Disobedience / Désobéissance (2018)

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Cette nuit, j’ai regardé le film Disobedience (ou Désobéissance en France), et je pense que je n’aurais pas grand chose à en dire. Pour être plus exact, je pensais initialement lui consacrer un très long billet, mais une fois les crédits passés, je savais qu’il n’y aurait finalement pas tant de matière à en extraire, sans risquer de spoiler.
En revanche, j’annonce la couleur nuitamment : j’ai bien aimé ce film, il ne m’a cependant pas transcendé pour autant. Mais je vais y venir rapidement.

Le pitch :
Disobedience, nous plonge au cœur d’une communauté juive londonienne, où le Rabbin vient de décéder. Sa fille, Ronit, jusque là exilée à New York où elle travaille comme photographe, revient pour ses funérailles. Mais entre les retrouvailles pas tellement chaleureuses avec la communauté, ainsi que des souvenirs qui remontent, son séjour ne sera pas forcément de tout repos.

Mon avis :
Vous m’attendez au tournant, y’a des filles qui se font des bisous. En même temps ce n’est pas vraiment un secret bien gardé puisque le film nous annonce la couleur dès l’affiche (ci-dessus). Mais ce qui est réellement important, ce n’est pas tant à quel moment elles se font des bisous, mais le contexte où elles s’en font.

Ici, Ronit (Rachel Weisz) retourne dans son ancienne communauté juive où elle tombe sur ses deux amis d’enfance : Esti (Rachel McAdams) et Dovid (Alessandro Nivola). Elle n’est pas forcément accueillie à bras ouverts, et dès les premières minutes, l’ambiance est pesante. Entre les coutumes religieuses et les traditions d’un autre temps, je dois avouer que je n’étais pas super à l’aise à chaque instant du film.
Nos trois personnages principaux sont tiraillés chacun différemment, entre leur vérité et ce que l’on attend d’eux. Que ce soit une recherche individuelle ou un cheminement autour de la foi, tout le monde voit ses convictions personnelles pas mal chahutées.

A mesure que le film se déroule, on en apprend plus sur les raisons du départ de Ronit, ainsi que sur la retenue poussée à l’extrême de Esti, qui semble au bord des larmes tout le long des 2h que fait Disobedience. Le tout s’écoule avec une certaine douceur, même si c’est dans une ambiance un peu étouffante.

Sur le plan purement technique, les jeux d’acteur.ice.s sont excellents, rien à redire là dessus, chacun dévoile ses facettes au fur et à mesure, sans excès, avec une justesse imparable. Côté image, l’ensemble est très « terne », il n’y a quasiment aucune couleur vive, et cela retranscrit parfaitement l’aspect pesant de toute cette ambiance d’austérité religieuse.

Le seul point négatif que je pourrais trouver, c’est les dernières minutes du film, qui m’ont un peu laissé sur ma faim. Mais bon, il faut bien avouer que j’ai toujours eu du mal avec les conclusions trop « ouvertes ».

Voila.
C’est tout pour moi !

7 étapes essentielles pour être un mâle Alpha

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Ce midi, nous allons apprendre tous ensembles comment on fait pour être un vrai mec, et je vous déconseille par avance de lire cet article en diagonale, sinon vous n’allez pas bien comprendre.

►Prendre de la place

On dit bien souvent qu’être un vrai homme, c’est prendre de la place, en parlant bien fort et en écartant bien les jambes dans les transports en commun. La véritable astuce c’est de regarder autour de vous, et de constater que vous n’êtes pas seul dans ce métro, du coup, n’hésitez pas à ne pas trop dépasser de votre siège, comme une vraie personne civilisée, si votre morphologie vous le permet. Egalement, il est assez bien vu de ne pas couper la parole, ou de couvrir la voix des autres avec la votre. S’écouter les uns les autres, c’est un élément important du vivre ensembles.

