Life is Strange : Before the Storm #3

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Bon, j’ai pleinement conscience que j’ai largement 11 mois de retard sur cet épisode, puisque entre temps ont été annoncés Life is Strange 2 ainsi que Captain Spirit qui lui a été mis a disposition peu après l’E3 2018.
Je suis aussi plus généralement en rogne, puisque j’avais pré-écrit une assez longue introduction que j’ai malencontreusement effacée de mon ordinateur. Ça m’apprendra à vouloir écrire hors ligne aussi.

Bref, j’ai mis donc presque un an à jouer à cet épisode, parce que d’abord je savais qu’on attendais mon avis au tournant, mais aussi parce que je ne me sentais pas nécessairement apte mentalement à le clôturer. Dès que je me disais « allez, c’est maintenant, je le lance », j’avais une espèce de boule au ventre indescriptible et une sorte d’angoisse irrationnelle à l’idée de boucler Before the Storm.
Alors, est-ce que vraiment ça valait le coup d’attendre quasiment une année complète? Voyons ça tout de suite.

Cet épisode est très délicat à traiter, parce que je me mets un point d’honneur à ne jamais rien spoiler ici. Et comment parler de l’épisode 3 sans révéler le contenu des deux précédents, ni ce qui nous attend dans Life is Strange classique ?

Mais je peux dire sans trop en avancer, que cette troisième partie était riche en révélations.
On pars dans tous les sens, toujours en gardant cette cohérence propre à l’univers de LiS. Mais les choses vont vite, très vite, et on peine à reprendre son souffle. Toujours aux commandes de Chloé, qui parvient toujours à se fourrer dans les situations les plus absurdes sans vraiment le chercher. On revient parfois à choisir le choix le moins pire, parce que c’est une tête brûlée, et qu’on ne sait jamais réellement ce qu’elle nous prépare.

Il y a de nombreuses références au jeu originel, et si certaines font sourire par leur aspect « clin d’œil », d’autres sont un brin plus rudes. Si la palette d’émotions est vaste, la réalité nous rattrape assez vite, et l’étouffante vérité de ce que contient la suite de ce préquel (dans LiS classique donc), vient rapidement nous mordre le cul.

L’épisode joue encore une fois avec nos petits cœurs en mousse, nos douleurs profondes et nos émotions diverses. Que ce soit par des éléments inhérents à Before the Storm, ou par le biais des références à sa suite, comme expliqué juste avant.
Bien souvent, j’ai retenu mon souffle face aux cinématiques ou aux choix à effectuer, tandis qu’à d’autres moments, j’ai dû retenir mes larmes.

Le tout est mené avec une certaine délicatesse, et nous narre les aventures de nos héroïnes avec une justesse incroyable. Les sujets abordés sont loin d’être légers, mais cette licence en a déjà pris l’habitude.

Je ne peux malheureusement en dire plus sans risquer de révéler le pot aux fleurs, de ce fait, il faudra vous contenter de cette [courte] chronique sur le sujet.

Du reste, l’image est encore une fois superbe, même si mon ordi a manqué de faire de la combustion spontanée après que j’ai poussé les graphismes à fond. Les choix musicaux d’accompagnement sont soignés, l’ensemble est excellent.
Clairement nous tenons là une magnifique chialade sur 10, et je savais que je prendrais cher en finissant ce troisième pan de l’histoire. Laissez moi quelques semaines avant de me replonger dans l’épisode bonus « Farewell », et on aura plié la licence jusqu’à que j’ai des sous pour faire Life is Strange 2. Mais rien d’urgent cependant.

Voilà, quelques screenshots pour illustrer, et c’est plié !
Bisou.

Y’a de l’amour dans l’air…

Sexy Time !

De la lesbienne de qualité.

Garagiste Simulator : Chloé Edition.

Le bouquin pas du tout référencé…

Guide de Jeu : Life is Strange

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Vous qui cherchez la solution à une énigme, vous qui avez perdu votre chemin, vous qui cherchez à percer tous les secrets de la saga Life is Strange : sachez que vous frappez à la mauvaise porte.
Cet article n’a aucunement pour but de dévoiler toutes les facettes de cette licence, mais simplement de vous aider à débuter. Parce qu’à chaque personne que j’ai poussé à découvrir LiS, j’ai accompagné mon discours d’un certain nombre de petits conseils de démarrage, et à force m’est venue l’idée de tous les énumérer en un seul et même lieu. Quoi de mieux donc, que mon blog afin de poser ça quelque part, une bonne fois pour toutes.

