui ni à personne. N’oubliez pas que vos ami·e·s seront toujours là pour vous écouter et vous soutenir. Et pour sceller toute amitié, n’oubliez pas qu’un câlin tout à fait chaste mais non dénué d’émotions est très souvent le bienvenu, si chacun est à l’aise avec cela, il s’agit simplement de demander.

► Conclusion

Voilà ! Vous avez désormais quelques clés dans les mains pour être un homme un vrai, celui qui sait s’exprimer aussi bien en société que dans l’intimité, celui qui sait prendre soin de lui sans chercher à compenser, celui qui sait faire preuve de respect et de bienséance.
J’ai pleinement conscience que cela fait beaucoup de responsabilité à endosser d’un coup, et qu’il y aura moult efforts à faire en ce sens, mais vous pouvez y arriver, je crois fort en chacun d’entre vous !

Tattoo : J’ai testé pour vous

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Ce mardi après-midi, j’ai décidé de vous parler un peu de tatouages, clairement parce que je n’ai pas d’autre idée de sujet sous la main, mais je vais néanmoins y mettre tout mon petit cœur !

Je ne peux pas dire que je suis un grand tatoué, même si je le serais probablement d’ici quelques années, mais du haut de mes gros centimètres plein d’encre, j’ai testé plusieurs méthodes de cicatrisation, et soins post-tattoo. Du coup, je vais parler de ça aujourd’hui.

/!\ ATTENTION : Cet article n’est pas exhaustif de la totalité des méthodes de cica, et je ne saurais trop vous dire de juste faire confiance en votre tatoueur et en sa méthode. Chaque artiste tatoueur a sa propre méthodologie, et chaque technique se vaut plus ou moins. Bon sauf si iel vous dit de frotter la peau avec de l’essence à zippo, auquel cas, je ne peux rien pour vous.

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Entrée en matière

Le tatouage est un art ancestral ayant plusieurs objectifs, propres à chaque personne qui décide de franchir le pas. Il peut être vécu comme un rite de passage, une représentation des expériences accomplies, une réappropriation de son propre corps, ou au contraire une façon de le rejeter etc. Il y a autant de raisons de se faire tatouer qu’il y a de personnes tatouées, à peu de choses près.

Pour ma part, je considère, et c’est un point de vue très personnel, que la douleur fait partie du jeu. Si cela ne faisait pas mal, même si la perception de la douleur est quelque chose de très individuel, cela n’aurait pas le même impact, la même symbolique. Le tatouage c’est permanent, donc autant le « mériter ». Ce ne sont que quelques heures à serrer les dents, contre le reste de sa vie avec sa peau ornée d’encre et de motifs que l’on aura choisi.

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Règles de Base

Avant toute application de quoi que ce soit sur la peau, lavez vous bien les mains, et n’hésitez pas à nettoyer la partie tatouée avec de l’eau tiède et du savon (pH neutre) et de tamponner avec du sopalin pour sécher sans danger.

La méthode Bepanthen

C’est celle que j’ai vu le plus fréquemment utilisée, et qui consiste à se tartiner la peau de Dexpanthénol (la version générique moins chere, dispo en pharmacie), et à mettre des vêtements par dessus.
Elle a un défaut tout particulier: la bepanthene, ça tâche, et j’ai dû balancer deux trois fringues suite à des périodes de cicatrisation. Entre l’encre et le gras du produit, les tâches ont du mal à partir au lavage.

La méthode artisanale

Par artisanal, comprenez que c’est le dexpanthénol qui disparaît, au profit d’un baume, très souvent vendu au salon de tatouage qui s’est occupé de vous. Il en existe énormément, mais j’ai personnellement testé la Scared Scar. Elle est très bien, mais le conditionnement était un peu petit pour le prix. Rien d’exorbitant non plus, mais après avoir vidé mon compte en banque contre un peu d’encre, j’avoue que mon porte-monnaie faisait un peu la gueule. Je me souviens également que l’odeur, pourtant très agréable pour le commun des mortels, me gênait un peu. Mais j’ai toujours eu du mal avec les huiles essentielles de fleurs, donc bon.

