Because I’m not typical

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Maintenant que mon Changement d’Etat Civil est achevé, je me sens vide de sens et plein d’énergie inutile. Pour faire simple, je suis en plein dans une phase descendante, et c’est tout à fait normal. De ce fait, je vais aujourd’hui potentiellement enfoncer des portes ouvertes, mais c’est un discours qu’il m’a fallu entendre pour réellement l’intégrer, donc je vous le propose aujourd’hui.

Tout cela m’aura pris un peu moins d’un an et demi pour concrétiser mon « projet » de CEC, et si c’était plutôt « rapide » vu de l’extérieur, surtout compte tenu des changements de lois qui ont joué en ma faveur, de l’intérieur c’était aussi épuisant que bourré de longueurs. Il y a eu autant de grosses périodes de rush pour boucler les dossiers que de périodes toutes aussi longues d’attente avec un stress omniprésent.

J’ai consacré énormément de mon temps, physique comme psychique, à ce changement administratif. J’ai également redoublé d’efforts pour me maintenir concentré tout du long, pour ne rien laisser échapper à ma vigilance. Et à présent que ce changement est terminé, je me retrouve un peu désœuvré, avec un sentiment persistant de « bon, et maintenant? ».

Et il est tout à fait normal de ressentir cela, cette sensation de vide permanent. Après tout, je viens de passer une grosse épreuve dans ma vie, un élément d’autant plus important qu’il y avait un enjeu bien réel: celui de la reconnaissance de mon identité.
Et il est également parfaitement sain que de souhaiter faire une petite pause pendant un temps indéfini pour le moment.

J’ai passé tant de temps avec une pression constante que je m’étais moi-même imposée, afin d’accomplir un seul gros objectif, qu’à présent, le champ des possibilités s’ouvre un peu plus devant moi. Mais avant de remonter en selle, même mes proches s’accordent à me le dire, il est important pour moi de prendre du temps personnel, sans conséquence immédiate, sans attente particulière, juste du repos mental et physique.
Le déclic de ce qui m’animera par la suite arrivera en temps voulu, quand je serais prêt et disposé à entreprendre ma prochaine aventure.

Une transition se fait étape par étape, et tout cela s’étale sur plusieurs années, donc il faut savoir gérer son temps tout comme se montrer patient puisque rien n’est jamais réellement rapide. Savourez chaque étape, les importantes comme les plus anecdotiques, et vous verrez que le temps passe bien plus vite qu’on ne le soupçonne.

Mais surtout, prenez soin de vous, ménagez vous, et sortez vos poubelles à l’heure. Bisou !

 

I’m perfectly good at it

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Prends-moi pour une chaise.

Prends-moi pour une chaise.

Aujourd’hui, j’ai décidé de me plaindre. Mais pas gratuitement, je vais essayer de rendre ça constructif, mais je suis tellement en colère que j’ai besoin que ça sorte.

Je vous disais il y a peu que j’avais trouvé du travail. Mais là où ça se complique c’est que vu que j’ai la reconnaissance Travailleur Handicapé, je dois obligatoirement passer une visite médicale qui me déclare apte ou non à bosser. Et après avoir glandé pendant deux semaines à attendre mon rendez-vous à la Médecine du Travail, la doc qui m’a reçu m’a expliqué qu’elle ne souhaitais pas s’avancer à me déclarer apte sans avoir d’abord l’avis de ma psychiatre. J’ai beau tenter de lui expliquer que moi je sais pour quoi j’ai postulé et que j’en ai rien à foutre de son avis je suis en pleine conscience du boulot qui m’attend, elle me coupe la parole et m’infantilise au possible, argumentant qu’elle sait mieux que moi ce qui ME concerne. Première colère.

Et donc du coup, hier j’ai vu ma psychiatre pour en discuter avec elle. Et plus je lui expliquais, plus je sentais qu’elle tiquait, tout dans sa posture criait le refus en bloc. Pareil, je tente de lui extrapoler le fait que je m’en carre de bosser de nuit, que je dors déjà n’importe comment, et que ça changerait rien à mon rythme de vie. Mais vers la fin de notre entretien elle a marqué une pause puis m’a dit de manière un peu grave « N’oubliez pas que la décision finale ne revient qu’à moi ». Ça m’a pas trop plu. Je sentais que c’était foutu. Seconde colère.

Et là ce matin je reçois un mail de la boite qui est censé m’employer, mail qui explique qu’ils ont eu des nouvelles de la Médecine du Travail, et que visiblement un désaccord a été exprimé quant au fait que je travaille après minuit. Mais bande d’abrutis, c’est un travail DE NUIT. JE SUIS PAS CENDRILLON, PUTAIN. Bref, troisième colère.