Life is Sloth

Contrairement à ce que le jeu essaie de vous faire croire, à vous rappeler fréquemment qu’il faut arrêter de niaiser et se remettre en route vers la suite, vous avez le temps.
Il n’y a que quelques moments assez spécifiques où vous devez vous dépêcher réellement, et ceux ci vous laissent encore le droit à l’erreur. Donc vous saurez rapidement quand prendre le temps d’explorer, et quand laisser parler votre instinct pour réagir rapidement.
Pour ne pas regretter par la suite d’avoir loupé un élément important, je vous conseille fortement d’y aller dans le calme, de bien tout visiter, parler à tout le monde, de parfois errer sans autre but précis que de simplement apprécier les petits éléments disposés ça et là, pour ceux qui ont la curiosité de les trouver.
Pour chaque choix majeur, libre à vous de peser le pour et le contre pendant un quart d’heure, ou de choisir en 8 secondes. Je n’ai pas mon mot à dire là dessus, chacun sa sauvegarde.

Life is Snack

Déjà, prévoyez le coup au niveau de votre emploi du temps, chaque épisode nécessitant entre 2h30 et 4h (selon votre façon de jouer) pour être plié. Je vous conseille aussi de prévoir des petits biscuits et autre bricole mangeable pendant votre partie. Pensez également aux mouchoirs, certains passages étant particulièrement intenses sur toute la palette d’émotions possibles.
N’hésitez pas non plus à faire des petites pauses. Cependant, je déconseille fortement de quitter la partie au beau milieu d’un épisode, au risque de perdre une part de l’investissement émotionnel dans le jeu.

Life is Sleep

Laissez refroidir votre cérébral et votre petit cœur en mousse entre chaque épisode. Idéalement, laissez passer quelques jours entre chaque épisode pour les encaisser avec plus de facilité, et prendre le temps de traiter toutes les informations et émotions que vous avez ingérées.
Après, rien ne vous empêche de faire un marathon sur une journée et demie. Mais personnellement je ne m’y risquerais pas, de peur de ne pas m’en relever intact : trop d’émotions d’un coup. LiS restant tout spécialement intense, selon votre degré de sensibilité, il demeure judicieux de prendre ce jeu sur la durée, et non pas chercher à le finir à tout prix le plus vite possible, au risque d’y perdre en qualité d’immersion et d’émotion.

Life is Short

Une chose est sûre : l’essentiel c’est de vous amuser, faites vos choix, assumez vos actes. Chacun vit sa partie comme iel le souhaite et comme iel y parvient. Prenez le temps de débriefer avec vos amis qui y ont joué aussi, sans spoiler les autres et avec le respect mutuel habituel.

C’est tout. Belle aventure !

Life is Strange : Before the Storm #2

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Vu que j’avais du retard sur ma prise en main du second épisode de Before the Storm, j’ai pu constater que le fandom présent sur Tumblr a implosé. J’ai donc réussi à me faire très légèrement spoiler sur la teneur de ce second morceau. Alors, est-ce que cet espace-temps avant la tempête était si calme que ça ? Plongeons dedans dès à présent, le tout garanti sans rien vous gâcher du contenu.

On reprend donc les commandes de Chloé, au lendemain des événements du premier épisode. Bien évidemment je ne peux pas vraiment vous dire de quoi il s’agit ni quelles en sont les conséquences sans rompre ma promesse de ne rien divulguer. Et c’est là un exercice d’écriture particulièrement délicat, de trouver comment dépeindre l’essence de chaque épisode sans rien spoiler du précédent, mais je vais m’y essayer, une fois encore.

Vous trouviez le premier épisode riche en événements ? Vous n’êtes clairement pas prêts pour le second. Et moi non plus, je n’étais pas prêt. Car malgré ma connaissance d’un élément clé de cet épisode avant même d’y jouer, je ne m’attendais pas à ce que celui-ci soit aussi riche en rebondissements et en émotions diverses.
On passe par toutes les facettes des possibilités en matière de sensations. Accrochez vous à vos petits cœurs en mousse, parce que vous allez prendre super cher. En bien comme en douloureux.