La méthode sèche

Je n’ai pas souhaité la tester, je suis trop fragile pour ça.
Cela consiste a ne rien mettre du tout sur la peau, et laisser le corps faire le boulot. Elle possède un défaut majeur, à savoir que si vous n’avez pas un environnement impeccable, donc typiquement si vous avez un travail, le risque de réaction voire d’infection est assez important. En effet, le tatouage est une plaie avant tout, tant que l’épiderme ne s’est pas refermé, c’est la journée porte ouvertes pour les bactéries.
Après, cette méthode a sûrement ses avantages, mais c’est la plus « violente ». A réserver à un usager averti donc.

La méthode en milieu humide

Celle ci consiste à mettre de la crème, de votre choix, puis à emballer la peau tatouée dans du cellophane. Je n’ai pas exactement les détails de durée d’emballage ou de la fréquence de son changement, parce que je n’ai pas testé celle ci.
Les seuls moments où ma peau s’est faite cellophaner, c’est en sortant du shop de tatouage, à patienter les quelques heures réglementaires avant le premier lavage délicat. Et ma peau ne respire pas, ça suinte, ça lymphe tant que ça peut, et ma peau rougissait même là où il n’y a pas d’encre, je considère donc que cette méthode ne m’est pas adaptée.

La méthode du Filet

C’est celle que j’ai le plus utilisé et qui me réussit le mieux. C’est un genre de croisement entre la méthode Bepanthen et celle en milieu humide, et cela consiste à se tartiner la plaie de pommade, puis de poser des compresses non-tissées stériles par dessus, et de faire tenir l’ensemble avec soit un filet tubulaire extensible, soit du sparadrap. Le filet n’étant pas enfilable sur une épaule typiquement, ou un dos par exemple, on dispose à la place du sparadrap pour tenir les compresses. Il faut changer le pansement avant et après toute activité sportive, valable également pour une grosse nuit de sommeil, donc ça revient vite un petit peu cher puisqu’il faut avoir un joli stock de compresses et de sparadrap. L’avantage c’est que ça ne périme pas, donc vous pourrez toujours réutiliser ces éléments pour toute autre type de blessure du quotidien.
Et là vous allez me dire « mais ho la la c’est génial! Est-ce trop beau pour être vrai? ».
Presque : pour certaines personnes, le sparadrap est relativement allergène. Et les versions dites « hypoallergéniques » sont encore pires en fait. Soit la colle ne tient pas et le pansement se barre au moindre mouvement, soit la colle tient nickel, mais la peau vient avec. Du coup cela devient tout un challenge que de trouver où poser le scotch médical sur une zone qui n’est pas encore abîmée.

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EN CONCLUSION :
Nous n’avons pas tous les même réactions et la même tolérance aux tatouages et aux différentes méthodes de cicatrisation. Chacun trouve ses petites astuces et fait sa tambouille personnelle.
Mais en règle générale, si vous avez pris le soin de choisir un·e bon·ne artiste tatoueur, faites leur confiance pour vous aiguiller dans la méthode qui vous conviendra à tou·te·s les deux !

Celui dont on ne doit pas prononcer le morinom

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Le morinom, est une très astucieuse francisation de ce qu’on appelle plus souvent le « deadname ». C’est un terme désignant le prénom de naissance d’une personne trans. Cet article y sera consacré.

Pour la plupart des personnes trans, devoir entendre son prénom de naissance est d’une violence inouïe, et une grande source de dysphorie et d’angoisse. Si on dit souvent que les mots ont du pouvoir, les prénoms en portent un d’autant plus important. Parce qu’ils sont rarement denués de sens, et c’est notamment pour cela que le choix de son prénom dans un parcours de transition est une étape clé.
Certain·e·s vont mettre du temps, en essayer plusieurs avant de trouver celui qui leur conviendra pour la vie. Tandis que d’autres personnes, vont savoir immédiatement lequel adopter.

