You were making a fool of me

Par défaut

Ceci n’est pas un seche-cheveux.

Avant que l’on n’entre dans le vif du sujet, sachez que je ne souhaite pas avec cet article, donner du grain à moudre aux masculinistes, ni me mettre à dos tout l’internet féministe, là n’est pas mon but.
Mais j’ai constaté des nouvelles choses récemment. Comme je possède à présent le cispassing de l’homme blanc, probablement hétérosexuel, je me fais régulièrement plus ou moins gentiment écarter des débats sur internet. Et c’est déconcertant.

C’est déstabilisant puisque je me retrouve traité comme le premier Jean-Michel PMU qui passe. Je ne donne pas mon avis pour venir glaner des cookies d’allié, mais juste pour exprimer un désaccord sur un point de sujet auquel je suis sensible.
J’ai des opinions, j’en ai toujours eu, mais à présent, elles ne sont plus pertinentes, n’ont plus aucune valeur dans les yeux des interlocutrices d’en face.

Oui, je sais qu’il faut laisser en priorité, l’espace de parole aux concerné·e·s, mais j’estime également, peut-être à tort, que chacun a le droit a son avis, à partir du moment où celui ci est amené poliment et dans le respect de chacun·e.

Et récemment, je me suis fais glorieusement envoyer bouler à plusieurs reprises, par l’argument que cela ne me concerne pas, ni de près ni de loin. Je ne proteste généralement pas, puisque comme je l’ai déjà dit, je préfère la tranquillité, à la légitimité prise de force puisque j’aurais décidé de m’outer.

Je sais également que, les femmes sont en colère, surtout celles qui sont un minimum averties du contexte dans lequel nous évoluons.
Mais cette colère omniprésente justifie-t-elle d’en oublier la bienveillance? Faut-il absolument prendre toute personne qu’on juge être l’ennemi à abattre, avec autant de condescendance?

Après, je sais qu’il existe le problème de l’injonction à la pédagogie, parce qu’entre les vieux « trolls » (des connards donc) qui font semblant de ne pas comprendre, ceux qui effectivement ne comprennent pas ce que leur moteur de recherche favori pourrait leur expliquer en 10 minutes, ou encore les gens qui volontairement sont juste des gros misogynes, il devient compliqué de débattre. Il devient complexe de faire la part des choses entre celleux avec qui on aimerait discuter posément, et celleux que l’on a pas la foi d’éduquer sur une pléthore de notions condensées en 3 paragraphes plus la conclusion.

Je pense également que, mon autre souci se place dans la différence de traitement de la prise de parole qui s’est faite sur la durée. Cette phrase est super compliquée alors je vais la simplifier.
A l’origine, le mot d’ordre c’est de « laisser la priorité de parole aux concerné·e·s », mais rapidement, cela s’est transformé en « ferme ta gueule t’as pas ton mot à dire ». Et je trouve ça gênant. Parce qu’il y a un gouffre differentiel entre ces deux notions, et si l’idée de fond est tout à fait respectable et respectueuse, sur la forme, la seconde est problématique, à mes yeux.

Cis ou trans, homme ou femme ou autre, j’estime, peut-être à tort, que chacun a droit à son temps de parole, tant que celui ci est utilisé avec respect et bienveillance. On ne peut pas deviner d’emblée le parcours de vie de chacun·e, et quand bien même celui ci a été vécu dans la plus grande opulence de privilèges, il est toujours possible d’avoir un avis éclairé et pertinent.

Je hurle probablement dans le vide en écrivant ceci, et vous avez tout à fait le droit d’être en désaccord avec moi dans ce propos spécifique, et en général aussi d’ailleurs.
Mais je trouve à la fois paradoxal et très nul, qu’avant transition, mon opinion avait un certain « poids », une forme de légitimité, alors que j’étais bien moins renseigné à l’époque sur tout un tas de sujets par rapport à maintenant, où je n’ai à présent quasiment plus  de droit de parole, selon les lieux.

Du coup, est-ce que l’on pourrait mettre de côté notre agressivité naturelle quelques minutes, quand on s’adresse aux autres?
Je suis pour une échelle d’équivalence, et si j’ai verbalement agi comme un connard, ajustez votre niveau en fonction de cela. Mais si je n’ai pas été impoli, ne le soyez pas en retour.

Merci.