Vers midi, je suis sortie de ma séance avec ma psychologue. Oui parce que vu que la psychiatrie c’est super mal vu, j’ai décidé d’inverser la tendance et d’en voir DEUX différentes. Yolo et tout ça. Bref. Et donc en sortant du cabinet de l’hôpital, je croise donc la première, ma psychiatre. Et ça m’a demandé une volonté phénoménale de pas lui sauter à la gorge pour l’étriper. Mais si je faisais ça c’était clairement mort pour bosser.

Vendredi qui arrive je passe à l’agence pour en discuter avec un des responsables de mon ex-future boite, mais à priori c’est foutu. Affaire à suivre, ou pas. Bazar.

Only got one life to live

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Bonjour à tous, aujourd’hui, je vais raconter ma vie, mais comme ça faisait longtemps que je ne l’avais pas réellement fait, j’espère que vous saurez me pardonner…

En effet, j’ai fini par m’occuper d’une partie de ma santé que je négligeais, à savoir mon sommeil. Tous ceux chez qui j’ai dormi s’accorderont à vous dire que je ronfle, et fort en plus. J’ai donc fini par prendre rendez-vous chez un docteur du sommeil, après des années à savoir que je dormais super mal. Entre les insomnies, l’hypersomnie et les divers troubles autour du dodo, autant vous dire que y’avait matière.

Il s’avère, après avoir fait une nuit test câblée à un appareil qui enregistrait tous mes faits et gestes, que je fais effectivement de l’apnée du sommeil, et pas qu’un peu.
Une personne classique fait entre 0 et 5 phases d’apnées par heure. C’est considéré comme « sévère » au delà de 30. Je suis à 76 sur le côté et 134 sur le dos. Donc on a pas affaire à du petit joueur ici.
Le diagnostic est sans appel: il faut m’appareiller pour les nuits à venir, pour une durée indéterminée (comprendre: longtemps).

La machine en elle-même, et j’ai eu droit au tout dernier modèle sorti, se compose d’un premier bloc, le filtreur d’air ambiant, qui est propulsé dans un second bloc, l’humidificateur, qui lui, comme son nom l’indique, humidifie l’air, pour un meilleur confort. Le tout est relié par un câble jusqu’à un masque très laid qui peut être au choix pour le pif, la bouche, ou les deux. J’ai un modèle nez, avec lequel j’ai fait un selfie ridicule que vous verrez plus bas.

L’appareil ne fait au final pas tant de bruit que ça, en comparaison avec d’autres modèles qui font un boucan d’enfer. Le truc c’est de ne pas se caler sur la machine, parce que la machine se cale sur notre respiration, du coup on finit par ne plus respirer du tout. C’est un coup à prendre au début, et on finit éventuellement par s’habituer au léger ronronnement du bazar.

Le souci c’est que les premiers temps ça demande de faire revenir le technicien tous les 4 matins parce que les réglages sont à revoir.

Fort heureusement, après moult recalibrations (Garrus style wesh), quelques ajouts façon pimp mon sommeil, j’ai fini par faire quelques nuits complètes avec l’appareil.
J’ai donc au final, accès à 3 réglages différents, à savoir:

  • Le niveau d’humidité de l’air soufflé
  • La température dudit air soufflé, grâce à un tuyau chauffant, pour éviter le désagréable effet « nez froid »
  • Un retardateur variant de 5 à 45 min

Et c’est réellement ce dernier réglage qui as tout débloqué. En effet, je mets un certain temps à m’endormir, pouvant aller au delà d’une heure, et la machine monte en pression toute seule par crans. Le retardateur a donc un effet de bloqueur de cette montée en puissance du souffle, me laissant ainsi tout loisir de m’endormir avant que la machine ne se mette à cracher avec plus d’intensité.

Le seul souci qui demeure vient de moi: j’ai souvent tendance à me réveiller au milieu de la nuit et à éteindre la machine et retirer le masque… pour mieux me rendormir comme un caca juste après. Mais dans l’ensemble je dors désormais mieux, toujours aussi longtemps, mais je suis bien moins la fatigue incarnée durant la journée, et ça, c’est plutôt cool.