Le problème avec le deadname, c’est qu’il peut donner l’impression à certain·e·s d’entre nous, que peu importe qui nous devenons et à quel point nous avons changé, le passé parviendra toujours à nous hanter, relativement intensément. De ce fait, de nombreuses personnes trans s’affairent à plus ou moins grande échelle à faire disparaître toute preuve de cette identité passée, quitte à y perdre des souvenirs irremplaçables, comme des photos par exemple. Parce qu’il s’agit de laisser pour seule trace l’identité réelle, et non pas celle de naissance. On ne peut pas effacer la mémoire des gens, mais on peut leur laisser le souvenir de qui nous sommes ultimement, plutôt que celui de qui nous avons pu être.
C’est une sensation très étrange et très désagréable que d’être confronté à son passé. D’autant plus quand on a eu la sensation de vivre dans un mensonge permanent depuis de longues années.

J’ai passé deux heures de ma nuit à évacuer les vieilles photos de mon ancien compte FB, et c’était vraiment un moment malaisant. Je ne me reconnaissais sur aucune des photos. J’ai certes pas mal changé physiquement au cours des deux dernières années, mais tout de même, j’ai passé bien 10 ans de ma vie avec la même tronche, malgré les aléas de la prise de poids, je me voyais tous les jours devant le miroir.

Et pourtant, c’était un instant dans ma vie vraiment pas agréable, que de trier toutes ces photos. Être ramené violemment en arrière dans ce tourbillon de mal-être, alors que ma vérité est toute autre. Ma vérité, ce n’est pas là d’où je viens, mais ce qui m’a construit pour en arriver jusqu’à aujourd’hui, et si la différence peut sembler subtile, elle est capitale.

Quand on me demande de prononcer mon deadname, ou que je l’entends, ou le lis, j’ai l’impression d’être extirpé violemment de ma bulle présente pour replonger dans les tréfonds de ma souffrance passée.

Je ne dis pas que toutes les personnes trans sont aussi mal à l’aise avec leur prénom de naissance, pour preuve certaines décident de simplement masculiniser ou féminiser celui-ci pour continuer à le porter, ou s’en foutent. Mais ce n’est pas mon cas, et encore une fois, je ne parle qu’en mon nom.
Avant même que je ne comprenne d’où venait la douleur que je portais depuis ma puberté, je détestais mon prénom de naissance. Il ne m’allait pas, il n’était pas horrible, mais ce n’était pas mon identité, même si cela en faisait, en quelque sorte partie.
Celui que je porte aujourd’hui, je l’ai choisi avec soin, il me convient, c’est le mien. C’est lui mon vrai prénom, pas celui qu’on m’a collé quand je suis né.

Pour conclure, la relation d’une personne trans à son prénom de naissance peut être autant paisible que conflictuelle, mais dans le doute, ne lui posez pas la question, histoire de faire preuve d’autant de respect que de décence.

Crop circles in the carpet

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Je suis assez admiratif des gens qui sont Out & Proud, qu’on pourrait traduire grossièrement par « visibles et fier·e·s ».
Je suis admiratif parce que j’en suis incapable, enfin, en partie. J’ai la sensation que j’ai déjà écrit à ce sujet, et pardonnez moi donc si je me répète un peu du coup. Mais, si j’essaie au maximum d’être transparent dans mes propos ici, il est quand même relativement rare que j’y affiche mon identité civile. Sauf peut-être dans l’article de tuto rasage, mais c’était vraiment exceptionnel.

Et j’ai énormément de respect pour les personnes trans ou LGB+ qui s’affichent ouvertement sur les Internets, même quand je ne les supporte pas individuellement, j’ai quand même du respect pour la démarche. Parce que si la vraie vie véritable n’est pas un milieu facile, l’univers du web est encore bien pire, les gens se lâchent dans l’horreur haineuse, les langues se libèrent de toute bienséance et la décence est aux abonnés absents.

