Look at me standing

Par défaut

Coucou les pipous !
En cette période de grosse chaleur, je voulais faire un rapide article pour les porteurs de binders.
Comme vous le savez certainement, un binder est principalement fait de coton et de spandex (elasthane/lycra), du coup ça tient particulièrement chaud. Surtout qu’on porte généralement des vêtements par dessus, donc on double l’effet sauna.

En ce moment à Bordeaux, au plus fort de la journée on tape dans les 38 degrés, et même à l’heure où j’écris ceci, soit environ minuit, il fait encore facilement 27 degrés. Ça nous annonce méchamment la couleur pour les trois mois à venir. Du coup, comment éviter de mourir? Voici quelques petites astuces pour vous permettre de tenir la distance durant la période estivale. Rien de bien révolutionnaire malheureusement, mais c’est toujours ça de pris.

1/ Restez à l’écoute de votre corps.
Ça peut paraître con, et moi-même je suis un des premiers à forcer. Mais en tant que porteur de binder régulier, il faut être bien attentif à ses propres limites. Quand vous sentez que vous commencez à suffoquer, à avoir la tête qui tourne, il est temps de l’enlever, car cela vous évitera un éventuel malaise.

2/ Lavage Fréquent.
Nettoyez votre binder au minimum tous les deux jours, je suis d’accord que ça demande pas mal d’organisation, notamment parce qu’un binder doit être lavé à la main, et qu’il faut idéalement en avoir plusieurs pour faire un roulement.
Mais le fait qu’il soit propre permet un certain confort supplémentaire, en terme de port et d’enfilage, comme en terme d’odeur. Parce que mine de rien, la vitamine T augmente pas mal le fait de transpirer. Et porter un binder qui daube n’est pas forcément quelque chose qui met à l’aise son porteur.

3/ Limiter le port.
Le mieux est de pouvoir ne le porter que certains jours, et pas durant la journée complète. J’ai le « privilège » de ne pas devoir aller au taff ou à l’école, et je sais que c’est compliqué lorsque l’emploi du temps est incompatible avec des pauses longues.
Mais ne portez votre binder qu’en cas de situation strictement nécessaire. Donc pas à la maison, éventuellement pas en compagnie des gens avec qui vous êtes suffisamment à l’aise pour être sans, et surtout JAMAIS quand vous dormez (mais ça c’est toute l’année). Évitez également lors de sessions de sport, où il faudrait privilégier une brassière un peu serrée, plus adaptée qu’un binder.
Si vous n’avez pas la possibilité de rester sans, faites quelques pauses, même de 5 minutes, où vous l’enlevez pour le remettre après. Histoire de respirer normalement l’espace de quelques instants.

4/Serrez vous les coudes.
Si vous avez des ami.e.s qui sont aussi porteur.se.s de binders, soutenez vous les un.e.s les autres dans cette épreuve qu’est la chaleur. N’écoutez pas les gens qui vont sans cesse vous demander pourquoi ne pas « juste l’enlever? ». Je sais combien la dysphorie c’est pas rigolo, et que c’est irrationnel. Croyez moi, je comprends, vraiment.
Mais prenez soin de vous quand même, et économisez vous, et surtout hydratez vous !

___

C’est tout pour moi, je vous dis à très vite pour du nouveau contenu ! D’ici là, faites attention à vous, et aux gens qui vous entourent.

Discover something brand new

Par défaut

Cet après midi, alors que je devrais être en train de m’activer à boucler mon dossier destiné au tribunal, j’ai décidé que plutôt que de tout faire dans l’urgence, je m’en occuperais dans la soirée et irais le déposer demain, et en cette fin d’après-midi, j’écris un article à la place. Mais ceci n’est pas en lien avec le sujet du jour. C’est juste ma volonté de préciser que mon sens des priorités est particulier.

Je voulais donc revenir sur une vidéo qui as beaucoup tourné sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, celle d’un certain Max Bird, intitulée « l’homosexualité expliquée scientifiquement ». Alors je vous arrête immédiatement, je me suis refusé à l’idée de regarder ladite vidéo. Et ce pour une raison très très simple que je m’en vais vous expliquer en quelques lignes.

Parce que c’est non seulement un concept absurde, mais c’est aussi un peu dangereux.
Voilà, c’est tout pour moi, bisou et générique de fin.

___

Bon, d’accord, je m’étale un peu plus finalement.
Mais c’est bien parce que c’est vous et que je vous aime fort.

Alors, allons-y joyeusement. Pourquoi chercher à expliquer scientifiquement l’existence de l’homosexualité, au même titre que la transidentité, c’est complètement con?

Parce que ça revient à dire que l’hétérosexualité est forcément l’orientation sexuelle par défaut, ou que le fait d’être cisgenre c’est être nécessairement plus normal que d’être trans.
Or ce n’est pas une question de normalité, mais bien de majorité, d’un point de vue des chiffres tout du moins.