► Avoir un corps de rêve

Vous avez un corps? Félicitations ! Celui ci est sûrement le rêve secret de quelqu’un d’autre, ou pas du tout si les relations ne vous intéressent pas, vous n’en avez que faire. Que vous souleviez de la fonte, ou que vous fassiez la patate de canapé, vous êtes forcément bien tant que vous vous sentez bien. Après tout, la pomme de terre n’est-elle pas la maîtresse de tout les féculents? En purée, frites, sautée, au four, en vodka, en gratin, elle s’allie avec un paquet d’aliments, et sa valeur nutritive est excellente. Mais nous ne sommes pas sur un blog de cuisine ici, donc passons.
N’oublions pas que de prendre soin de soi est aussi très important pour obtenir la reconnaissance de « corps de rêve ». Se raser, entretenir ses cheveux ou encore se préoccuper de sa peau sont des notions très importantes, notamment d’hygiène, mais aussi d’esthetique. Après tout, l’acné ce n’est pas très « viril ».
Si vraiment vous êtes un courageux dans cette société restrictive, vous pouvez également vous essayer au maquillage, parce qu’après tout, la supercherie cosmétique n’est pas réservée qu’aux filles !

► S’intéresser de près au sport

Que vous souhaitiez le pratiquer (voir point précédent), ou que vous aimiez regarder une bonne séance de sport à la télévision, le choix est votre. De la course en talons hauts avec RuPaul Drag’s Race, en passant par le patinage artistique et ses combinaisons seyantes, il y en a pour tous les goûts ! Et si la télé n’est pas votre meuble préféré, il vous reste toujours les compétitions de curlings du quartier, histoire d’enfin apprendre à faire le ménage de manière efficiente.

► Avoir des notions en mécanique

Après tout, savoir vérifier le niveau d’huile ou changer une roue est à la portée de tous ! Pouvoir faire des choses par soi-même permet non seulement de gagner en indépendance, mais surtout de faire des économies au quotidien. Plus besoin d’appeler la dépanneuse ou de demander à vos copines comment on vérifie une bougie. Bien joué ! Vous avez acquis des nouvelles compétences, trop chouette !

► Se débarrasser de ses émotions

Il est très important de savoir écarter les mauvaises émotions, et ne pas hésiter à parler à un·e thérapeute quand celles ci vous prennent trop de votre énergie. Il ne faut pas ressasser sans cesse les choses toxiques, et savoir quand se défaire de celles ci avant d’exploser.
Et quand au contraire, vous éprouvez des émotions que vous jugez positives, il est agréable de les exprimer, après tout, les gens que vous aimez ne sont jamais éternels. La clé de tout ceci, c’est la communication.
Et même si je sais que se taper dessus peut être très agréable, dites vous bien que beaucoup de choses sont réglables par une conversation, mais que d’autres nécessitent effectivement un peu de muscles, je vous espère donc d’avoir votre meilleur ami pour vous aider à panser vos plaies après cette bataille pour la justice.

► Consommer de façon excessive

Que ce soit la boisson, la viande ou le sexe, il est primordial de s’écouter. Si vous avez faim, mangez, si vous n’avez pas faim, ne vous forcez pas. Si vous souhaitez faire la fête, assurez vous d’être accompagné, de ne pas rentrer seul, parce que les rues sont pleines de dangers. Egalement, si vous n’êtes pas complètement ivre, n’hésitez pas à proposer à vos camarades de soirée de les raccompagner chez elleux, la sécurité avant tout !
Les fanfreluches c’est chouette aussi, mais le consentement, c’est encore mieux, pensez à vous assurer que votre partenaire de jeu s’amuse autant que vous, et a bien les mêmes envies et désirs que vous, et vous serez assurés de passer un excellent moment, et ce, quelque soit la taille de vos attributs ! Et surtout, protégez vous, d’une façon décidée ensembles avec votre partenaire.
La seule consommation sans compter qu’il est sans danger de pratiquer, c’est la lecture, mais pensez néanmoins à faire des pauses, et hydratez vous autant la gorge que l’esprit. On me souffle d’ailleurs dans l’oreille que les dinosaures ne lisaient pas de livres, et tout le monde sait ce qui est arrivé aux dinos, je vous laisse en tirer vos propres conclusions.