I’m getting tired of the disrespect

Par défaut

Source : Europe1

Alors que je glandais sur Touittère, j’ai vu passer ce screenshot, qui correspond à une réponse « à chaud » de Raphaël Enthoven par rapport à un des sujets du Bac qui est tombé ce matin pour les terminales S.
Alors tout à fait entre nous, le gars, je sais même pas qui c’est. J’ai vu passer son nom deux trois fois, mais comme j’en avais pas grand chose à carrer, j’ai jamais googlé le bonhomme, et ça ne m’intéresse pas vraiment de savoir surtout.
Ca ne m’intéresse pas vraiment, parce que même si c’est un mec important, je ne saurais être plus en désaccord avec son propos sur la question.

Si jamais l’image est « cassée », voila son contenu :

Éprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ? (Sujet 2, série S)

« C’est un sujet qui peut être débattu, par exemple, chaque fois que des « racisés » dénient à quiconque le droit de parler du racisme. Ce sentiment que l’on ne parle bien que de ce que l’on connaît ou dont on est la victime repose sur le postulat que l’on ne parle que de ce qu’on éprouve. Les gens qui parlent pas sans éprouver n’ont qu’une connaissance abstraite. Mais en même temps, ceux qui éprouvent ont des œillères. Leur jugement est altéré par leurs sensations. Ils ne voient que ça, ils sont myopes par leurs problèmes. Pour l’éviter, il faut la capacité à souffrir des douleurs qui nous sont épargnés. L’empathie permet d’apporter une alternative. »

___

Déjà les guillemets à racisés, ça craint un peu, il suffisait de dire PERSONNES racisées, sans le moindre guillemet, boum bébé.
Ensuite, quelque soit la minorité, il n’est pas proscrit absolument aux non-concerné·e·s de donner leur avis, mais simplement de ne pas prendre l’espace de parole aux personnes concernées justement. La règle qu’on entend souvent c’est « écoutez les concerné·e·s », et non pas « fermez bien vos gueules ». La distinction étant que vous avez pleinement le droit d’avoir un avis, et même de l’exprimer, à la seule condition de ne pas couvrir la voix des gens qui sont bien plus pleinement conscients d’un contexte discriminant.

Ensuite, et c’est le cœur du problème, que j’étais pourtant convaincu d’avoir adressé par le passé, c’est la notion de proximité.
On m’a déjà dit un jour, plusieurs autres fois aussi mais cet épisode m’a marqué; que je ne pouvais pas comprendre qu’on puisse défendre un connard transphobe médiatisé, puisque j’étais concerné directement par le problème, et donc trop proche pour prendre du recul.
Et moi je dis Alerte au Flan, puisque c’est justement parce que je vis la situation jour après jour, je suis parfaitement placé pour concevoir à quel point la personne et ses propos sont problématiques.

Ce que je reproche donc à Mr Enthoven du coup, c’est de nier qu’il est tout à fait possible de ressentir pleinement un problème, tout en ayant suffisamment de conscience de soi et des alentours pour parvenir à faire la part des choses.
Il propose alors comme solution miracle l’empathie. Laissez moi poser une alerte au spoiler : tout le monde n’en est pas capable. De la même façon que tout le monde n’est pas apte à faire trois pas en arrière pour mieux cerner le contexte et ses enjeux.
Y’a des extrêmes de chaque côté de la barrière. Sachons modérer nos propos, ne soyons pas si catégoriques.

Moi j’ai fait seulement un an de philo mais en accéléré pour passer mon Bac, du coup je vous propose ma correction très rapide, et probablement tout aussi pertinente.

« Eprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste? »
Non, pas obligatoirement, mais ça aide néanmoins. C’est en embrassant l’humilité que l’on acquiert pleinement la connaissance nécessaire pour savoir quand l’ouvrir sans se couvrir de ridicule. De rien, bisou.

_

PS: Cet article a été écrit après une nuit blanche, sans vraiment le temps de laisser refroidir ni de relire 14 fois. Il est possible que j’ai dit n’importe quoi. YOLO.

It’s not gonna be easy

Par défaut
BARK BARK

BARK BARK

Depuis des années, je me bats pour faire admettre que des fois, certains éléments comme, au hasard une maladie ou la boisson, peuvent expliquer certains comportements, mais ne les excusent en aucun cas.
Et force est de constater que, dernièrement, j’ai déconné de ce côté là.
Le fait que mon taux hormonal faisait les montagnes russes ne pardonne pas mes paroles ni mes actes. Il n’a fait que vaguement les expliquer.

