Tous pour un et un pour cent

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Encore aujourd’hui, je ne parle que rarement de ma maladie, quasiment jamais ouvertement, et encore moins ne la nomme. Parce que, encore aujourd’hui, j’ai peur de la réaction des gens.

Que ce soit la stigmatisation quasi omniprésente, les diverses « blagues » sur la question qui continuent de perpétuer la propagation de fausses informations à ce propos, ou même trop souvent le personnel soignant qui n’est pas éduqué à ce sujet.
Je n’ai aucune honte à en être atteint, mais la société, les médecins, certains personnes que je côtoie, tous essaient de m’en convaincre. De ce fait, je garde le silence.

Je n’ai pas l’audience suffisante pour juger utile de m’exprimer sur ma maladie, et j’ai probablement tort. Du coup, pour esquiver cela, je parle autour de la maladie, et donc de ses conséquences : la médication, les hospitalisations, la maltraitance humaine etc.
Vous ne me verrez jamais la nommer ici, sauf si mon audimat explose un jour. Mais j’estime qu’il n’est pas nécessaire d’écrire son nom pour que chacun·e comprenne, et même si vous ne devinez pas, ce n’est pas crucial. Ce qui me tient à cœur, c’est que vous en compreniez les conséquences, les points à améliorer, comment venir en aide aux autres personnes qui en sont atteintes, et pas seulement comment j’orthographie ma maladie.

Je suis presque un cas d’école, entre mon identité de genre, mes différentes pathologies et mon surpoids. Je suis ce mec qui décide d’acheter 48 melons mais qui en perds 9 en route, dans les problèmes de mathématiques : je suis une anomalie statistique, et pourtant, j’existe bel et bien.

Jadis, il m’est arrivé de me bercer de l’illusion que les personnes qui étaient alors au courant l’acceptaient parfaitement, mais il a fallu que j’ai des crises face à elleux. Et ce que j’ai lu dans leurs yeux n’était pas l’incompréhension ou la gêne, mais la terreur que ça recommence. Et ce fut incroyablement blessant, du coup je suis devenu méfiant.

Je ne sais plus exactement où je voulais en venir avec ce billet, mais j’avais néanmoins besoin d’écrire tout ça. De relater ce que c’est de vivre quotidiennement avec un « secret », voire même plusieurs en ce qui me concerne. Tout comme pour mon identité de genre, je garde pour moi un certain nombre de choses, et je n’en expose qu’une infime part, même en pleine confiance face à quelqu’un.

Chaque jour est une victoire sur la vie, d’être parvenu à me lever le matin, de ne pas avoir fait de rechute dans la journée malgré les différents symptômes, et de m’être endormi avec l’illusion que ma journée pouvait sembler commune, normalisée. C’est un effort de tous les instants, mais je ne tiens pas à ce que l’on m’en félicite, et je ne tiens pas non plus à être un exemple à suivre.
En revanche, je voudrais juste être pris en compte, dans mon intégralité, ce qui est paradoxal puisque je ne l’évoque jamais, cette entièreté justement.

Peut-être qu’un jour, j’aurais le courage d’affronter mes angoisses profondes et parfois traumatiques, et je vous exposerais en détails ce qui m’affecte. Mais pas aujourd’hui malheureusement, parce que je ne m’en sens pas encore la force.
Prenez soin de vous.

No place for beginners

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J’ai longtemps cru au mythe de l’artiste maudit. J’ai longtemps pensé que si je me prenais en main, en allant mieux, en prenant bien mes médicaments, mon art en pâtirait. Et j’avais tellement tort.

Déjà on va briser une légende : la médication n’empêche pas de ressentir les choses. Elle permet au contraire d’atténuer la douleur morale, mais en aucun cas ne supprime absolument toute émotion.
Enfin ça, c’est si elle est bien adaptée à la personne qui décide de la prendre. Parce qu’il y a également des médicaments qui suppriment toute capacité émotionnelle, voire intellectuelle. Mais ça c’est quand ce n’est pas adapté, ou mal dosé, et j’en sais quelque chose. Si vous êtes dans ce cas là, parlez en à votre médecin prescripteur si les effets ne vous conviennent pas. L’avantage de la médecine moderne, lorsque vous faites face à un·e professionnel·e de santé compétent·e, c’est que tout est plus ou moins négociable, les concessions sont possibles de chaque côté.
Moi par exemple, je suis censé prendre un traitement matin et soir, mais comme le matin c’est une notion pour les autres, avec accord de ma psychiatre, je prends une plus grosse dose une seule fois par jour, à heure fixe.

