L’année des Frites (Rewind 2018)

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Nous voici comme en chaque 31 décembre, à l’aube d’une nouvelle année, ou plus précisément au crépuscule de celle en cours. Et c’est précisément cette optique là qui nous intéresse, à condition que vous utilisiez le calendrier grégorien, sinon relisez cet article à votre propre réveillon, je n’ai pas vraiment de solution.

Mais trêve de plaisanteries, car finalement, 2018 aura été plus calme que prévu. Enfin, je vous dit cela mais en vrai, j’ai des difficultés à réellement me remémorer ma propre vision de l’année qui vient de s’écouler. Je pourrais faire du mois par mois, mais finalement ça serait juste relativement chiant, et il vous suffirait de faire l’inventaire des articles vous-même. Du coup je vais faire exactement cela, l’inventaire, en ajoutant des infos supplémentaires, mais en m’orientant vers une liste non exhaustive mais plus orientée par thématiques, le tout résumé brièvement (on l’espère).

Vie Militante

Cette année, j’ai notamment collaboré à deux reprises avec Yuffy (de la chaîne YouTube « Tipoui »), une première fois autour d’un article où elle m’a aidé à rédiger une définition un peu sérieuse. Une seconde fois lors de la présentation du film Coby, où nous avons ensemble plus ou mois aidé à animer une séance de débat après ledit film. Même si j’avoue m’en être assez mal sorti, puisque je galère toujours pour m’exprimer en public. J’ai d’ailleurs également participé en mon nom à un autre débat sur la transidentité lors d’un séminaire sur la santé des LGBTI, mais là encore, je n’ai pas vraiment su me faire comprendre.
J’ai en effet appuyé le fait que parler de la transition uniquement sous le prisme de la souffrance était un peu dommage, et la personne du public a renchéri en disant qu’en effet, la transition c’est formidable et que la souffrance n’était pas pertinente dans les débats. Ce n’était pas exactement mon intention que d’établir cette conclusion là, donc bon.

Mais sinon, 33 articles auront été mis en ligne en 2018, sans compter celui ci. Ce n’est pas nécessairement mon année la plus prolifique, mais j’ai essayé de tenir une certaine forme de qualité tout au long de l’année, qui je l’espère, s’est ressentie.

Vie Privée

Cette année a été placée sous le signe de la réappropriation corporelle, en ce qui me concerne en tout cas. Je suis en effet repassé par trois fois sous les aiguilles de tatoueurs, faisant monter le total à 7 pièces qui ornent mon corps. Cette année nous avons fait les deux épaules et la seconde partie de ma jambe gauche. Si tout se déroule comme prévu, dans le premier ou second tiers de 2019, je devrais d’ailleurs finir mon triptyque animalier sur ce même mollet.

Egalement, je suis parti un gros weekend en vacances sur l’île d’Oléron, où j’ai pu me baigner dans la mer, et également dans l’océan quelques semaines avant, du côté de Lège-Cap-Ferret. Ça m’a fait un bien fou, puisque je n’avais pas pu réellement me baigner depuis de longues années, et j’avais oublié la sensation d’être complètement immergé dans l’eau.

Vie Administrative

En 2018, j’ai fini de compléter mon changement d’Etat Civil. Carte d’identité, Carte Vitale, chéquier bancaire et tout le reste. Il ne me reste réellement que mes diplômes à faire modifier, mais cela s’avère assez complexe, puisqu’il y a une date limite avant que ceux ci ne soient totalement archivés, et ladite date a été dépassée, du coup si il y a un·e expert·e dans la salle, envoyez moi un mail.

Vie Sociale

Cette année a été riche en rencontres de nouvelles personnes, toutes plus chouettes les unes que les autres. Ça a aussi été des tensions qui émergent, du drama à régler au kilomètre, et la consolidation de relations déjà pré-établies.
Plus récemment, une embrouille sur les internets avec des inconnus m’a permis de constater que mes proches et même mon cercle plus éloigné, me soutiennent dans mes mésaventures. J’ai été submergé par l’amour et la compassion, et cela m’a rappelé que je ne suis pas seul, et que beaucoup de personnes que j’ai choisi pour m’entourer, m’aiment et m’apprécient au point de prendre ma défense.
Bref, de l’amour par brouettes entières.