Parce que, tant que je suis dans un moment d’accalmie, je m’aperçois que par moments, j’ai été un brin extrême dans mes réactions. Je manque trop souvent de recul vis à vis de mes réponses à ce qui m’arrive au quotidien. Parce que je suis en plein dedans. Et prendre de la distance nécessite un calme olympien que je ne possède pas toujours.

J’ai beau me targuer d’avoir un mental de titane depuis quelques années déjà, il est bien triste d’admettre que les hormones ont foutu le bordel dans ma physiologie, et dans mon cérébral. Et j’ai dans l’immédiat, pleinement conscience que mes proches ont autre chose à faire de leur temps que de s’obliger à prendre des pincettes avec mes sautes d’humeur. Mais que ce soit pour les gens que je connais ou que je ne fais que croiser, eux aussi ils ont une vie, et des soucis. Et je ne devrais pas compter sur le fait qu’ils vont prendre en compte les miens, de la même façon que je m’en carre (plus ou moins) des leurs.

De ce fait, je tenais à vous présenter mes excuses, encore une fois, pour mes comportements passés, et probablement ceux à venir. Et que les présentes excuses ne sont pas un passe-droit pour agir comme un connard, bien évidemment.

Je sais que j’ai merdé. J’ai du mal à mesurer jusqu’à quel point, et ça me ronge un tantinet. Parce que j’ai la trouille de trahir mes principes, et de déroger à ma ligne de conduite. Même si j’ai conscience que c’est déjà un peu tard, je continuerais d’essayer, avec toute la volonté que je possède, de ne pas m’en écarter un peu plus.

Même si je sais que j’en ai sûrement blessé parmi vous, je vais tenter, dans la mesure du possible, de réparer les dégâts ainsi causés.

Je vous demande simplement de ne pas trop m’en vouloir. Et j’essaierais de me museler un peu plus fort.
Il n’est décidément pas l’heure de lâcher les chiens.

Scream for me

Par défaut
Y'a tellement des trucs plus fun à faire avec une corde...

Y’a tellement des trucs plus fun à faire avec une corde…

Quand j’étais adolescent, je n’avais pas ou peu d’amis. Que ce soit au collège ou la période cumulée lycée/apprentissage. Et je ne rêvais que d’une chose: faire partie des gens populaires constamment entourés.
Bon, j’apprendrais plus tard qu’ils devaient sûrement être à peu près aussi malheureux que moi, avec leur gloire éphémère et leurs amis plus parasites qu’autre chose. Mais là n’est pas vraiment le sujet.

Aujourd’hui, bien des années plus tard, je peux affirmer sans trop me planter que je suis bien entouré, aussi bien en qualité qu’en quantité. Comme si j’avais cherché à compenser quelque chose, mais il faut bien reconnaître que je connais énormément de monde.

Mais toute bonne chose peut avoir un revers de médaille. Et la popularité n’y fait pas exception. Parce que, pour chaque événement social que je décide d’organiser, il me faut prendre en compte tout un tas de paramètres, et notamment celui des divergences d’opinions. Si j’apprécie tous mes amis à doses plus ou moins équivalentes, eux ne sont pas forcément copains entre eux. L’ami de mon ami est potentiellement un ennemi donc.

Et le fait de connaitre autant de monde a ce côté énervant, qui est de devoir gérer les guerres entre individus. Tu auras beau les aimer tous très fort, s’ils ont décidé qu’ils voulaient se mettre sur la gueule, ils vont le faire quand même, et il n’y a rien que tu puisse faire pour les en empêcher.

Et je suis fatigué. Fatigué de vous voir vous taper dessus mutuellement alors que j’essaie tant bien que mal de vous séparer. Je suis fatigué de voir mon fil facebook prendre feu tous les quatre matins. Fatigué de devoir retenir qui déteste quelle personne, pour éviter les bagarres inutiles.
Fatigué de devoir choisir qui je préfère, pour l’inviter à mon anniversaire.

Parce que très concrètement je n’ai pas, ni l’envie ni l’intention, de choisir. Mais l’absence de choix résulte aussi de conséquences. Et à la fin, je n’ai pas envie d’être tout seul.