J’ai fait ce choix il y a bien longtemps que d’exposer ma vie à la vue de tou·te·s en ligne, et j’ai le malheur de parfois oublier que, dans ce que je raconte, les conséquences peuvent ne pas seulement concerner que moi. Mais passons, avant que je ne digresse.
Quand est venu le moment de faire mon coming-out, ce blog a beaucoup changé, en même temps que moi, dans une ligne d’évolution directe et naturelle. J’ai aussi appris avec le temps que parfois, il vaut mieux se taire que d’altérer la vérité pour la rendre racontable. Mais aussi et surtout, qu’il faut savoir se protéger.

J’ai la chance, avec vous, qui me lisez aujourd’hui encore, et peut-être encore demain je l’espère, de ne jamais avoir reçu de menaces de mort, de viol, ou d’agression verbale directe. J’ai reçu quelques fois des insultes, mais cela se compte sur les doigts d’une main, et ce n’est surtout pas passé entre les mailles du filtre des commentaires.

A ce jour, je ne m’expose qu’indirectement sur les lignes de ce blog, puisque je ne suis plus seulement lu par uniquement mes amis, je sais qu’il y a quelques personnes, des habitué·e·s comme des gens de passage, dont j’ignore l’identité, et qui n’ont pas connaissance de la mienne.
Mais là où je voulais en arriver avec mes déblatérations qui commencent à prendre de la longueur, c’est que si je suis hyper ouvert sur ma transidentité ici, ce n’est pas nécessairement le cas au dehors.

Les gens que je fréquente depuis moins de 6 mois n’ont pas tou·te·s conscience de ma specificité de personne transgenre, et ce n’est pas plus mal. Parce que c’est tout simplement reposant. Je n’ai plus à m’angoisser de devoir faire attention au moindre détail, à faire mes preuves ou quoi que ce soit.
Je suis un garçon, comme les autres, y compris dans leurs yeux. Je n’ai pas nécessairement l’aisance naturelle, que j’ai avec les gens où une intimité s’est installée, mais je sais que je n’ai pas besoin de me préparer mentalement à, peut-être, devoir faire de la pédagogie.

Attention, je ne dis pas que faire de la pédagogie c’est chiant ou quoi, j’ai souvent plaisir à le faire ici, simplement, parfois, je suis lassé, j’ai juste envie de profiter de ma soirée. C’est comme pour les questions plus ou moins intrusives. Elles ne sont intrusives que parce que je les perçois comme telles, la formulation joue souvent beaucoup. Et d’une fois sur l’autre, je vais me montrer plus agressif parce que je suis fatigué.

Mais voilà. Si vous avez réussi à tenir jusque là dans mes longueurs de phrase, je tenais simplement à dire ceci: peu importe que vous soyez affichés et identifiés clairement en tant que personne Trans, ou qu’au contraire vous souhaitez ne pas en entendre parler, et vivre dans la quiétude de votre cispassing.
Ce qui importe, c’est votre aisance, et votre bien être, et les autres peuvent bien aller se faire cuire le cul. Dites vous bien que, il y aura toujours des gens pour se visibiliser, et reporter l’attention sur eux, et donc plus du tout sur vous. Et ça, c’est chouette.
Merci les gens, merci pour la visibilité. Love !

Tuto : Ne pas s’ouvrir le visage

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Vous l’avez peut-être constaté, le dernier article, sorti en date du 17 septembre dernier a été supprimé. Je ne m’étalerais pas sur le pourquoi du comment cependant, mais du coup, après un incident en interne, et une longue réflexion, j’ai pris la décision de vous produire aujourd’hui, un contenu un peu plus léger. Aussi bien pour vous que pour moi.