Si on considère que les personnes trans ne représentent qu’environ 1% de la population, et que donc c’est pas eux les normaux, on revient à dire que c’est le même problème pour les personnes rousses. Oh wait, on leur crache déjà à la gueule en fait.
Je vais changer d’exemple du coup.

Ça reviendrait à dire que la France, ou la Russie, ou les Etats-Unis, ça c’est des vrais pays. Mais que l’Australie c’est juste une minorité visible. Que si on ne choisis pas d’être Australien, on peut expliquer scientifiquement qu’est-ce qui nous pousse à devenir australien. La volonté de mourir plus vite à cause de la faune et la flore? Ou une préférence personnelle pour un accent à couper au couteau?
Je ne sais pas trop, mais on peut vous aider chers Australiens, il existe des groupes de thérapie, promis.

Voilà. C’est vraiment absurde. Et pourtant, c’est la rhétorique qu’on nous balance à la gueule avec ce genre de vidéos. Nous, personnes rassemblées sous l’acronyme LGBT+, ne sommes pas une erreur statistique à analyser. Nous ne sommes pas scientifiquement explicables, ni dissécables à grands coups de théories fumeuses pour justifier de notre existence en tant qu’individus.

Donc s’il vous plait, arrêtons de visibiliser ce genre de médias, que ce soit des vidéos ou des articles pseudo-éclairés, qui ont pour volonté de normaliser une violence scientifique à notre égard. Celle consistant à nous valider, de la même façon que des créatures rares et fascinantes.

Nous sommes peut-être moins nombreux que l’écrasante majorité cis-hétéro, mais nous n’en sommes pas moins une part intégrante de l’univers qui nous entoure.
Je ne suis pas une anomalie statistique.
J’existe. Et je compte bien en profiter.

Look what you started

Par défaut

Le mignon avant la colère.

Il y a de ces tournures de phrases toutes faites qui m’énervent. Y’en a même un paquet. Que ce soit des expressions que je ne saisis pas, du type « une fois n’est pas coutume », ou « je dis ça, je dis rien ». Bah si tu dis rien, tu n’imposes pas ton discours quand même en fait.
Mais aujourd’hui je pense à une tournure en particulier. Celle d’employer le mot « schizophrénique » pour parler d’un élément, d’une personne, d’une idée, d’une situation, subissant ou exprimant une dualité dans son concept.
C’est une formulation que j’ai souvent croisée, que ce soit dans des articles de presse, en ligne comme papier, ou dans la bouche de mes profs pour parler d’un point de grammaire Et ça me fait doucement hurler.

Un extrait du Nouvel Obs à propos du récent scandale autour de l’autre sac à merde.

Ça me fait grincer des dents parce que c’est un abus de langage, et une subtile stigmatisation supplémentaire qui n’est vraiment pas nécessaire. Celui d’associer forcément la schizophrénie au trouble de la personnalité, ou en termes plus simples : que cette pathologie se traduirait forcément par une personnalité multiple, un dédoublement de caractère etc.
Le simple fait de l’écrire en toutes lettres me donne envie de foutre mes mains au feu.

Petit rappel des bases : la schizophrénie est une affection psychologique, qui PEUT se traduire par un trouble de la personnalité, mais ce n’est pas une généralité. Le trouble de personnalité peut affecter un individu, indépendamment d’une éventuelle autre affection psychologique. En gros on peut avoir l’un sans l’autre, et vice versa.

Il y a autant de types de schizophrénies qu’il y a de personnes atteintes de cette maladie.
Et même s’il y a plusieurs grandes classifications dans la maladie, des genres de « type » de schizophrénie, il n’y a que très rarement deux patients identiques, même si les deux personnes ont exactement le même traitement, au dosage près, leurs habitudes de vie et leurs attitudes quotidiennes sont souvent clairement distinctes.

Et outre les différents sous-genre de cette affection, il y a aussi une question de degrés, et de gestion personnelle du traitement. J’ai déjà écrit des billets à ce sujet, sur le fait qu’il faut arrêter de basher les personnes sous médicaments. Pour me paraphraser, dans ce genre de circonstances, les médocs ne sont pas une béquille, mais bien une chaise, permettant de s’asseoir et de souffler un peu plutôt que de ramper jusqu’au prochain point de sauvegarde.

J’ai suffisamment vu les dégâts que peuvent résulter d’une prise chaotique des comprimés, et ce n’est pas beau à voir. C’est aussi particulièrement irresponsable.
Cependant je ne blâme pas forcément la personne qui doit avaler les pilules, mais aussi son entourage, soignant, familial, amical, qui ne parvient pas nécessairement à déceler une carence médicamenteuse. Mais bref. Je m’éloigne beaucoup trop facilement. Je disais donc.

Il y a bien évidemment des patterns communs dans cette maladie si particulière, comme celui d’être vachement plus sujet aux addictions (alcool, tabac, drogue et compagnie…), et d’avoir une grosse tendance à la dépression.
Et pour ce qui est du cliché de la violence, des études rapportent que les malades sont plus souvent dangereux pour eux-même (auto-agressivité), que pour les autres (hétéro-agressivité). Il y a bien évidemment des cas de violences envers autrui, et généralement ça fait vite la une des journaux locaux, mais ce n’est clairement pas la majorité statistique. Une personne schizophrène est bien plus disposée à s’auto-mutiler ou tenter de mettre fin à ses jours, plutôt que de se préoccuper de celles des autres.