Ce second numéro nous apporte avec justesse des moments d’effervescence, d’angoisses comme de bouleversements savamment dosés, le tout chahutant nos petits palpitants, et laissant en bouche une saveur indescriptible.

Pour la toute première fois depuis que je joue à Life is Strange, j’ai dû faire une pause en cours d’épisode, parce que ce que je vivais était trop dense pour parvenir à tout encaisser d’un seul bloc.
Si je devais utiliser un seul mot pour décrire cet épisode, c’est qu’il est intense. Genre, vraiment. Je dis ça maintenant, mais peut-être que le troisième, concluant Before The Storm sera encore plus terrible, à tous les sens du terme. Mais pour le moment, je vous rédige ceci encore en transe du final de cet épisode intermédiaire.

Mais pour résumer, et parce que je commence à être à court de synonymes pour l’intensité et l’émotionnel, sachez que l’on retrouve dans cet épisode toute l’essence de ce qui fait la licence LIS : cette capacité de nous faire couiner comme des petits lapins sur toute une palette d’émotions différentes, le tout soutenu par une bande son aux petits oignons, un cadre léché et des personnages riches en complexité.
Et je suis prêt à parier que Before the Storm n’a pas encore dévoilé toutes les cartes qu’il a dans les mains.

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Ma tête pendant tout l’épisode.

Du manspreading de qualité.

De bien jolies scènes.

 

Life is Strange : Before the Storm #1

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Vous l’aurez peut-être noté, mais cet article a pris son temps pour arriver.
J’avais pourtant pré-commandé le jeu, et l’ai installé le jour de sa sortie. Mais si j’ai mis tout ce temps pour le lancer, c’est parce que j’avais peur. La vérité c’est que je suis angoissé par les jeux à choix. Si le premier LiS m’avait rassuré d’entrée, c’était grâce à sa mécanique de jeu consistant à remonter le temps de quelques secondes. Cela permettait non seulement d’apporter un angle différent de gameplay, mais surtout de corriger mes bêtises si je regrettais mon choix.
Et si j’ai couiné comme un fanboy à 5h du matin quand la bande annonce du préquel a été diffusée à l’E3 2017, le fait de savoir que je ne pourrais pas remonter le temps à loisir dans cet épisode centré sur Chloé, m’a terrifié. De ce fait, j’ai mis quasiment deux mois à booter le jeu. Alors, est-ce que ça valait le coup d’attendre?

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Synopsis : Retour dans le passé d’Arcadia Bay, puisque les événements de Before the Storm, comme son nom l’indique subtilement, se déroulent trois ans avant Life is Strange original. On découvrira donc, étalé sur trois épisodes (plus un mini épisode bonus pour ceux qui ont commandé la version collector) la folle histoire d’amitié entre Rachel Amber et Chloé Price. Comment tout a bien pu commencer en somme.

En quelques mots :
Retourner à Arcadia Bay m’enchantait au plus haut point, découvrir Rachel autrement que via un poster de recherche un peu flou, redécouvrir Chloé sous un nouvel angle, celui de l’adolescente un tout petit peu moins bousillée par la vie que dans LiS original, en bref, retrouver toute une ribambelle de personnes auxquels on s’est déjà attachés, mais les voir évoluer d’un point de vue bien différent de celui de Max.

Bien loin de la maladresse de Maxine, on prend les commandes de Chloé, la rebelle, la badass, la terreur aux cheveux bleus !
Heh mais attendez… c’est une brunette en fait? REMBOURSEZ.
Plus sérieusement, passé le choc premier de Chloé avec sa chevelure naturelle, on redécouvre avec plaisir qu’elle n’a rien perdu de sa verve légendaire, c’est même devenu l’espèce de « pouvoir spécial » de Before the Storm, à utiliser avec finesse, mais rien qu’un tuto rapide ne saurait expliquer.