Aujourd’hui donc : un tutoriel de rasage ! Je dois avouer que les photos sont foireuses, mais j’avais besoin de m’amuser un peu. Et en vrai, je m’étais déjà rasé le matin même, donc il n’y a effectivement rien à couper sur les photos de présentation.
Concernant le choix du rasoir, il faut avouer que c’est une affaire de goûts assez personnels. Je possède un Wilkinson Hydro 5 ainsi qu’un Gillette Sensor Excel que l’on m’a offert, c’est ce dernier que j’ai utilisé pour les photos.

Pour réaliser ce tuto chez vous, il vous faudra :
– 1 rasoir
– de la mousse à raser
– Un bol et un blaireau (optionnel)
– 1 serviette propre
– Un lavabo
– de l’après-rasage sans alcool
– des poils sur le visage (là aussi, optionnel)

En premier lieu, il est important, d’avoir les mains et le visage propres pour éviter toute infection ou éventuelle irritation, nettoyez vous donc la face avec un savon non abrasif et de l’eau tiède à chaude, mais pas brûlante non plus; et les mains avec le savon qui vous convient.

Faites mousser le savon de rasage dans le bol à l’aide du blaireau, pour ensuite l’appliquer sur votre visage mouillé. Si vous ne possédez pas de blaireau, tartinez vous délicatement le visage de crème sur une peau encore humide.

Vient donc la partie du rasage pur, qui là aussi, n’est pas si simple que l’on pourrait le penser. Pensez à tendre votre peau à l’aide de votre main libre, pour raser avec efficacité de votre main directrice (selon que vous soyez droitier·e ou gaucher·e).
Le truc c’est de raser dans le sens du poil, et par petites zones. Évitez de vouloir vous précipiter partout en même temps, ce n’est ni efficace, ni sans danger.
Il s’agit également de raser par « à-coups », et non pas de faire passer les lames sur toute la longueur de la joue d’un seul passage.

Pensez à regulierement rincer la lame, que ce soit dans un fond d’eau froide dans le lavabo, ou directement sous le robinet. Tapotez egalement la tête du rasoir sur le rebord pour faire tomber les poils coincés sous les lames.

Une fois le rasage complété dans toutes les zones qui vous intéressent, rincez une première fois à l’eau tiede, puis effectuez les éventuelles retouches de petits poils cachés.

Terminez par un second rinçage, à l’eau froide cette fois, et tamponnez gentiment votre visage avec la serviette propre.

Enfin, et c’est ma partie préférée, appliquez délicatement de la lotion d’après-rasage en massant légèrement les zones qui ont été rasées. Privilegiez une lotion sans alcool, histoire de ne pas hurler parce que ça brûle, mais une dont l’odeur vous plait, parce que vous allez l’avoir dans le nez au moins pendant une petite demi-heure.

N’oubliez pas de ranger la salle de bains, faites un selfie de vainqueur, et repartez conquérir le monde avec votre peau douce !

Bisou !

La demisexualité, ce n’est pas ce que vous croyez

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Que je suis drôle !

Après avoir vu passer un article plusieurs fois relayé par mes contacts sur « la demisexualité, cette orientation méconnue », et un sacré festival de commentaires de gros beaufs en dessous, j’ai décidé de m’attaquer en toute humilité à ce sujet.

Avant toute chose, comme d’habitude, je ne possède pas la vérité absolue etc etc, faites vos contre-recherches aussi hein.

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Demisexuel·le : Définit une personne pour qui il est impossible d’avoir la moindre attirance sexuelle pour quelqu’un sans avoir au préalable une forte connexion émotionnelle.
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La demisexualité, véritable orientation pour les uns, gros bullshit pour les autres, est avant tout une façon d’appréhender les relations, amoureuses comme charnelles. Il s’agit d’une sous catégorie sur le spectre de l’asexualité (l’absence totale d’attirance ou d’intérêt pour ces questions là), spectre qui va jusqu’à ce qui semblerait s’appeler l’allosexualité (l’attirance au sens le plus commun).