Conclusion

Ce qu’on peut dire à propos de 2018, c’est que ce fut une année remplie d’émotions, bonnes comme mauvaises d’ailleurs. Entre les rebondissements qu’on a pas vu venir, ou au contraire des bonnes surprises qu’on n’espérait plus.
Bref, une année mouvementée sur plus d’un plan, bien que je la soupçonnais d’avance d’être très chargée, et elle ne l’a finalement pas été tant que cela, mais elle ne fut pas nécessairement de tout repos pour autant. Et cette phrase est très alambiquée.
Je vous dit tout ça mais en vrai là, il est actuellement 4h du matin tandis que je martèle mon clavier, alors je suis au bord de l’agonie de fatigue, donc je boucle un peu plus vite que prévu mon article. Parce que si 2018 m’a bien appris un truc, c’est que je ne sais toujours pas respecter mes propres délais !

Allez, bisou et bon réveillon !

Show me how good you are

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Oui, c’est bien Ken.

Aujourd’hui, je risque ne pas me faire d’ami·e·s avec une opinion bien arrêtée.
Avant toute chose, sachez que j’ai pleinement conscience que chacun vit sa masculinité comme il l’entend, et que si cela inclus de la vivre de façon stéréotypée, c’est un choix comme un autre qu’il faut respecter.

Cependant, je souhaitais aussi prendre la défense des manières qui vont à l’encontre de ces stéréotypes. Toutes les masculinités sont valables, à l’exception de celles qui sont clairement établies comme toxiques et mauvaises vis à vis d’autrui. Mais on va se concentrer sur celles qui se limitent à un impact uniquement personnel.

Je regardais plus tôt dans la journée, une vidéo qui parlait de méthodes pour combattre la dysphorie quand on est FTM, et certains points m’ont un peu fait grincer des dents.
Le rappel constant de faire usage de produits inutilement genrés, comme les vêtements ou les déodorants m’a un peu gêné.

Dans l’ensemble la vidéo était bienveillante, ce n’est pas l’auteur ou ses intentions que j’attaque. En revanche si le fond était bon, la forme m’a un peu dérangé à cause de certaines maladresses.

Mais si le temps que j’ai passé sur les groupes ftm m’a appris quelque chose, c’est que certaines choses sont genrées vraiment inutilement. Comme la nourriture, ou les produits d’hygiène. Je n’exagère pas.
Je me souviens distinctement m’être fait engueuler pour avoir remis en cause le « manly meal », commenté sous une photo de plat à base de viande rouge et de bacon. Je me suis donc fait traiter de sale vegan extrémiste, pour avoir critiqué le fait que la salade n’est pas réservée qu’aux filles.

Qu’est-ce qui fait que l’on est un garçon? Porter des vêtements de garçon? Limiter le maquillage ? Se nourrir de viande? Avoir un pénis?
Si vous avez répondu non à toutes ces questions, ding ding, c’est que vous avez bon.
Ce qui fait qu’on est un garçon, c’est que l’on se sent garçon par essence, dans son cœur et dans son cerveau. Que l’on ait des hanches larges ou qu’on porte des culottes affriolantes, en mangeant des chocapics, les yeux pleins de liner, ne font pas moins de nous des garçons.

Je ne serais jamais un mâle dominant, non pas parce que je suis dénué des attributs physiques pour y prétendre, mais parce que je n’en ai aucune envie.
Je reste quoi qu’on en dise, un garçon, même si je pleure devant Le Roi Lion.

Et mon point du jour est assez simple. Si il y a des personnes trans masculines qui me lisent, sachez que vous n’avez rien à prouver à personne. Vous n’avez aucunement besoin de vous conformer à des stéréotypes de genre si vous n’en avez pas l’envie.
Il est inutile de rouler des mécaniques et de regarder le foot si cela ne vous intéresse pas. Il n’est pas indispensable de mettre des bermudas à motif camouflage et vous empêcher d’avoir des émotions pour être valables en tant qu’hommes.