Car c’est là la force et ma principale source d’angoisse dans BtS : tous vos choix sont définitifs. Et un frisson va probablement vous parcourir chaque fois que l’icone « cette action aura des conséquences » apparaîtra, qui n’est ici plus un papillon mais un symbole illuminati, subtil.
Libre à vous de recharger votre sauvegarde si jamais vous pensez vous être gouré, mais sachez, qu’il faudra recommencer la séquence dans son entièreté, donc possiblement de longues minutes avec les même dialogues et cinématiques impossibles à zapper. Et des fois, c’est relativement pénible.

Côté scénario, pour ce qui est du premier épisode en tout cas, il y a autant de finesse que de passages prévisibles. Des moments très délicats entrecoupés de phases plus brutales, ou bien serait-ce l’inverse?
La patte Life is Strange est bien présente, beaucoup d’émotions variées, mais toujours très intenses. En revanche, graphiquement on a fait un bond en avant. La synchronisation labiale est bien plus réussie, et beaucoup plus fluide. Même les visages semblent moins figés, tout est beaucoup plus expressif, mais sans perdre de la douceur dans les arrière-plans.

En resumé :
Un retour dans le passé pas si prévisible que ça. Il est très délicat de ne pas réagir face aux autres personnages en fonction de ce que l’on sait de LIS premier du nom. Egalement, prendre le contrôle d’une adolescente aussi awkward que violente verbalement s’avère vite un exercice de haute voltige pour ne pas se mettre la ville entière à dos.
On a vite fait d’oublier comment se déroule LIS, pour ne réellement s’attacher qu’aux protagonistes de Before the Storm. Et je crains que plus haut les émotions vont monter, plus difficile sera la chute.

J’ai vraiment adoré retrouver Chloé et la redécouvrir complètement sous un jour nouveau. J’ai hâte de faire la suite, j’ai aussi très peur de comment tout ceci va se goupiller, mais bon, maintenant que j’ai commencé, pas de retour arrière possible !

C’est parti pour ma sélection de screenshots garantis sans spoilers !
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Le jeu a parfois conscience de vos répétitions.

Comme un air de déjà vu…

Un comparatif de la fameuse refonte graphique!

Life Is Strange (episode 5)

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Attention: pour ceux qui décident de lire cet article directement dans leur boite mail, j’ignore si la mise en page a été respectée, donc si vous souhaitez éviter les spoilers, merci de venir le lire directement sur le site.

Petit retour en arrière: en fin d’année 2014, j’ai eu écho d’un jeu vidéo qui allait paraître en début d’année suivante. Ce que j’ignorais alors, c’est que ce jeu chamboulerait mon année 2015, rythmée par la sortie des épisodes 1 à 5 de Life is Strange. Je ne m’imaginais pas un seul instant que je m’investirais corps et âme dans les aventures de Maxine Caulfield et de sa quête pour sauver sa ville, Arcadia Bay, bravant des obstacles et la notion même d’espace-temps, ainsi que les conséquences qui résultent de son altération.

Cet épisode 5, intitulé « Polarized », nous plonge au cœur même du shitstorm qui nous était subtilement annoncé dans les épisodes précédents, mais par tous les dieux, jamais je n’aurais su prévoir que j’en sortirais avec le palpitant aussi secoué. C’est un véritable crescendo d’émotions pour un final à se rouler par terre en position fœtale.
On est bien dans l’épisode final qui conclue la série, fini les plaisanteries, on attaque le gros du morceau et c’est pas toujours plaisant à vivre. Il n’y a au final qu’assez peu de moments relax dans cet épisode, on est constamment aux prises de sentiments conflictuels durant les trois bonnes heures qu’il faut compter pour le plier.
On a droit à tout, du puzzle, des phases de discrétion/infiltration, quelques énigmes qui vous retournent la logique, et des choix, de plus en plus horriblement difficiles à faire. J’ai noté quelques passages un peu angoissant (à mon échelle), et des gros moments sacrément WTF.

D’un autre côté, la bande son est toujours aussi soignée et se cale à merveille avec une ambiance chargée, le tout se superposant parfaitement à des images léchées.
Cependant, ne vous fiez pas aux apparences, car ici, c’est littéralement le calme avant la tempête. Quand vous pensez vous être sortis d’affaire, il y a toujours un twist scénaristique qui vous attend au tournant.
N’oublions d’ailleurs pas que LIS n’est pas à mettre entre toutes les mains, et que certains thèmes abordées sont très adulte, et très perturbants parfois. On en avait eu la preuve durant les épisodes 3 et 4, mais ce n’est rien à côté du contenu du cinquième.