Pour finir, comme je suis censé l’emporter en voyage avec moi, c’est livré avec sa petite sacoche toute mignonne qui fait un peu penser à une sacoche d’ordinateur, mais en moins gros.
D’ailleurs info pratique pour ceux qui prennent l’avion, l’entreprise qui s’occupe de m’envoyer des techniciens, délivre aussi des documents officiels puisque la machine ne doit pas voyager en soute, mais en cabine. Et donc on a droit à un papier pour obtenir le droit d’avoir DEUX bagages à main en cabine. Une astuce sympa pour planquer des petits gâteaux supplémentaires dans la sacoche. Mais bref.

J’ai écrit cet article principalement parce que quand le diagnostic m’est tombé dessus, j’étais un peu en panique et j’ai lu très peu de témoignages positifs sur le sujet. Du coup, comme j’me suis potentiellement sauvé la vie en allant voir un médecin, je vous encourage à faire de même si vous avez le moindre doute.

Merci la médecine moderne!

L'appareil, sur ma table de chevet on ne peut mieux rangée.

L’appareil, sur ma table de chevet on ne peut mieux rangée.

I'm sexy and I know it.

I’m sexy and I know it.

This is gonna be the end.

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Une pensée me trotte en tête depuis quelques temps. C’est par rapport à mon hypothétique avenir professionnel.
J’ai fait plusieurs types de boulot, du domaine alimentaire jusqu’au boulot « alimentaire ». Ce qui n’est pas la même chose, il y a souvent confusion sur ces deux termes, mais là n’est pas le sujet du jour.
Le truc, c’est qu’à chaque fois que je me suis lancée dans un travail, j’étais dans mon entourage la seule à le faire, et les gens finissaient éventuellement par faire le même genre de métier APRES moi. J’ai plus ou moins toujours eu ce délire de hipster-kao qui fait tout avant tout le monde. C’est pas tout à fait ça dans la vraie vie, évidemment, mais dans mon entourage ça se révélait toujours à peu près vrai.
Toujours est-il que dernièrement, je suis en phase de « reconversion », vers quoi, là est tout le problème. Je pensais avoir trouvé enfin, une idée un peu originale, et qui as besoin de pas mal de temps à se mettre en place. Mais voilà, quelqu’un dans mes contacts a décidé de faire exactement CE métier, et vient à peine de commencer. Du coup je me retrouve dans un genre de grosse phase de doute, où je me dis, d’abord est-ce vraiment fait pour moi? Mais surtout le syndrome d' »avant-gardiste » (avec des gros guillemets) qui me freine dans mon élan, me faisant me dire que, j’ai pas envie de faire EXACTEMENT la même chose que cette personne, si peu de temps après que ladite personne se soit lancée la-dedans.
Vous allez me dire que c’est très très con comme raisonnement, et vous avez sans nul doute raison, mais je ne peux pas m’empêcher de me faire la réflexion, qu’on va éventuellement me dire que je la copie. Et ça m’énerve, par tout les dieux que ça m’énerve. Vraiment.

Bref, c’est pas ultra interessant, mais il fallait que je le pose quelque part. Je vous illustre donc cet article avec une image qui pour une fois a un rapport avec le texte. En espérant que je ne l’ai pas déjà utilisé… Mais de toute façon personne ne s’en souviendrait.

Run girl run.

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Bonjour à tous, petit article pour vous prévenir de mon absence d’une durée d’une grosse semaine, qui sera du 7 au 16 juillet. Les dates sont malgré moi fatidiques, puisque je vais rater le 3e anniversaire du blog, ainsi que la quatrième édition de Catacombes. Si je trouve le temps avant mon départ, je concocterais un petit quelque chose pour l’anniversaire, mais les Catacombes seront, elles, repoussées jusqu’à mon retour.

Pour vous raconter un peu ma vie, en omettant certains détails qui ne regardent que moi et mes proches, je bouge mon popotin jusqu’en Slovaquie afin d’assister à un séminaire pour un futur job. Ce n’est donc pas des vacances. Et je ne sais pas encore si j’aurais un ordi pour m’accompagner dans mon périple, encore moins si j’aurais une connexion Internet sur place. Si tel est le cas, j’essaierais de faire une petite update sur depuis là-bas, mais là encore, je ne peux rien vous garantir.

Toujours est-il qu’il me reste un max de choses à faire avant de partir, donc je ne pense pas qu’il y aura de mise à jour d’ici à ce que je rentre. Ce n’est pas l’inspiration qui m’étouffe dernierement, donc je vais essayer de faire au mieux.

Je vous laisse donc sur une fabuleuse image de clavicules. Parce que, en cas où vous l’ignoreriez, dans les périodes d’absence prévue, j’aime partir sur une certaine note de gratuité visuelle. C’est pour moi, ça me fait plaisir.

A plus mes petits poulets! Je reviens vite, promis.