Je ne possède pas la solution, et cet article n’est pas là pour vous l’exposer. Il n’est là que pour expulser mon ras-le-bol généralisé.

Ne m’obligez pas à choisir, s’il vous plait.

Let me be your muse

Par défaut
12400667_861769003949837_9162598813137219072_n

Le saviez-tu que..TA GUEULE

Cet après midi, je réponds avec férocité à une image que je vois souvent passer sur les réseaux sociaux. Ma première réaction a été « HAHA, mais tellement pas putain ».

Je sais pas dans quel monde vous avez grandi, mais personnellement, c’était loin d’être cette idylle que nous dépeint ce montage photofiltre bas de gamme.
Moi quand j’etais enfant, j’avais pas d’amis. Parce que j’étais un peu différent des autres. Et ça n’a été qu’en empirant en grandissant. J’entendais souvent qu’il fallait profiter de mon adolescence, parce que ce serait mes meilleurs souvenirs. Pour ma part j’en fais encore des cauchemars, mais ça n’engage que moi…

Mais sans m’éloigner du sujet, quand j’étais enfant, y’avait déjà des castes. Des groupes. Rassemblés par un point commun pourri en général. Le groupe des futures péteuses, le groupe des mecs qui jouent au foot, le groupe de ceux qui jouent aux billes, le groupe des nerds en herbe qui parlent uniquement de Pokemon, etc etc. Et si tu ne faisais partie d’aucun groupe, bah fallait faire gaffe à tes dents.
Alors certes, je n’ai quasiment aucun souvenir d’avant mes 7-8 ans, mais je me rappelle de suffisamment de choses pour savoir combien le montage moche qui orne cet article sonne faux.

J’ai fait tous les surnoms. J’ai été tous les groupes cibles. Le gros tas alors que je faisais à peine quelques kilos de trop, le bizu ou l’intello parce que j’avais le malheur de lire pendant les récrés (faut bien s’occuper quand t’as pas d’amis), la « sale gouine » (sic.) alors que je n’avais pas encore eu mes premières émotions amoureuses. Fort heureusement j’ai quitté l’école suffisamment tôt pour pas devenir le travelo.

Arrêtez de projeter vos fantasmes sur la période de l’enfance. Parce que c’est une période charnière qui nous as tous construit en tant qu’individu, et que si vous aviez le malheur d’etre un peu en dehors de la norme, vous pouviez être certains que vous alliez bouffer dans la gueule toutes les insécurités de vos camarades de classe.

Violences physiques violences verbales, violences psychologiques. Je suis passé par à peu près tous les stades. J’en ai encore de méchantes montées d’angoisse, la nausée rien que d’écrire cet article, et des séquelles irréparables sur ma psyché.

Non. Les enfants ne sont pas des créatures merveilleuses, innocentes et sages. Ce sont des monstres. Des bourreaux qui n’ont pas encore été muselés parce que, comprenez, ils sont « trop petits pour comprendre ». A partir du moment où un gamin aborde un sujet, c’est qu’il est déjà suffisamment grand pour en entendre parler, et recevoir des leçons à ce propos.

Scandale dans la cuisine

Par défaut
VA MOURIR.

VA MOURIR.

Y’a un truc que je saisis pas. Enfin y’a plein de trucs que je saisis pas, mais aujourd’hui je vous parle du mariage. Et d’un détail en particulier. Cette croyance populaire qui veut que le mariage soit un fardeau pour le mari, la fin de sa liberté et autres bullshit cosmique.
Ma première réaction à cette question était « BAH L’ÉPOUSE PAS ALORS ». Mais avant d’éclater en vulgarité, permettez moi d’étayer mon propos.

Depuis que l’internet existe, on se rend bien compte que l’humanité est peuplée d’abrutis. C’était déjà le cas avant, mais avec les réseaux sociaux, on en prend pleinement conscience. Et croyez moi, j’ai peur de mon prochain. Quand je vois le nombre de posts à la limite de la misogynie (voire pleinement les pieds dedans), où on voit le mari comme la personne à plaindre, parce que vous comprenez bien, il a épousé une connasse imbouffable-manipulatrice-control-freak; ça m’effraie.
Et je suis désolé mais je ne compatis absolument pas. Personne ne l’a obligé à l’épouser déjà, et si elle est si horrible que ça, il n’a qu’a divorcer tiens.
Blague à part, ce sont les même personnes qui crient pour sauver la sacro-sainteté du mariage loin des pattes de ces sales pédés (sic.), qui vont ouvertement basher leur femmes, entre paires de balls, autour d’un café au bureau. « Haha! Mais qu’est-ce qu’elle est quiche cette Monique! »
Ta gueule. TA. PUTAIN. DE. GUEULE.
Et je m’énèrve tout seul, BORDEL.
Bon. Respirons. Reprenons.