Ma recommandation est donc de ne pas croire tout ce que vous lisez, même si c’est dans une publication qui semble super sérieuse et tout ça, et je maintiens cet avis me concernant, remettez les choses en doute, je ne détiens pas la vérité absolue.

Mais avant que cet article ne se termine en thèse sur cette maladie ma foi aussi complexe que fascinante, je conclurais rapidement.
La schizophrénie ne devrait pas être, que ce soit dans l’esprit collectif comme dans le langage commun, un synonyme de dualité. Mettez y tous les adjectifs que vous voulez, concernant l’irrationalité, le paradoxe, l’illogique totale, peu importe. Mais pas une équivalence à une idée double quelconque. Ah et foutez la paix aux bipolaires aussi.

C’est tout pour moi aujourd’hui, le bisou.

Une bouteille en arrière

Par défaut

A l’occasion du 17 Mai, soit l’IDAHOT, ou Journée Mondiale contre l’homophobie et la transphobie en français, j’ai décidé de m’écrire une lettre à mon moi de y’a 10 ans. Bon, le résultat est moins feel good que je l’espérais, mais j’ai fait mon possible pour rendre le truc pas trop mielleux sans tomber dans le larmoyant pour autant.
Mais il faut quand même se contextualiser que moi, y’a 10 ans, j’étais une boule de nerfs pétri par la colère et le mal-être. Du coup j’essaie plus de me rassurer qu’autre chose, en essayant de ne pas trop tomber dans le paternalisme, mais je dois avouer que je me suis sincèrement pris au jeu, comme si mon moi passé allait réellement recevoir cette lettre. Bref, bonne lecture, et un paisible IDAHOT à vous tou.te.s !

_
Cher Petit Kao,
Tu as actuellement 15 ans, bientôt 16, et tu es à l’aube d’un tas d’événements qui vont bouleverser ta vie.
Tu n’en as pas encore conscience pour le moment, mais tu fais face à une période charnière, plusieurs même, qui vont faire que ta vie à l’heure où je t’écris, n’a plus grand chose à voir avec celle que tu vis de ton côté du temporel.

De là où je t’écris, saches que tu as fini par débloquer certains questionnements, que tu refoules encore pour le moment présent. Mais ne sois pas pressé, disons simplement que certaines personnes que tu vas rencontrer auront un effet de « déclencheur » sur certaines de ces questions qui te troublent tant ces temps ci.

Cependant, sois bien mis en garde que tu n’est pas à l’abri de perdre certaines figures clés en cours de route. Je pense à l’une d’entre elles en particulier, dont tu t’en voudras un moment de ne pas avoir eu le temps de lui montrer explicitement qui tu es véritablement.
Néanmoins, sache qu’il t’aura connu de suffisamment près pour que, sans que tu ai eu besoin de lui montrer, voire de le lui dire, il t’auras vu sous ton vrai jour et ce plus que tu ne l’espère. Il aura également un impact important sur toi, sans que vraiment tu ne t’en rendes compte.

Egalement, d’autre personnes que tu penses encore cruciales pour toi, n’auront qu’une négligeable signification sur le long terme. Mais là encore, ne t’en inquiètes pas trop, tu en rencontreras d’autres toutes aussi formidables, si ce n’est plus.
Des gens qui resteront à tes côtés quoi qu’il advienne, peu importe combien tu changes.

Car oui, le changement, c’est ce qui t’attends, et ce, sur un paquet de plans. Je sais que tu as arrêté l’école depuis peu, et saches que tu y reviendras par la suite, par challenge personnel principalement, et je te gâche un peu la surprise, mais le Bac tu finiras par l’obtenir, pour finalement te rendre compte que cela ne t’es pas indispensable, mais bon, tu en tireras quand même beaucoup de fierté, ne t’en fais pas.

Moult aventures t’attendent au tournant, toutes spécialement chargées en emotion. Bon, par contre, tu ne rencontreras pas l’amour immédiatement, enfin si, mais pour une courte durée uniquement. Je ne souhaite pas te décourager cependant, je n’en sais simplement pas beaucoup plus pour le moment.

Ah, et accroches-toi bien à tes chaussettes, parce que tu vas t’embarquer sur un sacré rollercoaster médical. Tu iras de surprises en déconvenues, mais promis, ça finira par se stabiliser, tu finiras par t’y habituer.

N’angoisses également pas trop, ton indépendance toute fraîche finira elle aussi par s’aplanir, non sans quelques gros moments d’angoisse. Mais on n’a rien sans rien, n’est-ce pas?