Et là où cela devient intéressant, c’est que la demisexualité n’est pas une orientation au sens strict du terme, dans la mesure où c’est un indicateur de sa propre capacité à entretenir des relations qui mènent à faire des fanfreluches. Il s’agirait plutôt d’un adjectif, à coller avec sa propre orientation (hétéro/homo/bi-pan…), permettant de préciser un peu plus son mode de fonctionnement.

En soi, ce n’est pas indispensable de le préciser, puisque cela ne détermine pas par qui vous serez attirés, mais plutôt de comment vous serez attiré vers les autres.

Le seul point de doute sur la classification des demis, c’est que, au même titre qu’une orientation sexuelle/romantique, il n’y a aucun choix de fait. On ne choisit pas de ne pas pouvoir concevoir les coups d’un soir, on ne choisit pas non plus de ne pas pouvoir envisager quoi que ce soit sans une forte relation amicale pré-établie. Du coup, le terme de demisexuel a émergé, parce que des gens se reconnaissaient dans ce mode de fonctionnement instinctif pour elleux.

Et là vous allez me dire « mais ça sert à rien de faire rentrer des gens dans des cases toujours plus petites! ».
Et je vous répondrais que vous n’avez pas nécessairement raison, mais pas seulement.

Les étiquettes, ont cet avantage là, qu’elles rassemblent, qu’elles nous font savoir que nous ne sommes pas seuls à fonctionner de telle ou telle manière, et c’est aussi vrai pour les pathologies psy et leurs myriade de symptômes, que pour la vie amoureuse.
Je ne suis pas en train de dire que la vie privée est un handicap et que la sexualité est une maladie. Alerte terrain glissant. Non, là où je veux en venir, c’est que s’il n’y a pas 50 orientations sexuelles différentes au sens strict, il y a plein de façons d’envisager celles-ci individuellement. Et également, que si les cases ont cet aspect rassurant, il y a une différence entre se revendiquer de tel ou tel bord, et se voir affublé d’une étiquette par les autres.

Les cases ce n’est pas foncièrement mauvais, tant qu’on n’essaie pas de réduire au maximum, à être le plus précis possible. L’intérêt de la manœuvre, c’est de se multi-classer, parce que l’on peut facilement être présent dans plusieurs boites sans posséder le moindre don d’ubiquité.
C’est ça la force de l’être humain, celui ci est multiple, tant dans le fond que dans sa forme.

Pour conclure, si la demisexualité n’est pas une orientation sexuelle et/ou romantique à proprement parler, elle reste une manière de concevoir les relations qui n’en demeure pas moins réelle et légitime.

Send me a pulse

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Toute la semaine passée, j’étais à Paris, aussi bien pour un rendez-vous médical que pour le plaisir. Et lors de cette semaine à voir tout un tas de gens formidables, j’en ai rencontré des nouveaux, tout aussi formidables. J’ai également été confronté à cette éternelle question de ce que je fais dans la vie.
Et encore une fois, j’y ai longuement réfléchi après coup.
Je ne peux pas dire que je vis réellement de mon écriture, même si, ne nous le cachons pas, c’est un peu mon rêve de vie.

Je n’écris pas parce que vous êtes plusieurs à m’attendre au tournant si j’arrêtais de produire du contenu. J’écris parce que j’en ai le besoin vital. Même si, bien malgré moi, je me colle une pression terrible lorsque je dépasse les 10 jours sans le moindre billet.
J’ai également un projet hors ligne, sur papier, que je projette depuis plusieurs années, et qui m’en prendra encore de nombreuses avant d’être totalement abouti.

Je n’ai jamais été particulièrement doué pour m’astreindre à écrire régulièrement, encore moins à forcer l’inspiration. J’ai besoin de conditions très particulières pour produire mon art, si je puis le formuler ainsi.
Parce que c’est ça le twist : je ne me considère pas réellement comme un artiste. Parce que le contenu que je produit, je ne l’invente pas vraiment de toutes pièces, il n’y a rien de fictionnel dans mon style d’écriture.