Le mariage, dans l’idéal, est la célébration de l’union de deux personnes. Pas une condamnation à perpétuité. Pas la fin des libertés.
Quoi? Le mariage ça veut dire la fidélité absolue? Parce que ton objectif dans la vie c’est de niquer à tout va? Mais c’est quoi ton problème putain? Et quand on parle de l’égalité hommes/femmes tu demandes si ça veut dire que t’as le droit de cogner une nana du coup? Et si on autorise les soutiens-gorges visibles tu vas demander si t’as le droit de te balader la kik à l’air aussi?
. . .
Vous trouvez que j’exagère? Mon problème c’est que tous ces exemples sont véridiques, et sont déjà sortis de la bouche de beaucoup trop d’hommes. Et sont des exemples d’ô combien ils ont un probleme quand il s’agit de comparer les vraies choses de la vie.
Mais je m’égare à nouveau.

Je me demande sincèrement d’où vient cette croyance populaire. D’où vient cette volonté de salir l’idée du mariage. Mais où paradoxalement, cette idée, ne devrait pas tomber entre les mains de n’importe qui.
Comme si le mariage entre deux hommes était moins sacré que l’union entre Britney Spears et un mec pas important, qui pour l’anecdote a duré moins de 3 jours.
Mais si vous n’en voulez pas du mariage, si c’est si horrible, pourquoi vouloir le garder pour vous si jalousement? Ça me dépasse.

Laissez donc ça aux gens que ça branche, et foutez nous la paix avec vos clichés misogynes tellement ancrés que c’en est suspect.
Parce que OUI, il y a des couples qui veulent se marier parce qu’ils s’aiment sincèrement, et qu’ils veulent passer leur vie ensembles. Pas seulement par simple convention, mais par réelle conviction.

C’est tout pour aujourd’hui.

Now is your turn.

Par défaut

vote schtroumpf

Dimanche dernier, soit hier, c’était les élections départementales. Et comme à chaque résultat d’élection, on nous a rebattu les oreilles avec du abstentionniste-shaming. En français dans le texte, on a tout foutu sur le dos de ceux qui n’ont pas voté, j’ai même pu lire sur ma timeline FB que ne pas voter c’est, je cite, « favoriser le f haine ».
Vous aurez donc reconnu derrière ce jeu de mot hautement élaboré un parti politique sur lequel il semble être la norme de cracher. Ce n’est pas cela que je ferais aujourd’hui. Non pas parce que je les apprécie ou quoi que ce soit, mais parce que ce n’est pas mon propos du jour.

Ça commence un peu à me les briser déjà, qu’à chaque élection on nous rebalance les même arguments pourris comme quoi il faudrait rendre obligatoire le vote et que les non-votants c’est tous des connards de glandus. Déjà, rendre obligatoire sinon quoi, la chaise électrique? Soyez cohérents les enfants. Ensuite peut-être que tous les gens qui ont pas bougé leur cul jusqu’au bureau de vote avaient peut-être d’excellentes excuses, comme le fait d’être expatrié ou qui ont tout simplement choisi de ne pas voter, par exemple.

Y’a aussi le fait, et c’est mon argument principal, que je ne vois pas en quoi ne pas voter « favorise » le Front National. Tout simplement parce que parmi les non-votants, y’en a forcément une part qui est d’extrême droite, et que sur tout le pourcentage de votants, rien ne nous garantit que si tous avaient été voter, le FN n’aurait pas eu un encore meilleur score.

Sans compter sur le fait que cette fameuse élection, moi j’en ai entendu parler à peine 10 jours avant, et que j’avais franchement autre chose à foutre que de me farcir les 150 différents programmes électoraux de mon département, histoire de pas voter à l’aveugle.

Pour finir, non, je n’ai pas été voter dimanche, principalement parce que j’étais sur Agen, et que j’allais pas chambouler mon programme pour voter pour un connard dont je n’ai jamais entendu parler jusqu’à présent.

