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Cet après midi, alors que je devrais être en train de m’activer à boucler mon dossier destiné au tribunal, j’ai décidé que plutôt que de tout faire dans l’urgence, je m’en occuperais dans la soirée et irais le déposer demain, et en cette fin d’après-midi, j’écris un article à la place. Mais ceci n’est pas en lien avec le sujet du jour. C’est juste ma volonté de préciser que mon sens des priorités est particulier.

Je voulais donc revenir sur une vidéo qui as beaucoup tourné sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, celle d’un certain Max Bird, intitulée « l’homosexualité expliquée scientifiquement ». Alors je vous arrête immédiatement, je me suis refusé à l’idée de regarder ladite vidéo. Et ce pour une raison très très simple que je m’en vais vous expliquer en quelques lignes.

Parce que c’est non seulement un concept absurde, mais c’est aussi un peu dangereux.
Voilà, c’est tout pour moi, bisou et générique de fin.

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Bon, d’accord, je m’étale un peu plus finalement.
Mais c’est bien parce que c’est vous et que je vous aime fort.

Alors, allons-y joyeusement. Pourquoi chercher à expliquer scientifiquement l’existence de l’homosexualité, au même titre que la transidentité, c’est complètement con?

Parce que ça revient à dire que l’hétérosexualité est forcément l’orientation sexuelle par défaut, ou que le fait d’être cisgenre c’est être nécessairement plus normal que d’être trans.
Or ce n’est pas une question de normalité, mais bien de majorité, d’un point de vue des chiffres tout du moins.

Si on considère que les personnes trans ne représentent qu’environ 1% de la population, et que donc c’est pas eux les normaux, on revient à dire que c’est le même problème pour les personnes rousses. Oh wait, on leur crache déjà à la gueule en fait.
Je vais changer d’exemple du coup.

Ça reviendrait à dire que la France, ou la Russie, ou les Etats-Unis, ça c’est des vrais pays. Mais que l’Australie c’est juste une minorité visible. Que si on ne choisis pas d’être Australien, on peut expliquer scientifiquement qu’est-ce qui nous pousse à devenir australien. La volonté de mourir plus vite à cause de la faune et la flore? Ou une préférence personnelle pour un accent à couper au couteau?
Je ne sais pas trop, mais on peut vous aider chers Australiens, il existe des groupes de thérapie, promis.

Voilà. C’est vraiment absurde. Et pourtant, c’est la rhétorique qu’on nous balance à la gueule avec ce genre de vidéos. Nous, personnes rassemblées sous l’acronyme LGBT+, ne sommes pas une erreur statistique à analyser. Nous ne sommes pas scientifiquement explicables, ni dissécables à grands coups de théories fumeuses pour justifier de notre existence en tant qu’individus.

Donc s’il vous plait, arrêtons de visibiliser ce genre de médias, que ce soit des vidéos ou des articles pseudo-éclairés, qui ont pour volonté de normaliser une violence scientifique à notre égard. Celle consistant à nous valider, de la même façon que des créatures rares et fascinantes.

Nous sommes peut-être moins nombreux que l’écrasante majorité cis-hétéro, mais nous n’en sommes pas moins une part intégrante de l’univers qui nous entoure.
Je ne suis pas une anomalie statistique.
J’existe. Et je compte bien en profiter.

Got no weight on my shoulders

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Comme vous le savez peut-être, je connais énormément de monde. Pendant un temps, je me moquais gentiment d’une amie parce que dès qu’on faisait plus de 20 mètres dans la rue, on devait s’arrêter pour dire bonjour. Mais ces dernières années, je suis malgré moi atteint du même syndrome : je connais beaucoup de monde, et impossible de sortir de chez moi sans au moins croiser un.e pote. En soi ce n’est pas un souci, mais sur mon fil d’actualités de réseau social, se croisent et se heurtent certaines opinions, et je prends conscience que tout ce petit monde que je connais, provient d’époques différentes de ma vie, plus ou moins récentes.

Et ce matin, ça m’a frappé plus que d’habitude, mes avis sur certains débats diffèrent grandement d’il y a quelques années, parce que j’ai été éduqué à certains sujets précis, je me suis déconstruit sur d’autres, en bref, nous avons évolués, moi et mes opinions.

Et j’ai pu m’apercevoir que, contrairement à moi, certains de mes contacts n’ont pas bougés, et continuent de camper sur leurs positions depuis toutes ces années. Malgré la vie, malgré les événements, certains refusent d’adapter leur jugement.
Et cela m’est délicat à écrire aujourd’hui, parce que je sens d’avance que certain.e.s se sentiront visés alors que je ne pense à personne de précis en écrivant ceci.
Simplement, des fois je lis des commentaires sur des sujets assez spécifiques, et j’en ai la nausée. Parce que je suis violemment en désaccord avec ce que certains de mes potes écrivent. Même parmi des gens que j’estime, tout autant que parmi le cercle moins proche.

Du coup, j’en viens à me demander si c’est moi qui suis devenu trop « extrême » sur certains points bien précis, trop engagé, trop concerné directement peut-être. [Parce que comprenez bien, plus l’on est concerné directement, moins on a de recul et de lucidité sur la question.]
Ou si au contraire ce sont ces gens de mon entourage qui se sont refusés au principe d’évolution, que ce soit des opinions comme du contexte.

Je n’ai pas vraiment la réponse, mais c’est quelque chose que j’avais besoin d’évacuer.
Je conclurais sur le fait que, c’est potentiellement le prix à payer pour être conscient et éveillé à certaines questions : s’apercevoir que certaines personnes, même parmi celles que tu connais, sont des déchets, ou ont tout au plus le même mode de pensée.

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