Pour résumer, mon petit, et je sais que tu détestes que l’on t’appelle ainsi, mais ça te passera là aussi; tu t’apprêtes à vivre énormément de changements, tu vas même déménager de plateforme concernant ton blog. Tu ne rencontreras pas le succès que tu espères, mais tu te constituera une solide base de lecteurs fidèles, toutes et tous particulièrement bienveillants. Et de temps en temps, tu produiras du contenu dont tu pourra être très fier !

Beauoup de belles choses t’attendent, de nombreux chamboulements également, qui pourront paraître insurmontables, mais chaque fois tu sauras puiser la force nécessaire pour les assimiler et en tirer profit pour continuer ta route.

Ne te décourages pas, ne perds pas espoir.
Rien n’est écrit d’avance. Moi-même je demeure l’esprit ouvert à de nouveaux horizons inattendus.
Prends soin de toi, tu finiras même par y prendre goût.

Je t’embrasse,
Stan du futur.

They want me dead

Par défaut

Des fois, je réalise que mon cispassing tient à des détails, des petites choses fragiles du quotidien, et qui nécessitent de sacrés jets de bluff.
Un élément en particulier me vient immédiatement à l’esprit, celui des toilettes. On ne peut pas vraiment esquiver ce besoin là, et ça peut être une source de soucis inattendus.

Encore hier soir, je discutais avec un nouvel ami, et nous évoquions le principe d’optimisation de « l’afk bio », à savoir, la pause petit coin obligatoire durant les parties de jeu vidéo en ligne. Et quand on est en pleine instance, ou donjon, bref, une partie intense à plusieurs, le moins de temps passé sur le trône est la clé du succès.
Je lui évoquais ma technique qui consiste à se désaper/rhabiller sur la route entre l’écran et les chiottes, et lui m’a répondu d’un air interrogateur pourquoi je perdais ce temps là? Alors qu’il suffisait de « se la caler sur le côté » et courir en calbut à travers l’appartement.
Après une savante poker face de ma part, j’ai renchéri après un léger silence que j’étais très pudique, et que je portais au minimum un short.

C’est à ce moment là que j’ai réalisé que les garçons cisgenre n’ont pas la nécessité de descendre leur futal aux chevilles pour pisser. Et je me suis senti un peu bête, d’avoir oublié ce genre de détail si stupide et pourtant si révélateur.

Je suis un homme ne possédant pas de pénis, et ça me complique un peu la tâche quand il s’agit d’aller faire ses besoins. En particulier quand les toilettes publiques sont, au mieux équipées d’une seule cabine, au pire ne disposent que d’urinoirs. Je suis simplement incapable de faire mon business debout. Et quand parfois la porte de la cabine est pétée, c’est super délicat de me soulager sans crainte d’être « grillé », et éventuellement d’être agressé pour « oser » être différent. Ça serait bien loin d’être du « jamais vu » malheureusement.
Je me rappelle précisément la fois où j’ai été chahuté assez violemment pour avoir utilisé les « toilettes des filles », je ne souhaite pas réitérer l’expérience.

D’autant que, et j’espère vraiment être le seul à le remarquer mais, entre les deux types de tuyauterie intime, le son produit lorsqu’on fait pipi est distinctement différent, en fonction duquel l’on est équipé. Et ça me fout une trouille monumentale quand vient le moment d’évacuer en terrain inconnu, ou simplement hors de chez moi.
Et je ne parle même pas de l’impossibilité totale d’uriner dans la rue, qui révélerait à coup sûr mon anatomie inhabituelle pour un garçon.

Voilà. Il n’y a pas vraiment de revendication particulière derrière ce billet, si ce n’est, laissez nous pisser comme on peut, et surtout comme on veut, où on veut.
Les personnes trans ont un quota suffisant d’angoisse quotidienne, et les WC en sont une partie intégrante.

Merci de votre attention.

And I’m your dying beauty king

Par défaut

Quand je me lève, j’ai une sorte de routine matinale, comme beaucoup je pense. Et la mienne inclut de me nettoyer le visage dans l’évier de ma salle de bains. Et aujourd’hui, alors que je ne faisais rien de particulier par rapport à d’habitude, quelque chose m’a sauté aux yeux, alors que j’essuyais l’eau sur mes joues. C’était très étrange, mais je me suis soudainement trouvé beau. Alors que bon, j’étais sans mon binder, à demi nu devant le miroir. Et pourtant, en faisant abstraction de mes pectoraux beaucoup trop développés, je ne sais pas, je me suis trouvé pas si dégueulasse que ça, à bien y regarder.

Je suis certes assez massif, c’est peu de le dire, mais en observant un minimum, je me rends compte que je reste plutôt musclé, si ce n’est que je suis rembourré par dessus, du coup on en a moins conscience immédiatement. Et ces derniers mois, mon corps a pas mal bougé avec le traitement hormonal. J’ai perdu un peu de hanches, ma répartition graisseuse au niveau du ventre s’est étalée autrement, et j’ai mes fesses qui ont fondu.
Je demeure néanmoins toujours gros, mais gros différemment d’avant. C’est difficile à expliquer.