Sur ces bonnes paroles, je vais me servir un troisième café.

De l’avantage d’être un cas social.

Par défaut

polemplu

Cet après midi, j’ai vu passer sur un réseau social bleu (devinez lequel, ils sont tous bleus de toute façon), une image dégueulasse avec un personnage en 3D datée et une police bleu ciel criarde qui disait ceci:

« Comment expliquer qu’un salarié qui se lève chaque matin a du mal à finir le mois, ne part presque jamais en vacances et ne peut se soigner correctement! Alors qu’une personne inactive est logée gratuitement avec « APL », peut faire des grasses matinées, partir en vacances chaque année avec les bons vacances de la « CAF » et se faire soigner avec la « CMU » bien mieux qu’un salarié qui n’a droit a rien de tout ça!!!!!!
Alors aidons plus les salariés pour une France qui avance et foutez les cas sociaux au boulot!!! »

Alors. On va y aller points par points sinon je vais faire un meurtre. Les APL ne logent pas « gratuitement », ce n’est qu’une aide au logement avec un plafond maximal, et ce quelque soit la hauteur de votre loyer. L’APL ne se déduit que du loyer, mais ne le paye en aucun cas intégralement, sauf si vous vivez dans un placard. Mais là je peux rien pour vous. Concernant la grasse matinée, vous n’avez qu’à prendre des RTT et pas venir me les briser menues, j’y peux rien si vous avez un job de merde moi. Pour ce qui est des chèques vacances de la CAF, ils ne sont distribués que sous certaines conditions, le premier chômeur venu n’y a pas forcément accès. Renseignez vous un minimum bordel.
Et pour la CMU, c’est juste une alternative pour les gens qui n’ont pas les moyens de se payer une mutuelle. Vous savez? Ce que, suivant le cas, votre entreprise vous propose à prix cassé? Aaaah mais ouais faut avancer l’argent et le remboursement est parfois un peu lent, oula, grands dieux, que le système est mal foutu…

Mais putain heureusement qu’ils n’ont pas entendu parler de l’Allocation Adulte Handicapés sinon ils seraient dans la rue en train de manifester!

Je vais conclure de manière assez courte sur le fait que, être chômeur c’est pas la vie de château, c’est aussi manger des pâtes tous les jours, c’est aussi vivre avec une pression constante de son entourage qui nous harcèle pour savoir quand trouvera-t’on un travail, c’est aussi vivre avec l’angoisse que, peut-être, le proprio il va nous foutre dehors parce que y’a un retard dans le loyer.
Alors oui, y’a peut-être de l’abus parfois, mais ce n’est qu’un très faible pourcentage par rapport à tous ces riches qui fraudent le Fisc par exemple. Sans parler du fait que si certaines personnes ne travaillent pas, c’est peut-être qu’elles n’en ont tout simplement pas la possibilité, ou la capacité (je ne parle ici pas de moi avant que vous veniez gueuler).

Pour finir, avant de cracher sur le chômage, renseignez vous un minimum sur vos arguments, ça vous évitera d’être ridicules.
Merci de votre attention.

All you say is blah blah.

Par défaut

quill and parchment

Des fois je me demande si les gens se rendent compte des choses.
Je vais bien entendu parler d’un point de vue très ego-centré, vous vous en doutez.

Ce blog par exemple, les blogs en général de toute façon, ceux qui n’ont pas la notoriété d’une Pénélope ou d’une Laureline, pour ne citer que des noms féminins… Bref, ces blogs en question, j’ai souvent la sensation que les gens n’en ont rien à foutre, ni de laisser de commentaires ni de quoi que ce soit. Ces gens là sont probablement persuadés que les auteurs n’ont que ça à foutre et qu’ils pondent leurs écrits en 5 minutes. Et c’est là qu’ils se trompent amèrement.
Je m’apprête à parler uniquement en mon nom, mais bien évidemment d’autres se retrouveront peut-être dans mes paroles (enfin ça c’est si j’avais un public ha ha ha…).