Malgré tout, je sais que ma façon de rédiger nécessite une certaine aptitude d’analyse et de synthèse. J’essaie, en toute humilité, de produire un savant mélange d’intimiste un minimum détaillé, sans jamais tomber dans le pathos. Je m’y évertue chaque ligne, en tout cas.

De ce fait, j’ai tendance à privilégier la qualité à la quantité, malgré la pression que je m’inflige à moi-même. Parce que j’estime que lorsque je force le crayon, cela se ressent, rien ne sonne naturel, et le plaisir de me lire se perd totalement.

En bref, pour me retenir de partir dans tous les sens comme souvent, je vais résumer mon dilemme cérébral en quelques mots : je suis paradoxal.
Que ce soit vis à vis de mes envies en terme de contenu, en terme de fréquence comme en terme d’essence.

Je voudrais écrire souvent, mais je ne peux rien forcer pour toujours garder un seuil de qualité. Je voudrais écrire des choses puissantes, mais je n’en ai pas nécessairement la capacité. Et par dessus tout, j’ai un terrible manque de reconnaissance qui se traduit par mon envie de toucher plus de monde. Mais comme je n’ai pas vraiment de pivot central, de thématique unique dans ce blog, moins de monde s’y retrouve instinctivement.

Pour conclure, je me torture inutilement sur pas grand chose, et paf, ça fait un article. Mais j’avais besoin de poser tout ça quelque part.

Je vais mieux à présent. Merci de votre attention.

Nothing but your boots

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SUPER LAPIN, TO THE RESCUE !

Ce matin, on s’attaque à ce fameux Jean Michel Colorblind, ou en français dans le texte, Jean Michel Je-ne-vois-pas-les-couleurs !

Il s’agit, pour ceux qui l’ignorent, d’un mouvement supposément anti-raciste à la base, qui part du principe que tout le monde est logé à la même enseigne, peu importe sa couleur de peau. Le problème du délire « colorblind », c’est qu’il a aussi tendance à passer sous silence l’existence d’une différence.

Outre la nuance évidente de Pantone, il existe des différences de traitement des personnes racisées et ce de façon systémique. Que ce soit les violences policières à base de délit de faciès et autres contrôles des papiers pas si aléatoires.

Mais n’étant pas un individu racisé, je ne vais pas m’étendre sur la question, parce que en vrai, je ne l’ai jamais vécu. En revanche je peux m’étaler sur le fait que cette histoire de « colorblindness » s’étend à quasiment toutes les minorités. Que ce soit le handicap ou les questions de genre, personne n’est à l’abri de faire face à des « aveugles » en matière de conformité.

Que vous souffriez de douleurs chroniques, ayez un handicap visible, soyez racisé·e·s, êtes une femme, êtes en dépression, êtes trans, ou encore ayez une quelconque particularité visible; vous avez déjà forcément entendu quelqu’un vous dire que votre différence n’est pas importante, puisque à leurs yeux, vous êtes normal·e.

Et pétard, je ne suis tellement pas d’accord avec ce point là en particulier.
Sans même aborder plus que ça le fait que la normalité c’est chiant & surfait & secondaire & moissonneuse & batteuse.
Cette différence fait partie de vous, c’est ce qui fait que vous êtes uniques, entre autres détails croustillant à votre sujet. Donc j’envoie balader celleux qui tentent d’invisibiliser vos spécificités.

Si cela fait partie de vous, c’est que ça a de l’importance. Toutes les différences sont importantes. Vous êtes important·e·s. Ne laissez jamais personne vous dire qu’ils sont aveugles de vos différences, parce que celle·s ci vous rend·ent singulier·e·s !

Tout ce qui peut rendre différent·e est à porter avec fierté. Parce que cela peut vous rendre distinct·e des autres, et de là, il faut tirer toute sa force.

Ne nions pas la différence, parce que celle ci nous rend incomparables au reste de l’humanité.

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Ceci était un billet sponsorisé par l’Association des Gens qui t’Aiment.
Et aussi par le dictionnaire des Synonymes. Merci pour lui.