Je tiens à m’excuser pour la très petite variété dans les screenshots que j’ai à vous offrir aujourd’hui, car tout est potentiellement un spoiler pour ceux qui n’ont pas encore joué, ou sont encore en train de terminer les précédents épisodes.

Enfin, les deux endings proposées sont aussi déchirants l’un que l’autre, bien qu’une des deux offre plus de longueur, mais pas moins de larmes. Et selon vos choix au cours du jeu, l’une de ces fins offre une scène « bonus », mais je n’en dirais pas plus. Mais comme il m’est impossible de finir cet article sans exposer mon point de vue, pour ceux qui le souhaitent, il se trouve ci-dessous.

Ce que j’en pense: (SPOILERS ALERT /!\ Pour lire quand même, surlignez le texte suivant)

[Le choix final revient à choisir entre la bay et la bae (haha!). Et je suis conflit vis à vis des cinématiques qui en découlent. D’un côté sauver Chloé, on les voit partir main dans la main vers le petit matin, c’est beau et poétique tout ça, mais ça s’arrête là, c’est trop subtil. Parce que de l’autre, on a droit a un magnifique baiser d’adieu si on choisit de sauver la ville. Et la cinématique est vachement plus longue, plus détaillée, on chiale ses mille morts parce qu’on vit en même temps que Max l’inévitable mort de Chloé. Elle vit littéralement le coup de feu et l’encaisse comme elle peut. On assiste a l’enterrement et il y a cette petite note d’espoir, ce demi-sourire final, comme si tout était rentré dans l’ordre, pendant que je me mouchais bruyamment.
Je suis conflit parce que la deuxième sonne comme la « bonne » fin, et qu’on concrétise leur amour à l’écran seulement si l’une est sacrifiée. Encore une histoire de lesbiennes qui finit mal en somme. Alors certes je conçois qu’il aurait été déplacé de les faire s’embrasser alors qu’elles laissent la ville être détruite, mais une indication supplémentaire quand elles partent en voiture ça n’aurait pas été de trop.]

Du coup, je ne sais trop quoi en penser, si ce n’est que je suis bien triste que cette aventure soit finie, aventure qui aura rythmé émotionnellement cette année 2015, partant d’un jeu tout mignon et fluffy, à une fin avec des choix absolument atroces et quelques passages carrément creepy.

Et à tous ceux qui se demandent « comment je m’en remets moi maintenant? ». Je dirais que c’est là la force d’un bon jeu, d’une oeuvre réussie, on ne s’en remet jamais vraiment. Les souvenirs restent gravés dans notre mémoire, pour toujours (ou pour très longtemps tout du moins). Regardez moi, Mass Effect 3 est sorti en 2012, y’a trois ans de ça donc, et je m’en remets toujours pas. Pareil pour Harry Potter, je refuse d’admettre que c’est dans le passé.
De la même façon, même à moindre échelle, Life Is Strange a été une expérience merveilleuse, de bout en bout, et j’en garderais un souvenir beau et précieux. Une belle aventure, un jeu sublime.

Chroniques des épisodes précédents:
1
2
3 & 4

2015-10-20_00137

2015-10-20_00094

Mihihi!

Mihihi!

Un choix cornélien...

Un choix cornélien…

Adieu Arcadia Bay, j'ai passé un bon moment. <3

Adieu Arcadia Bay, j’ai passé un bon moment. <3

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Life Is Strange (Episodes 3 & 4)

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Montage grossier, je sais.

Montage grossier, je sais.