► No homo

Si vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de prendre une douche avec l’ami qui vous a aidé à panser vos blessures, ce n’est pas bien grave, dites le lui, en douceur, avec tact, et il n’en sera pas blessé et devrait normalement rester votre ami. Et dites vous également que, les garçons gays reçoivent énormément d’injonctions à être plus viril que les garçons hétéros, pour prouver qu’ils sont tout autant des hommes que ces derniers. De ce fait, soyez indulgent avec cet ami dont vous ne souhaitez pas partager les draps. Lui aussi a son lot de pression constante et quotidienne. N’hésitez pas à vous ouvrir à vos proches, si jamais en fait, vous avez finalement envie de lui faire des bisous, ou si vous ne souhaitez pas specialement en faire, ni à lui ni à personne. N’oubliez pas que vos ami·e·s seront toujours là pour vous écouter et vous soutenir. Et pour sceller toute amitié, n’oubliez pas qu’un câlin tout à fait chaste mais non dénué d’émotions est très souvent le bienvenu, si chacun est à l’aise avec cela, il s’agit simplement de demander.

► Conclusion

Voilà ! Vous avez désormais quelques clés dans les mains pour être un homme un vrai, celui qui sait s’exprimer aussi bien en société que dans l’intimité, celui qui sait prendre soin de lui sans chercher à compenser, celui qui sait faire preuve de respect et de bienséance.
J’ai pleinement conscience que cela fait beaucoup de responsabilité à endosser d’un coup, et qu’il y aura moult efforts à faire en ce sens, mais vous pouvez y arriver, je crois fort en chacun d’entre vous !

Well I was born an original sinner

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Après avoir vu la vidéo de Lucas Wild intitulée « Je suis handicapé? », j’ai été pris d’une intense réflexion. Dans sa vidéo, Monsieur Wild explique que, étant sourd, il ne se définit pas tant comme handicapé mais plutôt comme personne sourde. Et ça m’a fait réfléchir parce que, moi c’est l’inverse, et il y a un tas de raisons à ça. Ce sera mon sujet du jour.

Vous avez remarqué comme souvent, quand on rencontre une nouvelle personne, une des premières questions qui débarque, c’est « tu fais quoi dans la vie? ». Et la réponse qui suit concerne généralement les études ou le travail. N’ayant ni l’un ni l’autre, je suis toujours bien embêté, et ne voulant pas embarrasser l’autre d’une réponse de 20 kilomètres, je m’en sort généralement avec une pirouette humoristique.

Et là les gens ont en général cette fâcheuse tendance à vouloir s’improviser conseiller en emploi. A me demander si je n’ai pas de hobby particulier ou autre centre d’intérêt pouvant s’avérer lucratif sur la durée. Alors deux choses importantes: la première est que je tiens à ce que mes passe-temps en restent, c’est à dire que je n’ai aucunement envie de m’écœurer d’un loisir en faisant de celui ci, mon boulot. La seconde étant que je n’aime pas vraiment le principe que tout le monde devrait être défini par son travail. Ou que tout le monde doive travailler d’ailleurs.

J’estime, peut-être un peu vite cependant, être du camp des créatifs. Alors certes, mes écrits n’apportent pas grand chose au monde en terme d’avancée, mais sur un plan plus large, le monde serait chiant sans les créatifs, quelque soit leurs niveaux. Les dessinateurs, les écrivains, les scénaristes et autres réalisateurs. Certes, certains en ont fait leur métier, qui rapporte, mais d’un point de vue très naïf de ma part, j’aime à croire qu’on a besoin de gens qui font de l’art pour le plaisir de faire de l’art, pour ce que ça apporte d’émerveillement, et de bouffée d’air frais. S’ils peuvent en vivre c’est encore mieux, je suis d’accord, mais je suis en train de cruellement m’éloigner de mon cadre de sujet.

Dans tous les cas, je suis considéré comme inapte au travail, que ça soit déclaré par la médecine ou par mon propre cérébral. Mais c’est pas exactement là où je voulais arriver en fait.
Le fait est que j’énonce assez facilement que je suis handicapé, ou plus subtilement que j’ai des « soucis de santé empêchant le fait de travailler ». Et là où la vidéo dont je parle au tout début m’a fait réfléchir, c’est parce que, contrairement à ce jeune homme, qui explique qu’il est sourd, je ne nomme pour ma part jamais ma maladie, ou pas avant d’avoir vraiment confiance en la personne en face de moi. Celleux qui me lisent depuis un paquet de temps ont à priori tous compris ce qui m’affecte, mais j’ai mis un point d’honneur à ne jamais nommer ma pathologie explicitement.