Mais pour en revenir au sujet de départ, avant que je ne digresse dans tous les sens, il y a cette croyance populaire persistante comme quoi un artiste ne crée que dans la douleur. Et c’est, selon moi, une énorme connerie, en plus d’être un état d’esprit dangereux.
La souffrance est certes une émotion très forte, et pour l’avoir ressentie plus d’une fois, je sais que celle ci est un biais créateur important. Cependant, d’autres émotions sont toutes aussi « pures », et sont autant de source d’inspiration.

Je ne crée pas mieux ou moins bien en ressentant une peine immense, je crée juste différemment que lorsque je me sens bien. Ma forme artistique est différente de l’art visuel, puisque la mienne passe par les mots. Cependant, je relis parfois des choses que j’ai pu rédiger dans des états mentaux assez catastrophiques, et l’ensemble suinte tellement le désespoir qu’il m’est difficile d’en extirper les idées principales.
Il y a même eu des périodes où je m’interdisais d’écrire sur ce blog, de peur que les gens ne réalisent à quel point j’avais mal. Et cela peut vous sembler étrange de lire cela, mais je suis quand même assez pudique quand il s’agit de mes propres douleurs. Certes, je me livre beaucoup dans mes lignes, mais je ne me libère pas d’absolument tout non plus.

Tout ça pour en arriver au fait que, en ce qui me concerne en tout cas, je suis bien plus productif quand je ne vais pas bien, pour la simple raison que j’essaie de m’en sortir via mon écriture. Je tente tant bien que mal de ne pas me noyer, et quelque part de laisser une trace de mon passage, au cas où j’aurais un geste malheureux.
J’espère sincèrement avoir le temps de peaufiner mon oeuvre, plutôt que de partir précipitamment en ne laissant que de simples extraits bruts.

Je ne sais pas exactement comment conclure, alors je vais revenir sur un point sur lequel j’insiste souvent : personne n’est éternel, que ce soit contextuel ou de son fait. Alors profitez des gens qui vous entourent, prenez aussi soin d’elleux. Prenez soin de vous. Un bon artiste est aussi un artiste qui va bien. Ça se conjugue aussi au féminin ou au neutre, puisque n’importe qui peut être artiste, et ce quelque soit la discipline, selon les sensibilités de chacun·e.
Bisou.

Every time we meet

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Plusieurs fois, que ce soit au cours de ma vie ou même plus récemment, on m’a reproché de ne pas avoir réagi « comme il faut », de n’avoir pas eu la bonne approche d’une situation voire d’un conflit.

Je pense en toute sincérité, que ces gens justement, ont tendance à ignorer, ou ont tout simplement oublié d’où je viens. Parce que je n’en parle pas si souvent que ça, d’une part parce que cela ne regarde que moi ou mon cercle très proche, d’autre part parce que je n’aime pas me réduire seulement à ça ou m’en servir de justification.
Mais ce que la plupart du temps les gens semblent ne pas prendre en compte, c’est mon handicap.

J’éprouve des difficultés plus ou moins importantes, que celles-ci soient sociales, émotionnelles, voire affectives. Je ne sais pas toujours comment me comporter en communauté. Je ne possède pas tous les codes, toutes les clés ne m’ont pas été fournies dans les mains dès le départ.

Les gens ne s’en aperçoivent pas, parce que je « présente bien ». Et c’est le cas uniquement parce que c’est un effort quotidien. C’est également dû à des années d’observations humaines, de thérapie, d’introspection personnelle et d’apprentissage individuel.