Il y a autant de types de masculinités qu’il y a individus masculins. Chez les personnes cis comme chez les personnes trans.
Soyez qui vous voulez, rien ne vous retient de vivre bien comme vous l’entendez.

Et ceux qui vous diront le contraire sont des ignares. Voilà.

Parti combattre les méchants

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Bonjour à tous mes petits pamplemousses!
Aujourd’hui lundi, même si on est pas du tout lundi, j’ai réalisé un de mes rêves d’ado! Ça faisait des années que ça me trottait en tête, je voulais essayer… et comme il s’avère que ça ne coûte pas si cher que ça, j’en ai commandé deux boites.
Aujourd’hui chers lecteurs, j’ai testé pour ma gueule vous : Les Rations Militaires! Elles portent plusieurs noms, le plus courant (je crois) est RCIR pour ration de combat individuelle réchauffable. Enfin ça c’est du côté français. Comme y’avait du choix j’ai aussi pris une ration américaine, et là on parle de MRE pour Meal Ready to Eat (repas prêt à manger).

Cependant, quand j’ai ouvert mon colis, j’ai vu écrit sur les deux qu’ils étaient interdits à la revente. Et après quelques recherches sur les internets, il s’avère que la revente est courante mais qu’aucune action n’a encore été mise en oeuvre sur la question. Donc je suis un peu les fesses entre deux tabourets côté légalité, mais bon.

Dès l’ouverture on constate une grosse différence de packaging entre les deux nations. Si la française est un carton renforcé qui s’ouvre assez facilement, j’ai du prendre un couteau pour ouvrir le solide sachet américain. Ensuite, après délicate inspection du contenu des deux rations, la française fait bien plus envie que l’américaine. Déjà parce que la ration française comporte certains trucs de grandes marques, alors que la ration des Etats-Unis n’est composée que de sachets quasiment tous identiques dans des nuances de kaki plus ou moins claires.
A y regarder de près, la française contient également plus de nourriture que l’américaine. Mais cette dernière se distingue par la présence d’une cuillère et de sauce piquante. Mais pour le reste, c’est la française qui l’emporte haut la main. Reste à savoir qu’est-ce qui est bon, et qu’est-ce qui est franchement dégueulasse. Au moment où j’écris ceci, je n’ai pas encore goûté quoi que ce soit, et donc ce qui suit aura été rédigé au fur et à mesure, mais bon, pour vous à la lecture ça ne change absolument rien. Bref. Voici donc un détail du contenu.

La Ration Américaine: MRE

♦ Ragoût de Bœuf
C’était pas mauvais, mais le souci c’est que tout avait le même goût. Il n’y a que la texture qui changeait d’un élément à un autre, et encore.

♦ Beurre de Cacahuètes
Du beurre de cacahuètes classique bien qu’un brin salé, et ultra pâteux. Je préfère le smooth.

♦ Bretzels en stick
Ils étaient tout cassés, mais par contre c’était très très salé. Trop même, j’ai du boire mon litre de flotte après en avoir englouti trois.

♦ Mix de Noix et Raisin
Simple mélange de cacahuètes, d’amandes, de noisette et de quelques grains de raisin sec.

♦ Confiture de Mûres (Blackberry)
De la confiture basique. Hérésie, je l’ai mangé avec les biscuits de la ration française.

♦ Pain Multicéréales
C’était pas bon, j’ai mordu dedans et je l’ai jeté immédiatement.

♦ Préparation pour boisson choco-noisettes
Les instructions disaient de mélanger avec de l’eau, mais ça aurait été bien meilleur avec du lait. Pas foncièrement mauvais, mais j’ai plus eu l’impression de boire un thé au chocolat que réellement un chocolat chaud. On sent très peu la noisette.

♦ Préparation pour Limonade
Au citron. Je n’aime pas le citron. Difficile à juger, si ce n’est que c’est ultra sucré.

♦ Mouchoirs

♦ Lingette pour les mains
« Moist Towelette »

♦ Sauce Piquante
C’est Joe qui l’a testée, et laissez lui nous dire qu’elle arrache bien comme il faut. Le lait etait de sortie après.