Pour tout un tas de raisons d’ailleurs. Par pudeur simple, par volonté de préserver ma vie privée, ou surtout parce que les gens ont tellement d’à-priori sur cette maladie, que je n’aime pas la nommer en toutes lettres. Ou aussi parce que des fois, les gens ne me croient pas, parce qu’après tout, « ça ne se voit pas », et là je vous renvoie à un paquet d’articles que j’ai déjà écrit…
Mais bref.

J’en suis venu à me demander, si je préférais dire être handicapé plutôt que de nommer ma maladie, parce que quelque part, j’en avais honte? Et après de longues délibérations mentales, la réponse est non, mais pas un non franc et immédiat, plutôt un non saupoudré d’une once d’hésitation.

Avec les années, j’ai internalisé un paquet de trucs, des craintes, de l’angoisse à foison, des doutes. Mais pas tellement de honte. En revanche, une énorme lassitude quand je lis et entends toutes les blagues sur les pathologies psychiques, qui me donnent envie de grogner en tapant furieusement sur mon clavier, ou sur la personne, pour leur expliquer à quel point iels disent vraiment n’importe quoi, et de s’éduquer sur certaines questions avant de l’ouvrir et de vomir des inepties.
Mais je me retiens, parce que c’est inutile, et parce que j’ai autre chose à faire de mon temps, que de perdre celui-ci pour éduquer les gens. J’ai quand même un lapin à nourrir et un blog à faire tourner.

Donc en conclusion, non, je n’ai pas honte, ni de ma maladie, ni du fait d’être handicapé. Ce n’est pas une tare, c’est un fait. Des difficultés supplémentaires à éventuellement prendre en considération. Ma situation n’est pas plus complexe que la votre, seulement différente, c’est pas un concours de celui qui souffre le plus.

Vrac #21

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Un petit vrac, parce que ça faisait longtemps. Quelques news un peu mélangées donc (à la cuillère, pas au shaker).

Pour la première fois de ma vie, dans maintenant 10 jours, je passe sur le billard. Rien de grave ni de sportif, on m’enlève la vésicule biliaire parce qu’elle n’est plus qu’un gros calcul tout vilain. J’espère pouvoir la conserver dans un bocal plein de formol, mais ça me semble pas très faisable. Et puis c’est quand même un peu dégueulasse aussi.

J’ai fait l’acquisition d’un Instax, le petit frère du Polaroid (qui n’existe plus, pour rappel), et j’ai déjà commencé à prendre des photos stupides mais vintage de mes amis et un peu de moi aussi. Jusqu’ici la prise en main se fait assez facilement, et j’adore le rendu des couleurs très 90’s.

Mes examens blancs se sont bien déroulés, si ce n’est un superbe hors sujet en philo mais où j’ai quand même réussi à grappiller 6 points, pour un hors sujet, c’est pas trop mal je trouve. Ensuite une caisse en histoire mais je m’y attendais, et un magnifique 15 en français et 17 en anglais. Heh, les langues, c’est un peu mon truc vu que je suis gay. On espère faire aussi bien voire même mieux pour l’examen final!

Je déménage bientôt aussi, si tout va bien on signe avant la fin du mois. Ce sera plus grand, plus optimisé, plus mieux sur la plupart des points. Après 6 ans et demi dans ce taudis, je me casse! Youpi! Ça aura duré le temps de dépanner, mais voyons les choses en face: cet appart n’est sympa que 4 mois par an. (Quand il fait ni trop chaud ni trop froid. Pas souvent donc.)
Ah et j’emménage avec Sainte Alixe, histoire d’avoir une coloc avec des lapins dans tous les recoins.

Sur ces bonnes paroles, je file enfiler un pantalon de dehors, parce que j’ai soirée, alors que je me reveille à peine! Bisou.