Très concrètement, j’ai ce souci de gestion de mes propres émotions, je les ressent, j’ai du mal à les comprendre parfois, du coup je les intellectualise, je les verbalise et mets des mots très spécifiques dessus. De ce fait, cet article peut sembler froid et manquant de franche émotions, mais c’est une bonne représentation de ma façon de fonctionner, quelque part. Ne parvenant à ressentir intégralement une émotion bien trop complexe et bien trop entière, je la synthétise pour ne pas être totalement submergé non plus.
Cela s’exprime assez bien dans ma manière d’écrire, que ce soit cet article comme en général. Je suis incapable de me plonger dans ce que je ressens viscéralement, et j’ai ce besoin de le mettre à distance, de le décortiquer plus ou moins rationnellement, pour pleinement l’entendre et le concevoir.

Et je pense qu’il est aujourd’hui important de le préciser, plus que jamais.

Je suis, et ce depuis plusieurs années déjà, adulte et relativement indépendant du foyer familial. Et dans certains cas de figure, je suis bien obligé de compter sur mes proches pour me sortir de situations désagréables. Mais lorsque je me retrouve seul, des gens me marchent sur la gueule, au minimum verbalement. Je n’en fais pas forcément état, je souris et ne laisse quasiment rien paraître. Sauf que j’en ai totalement conscience, je suis loin d’être idiot, et c’est excessivement blessant sur le moment comme sur la durée.

Si j’écris tout cela ce matin, c’est parce que j’en ai pleuré une fois de trop. J’ai eu la «mauvaise» idée, l’espace de quelques minutes, de réellement exprimer cette gêne. Le fait que des gens abusent de ma « gentillesse », quand ce n’est ni plus ni moins que l’expression indirecte de ma pathologie.
Je ne suis pas gentil. Je ne suis pas complètement con. Je ne suis pas si naïf que ça.
Je suis juste en situation de handicap. Tout simplement.

Soyez prévenant·e·s avec les gens, parce que bien souvent, vous ignorez tout de leurs origines comportementales comme contextuelles.

The fun ain’t got no end

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Ces derniers mois, beaucoup d’entre eux m’ont exprimé leur admiration face à mon courage, concernant le fait de faire une transition.
Je suis le premier à souhaiter bien du courage à mes proches, mais en l’occurrence, je ne sais pas vraiment si c’est réellement du courage, et ce sera mon sujet du jour.

Je ne sais pas si c’est du courage, parce que je ne le ressens pas ainsi. Je l’ai souvent dit, je l’ai parfois écrit, mais j’ai surtout eu le choix entre entamer le processus médical ou me foutre en l’air. Il n’y a rien de très courageux à vouloir égoïstement rester en vie.

Croyez le bien, si j’avais réellement eu le choix, je serais resté dans mon identité sociale telle qu’elle est inscrite sur mes papiers. Je ne dis pas que ça aurait été facile, je ne dis pas que j’y aurais survécu bien longtemps, je dis simplement que ça aurait demandé bien plus de tripes pour tenir la longueur.
Si j’ai décidé d’aller contre mon assignation de naissance, c’est uniquement parce que j’avais besoin de pouvoir me regarder dans un miroir sans avoir la nausée.

Le courage c’est un concept un peu fourre tout, et on l’appose sur beaucoup trop de trucs à mon goût.
On ne dis pas à un gamin qui se bat contre un cancer qu’il est courageux. Il n’a pas le choix, il fait juste en sorte d’essayer de rester en vie.

Bah pour moi c’est pareil. Je maximise juste mes chances, de sorte qu’en étant plus en adéquation avec moi-même, j’aurais davantage l’envie de rester vivant un peu plus longtemps.

J’ai mené un certain nombre de combats dans ma vie, dont certains que je mène encore aujourd’hui et pour les années à venir. Et pourtant, on ne m’a jamais dit que j’étais courageux alors que je luttais férocement contre ma dépression. On ne m’a jamais dit que j’étais courageux parce que je prenais bien mes médicaments tous les jours. On ne m’a jamais dit que j’étais courageux parce que j’arrivais à sortir de chez moi, malgré une violente envie de me jeter sous un bus ou d’égorger les passants.
Pourquoi? Parce que tout ces exemples sont des luttes invisibles, personnelles, et que c’est ce qu’on attends de nous. De nous en sortir. De continuer à vivre. D’avancer sans relâche. De ne jamais lâcher le morceau.
C’est là même le concept de vie et de survie.