♦ Sel

♦ Cuillère en Plastique

♦ Chewing-Gum
America Fuck Yeah

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La Ration Française : RCIR

♦ Salade Italienne
Bon forcément quand j’ai vu la composition j’ai du trier la moitié des ingrédients. Mais les pâtes sont plutôt fondantes, et la viande a du goût bien qu’un peu dure. L’ensemble est assez bon, bien que baignant dans l’huile.

♦ Parmentier de Canard
Plutôt pas mal, on sent bien le canard, mais la purée est un brin compacte. Le tout étant assez gras, mon estomac n’a pas apprécié.

♦ Préparation pour Soupe Poulet/Carotte
Ou bouillon plein de grumeaux… J’ai toujours été nul en préparation de soupe en poudre. C’était fade donc, mais c’est peut-être ma faute.

♦ Muesli au lait et fruits rouges
Que j’ai mélangé avec du lait, ça fait un bon bol de céréales aux fruits, vraiment bon.

♦ 4 caramels nougat
Tout mignons et emballés individuellement. Gustativement ils ne sont pas extraordinaires, mais c’est un petit plus bienvenu dans cette ration.

♦ Gâteau de semoule au caramel
Bon de base j’aime pas ça, mais c’était plutôt bon quand on aime pas ça.

♦ Rillettes de Porc Henaff
J’ai goûté sur un des biscuits salé, et je l’ai lancé jusqu’à la poubelle.

♦ Barrette de chocolat
Du chocolat noir de grande marque, rien à dire.

♦ Pâte de fruit Framboise
J’aime pas la framboise, et ça avait effectivement goût de framboise.

♦ Barre Nougat et Fruits
Rien de transcendant ici, du nougat, du sucre, vaguement du fruit.

♦ Ensemble de Biscuit salés et sucrés
Les sucrés sont assez secs, assez durs sous la dent aussi. Côté saveur c’est assez faiblard seul. Se marie plutôt bien avec la confiture. Les salés sont quant à eux, beaucoup trop salés. Même le pâté ne suffit pas à masquer le trop plein de sel.

♦ Barre « commando » au café
Pas nécessairement infâme, mais pas transcendante non plus. Et pourtant j’aime le café.

♦ Confiture de prunes
Bah c’est de la classique confiture aux prunes, mais en stick.

♦ Un paquet de mouchoirs

♦ 2 cafés solubles
J’ai eu peur en voyant l’emballage du coup j’ai pas tenté le diable.

♦ 2 thés (Earl Grey et Menthe)
Du thé. Rien de plus.

♦ Préparation pour chocolat chaud
Ce coup ci je l’ai faite avec du lait, et c’était meilleur.

♦ Sucre, sel, poivre

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Pour conclure, j’me suis bien amusé en préparant cet article, et je note d’ailleurs que les mouchoirs américains étaient emballés à l’arrache, genre deux bouts de mouchoir pliés tout petits, calés dans un bout de carton. Tandis que dans la ration française c’était un vrai paquet emballé avec le petit scotch et tout.

Je tiens à remercier les Internets pour m’avoir permis de réaliser cet experience for la science.
Ci dessous vous trouverez en vrac quelques photos que j’ai fait pendant mes degustations.
A peluche!

Unboxing: Military Edition

Unboxing: Military Edition

Ration FR

Ration US

Salade Italienne (poivrons triés)

Promis c'est pas du vomi. (Beef Stew)

Promis c’est pas du vomi. (Beef Stew)

Cinq nuances de craie.

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Je discutais avec une amie sur un réseau social célèbre et chronophage au possible, et elle m’a parlé du fait qu’elle possédait un carnet fort joli, et que du coup elle n’osait quasiment jamais écrire dedans de peur de le « souiller ». Et je me suis rendue compte que c’était également mon cas. Je possède un carnet format A4 de la marque très connue de carnets très onéreux, appelons cette marque Maloskin, parce que jeu de mot. Bref.
J’ai donc en ma possession un superbe carnet souple de chez Maloskin, un réel délice pour écrire dedans, avec son papier épais et doux, où le crayon glisse à merveille dessus. C’est initialement un carnet à dessin mais pour écrire c’est aussi très agréable. Double bref. Je ne suis pas là pour faire de la propagande de cette marque.