Presse Agrume #2

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Crayons

Bonjour à tous! Aujourd’hui le réveil fut matinal. Après trois petites heures de sommeil et des rêves ma foi franchement étranges, je me suis réveillée fraîche et inspirée, et j’ai gratté du papier sur des pages entières pour mon projet offline. Oui. Faisant suite à mon précédent article, j’ai enfin fait exploser en éclats ma crainte de souiller mon Maloskin. Et j’ai même fait des grosses ratures dégueulasses à l’encre pas effaçable. La grande victoire sur moi-même donc. Ceci est en grande partie due à deux personnes. La première étant Sainte Alixe, qui m’a promis que si je vainquais ma peur de désacraliser mon si beau carnet, et que je parvenais même à le remplir de bout en bout, elle m’en offrirait un second. Du coup ça m’a filé un coup de fouet bien placé et ce matin j’ai manuscrit à m’en faire mal au poignet! Et oui, j’ai bien conscience que le verbe manuscrire n’existe absolument pas, mais je voulais éviter de réutiliser « gratter du papier ». Bref.
La seconde personne, est initialement un ami d’amie, et la soirée d’hier a fait que nous avons été rassemblés sur la même terrasse. Ce que j’ignorais c’est que ce Monsieur, en plus de ne faire absolument pas son âge, est aussi un créateur multi-plateforme, musical et artiste du crayon. Mais genre, pas qu’un peu (son tumblr en passant, parce que c’est bien chouette ce qu’il dessine!). Et dans la conversation, j’ai donc pu apprendre qu’il avait lu quelques uns de mes articles, et qu’il trouvait que j’écrivais plutôt bien.
Alors qu’on soit d’accord, chaque fois que l’on me complimente sincèrement sur ma plume, cela me touche beaucoup, même si je n’en fais pas un article à chaque fois évidemment. Que ce soit des amis, des amis d’amis, des parents d’amis (je salue en passant la maman d’Olivia si elle lit ces lignes!), ou parfois même de parfaits inconnus. Mais si je le souligne ici, c’est parce que venant d’un créatif dont j’admire quand même un minimum les productions, ça m’a profondément émue, et m’a filé un second coup de fouet pour que je continue à travailler dans ce sens.

Parce qu’un jour, je serais sur des étagères, même modestes, même juste celles de mes amis, mais je pourrais déclarer, non sans fierté, que oui, j’aurais laissé trace de mon passage. J’essaie d’y croire en tout cas.

VAZYLA j’ai pas d’idée de titre moi.

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Comme vous le savez peut-être, il me semble que je vous en ai parlé; je suis actuellement en formation de remise à niveau dans les matières générales. Et comme je finis ladite formation vendredi prochain, j’ai donc hier passé un des nombreux test de fin de session, pour voir si j’ai progressé. Et l’épreuve de français comportait une rédac à faire, avec deux thèmes au choix. Le premier était tellement nul que j’ai même oublié ce que c’était, et le second déjà plus inspirant, c’était « Qu’est-ce que l’ennui. Comment y remédier?« . Et forcement, je me suis enflammée (combustion spontanée!). J’étais tellement pourrie dans mon auto-satisfaction que j’ai demandé qu’on m’en fasse une photocopie pour (je cite) « mon usage personnel ». Et la prof a eu un vieux fou-rire « ouais, pour vous quoi. Vous vous sentez toujours obligée de formuler de façon compliquée vous, hein? ». Gros malaise donc. Mais j’ai eu ma photocopie, en voilà donc le résultat.


L’ennui.

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Vaste sujet qu’est l’ennui, un sentiment désagréable qui se crée suite à une succession d’instants de flottement. Un amalgame de vide entrecoupé de silences, le tout enrobé par le néant.

L’ennui se retrouve le plus souvent au quotidien, pendant toutes ces phases d’attente, ces parenthèses entre deux moments d’activité. Que ce soit avant l’heure fatidique d’un rendez-vous, ou encore avant de s’endormir; l’ennui est partout, omniprésent, constamment sous-jacent, prêt à faire surface à la moindre occasion.

On peut essayer de tromper l’ennui, de tenter de le noyer, mais tôt ou tard on se rend compte avec effroi qu’il savait nager. La réponse à la question de comment s’en débarrasser, semble alors évidente, innovante: il faut rester occupé en toute circonstances, ne pas laisser à cet ennemi des plus fourbes, le moindre espacement dans lequel s’immiscer, s’engouffrer et nous y envelopper jusqu’au dernier soupir d’ennui.