A la fin du mois de Mars de cette année, je vous parlais de l’épisode 2 de Life Is Strange. Et depuis, deux épisodes supplémentaires sont sortis et j’attends le 5e comme le Messie.
Et si j’ai repoussé l’écriture de cette courte chronique sur les épisodes intermédiaires, c’est parce qu’il m’est très délicat de vous en parler sans rien dévoiler. Certains de mes amis m’ont dit en privé que tant pis, si on lisait des articles à propos de ces épisodes là, c’est qu’on s’attendait à être un peu spoilés. Sauf que je ne suis pas de cet avis, et que par conséquent, la longueur de cet article va s’en ressentir. Parce que non, je ne détaillerais rien du scénario, je ne ferais que donner un simple avis sur ces deux épisodes, à quelques semaines de la sortie du dernier.

Dans l’épisode 3, on alterne entre les séquences qui font fondre les petits cœurs en mousse, et des passages plus intenses voire même un brin stressants. L’ensemble est assez smooth, sauf dans le dernier quart où on sent bien que nos actions vont avoir des répercussions catastrophiques, et on est encore bien loin de la vérité… Mais dans l’ensemble, on touche au cœur même d’à quel point les pouvoirs de Max peuvent avoir des conséquences, bonnes comme mauvaises.
Ah et vous pensez avoir pris cher en émotions? Attendez donc de plier l’épisode 4.

L’épisode 4 donc, m’a semblé plus long, et beaucoup plus chargé. Si j’ai eu pour habitude de torcher les épisodes en une fois, celui là m’a demandé de faire une pause de quelques jours, en plein milieu. Dans cet épisode, on parcours un peu tout le spectre émotionnel, du rire aux larmes, en passant par le choc et la colère, et aussi un peu la frustration pendant une certaine scène d’interrogatoire qu’il m’a fallu recommencer pendant une bonne heure jusqu’à que je trouve la bonne combinaison.
Ce 4e « opus », amène son lot de révélations croustillantes, de passages un peu lourds (tourner en rond dans les dortoirs, youpi!), comme de moments qui vous feront faire une bonne grosse chialade. Y’a aussi quelques phases de puzzles et d’énigmes, mais rien d’insurmontable.

En conclusion: Dans l’ensemble, ces deux épisodes et en particulier le quatrième, sont une grosse claque riche en émotions. J’attendais beaucoup de ce jeu-vidéo, et je suis loin d’être déception. Reste à voir comment ils parviennent, dans le 5e et ultime épisode, à démêler tous ce fatras, un véritable sac de fèves d’intrigues et de mystère, qui me laissera, sans le moindre doute, scotchée à mon siège.

Comme à l’usuelle, quelques screenshots sélectionnés avec soin.

 

Un aperçu de ce qui nous attend.

Un aperçu de ce qui nous attend.

Parce que je ne pouvais louper cette énième référence. I SHIP THAT!

Parce que je ne pouvais louper cette énième référence. I SHIP THAT!

En espérant que vous n'ayez pas peur du noir.

En espérant que vous n’ayez pas peur du noir.

Un spoil de moins, mais la scène est jolie. :)

Un spoil de moins, mais la scène est jolie. :)

Les panoramas sont toujours aussi réussis!

Les panoramas sont toujours aussi réussis!

Quelques énigmes vous attendent.

Quelques énigmes vous attendent.

Un nice guy, histoire de faire du lausle.

Un nice guy, histoire de faire du lausle.

Life is Strange (Episode 2)

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Début février dernier, je vous parlais de Life is Strange, un jeu vidéo à épisode sorti sur quasiment toutes les plateformes, je vous invite d’ailleurs à aller le lire si vous ne l’avez pas déjà fait.
Le second épisode tant attendu, intitulé Out of Time, et qui a été retardé de presque un mois est enfin sorti aujourd’hui. En effet, il devait sortir début mars, et on est le 24. Nul doute qu’il y aura des patchs correctifs dans les prochains jours, mais moi je l’attendais tellement que je n’ai pu m’empêcher d’y jouer Day One.
Alors, est-ce que cela valait vraiment le coup d’attendre deux mois?

Tout d’abord, et c’est là le plus délicat, comment aborder cet épisode sans vous spoiler la tronche allègrement? Ce n’est pas là chose évidente.

Au début de cet épisode 2 donc, on reprend les commandes de notre chère Max Caulfield, qui, après une douche bien méritée dois rejoindre Chloé dans un diner histoire de se faire un petit dej de champion, et discuter plus amplement de ses nouveaux pouvoirs.