Sans même parler du fait que me dire que j’ai du courage me ramène constamment à ma lutte personnelle pour faire valoir mon identité. Je n’ai pas spécialement plus de courage que les personnes cisgenres du fait d’affirmer ainsi qui je suis. J’ai du mérite, à la limite. Parce que je n’ai pas été assigné à la naissance sur un pied d’égalité avec la majorité de la population. Mais qu’il ne faudra pas compter sur moi pour me laisser abattre par le poids de la difficulté. Moi comme d’autres.

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, j’aimerais que l’on arrête de me dire que je suis courageux.
Vous pouvez me dire que vous êtes fiers de tout ce que j’ai accompli, et du fait que je garde la tête droite face à tout ce qu’il me reste à accomplir.
Vous pouvez m’exprimer tout votre amour de plein de façon différentes.

Mais pas en me disant que je suis courageux. Car je ne le suis pas. J’essaie juste de rester en vie. On n’a pas tous le même plateau à porter, certes, mais si tout le monde est courageux, alors personne ne l’est vraiment.

Presse Agrume #2

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Crayons

Bonjour à tous! Aujourd’hui le réveil fut matinal. Après trois petites heures de sommeil et des rêves ma foi franchement étranges, je me suis réveillée fraîche et inspirée, et j’ai gratté du papier sur des pages entières pour mon projet offline. Oui. Faisant suite à mon précédent article, j’ai enfin fait exploser en éclats ma crainte de souiller mon Maloskin. Et j’ai même fait des grosses ratures dégueulasses à l’encre pas effaçable. La grande victoire sur moi-même donc. Ceci est en grande partie due à deux personnes. La première étant Sainte Alixe, qui m’a promis que si je vainquais ma peur de désacraliser mon si beau carnet, et que je parvenais même à le remplir de bout en bout, elle m’en offrirait un second. Du coup ça m’a filé un coup de fouet bien placé et ce matin j’ai manuscrit à m’en faire mal au poignet! Et oui, j’ai bien conscience que le verbe manuscrire n’existe absolument pas, mais je voulais éviter de réutiliser « gratter du papier ». Bref.
La seconde personne, est initialement un ami d’amie, et la soirée d’hier a fait que nous avons été rassemblés sur la même terrasse. Ce que j’ignorais c’est que ce Monsieur, en plus de ne faire absolument pas son âge, est aussi un créateur multi-plateforme, musical et artiste du crayon. Mais genre, pas qu’un peu (son tumblr en passant, parce que c’est bien chouette ce qu’il dessine!). Et dans la conversation, j’ai donc pu apprendre qu’il avait lu quelques uns de mes articles, et qu’il trouvait que j’écrivais plutôt bien.
Alors qu’on soit d’accord, chaque fois que l’on me complimente sincèrement sur ma plume, cela me touche beaucoup, même si je n’en fais pas un article à chaque fois évidemment. Que ce soit des amis, des amis d’amis, des parents d’amis (je salue en passant la maman d’Olivia si elle lit ces lignes!), ou parfois même de parfaits inconnus. Mais si je le souligne ici, c’est parce que venant d’un créatif dont j’admire quand même un minimum les productions, ça m’a profondément émue, et m’a filé un second coup de fouet pour que je continue à travailler dans ce sens.

Parce qu’un jour, je serais sur des étagères, même modestes, même juste celles de mes amis, mais je pourrais déclarer, non sans fierté, que oui, j’aurais laissé trace de mon passage. J’essaie d’y croire en tout cas.

I got the right to make up my mind.

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La muse adoucit l'humeur.

La muse adoucit l’humeur.

Ce jeudi, je vous propose une compilation de deux articles qui abordent le sujet de la relation à l’autre, mais tous deux avec un angle d’approche totalement opposé (genre, vraiment opposé). Le lien logique ne semble donc fonctionner que dans ma tête comme tout un tas d’autres trucs d’ailleurs, mais on me pardonnera.