Je sais aussi que, certaines personnes reprochent dans mon dos le fait que je poste 25 selfies par jour sur les réseaux sociaux. Cependant, je tiens à leur signaler un élément assez simple et pourtant si lourd de conséquences : je me réapproprie mon image.

J’ai passé au minimum les 15 dernières années à ne pas me supporter, à me trouver monstrueux, difforme, laid… Mais je ne suis rien de tout ça, heureusement. Cependant, passer plus de dix années à se détester aussi férocement, ça laisse des traces, et je ne mentionne même pas les cicatrices qui ont pu découler de cette haine autocentrée.

En conséquence de quoi, oui, je suis chiant à vous mentionner chaque petit élément qui change et que je suis probablement le seul à observer avec autant d’attention. Mais chacun de ces petits éléments, sont des petits pas de victoire dans la bonne direction, celle où mon image mentale correspondra à mon rendu physique extérieur.

Donc pour répondre à la question sous-jacente, non, je ne compte pas arrêter mes 25 selfies quotidiens, pour la simple et bonne raison que ça me fait du bien, et de nos jours, se sentir bien dans son corps est un luxe sur lequel je ne cracherais pas de sitôt.

Et chaque matin où je me trouverais beau, chaque matin où j’aurais un besoin cruel de reconnaissance sociale, chaque matin où j’aurais la nécessité d’être rassuré, je posterais en conséquence. Parce que ma survie m’apparaît plus pertinente que l’idée d’éventuellement saouler certains individus.
Et je dis ça sans la moindre once d’animosité, bien au contraire.

Voilà. J’ai un peu perdu l’angle où je voulais arriver, mais l’essentiel est là.
Je vous aime fort, tou.te.s, et vous dit à la prochaine !

Together in the grave

Par défaut

Quand j’étais plus jeune, j’étais vaguement gothique. Je dis vaguement, parce que j’avais 15 ans, un manteau noir avec des boucles en métal, des rangers et des fringues variant de noir à noir foncé. Avec quelques touches de rouge par ci par là. Mais j’avais 15 ans. Et par pression sociétale, j’ai décidé de passer au côté casual de la force, pour obtenir le résultat que vous connaissez désormais, à base de jean et de t-shirts aux motifs rigolos.

Mais une insulte m’a beaucoup marqué à cette époque là, entre autres joyeusetés, c’était d’être appelé Morticia, comme la maman dans la famille Addams, univers que j’affectionne tout particulièrement. Sauf que dans leurs bouches ce n’était pas un compliment, mais passons.

Je n’ai jamais vraiment compris ce qu’on reprochait à la famille Addams au juste. C’est certes un univers très sombre, un peu glauque, et franchement goth. Mais c’est aussi une famille plutôt idéale, pourtant clairement exposée comme à l’opposée de la famille parfaite comme on l’entend dans l’esprit commun.

Certes, la famille Addams est bizarre, inhabituelle, loin des codes classiques et s’émancipe clairement de la « normalité ». Et pourtant, ils font étalage de tout ce que je recherche dans un modèle familial.
Je tiens à dire avant toute chose que je me base surtout sur les deux premiers films sortis en 91 et 93.

Concernant les parents, Gomez et Morticia, ils s’aiment, et ils ne s’en cachent pas. Mais à côté de ça, leurs démonstrations d’affection ne sont jamais « too much ». Ils se font des bisous, ils se disent des mots doux, mais jamais ne tombent dans l’indécence.
Du côté des enfants, Pugsley et Mercredi se martyrisent mais sont toujours enthousiastes à l’idée de le faire, ils jouent, ne se montrent quasiment jamais capricieux, et sont bien élevés.
D’ailleurs quand Morticia parle avec une des professeurs de Mercredi, elle lui explique qu’elle laisse le choix de son avenir à sa fille, à condition qu’elle fasse d’abord des études, parce que l’éducation c’est important. Et les parents assistent au spectacle de l’école de leur progéniture, et participent parfois à leurs jeux d’enfants. Bref, ils sont un soutien constant.

Même quand Pubert débarque dans la famille, en particulier quand il devient « normal » (blond frisé et non plus brun gominé), si cela rend Morticia triste, elle ne rejette pas son troisième enfant, elle continue de s’en occuper et de l’aimer de manière inconditionnelle, elle accepte Pubert malgré qu’il soit si normalisé.

___

Parce que c’est ça la force de la famille Addams, de nous prouver que même dans l’étrangeté, en décalage complet avec la société dans laquelle on vit, on peut toujours se trouver, et être aimé, et vivre heureux non pas malgré notre différence, mais en embrassant complètement celle ci.

Mais en attendant, je suis Fester, comme exemple ci-dessous.

Oh no !