Mais au delà de la dimension d’impossibilité que de rester actif sans une seconde de répit, n’est-ce pas un peu risqué? Car si l’on dit de manière figurative d’un ennui qu’il est mortel; cette interminable quête de l’activité permanente nous pousserait à trouver toujours plus d’idées farfelues, dont certaines auraient à la longue un réel aspect dangereux.

C’est donc pour cela que, faute d’une solution efficace contre ce perpétuel ennui, il nous faut apprendre à cohabiter avec lui, à vivre en sa compagnie. Car le réel secret avec l’ennui, c’est que sans lui, nous aurions bien moins conscience de la valeur des instants mouvementés qui pavent le reste de nos vies.

Get up, stand up, décide toi mais fais quelque chose.

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J’ai re-regardé Fingersmith. Vous savez? Non, vous savez pas. Bah c’est une adaptation BBC d’un bouquin de Sarah Waters dont j’avais fait une brève critique sur ce blog y’a longtemps. Mais après relecture dudit article, j’ai pu constater que ça avait été fait avec les pieds donc je l’ai supprimé.
Mais là où je voulais en venir c’est qu’après avoir revu Fingermith (pour la énième fois), j’étais toute émotionnée, prise d’une soudaine envie de faire des câlins et des bisous au monde entier, j’étais également motivée par un million d’idées foireuses. Et après un rapide retour à la réalité effectué assez brutalement par ma comparse Tcheu, j’ai décidé que j’allais mettre mon blog à jour.
Bon, c’est pas vrai, y’a pas de cause à effet entre le retour sur terre et l’écriture de cet article, mais il me fallait une introduction.

Du coup, comme à mon habitude après avoir écrit l’introduction, c’est le writer’s block. Du coup, comme souvent, j’ai fait appel au premier copain-malin qui passait dans le coin, et lui ai demandé de me lancer un sujet. On m’a donc demandé mon avis sur la loi qui est en train de chercher à passer concernant la prostitution. Je me suis dit que c’était un sujet assez délicat, et que même si j’ai un vague avis sur la question, il serait un peu gratuit (et « dangereux ») de l’exposer ainsi.

Toujours dans l’optique de faire appel à des gens, on m’a dit que j’avais deux solutions, la première étant d’éplucher d’autres médias, et de trouver un sujet qui me plait et ensuite de me le réapproprier, ou l’alternative n°2: « faire comme Télévision France 1, et dire qu’il fait froid ».
Allons y gaiement alors.

Il fait froid. Mais genre, vraiment, je crois que vous vous rendez pas compte. Dans la mesure où mon niveau d’isolation est à peu près aussi bon que ma vision (j’suis myope en négatif, NDLR), il fait dans ma salle de bains la même température que dehors, y’a même un vieux courant d’air. Du coup je me fais des délires « Maître des Ténèbres » quand je fais caca, parce que ça fume et tout. (quota scato: CHECK).
Ma judicieusement nouvellement renommée Chambre Froide me file du coup des élans de nécessité de hurler quand je me douche. Parce qu’il doit faire approximativement 4 degrés quand je sort de derrière le rideau vert. (Oui, j’ai un rideau de douche vert, on arrête pas le progrès).

Et puis je vous vois faire avec vos danses de la pluie pour qu’il neige. Non, non, et encore non. La neige à Bordeaux, c’est toujours un bordel sans nom. Parce qu’on est pas équipés pour déneiger. On avait pas de budget pour le gros sel. Du coup dès qu’il tombe 3 flocons, la ville entière est bloquée, plus rien ne circule, et ça dure une semaine parce que comme on dégage pas la neige, bah ça devient des plaques de glace, et faire un mètre sans se viander relève de l’exploit olympique. J’en fais des caisses? Non. Vous avez juste la mémoire très courte.

Bon. Sur ce, j’ai suffisamment bricolé mon sandwich d’article pour aujourd’hui, avec pas le moindre morceau de viande de véritable sujet, calé entre deux tranches de rien. Cette métaphore me fait beaucoup rire, je tiens à le dire. J’vous dis à plus tard, très certainement samedi ou dimanche, j’me tâte encore. (et ça fait mal, j’y vais un peu trop fort).

Comme j’ai parlé de caca, je me fais pardonner en vous joignant une image mignonne à souhait, intitulée « I Haz Bunnies », par une certaine Heather. (j’ai pas plus d’infos que ça).