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-> Des fois, je remarque que les gens en manque affectif, ils ne savent pas se tenir, du coup, tout le monde les plaint et fais « ooooh, le/la pauvre ». Mais BORDEL quoi. Ta gueule et tank. J’vous donne pas les dates de quand j’ai fait des bébés pour la dernière fois [parce que 1) ça craint, 2) c’est privé et 3) TLMSF], mais je commence à manquer de doigts pour compter les mois. (cette phrase sonne sale je trouve).

Bref, ça me gave régulièrement les gens qui se font plaindre parce qu’ils ont pas fanfreluché depuis oulala au moins 6 semaines. Merde quoi. Bande de petits joueurs. OUI je suis colère, OUI c’est la frustration qui parle, OUI vos gueules j’t’ai pas demandé l’heure.

Tout ça pour dire que je viens d’évacuer en quelques lignes ce qui me travaille en permanence. Pas le manque socio-affectif, mais le ras-le-bol des gens faibles. Et en matière de tout, mais SURTOUT sur ce sujet là. Soit je suis une warrior de l’abstinence, soit les gens ont des fourmis dans les panties. Non je ne sais pas pourquoi des fourmis, mais ça me semblait suffisamment inadapté métaphoriquement pour coller à mon propos.

Le prochain qui me sort « han je sais vraiment pas comment tu fais« , bah je lui répondrais que C’EST PAS COMME SI J’AVAIS LE CHOIX, CONNARD.

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Je me suis rendue compte d’un truc, qui explique vachement bien mon rapport avec les autres gens. Je suis monogame, mais dans tous les types de relation, je m’explique. Je n’aime pas partager mes amis avec les autres gens, je suis même sacrément possessive. J’ai toujours du mal quand il y a plusieurs personnes dans la même pièce, et lors d’une conversation à 3 membres, j’ai souvent tendance a rapidement m’effacer, ou au contraire à monopoliser l’attention. De la même façon, je ne vais quasiment jamais vers les inconnus, sauf s’il y a un intermédiaire qui nous présente l’un à l’autre. Ceci explique potentiellement mon éternel célibat, vu que je ne rencontre jamais des gens de manière totalement fortuite. Excepté via les internets, mais ça c’est encore un autre sujet.

Paradoxalement, j’ai le sentiment d’être légèrement polyamoureuse sur les bords. Parce que j’aime sincèrement et plus qu’amicalement plusieurs personnes, en même temps. Mais je soupçonne que cet état de fait est dû à mon absence de compagne de route justement.

Je ne sais pas, j’avais envie de le poser sur « papier », en quelque sorte.

Try it today.

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Une fois n’est pas coutume, je n’ai jamais compris cette expression.
Sur cette intro des plus foireuses, je vous déterre un vieux brouillon d’article presque fini. Il date de fin janvier 2013. Dans l’esprit des articles « catacombes », série inachevée, puisque les archives ne sont plus en ligne et que je n’en ai rien gardé.
La sensation est plus ou moins similaire à l’actuelle, mais en moins radicale. Enjoy, ça respire la bonne humeur et le sain d’esprit! Ou pas.

Quel est mon objectif au final ?
Mon but c’est d’avancer, on est d’accord là dessus. Mais le chemin il me mène où à l’arrivée ? Je suppose que je suis censée avancer à l’aveugle en espérant que le sol soit pavé de bonnes choses à mesure que je le parcoure.
Je n’ai pas d’objectif final, il faut donc que j’en crée un en cours de route, quitte à bifurquer au dernier moment pour prendre la bonne voie.

J’ai l’impression que le fait d’avoir cherché à affronter mes démons n’a fait que les nourrir davantage. Je ne sais plus où j’en suis. C’est un peu le bordel là-haut. J’allais si bien, j’étais si impatiente, étais-ce une erreur de débutant ? De chercher à aller trop vite ? De se dire qu’on avait noyé ses mauvaises habitudes, mais qu’en fait elles savaient nager ? Mon but c’est quand même d’aller mieux, de faire des projets, de réaliser des choses, même de petite taille, mais les réaliser quand même. Mais tout ça pour arriver où ? Y’a personne au bout de l’autoroute pour me tendre la main et me dire « allez viens, t’es plus très loin maintenant ! ».