Life couldn’t get much sweeter

Par défaut

Comme vous le savez peut-être, tous les dimanches, je me rends au Café des Moines pour le karaoké hebdomadaire. Et l’équipe en charge d’animer ledit karaoké, fait aussi des événements ponctuels dans ce même bar. Et donc hier, avait lieu l’élection de Mister Moines, faisant suite à Miss Moines à la mi décembre dernier.
Bon, je vous spoile un peu l’article, mais j’ai gagné le glorieux titre de Mister Café des Moines, ainsi que la superbe ceinture du vainqueur confectionné par l’équipe d’animation en charge de la soirée (Rick Huntertainment).

Du coup, avant de donner mes impressions, je vais vous faire un détail des épreuves de la soirée.

_

#1 : Va mettre une culotte !
Il s’agissait d’exposer son plus beau dessous, anonymement, à la vue de tous, mais surtout du jury prestigieux (composé notamment des candidates et lauréates de Miss Moines, et quelques extras). J’avais donc judicieusement choisi un boxer Jurassic World assez badass, qui as beaucoup plu, et que voici :

Agrougrou

Agrougrou

_

#2 : He’s got the look
Un classique défilé pour présenter son costume, j’étais un espèce de croisement entre un scout, un enfant de chœur, coiffure à la sortie des jeunesses hitlériennes, et un bras en écharpe parce que j’ai une tendinite. Le tout avec une grosse croix autour du cou, et une bible massive faite maison, qui renfermait en vrai un traité sur les serial-killers.

_

#3 X Factor
Il s’agissait de faire preuve d’un talent particulier. Histoire d’être sûr que personne n’ait le même, j’ai choisi de mettre mon poing dans ma bouche de manière violente, ça a marché parce que les gens étaient plutôt impressionnés, et plusieurs m’ont, après coup, demandé comment j’avais découvert ma particularité.
Les autres ont dans le désordre, fait une gorge profonde un peu faiblarde (no offense), une choré improbable, un très classieux tourné de nippies (les cache-tétons), une imitation très convaincante de Renaud, et un cul sec de pichet de bière.

_

#4 & #5 Sixième Sens
Deux épreuves consécutives, avec dégustation de trois bières à reconnaître, où j’ai un peu galéré parce qu’avec un seul bras c’était délicat d’écrire et de boire en même temps, donc j’ai mis un peu au pif, mais apparemment c’était à peu près ça. Y’en a qu’une dont j’étais sûr, et les deux autres c’était une chance sur deux quoi.
L’autre c’était un blind-test de plusieurs morceaux. J’ai mis en gras ceux que j’ai reconnu.
Madonna – Vogue
Le générique de Monk
Genesis – Jesus He Knows Me
une chanson extraite des 12 Apôtres – Pascal Obispo
Tori Amos – Crucify
Je crois qu’il y avait un 6e mais j’ai déjà oublié.

_

#6 Profession de Foi
Il fallait expliquer pourquoi l’on méritait de gagner, de façon préparée ou improvisée, au choix du candidat. Sur les six candidats, seuls moi et Benjo (terminant premier dauphin) avions préparé à l’avance. Je vous pose ci dessous un extrait de mon discours, où j’ai préféré jouer la sincérité que la lettre de motivation amusante. Même si j’ai inséré un peu d’humour quand même, faut pas déconner. (j’ai changé les prénoms par contre pour préserver l’anonymat de mes potes)

>>> Je tenais à concourir ce soir pour une raison très précise. Certes je n’ai pas le charisme de Michel, ou l’esthétique de Bobby, ou encore l’audace de Kevin. Je ne chante pas Let it Go comme Chantal, et je ne gagnerais probablement pas ce soir la ceinture tant convoitée, même si je soupçonne que la plupart des participants espèrent gagner le mois de consos.
Ce n’est même pas de la fausse humilité, mais une simple conscience d’une certaine réalité.
Mais je tenais simplement à dire, pour rester simple, que le seul fait de pouvoir concourir ce soir, est une sorte de victoire personnelle sur la vie, et que ça me tenait du coup beaucoup à cœur.
[Mots de remerciements à l’équipe, le bar, les copains du dimanche.]

_

20170217_113329

I WON, BICHES.

Enfin, et seulement enfin, c’était l’annonce des résultats. A mesure que mon prénom ne tombait pas, ma panique montait. Et quand le premier dauphin a été annoncé, que ce n’était pas moi, ce qui signifiait que j’avais gagné, ma joie a explosé. Et j’ai pleuré comme un enfant. Et mon frère Leo m’a pris dans ses bras et m’a dit combien il me félicitait et combien je lui avais apporté encore plus d’honneur qu’il n’espérait.
Beaucoup m’ont exprimé combien ils étaient fiers de moi. Notamment Marianne, moitié du binôme en charge de l’orga, qui était contente que j’ai gagné, parce que deux ans en arrière quand j’ai commencé à venir au karaoké, j’étais une boule d’angoisse et de timidité, et jamais je n’aurais osé ne serait-ce que me présenter à un concours de « beauté ».

Parce que c’est ça qui m’a fait irradier de joie, même si pour beaucoup c’est juste une animation de bar rigolote ou un peu beauf, pour moi c’est une consécration. C’est hyper symbolique d’avoir gagné un concours dans la catégorie homme. D’être publiquement reconnu en tant que tel, sans que personne ne trouve à y redire.