Mais je me aperçue que je n’écrivais quasiment jamais dedans. Non. J’écris sur des feuilles volantes que je glisse entre les pages de mon carnet. Comme si je n’étais pas digne de griffonner quelques lignes d’encre ou de graphite sur ce papier. Comme si j’allais gâcher mon Maloskin.

Alors que c’est trop con comme raisonnement. C’est juste un carnet qui vaut un peu trop cher, qui est certes d’excellente qualité, mais à un moment faut arrêter de le sacraliser, c’est juste du papier relié dans du faux cuir plastifié. Mais bon. Moi et ma manie de coller des symboliques à tout, ça deviendrait presque maladif.

La seule solution qui me viendrait à l’esprit ce serait d’en posséder un second, « au cas où » je finisse le premier, et commencer ainsi à les collectionner, comme une sale addict des carnets.

A l’aide. J’ai pas les moyens.

Get out.

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Il semble que ce soit un monsieur, ce qui est plutôt rare sur ce blog.

J’ai lu un post sur Tumblr tout à l’heure, qui m’a filé un fichu coup au moral.
En résumé ça parlait d’un instant de vie, où on prépare le café, seul au milieu de son appartement, du haut de ses 23 ans, et où l’on se souvenait soudainement qu’avant, c’était maman qui préparait le petit déjeuner, nos parents qui remplissaient le vide d’un autre lieu que celui présent, et où on se rendait soudainement compte que plus rien n’était comme quand on avait 16 ans, et ne le serait probablement plus jamais.

La petite subtilité, c’est que moi à 16 ans, j’étais déjà autonome depuis un moment. J’ai quitté le foyer familial en « mi-temps », quand j’étais au lycée, et où je vivais chez ma sœur la moitié du temps, pour des raisons de proximité avec l’école. L’été où j’ai eu 16 ans, j’ai emménagé pour de bon chez ladite sœur, et 6 mois plus tard j’emménageais en foyer. C’est à ce moment là que j’ai déménagé ma chambre, la vider pour en jeter une bonne partie de son contenu. Retomber sur des vieux souvenirs, souvent trop douloureux pour que je parvienne à y laisser plus de 5 secondes de mes pensées. Des trucs qui m’ont hanté et qui me revenaient violemment dans la gueule.
Mais la vérité surtout, c’est que je ne me sentais plus chez moi depuis longtemps déjà. Et il a fallu attendre mes 17 ans pour que j’obtienne mon premier et toujours actuel appart; pour que j’ai enfin cette sensation de « chez-moi ». Et chaque fois que je rentre chez mes parents, j’ai plus l’impression d’être en visite chez des amis que de retourner au foyer familial, qui fut il y a longtemps, mon foyer à moi.

Je sais que mes parents lisent mon blog, alors je vais être soft dans mes propos, mais quand je suis partie, j’ai vraiment eu cette impression de cassure, que rien ne serait plus jamais comme avant. Je ne sais pas si leur comportement a changé, ou si c’est moi qui me suis rendue compte des choses, mais nos relations étaient vraiment cordiales, le minimum syndical, mais sans en faire des tonnes non plus. Comme si, le fait que je sois partie a brisé quelque chose, et que je n’étais plus l’enfant chérie.
Ceci dit, étant la seconde, celle du milieu, je n’ai pas vraiment eu la sensation d’avoir constamment l’attention que j’aurais voulu. Leo étant l’aînée, elle a pu expérimenter toutes les bêtises faisables, et Roxane étant la petite dernière, je n’étais, je ne sais pas vraiment, je n’étais pas forcément celle la plus mise en valeur. Les choses ont évolués depuis il est vrai, la communication a été rétablie. Mais ce n’est vraiment pas pareil.

J’ai beaucoup de choses à reprocher à mes parents, et je n’en ferais pas étalage ici. Mais pour revenir sur ce post qui m’a inspiré au début, plus rien ne sera effectivement comme quand j’avais 16 ans, et c’est au final, pas plus mal.