C’est un peu la roulette russe de l’avenir en fait, je sais tellement pas où je vais atterrir, j’ai peur, j’en pleure. Bienvenue dans la vraie vie, celle dont tu connais pas la fin, où rien n’est écrit. Démerdes toi sans mode d’emploi.

Fais tourner l’fromage.

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Ecrire.
Ecrire n’est pas donné à tout le monde, écrire de façon intéressante j’entends. Je ne prétends pas forcément que j’écris toujours des trucs passionnants, mais des fois, je me triture longtemps avant de déposer mes pensées en ligne. Aujourd’hui ce ne sera pas le cas. Enfin si, mais ça ne sera pas autant travaillé que quand je fais ce que j’estime être des « bons » articles.

Je regarde mes archives parfois, et je me demande comment j’arrivais à être aussi prolixe à une époque. Ai-je perdu quelque chose en route? Ou ai-je toute simplement évolué pour privilégier une certaine forme de qualité prioritaire à la quantité? Je l’ignore. Mais ça me travaille assez souvent.

Ma clope électronique d’une main, la tasse de thé de l’autre, je contemple mon écran en soupirant. Inspiration, où es tu passée?
La majorité du temps, c’est un sacré bazar dans ma tête, un bazar bruyant surtout. Ça gueule dans tout les sens et résulte en un espèce de vrombissement permanent qui me colle des migraines du diable. Par contre, quand j’ai une soudaine envie d’écrire, le bruit laisse place au silence. Même pas un petit toussotement dans le fond, rien. Le vide. L’absence. Le néant. Si je n’ai pas de sujet déjà réfléchi, vous pouvez être sûrs que le fromage blanc qui d’habitude bouillonne entre mes deux oreilles, est d’un calme presque agaçant.

Pour une fois je n’ai pas envie de vous raconter ma vie sur 15 lignes. De toute façon pour ce qu’il y aurait à raconter…
Je vais donc terminer ce piètre article sur la conclusion que, « quand on veut on peut », c’est de la connerie pure et simple.
Sur ce, passez une bonne nuit.

L’image d’illustration est un fanart de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, version « genderbend », ou inversion des genres si vous préférez. L’image est assez grande, donc n’hésitez pas à cliquer dessus pour en apprécier tout les détails.

Let me keep freaking around.

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Des fois, je me dis que si vous cherchez un peu d’où sortent mes titres d’articles, vous découvririez que j’ai des goûts musicaux assez douteux… Mais passons.

J’ai plusieurs idées d’article en stock, et malheureusement, l’inspiration me fait défaut ces temps ci, donc plutôt que de privilégier la quantité à la qualité, tel certains restaurateurs à volonté, je m’abstient pour le moment et attends un peu, histoire de voir si ma douce muse revient me visiter. Si possible pas en pleine nuit comme elle en à l’habitude, cette petite catin demoiselle.

Mais sinon en vrai j’ai deux « chroniques » de trucs divers à retravailler depuis des mois pour If Is Dead, mais il faut que je trouve un créneau compatible avec DabYo, et c’est là tout le challenge.

Pour le reste, j’ai décidé d’arrêter de fumer, j’en suis à mon 3e jour sans combustion, et j’ai des légères envies d’éviscérer des gens avec une pelle de combat. Oui, rien de bien subtil donc.
Non, en vrai j’ai ressorti Erika (ma clope électronique), et je tiens (pour le moment) la route sans trop de difficultés.