Donc voilà. C’était ma minute gloire personnelle, désolé pour le pavé de 20 km hyper ego-centré. Merci de votre attention !

 

When you believe

Par défaut

coolchristqa6

J’y ai souvent fait référence, mais quand j’étais enfant, ma mère était Témoin de Jéhovah. Et je voulais aujourd’hui, revenir un peu sur ce que ça impliquait, parce qu’on entend tout et son contraire sur le sujet. Je parlerais de « TJs » dans cet article, par souci de simplicité.

Un truc que j’ai beaucoup entendu étant petit, c’est que ce que l’on ne connait pas ne peut pas nous manquer. Je tends à être convaincu du contraire. Même sans savoir ce qu’impliquait fêter son anniversaire par exemple, j’effleurais quand même du bout des doigts ce que cela représentait. L’argument principal du pourquoi on ne le fête pas chez les TJs, et accrochez vous bien parce que c’est du gros gros flan : c’est qu’en fêtant son anniversaire, on est mis sur un piédestal, or c’est là la place de Dieu, et nous devons rester humbles. Donc pas de gâteau, pas de bougies, pas de chanson, pas de cadeaux.
Même si j’en suis sorti il y a longtemps, ça a laissé certaines traces, par exemple je suis tout spécialement mal à l’aise en entendant la chanson « joyeux anniversaire ». Je suis incapable de la chanter, et j’arrête promptement les gens quand ils essaient de me la chanter.

Vous allez me dire, pourquoi ne pas me rebeller plus tôt ? Pourquoi me suis-je laissé entraîner dans ces conneries jusqu’à mes 14 ans ? Quel a été l’élément déclencheur ?

Etant à l’époque socialement considéré comme une fille, le fait de moi-même avoir un crush sur une autre fille m’a fait réaliser que quelque chose clochait. Et c’est seulement à ce moment là que j’ai souhaité m’éloigner de la religion de ma mère pour commencer à réfléchir par moi-même. Bon bien évidemment, j’ai d’abord considéré être profondément un monstre pendant deux ans, et ça a été très dur. Parce que si j’étais déjà habitué à être différent des autres enfants, je n’avais jamais eu le besoin de vivre dans le mensonge vis-à-vis de ma famille.

Parce que les TJs c’est ça : l’isolement. Avec un programme étalé sur la semaine avec au moins deux réunions de 2h, plus l’étude de livre, et l’espèce de parrainage éducatif religieux dont j’ai perdu le nom, plus la prédication le weekend (quand ils viennent faire chier au porte à porte vous savez). Ça fait déjà au moins 5 jours dans la semaine où tu consacres quelques heures de la journée à cette religion. Et mine de rien, avoir une action quasiment quotidienne relative à une pensée religieuse, ça te force implicitement à centrer ta vie autour de ça. Surtout quand tu es jeune, et que tu es particulièrement sensible au regard que l’on te porte, et affecté par la pression de la congrégation (groupe de TJs local si vous préférez).

Parce qu’à force de côtoyer les mêmes personnes plusieurs fois dans la semaine, tu crées du lien, tu t’attaches plus ou moins à certain.e.s, et tu accordes du crédit à leur opinion à ton égard. Et c’est là que ça devient dangereux. Parce que eux c’est des adultes, établis depuis longtemps dans leur foi, et que leur avis est conséquemment influencé par cette religion. Et que tu as conscience que le moindre écart de ta part, t’apportera des mauvais points de réputation, non seulement à toi, mais surtout à ta famille. Et tu ne veux pas être la source de honte de ta maman.

Etre TJ, c’est avoir une sur-conscience de sa réputation, devoir faire gaffe à tout un tas de trucs qui pour les non-TJ sont bénins. Je ne vous parle pas de trucs genre avoir des rapports hors mariage ou prendre de la drogue hein, non, des trucs bien moins graves, comme fumer des cigarettes, boire de l’alcool, ou flirter. Parce que flirter c’est le premier pas glissant vers la fornication, pour finir par aller en enfer tout ça.

Et respecter Dieu passe par tout un tas de trucs tous plus absurdes les uns que les autres. Du genre ne pas lire certains contenus, ou voir certains films. Par exemple, quand le premier Harry Potter est sorti au cinéma, ma maman a refusé de signer l’autorisation de sortie de l’école, parce que la magie c’est de la sorcellerie, et la sorcellerie c’est pour les engeances du démon.
Autre exemple : les Schtroumpfs, j’avais la collection quasiment complète. Ma maman a fait un grand feu avec les BDs, à l’arrière du jardin, parce que c’est des petits lutins bleus démoniaques, et que Gargamel fait allusion à Satan. J’avais à peine 10 ans.