Et… bon en fait je peux pas en parler sans tout dévoiler donc on va directement sauter jusqu’à la conclusion.

Pour conclure: Un épisode particulièrement chargé en émotions, accrochez vous à vos claviers parce que y’a deux trois scènes qui clairement sont très intenses pour les petits cœurs en mousse non préparés. Après deux mois d’attente on a failli oublier certaines mécaniques de jeu, comme le fait que les objets restent dans nos poches même en remontant le temps, et de ce fait on balise comme des abrutis lorsqu’il s’agit de sauver des vies. Certaines énigmes se font sous adrénaline, et l’ensemble est un brin stressant sans être punitif.
La bande son est toujours de qualité, et j’ai même eu la sensation qu’elle se montrait plus présente ici, sans pour autant être envahissante.
Les actions passées ont déjà, pour certaines, des conséquences directes dans ce second épisode, et certains choix qui nous semblaient particulièrement inutiles, apparaissent parfois comme cruciaux pour la suite.
Les pouvoirs de Max se révèlent au fur et à mesure du temps (sans mauvais jeu de mot), et on apprécie sincèrement cette tentative de rendre l’ensemble cohérent.
Le scénario quant à lui se déroule tout seul, entrecoupant les phases d’action, parfois avec de petites énigmes, et des moments plus calmes de dialogue, ou de simple cinématiques.
Le rendu est toujours aussi agréable à l’œil, et la map dévoile de nouvelles possibilités de lieux pour la suite, et moi j’aime cette volonté de variété dans les décors explorables.

Le seul bémol que j’ai noté ici c’est l’énigme des bouteilles, où j’ai tourné en rond pendant bien quinze minutes, pour finir par chercher la solution sur internet parce qu’il m’était impossible de trouver la dernière toute seule.

Au final, Out of Time se torche en 2h environ, comme pour Chrysalis. Sauf si comme moi, vous êtes une grosse quiche et qu’il vous faut recommencer certaines séquences. J’ai bouclé le tout en 3h, donc j’ai largement rentabilisé ce second épisode.

Rendez vous, sauf imprévu, en Mai pour l’épisode 3: Chaos Theory! Rien qu’au titre, j’ai fort hâte!
(Mais bazar que c’est chiant d’attendre autant…)

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Et en avant pour les screenshots garantis sans spoilers:

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Sexy Time!

J'avais oublié d'en parler, mais les références à la Pop Culture sont nombreuses!

J’avais oublié d’en parler, mais les références à la Pop Culture sont nombreuses!

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On sort un peu du campus, et ça fait du bien.

LIS2-04

Chloé à Max vis à vis de sa capacité à effacer ses erreurs grâce à son pouvoir. I SHIP THAT!

J'ai même pas besoin de me forcer, les références à leur potentielle relation sont foison.

L’interface du smartphone. Avec encore une référence à leur potentiel couple! :D

Bas les pattes, sale ruineur de plans!

Bas les pattes, sale ruineur de plans! (Mais en vrai il est sympa.)

...j'ai même pas besoin de détailler ce que j'en pense, mihihi!

…j’ai même pas besoin de détailler ce que j’en pense, mihihi!

Life is Strange (episode 1)

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Il y a quelques mois de cela, j’ai entendu parler sur Tumblr d’un jeu vidéo qui allait sortir par la suite, et qui comportait une héroïne plutôt qu’un héros. Les premières images du jeu prévoyaient quelque chose d’assez chatoyant visuellement, et les critiques annonçaient un titre au croisement entre Gone Home (dont j’ai déjà écrit une chronique) et les jeux Telltales, avec un soupçon de Stephen King. Il ne m’en a pas fallu plus pour pré-réserver ma copie lorsque celle ci a été mise en prévente sur Steam. Et à la manière d’un Wolf Among Us, le jeu est découpé en 5 épisodes, et le premier étant sorti le 30 janvier, j’ai pu m’y atteler il y a une poignée d’heures de cela.

Quelques infos pratiques: Le jeu est édité par Square Enix et développé par DontNod Entertainement, les gens derrière Remember Me. Le jeu a son audio en anglais, mais tout le reste est traduit en français, menus comme interface. Il est disponible sur PC, PS4, PS3, XOne et XBoite360.