La cohabitation avec Twenty se passe nickel, on se fait même suffisamment confiance pour s’échanger nos ordis afin que je puisse jouer à mon nouveau MORPEUG, pendant que lui n’a que besoin de l’Internet, chose que Frederick parvient encore à fournir.
Pour la partie glamour, pendant que cette phrase s’écrivait, j’ai eu le temps de courir vomir mon café, me laver les dents, galérer pendant 8 min 27 pour ouvrir un pot de confiture, et me faire deux tartines beurre/fraises. Non, ça ne sert à rien pour vous de savoir ce qui se passe en coulisses durant les rédactions, c’est juste histoire de faire du remplissage, et avec mes bêtises j’ai fait au moins 5 lignes de texte! SUCCESS.

Pendant ce temps, je demande aux coupains de me filer du sujet d’article, parce que le fromage blanc qui me tient de cerveau a décidément pas envie de m’aider aujourd’hui. Et on me répond « ça dépend t’aimes bien aborder quel genre de sujets d’habitude? ». Ok, toi déjà t’es grillé, tu me lis pas. Ensuite, je répondrais que j’aime bien enrober mon quotidien de tout un tas de conneries verbales avec des tournures de phrase à la mord-moi-l’pif, le tout joyeusement mélangé avec une vulgarité sans faille et un soupçon d’absurde véridique. C’est un assez bon résumé je trouve. Qui dit mieux? (MIEUX!)

Bref, là où je voulais en venir à la base, parce que j’aime bien explorer tous les chemins avant d’arriver au but; c’est que j’ai une certaine tendance à détailler avec vous, chers lecteurs, ma vie de tout les jours, et de tourner ça de façon humoristique  Le seul problème, c’est que forcément s’il ne se passe rien, vu que je ne suis pas sortie de chez moi depuis approximativement 11 jours. Du coup je me vois mal vous raconter les tribulations de la souris qui vit dans mes murs, de la vaisselle sale qui s’accumule, ou encore de mon incapacité à tenir un budget. Non, sincèrement, tout ça on s’en fout.
Et je vous dirais bien de m’aider, et de m’envoyer des idées de sujet à exploiter avec mon petit clavier, mais j’ai pu constater que le taux de participation n’équivaut absolument pas au taux de visiteurs. J’dis ça, j’dénonce.

Pour finir sur une note plus joyeuse, euh, bon comme je trouve rien j’ai mis une image drôle en haut de l’article, nécessitant un minimum de connaissance de l’anglais pour saisir le jeu de mot. Mais pour ceux qui n’ont pas cette chance, Oven ça veut dire Four.

Make it happen.

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Bonjour à tous.

Je n’ai pas updaté depuis un petit moment, en conséquence les gens se demandent si je vais bien. Là c’est le moment où je suis censée rassurer tout le monde en disant que je suis très occupée et tout ça.

Sauf que ce serait mentir effrontemment. Non. Je ne suis pas au meilleur de ma forme. Et non, vous ne saurez pas pour quelle raison. (Wahou, ça donne tellement envie de continuer à lire tout ça…)

Pour résumer, et contredire un précédent article, ma vie est en train de lentement, mais sûrement, retomber en catastrophe. Le caca à tout les niveaux, pas d’boulot, pas d’compagne de route, et si je continue à aussi bien payer mon loyer, plus de wolocation. SUPAIR.

Mais bon, je vais pas m’apitoyer sur mon sort pendant 100 ans, on est pas en guerre (ho ho ho!).

En plus, apparemment tout le monde s’est donné le mot, et me conseille de (je cite) « sortir voir des gens ». Bien sûr oui. Parce que c’est bien connu, faire semblant d’aller bien en société ça aide vachement à aller mieux, moui, tout a fait…

Au final, je passe plus de temps à écrire des notes non publiables, que de chercher des vrais trucs à vous dire. Du coup, j’update rien du tout, même aujourd’hui, puisque en soit, cet article ne dit pas grand chose, et contient des phrases avec un nombre indécent de virgules au pixel carré.

Je vous laisse donc sur une image de ma sélection personnelle. Je voulais la garder de côté pour une vraie occasion, mais à priori, ça ne devrait pas arriver avant un moment. Conséquence de quoi, la voici sur un article particulièrement useless.

Pour finir, j’ai une triste pensée pour une demoiselle, qui de toute façon ne lira peut-être même pas ces quelques lignes.