Oké j’écrit avant tout pour mon plaisir personnel, mais parfois un peu de reconnaissance ne ferait pas de mal. Ce qui passe pour un premier jet a souvent été retravaillé, corrigé et relu un certain nombre de fois. En moyenne, je passe à peine moins d’une heure pour un article de taille moyenne. Comptez bien évidemment plus dès que ça part en longueur, mais rarement moins, même pour les notes post-it.
Alors bien que cela me procure une certaine forme de plaisir de rédiger mes inepties en ligne, ça reste du boulot. Et j’en viens (très) souvent à me demander si ça sert vraiment à quelque chose. Trop peu de retours par commentaire ou autre me prouvent que les gens me lisent, et mieux, apprécient mes écrits. Je pourrais tout aussi bien laisser tomber, j’ai l’impression que personne ne remarquerait la différence.

Là où le bât blesse encore plus, c’est quand des abrutis dessinent trois bonhommes bâtons et récoltent des centaines de fans. Je ne prétends pas être douée ou quoi que ce soit, mais j’estime quand même, parfois, produire un minimum de qualité rédactionnelle. Et pourtant je décolle rarement des 50 pauvres visiteurs journaliers. Dont 85% de recherches gougle tordues.

Il y a des jours où je suis écœurée face à tant d’injustice et d’anonymat. Mais bon. Ce n’est pas demain que la gloire et la fortune me tomberont sur le coin du clavier.

Bref, assez ragé pour aujourd’hui, je range mon câble ethernet et je vais faire des trucs plus productifs.

Ps: Cet article n’est pas un appel massif au commentaire de cet article en particulier, mais une complainte contre le manque de reconnaissance en général. Je ne force personne à annoter en bas de page ses réactions, et ce n’est pas non plus une accusation contre les lecteurs réguliers. Un simple ras-le-bol qui me tanne depuis plusieurs mois déjà. Je tenais à le préciser.

Scandale chez les voisins.

Par défaut

Je crois que je viens de réaliser pourquoi le mariage pour tous pose tant de problèmes. Pour la même raison qu’on parquait certaines parties de la population loin des regards à une époque pas si lointaine. Toutes ces explications, assimilations, raccourcis faciles et autres théories foireuses me ramènent toutes à la conclusion suivante: C’est une histoire de supériorité imaginaire.
La loi n’oblige personne à se marier, ni n’interdit à d’autres de le faire. Il n’y a aucune conséquence si ce n’est l’égalité.
Et il n’y a qu’à écouter tout ces bâtards quelques instants pour constater qu’ils se sentent effectivement supérieurs aux « sales pédés et autres gouinasses dégénérées ».
Forcément à force d’avoir des amis imaginaires divins, on se sent plus péter, et on se croit obligé de pourrir la vie des autres.

Vous trouvez que j’en fait des caisses? Vous pensez que c’est bon, un article ça va, mais plusieurs en si peu de temps, je commence à souler?
Je vous répondrais que vous avez incroyablement tort. Que j’ai fait des efforts pour me murer dans mon silence depuis des mois. Je suis en colère. Hier encore j’en ai pris plein la tronche parce que « de toute façon le mariage pour les gays c’est juste de la symbolique, et la symbolique c’est un nid à emmerdes« . Ce n’est pas qu’une histoire de symbolique, c’est aussi une putain d’affaire de reconnaissance. Les homos ne sont pas des sous-hommes, ils ont le droit aux mêmes privilèges que les autres. Et par autres j’entends les hétéros.

Y’a pas d’histoire de religion, ou de politique. C’est pas parce qu’on est de gauche qu’on soutient les LGBT, et l’inverse est également vraie pour ceux de droite, ou du centre, ou de chez ta mère.

Je suis épuisée de me faire implicitement, et même souvent directement insulter par des gens que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas, et qui ne devraient même pas prendre la peine d’ouvrir leur gueule si c’est pour sortir un tel flux de conneries en un temps record.

Je suis pour le mariage ouvert à tous. Parce que ça ne fera de mal à personne. Si ce n’est au petit ego sur-dimensionné de tout ces connards de fachos homophobes et compagnie.

Je pourrais encore écrire une quantité effroyable de lignes sur le sujet, mais le but n’est pas de vous gaver, ou de pondre un pavé que personne n’aura le courage de lire.
Non. Mon but aujourd’hui c’est de vous faire comprendre que ce sujet me tient à coeur. Et concernant ceux qui se sentent l’obligation d’ajouter une touche de merde dans leur discours, je leur répondrais que si cela ne les concerne pas directement, ils n’ont qu’à fermer leur putain de gueule.