Je parlais plus haut de l’isolement. Quand j’étais enfant je n’avais pas vraiment d’ami. Parce que j’étais « bizarre ». Parce que les croyances de ma mère influençaient mes choix, quand il y avait un anniversaire d’un camarade fêté en classe, personne ne me surveillait pour être sûr que je ne m’implique pas dans les festivités. Parce que je m’éloignais de moi-même de toute forme de participation. Parce que j’avais la trouille que ma maman ne l’apprenne. Donc je restais au milieu des autres élèves, qui chantaient, mangeait du gâteau, partageaient les bonbons. Et moi j’attendais que ce soit fini, patiemment. Des fois j’allais même dans le couloir entre les salles de classe, à lire un livre en attendant que ça se termine.

J’étais trop petit pour être réellement croyant, mais j’avais le cerveau suffisamment brainwashé pour me tenir à carreau de moi-même. J’étais même capable de réciter des arguments appris par cœur au pourquoi je ne fêtais pas mon anniversaire, ni celui de quelqu’un d’autre.

Je me sentais effroyablement seul à l’époque. Les autres enfants se moquaient de moi, pour tout un tas de raisons, mais surtout parce que j’étais différent d’eux. Du coup, aller aux réunions des TJs, c’était me retrouver entouré de personnes qui, j’en étais convaincu, comprenaient ma différence, étaient comme moi, étaient là pour moi. Même si je savais qu’au moindre écart de comportement, ils me tourneraient le dos.

Je mentirais en disant que je n’en ai rien retiré de bon. Sur la théorie, grandir entouré par les TJs m’a apporté certains codes de conduite, certaines valeurs, certains alignements moraux.
Mais je mentirais aussi en disant que je n’en ai retiré que du positif. Ça m’a aussi construit en étant criblé de doutes, d’angoisses, de manque de confiance en moi et de la crainte du regard d’autrui.

Si je voulais écrire ce pavé imprévu aujourd’hui, c’est parce que j’estime que j’en ai besoin. Il existe déjà une foule de témoignages de personnes ayant grandi chez les TJs, mais je voulais apporter le mien, pas pour justifier quoi que ce soit, mais parce que ça me libère un peu, quelque part.

_

PS : Merci de ne pas cracher sur ma maman dans les commentaires, elle a fait des erreurs, elle en a pris conscience, je lui ai pardonné depuis. Et elle est même un soutien familial dans ma transition. Donc elle aussi, elle a grandi.

Don’t hold your breath

Par défaut
Illustration.

Illustration.

Bon matin tout le monde ! Oui, il est 11h, vous ne l’attendiez pas, mais me revoilà deux jours de suite avec un billet. Par contre celui d’aujourd’hui est écrit à l’arrache avec à peine une relecture.

Je viens de recevoir par voie postale mon tout nouveau binder, et laissez moi vous dire que je suis très heureux. Je cache ma joie, parce que multiplier les points d’exclamation ça fait un peu kikoo.

Donc. Comme vous le savez déjà, je suis un grand fan des binders de chez GC2B. Et après plus d’un an et demi à utiliser les deux même, j’ai enfin pu en commander un nouveau, grâce à une amie dont je tairais le nom mais qui se reconnaîtra (mille merci!).

Et bah patate, j’avais oublié ce que ça fait d’enfiler un binder neuf. Mes habituels, je les enfile en 3 secondes, montre en main. Allez, disons 8 secondes le temps de l’ajuster. Mais là, le neuf, j’ai mis deux bonnes minutes à galérer les bras en l’air, à tenter d’atteindre le tissu autour de mes épaules.
Et une fois que j’ai enfin réussi à l’enfiler, pfou, j’ai redécouvert la vraie qualité de compression de cette marque. Les anciens étant carrément détendus, ça m’a fait bizarre d’avoir un torse aussi plat à nouveau. J’ai pris l’habitude d’avoir de légères bosses avec les vieux binders, comme je suis assez massif ça n’a rien de choquant d’avoir un peu de gras à cet endroit.

Mais là, c’est limite miraculeux, rien, pas un pet de mou qui dépasse. Sans compter qu’ils ont mis à jour leur gamme, du coup, les coutures sont placées différemment, il y a moins de jeu au niveau des épaules et du col, et les « bretelles » sont beaucoup plus larges que sur les anciens modèles que je possède.

Autre note intéressante, la partie en tissu épais qui plaque est désormais noire, et non plus blanche, ce qui va le rendre moins salissant à l’usage, ce qui n’est pas négligeable.
J’ai aussi l’impression que le tissu dans la partie dorsale est plus fin. Pas forcément plus fragile, mais il respire beaucoup plus. Je retrouve vraiment le confort d’un bon binder.

Pour finir, je rappelle qu’il ne faut pas dormir avec un binder, et qu’il faut éviter de porter ceux ci plus de 8h de suite, sinon gaffe au malaise. Restez à l’écoute de votre corps, et sachez faire la différence entre l’inconfort et la douleur. C’est tout pour moi, bisou !

J’oubliais, voilà une photo mal prise d’un de mes vieux binders et du nouveau côte à côte. J’ai aussi fait des photos de port comparé, mais je ne suis pas assez à l’aise avec mon corps pour les poster. Voila !

20170117_101411