Par contre je pense que ma bécane ne rend pas honneur au jeu visuellement parlant. Donc pardonnez moi pour la piètre qualité de mes screenshots (qui sont cliquables pour voir plus grand).

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Salut.

Salut.

Le pitch: Après une courte phase de jeu dans un contexte un peu perturbant, nous voilà de retour à la réalité, et nous incarnons Max Caulfield, jeune lycéenne, qui étudie la photographie. Et alors qu’elle va se rafraîchir le visage dans les toilettes, un événement l’amène à se rendre compte qu’elle a visiblement le pouvoir de remonter dans le temps. Sa journée va donc se dérouler en même temps qu’elle essaie ses nouveaux pouvoirs, tout en rencontrant un certain nombre d’embûches qu’elle pourra résoudre plus ou moins facilement en remontant le cours du temps de quelques secondes. Mais reste à savoir, quelles conséquences ses choix et actes auront sur la suite de l’histoire…

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Une interface rappellant effectivement Gone Home.

Mon avis personnel: Je ne sais pas si ça n’arrive qu’à moi, mais me lancer dans un jeu où beaucoup de mes choix ont des conséquences, sans rien savoir de si mes actions auront des graves répercussions à long terme ou non, c’est quelque chose qui m’angoisse assez sévèrement. Mais passée cette désagréable sensation qui me dit que je vais ruiner le scénario, j’ai pu prendre le jeu en main assez rapidement.
Au démarrage, on ne connait pas vraiment le background de notre personnage, ni les liens qui l’unissent à ses camarades de classe. Du coup on se sent un peu dérouté à se demander ce que l’on peut faire ou ne pas faire, histoire d’éviter de faire des bêtises, notamment durant les dialogues. Fort heureusement, on acquiert assez vite nos pouvoirs, et on se sent tout de suite rassuré de pouvoir faire clairement n’importe quoi sans redouter les conséquences. En gros, on obtient les informations souhaitées, sans trop se mouiller.

Mais manque de bol, nous sommes souvent confrontés à des choix cornéliens. Servir le bien et en payer le prix fort? Ou jouer les connards et assumer le fait que tout le monde vous détestera plus tard?
Et parfois, ce qui vous semblait être le bon choix n’est finalement pas si idéal que ça, mais on peut remonter le cours du temps et recommencer indéfiniment. Mais on ne peut pas changer les choses en permanence, seulement après une interaction avec un objet histoire d’annuler l’action, ou revenir sur un dialogue avec plus d’informations en tête.

D’ailleurs, comme dans les Telltales, un résumé de vos choix et des statistiques des autres vous est proposé à la fin de l’épisode. On constate donc qu’on est passé à côté de petits éléments optionnels (du moins je l’espère) du scénario, tel que sauver un oiseau ou dessiner sur un pare-brise.

Côté visuel moi j’ai trouvé ça assez joli, bien que j’ai noté quelques gros bugs graphiques, comme montré ci dessous, mais rien de bien gênant pour la jouabilité, si ce n’est les arc-en-ciel à la place des cils des personnages, qui m’a paru un brin perturbant.

Maman j'ai bugué la cuisine.

Maman, j’ai bugué la cuisine.

Pour conclure: Les personnages semblent être plus profonds que les simples clichés ambulants qui laissent paraître. Les décors sont beaux, et l’esthétique bien qu’un peu spéciale, parvient à se démarquer de ce que l’on voit habituellement, avec une patte qui lui est propre. La musique, bien qu’assez discrète et également là et se marie à merveille avec le reste. L’histoire en elle-même est particulièrement intrigante, bourrée de twists ici et là, et la suite me parait prometteuse.
Un jeu qui s’annonce bien fat, et dont le deuxième épisode sort en mars, donc va falloir être patient (urh).

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Pour finir, quelques screenshots que je ne savais pas où placer pour ne pas perturber votre lecture. Enjoy!

Des sous titres édulcorés pour une VO fleurie.

Des sous titres édulcorés pour une VO fleurie.

Les cinématiques ont sacrément de la gueule!

Les cinématiques ont sacrément de la gueule!

Mon petit coeur hurle: KISS HER!

Mon petit cœur hurle: KISS HER!