You were making a fool of me

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Ceci n’est pas un seche-cheveux.

Avant que l’on n’entre dans le vif du sujet, sachez que je ne souhaite pas avec cet article, donner du grain à moudre aux masculinistes, ni me mettre à dos tout l’internet féministe, là n’est pas mon but.
Mais j’ai constaté des nouvelles choses récemment. Comme je possède à présent le cispassing de l’homme blanc, probablement hétérosexuel, je me fais régulièrement plus ou moins gentiment écarter des débats sur internet. Et c’est déconcertant.

C’est déstabilisant puisque je me retrouve traité comme le premier Jean-Michel PMU qui passe. Je ne donne pas mon avis pour venir glaner des cookies d’allié, mais juste pour exprimer un désaccord sur un point de sujet auquel je suis sensible.
J’ai des opinions, j’en ai toujours eu, mais à présent, elles ne sont plus pertinentes, n’ont plus aucune valeur dans les yeux des interlocutrices d’en face.

Oui, je sais qu’il faut laisser en priorité, l’espace de parole aux concerné·e·s, mais j’estime également, peut-être à tort, que chacun a le droit a son avis, à partir du moment où celui ci est amené poliment et dans le respect de chacun·e.

Et récemment, je me suis fais glorieusement envoyer bouler à plusieurs reprises, par l’argument que cela ne me concerne pas, ni de près ni de loin. Je ne proteste généralement pas, puisque comme je l’ai déjà dit, je préfère la tranquillité, à la légitimité prise de force puisque j’aurais décidé de m’outer.

Je sais également que, les femmes sont en colère, surtout celles qui sont un minimum averties du contexte dans lequel nous évoluons.
Mais cette colère omniprésente justifie-t-elle d’en oublier la bienveillance? Faut-il absolument prendre toute personne qu’on juge être l’ennemi à abattre, avec autant de condescendance?

Après, je sais qu’il existe le problème de l’injonction à la pédagogie, parce qu’entre les vieux « trolls » (des connards donc) qui font semblant de ne pas comprendre, ceux qui effectivement ne comprennent pas ce que leur moteur de recherche favori pourrait leur expliquer en 10 minutes, ou encore les gens qui volontairement sont juste des gros misogynes, il devient compliqué de débattre. Il devient complexe de faire la part des choses entre celleux avec qui on aimerait discuter posément, et celleux que l’on a pas la foi d’éduquer sur une pléthore de notions condensées en 3 paragraphes plus la conclusion.

Je pense également que, mon autre souci se place dans la différence de traitement de la prise de parole qui s’est faite sur la durée. Cette phrase est super compliquée alors je vais la simplifier.
A l’origine, le mot d’ordre c’est de « laisser la priorité de parole aux concerné·e·s », mais rapidement, cela s’est transformé en « ferme ta gueule t’as pas ton mot à dire ». Et je trouve ça gênant. Parce qu’il y a un gouffre differentiel entre ces deux notions, et si l’idée de fond est tout à fait respectable et respectueuse, sur la forme, la seconde est problématique, à mes yeux.

Cis ou trans, homme ou femme ou autre, j’estime, peut-être à tort, que chacun a droit à son temps de parole, tant que celui ci est utilisé avec respect et bienveillance. On ne peut pas deviner d’emblée le parcours de vie de chacun·e, et quand bien même celui ci a été vécu dans la plus grande opulence de privilèges, il est toujours possible d’avoir un avis éclairé et pertinent.

Je hurle probablement dans le vide en écrivant ceci, et vous avez tout à fait le droit d’être en désaccord avec moi dans ce propos spécifique, et en général aussi d’ailleurs.
Mais je trouve à la fois paradoxal et très nul, qu’avant transition, mon opinion avait un certain « poids », une forme de légitimité, alors que j’étais bien moins renseigné à l’époque sur tout un tas de sujets par rapport à maintenant, où je n’ai à présent quasiment plus  de droit de parole, selon les lieux.

Du coup, est-ce que l’on pourrait mettre de côté notre agressivité naturelle quelques minutes, quand on s’adresse aux autres?
Je suis pour une échelle d’équivalence, et si j’ai verbalement agi comme un connard, ajustez votre niveau en fonction de cela. Mais si je n’ai pas été impoli, ne le soyez pas en retour.

Merci.

Who could love you more

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Pour vous motiver, un chat de Noël. Au mois de Mars. YOLO

Pour vous motiver, un chat de Noël. Au mois de Mars. YOLO

Aujourd’hui 7 Mars, nous sommes la veille de la journée internationale des droit des femmes. Et je me hype les oreilles avec du Conchita Wurst en boucle, autant dire que je suis moyennement dans le thème.
Ah et avant que quelqu’un fasse la blague selon laquelle la journée des hommes c’est le reste du temps, soyez pas trop jaloux, parce qu’en vrai, la journée mondiale des hommes c’est le 19 Novembre. Voila.

Et là, magie du backstage, mais ça fait 25 minutes que je cherche mon sujet du jour.
Mais je pense avoir une petite idée. Alors allons y let’s go c’est parti les amis, aujourd’hui on va aborder la notion de privilèges!

Tout d’abord, un privilège c’est quoi? C’est un avantage de n’importe quelle forme possible, induit par une caractéristique incontrôlable. Comme c’est pas clair, prenons un exemple : ne pas devoir se demander si il y aura un ascenseur ou un emplacement de fauteuil dans un bus, c’est un privilège de personne physiquement valide, ou encore pouvoir oublier sa carte d’identité à la maison sans craindre les contrôles de police, c’est un privilège de personne blanche.

Et c’est important de connaitre ses privilèges, parce que ça nous permet de rester humbles, et de se rendre compte que notre condition d’être humain est potentiellement et/ou naturellement avantagée par rapport à un autre individu.

Et comme aujourd’hui c’est la veille du 8 Mars, je pensais aborder les privilèges que j’ai pu constater de près, dans le cadre de ma transition physique et sociale de garçon.
On va catégoriser tout ça, sinon ça va vite être un foutoir sans nom.

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■ Let’s get Physical !

Et ce en trois points : le poids, les poils, et la performance esthétique.
Il est plus communément admis qu’un garçon puisse être gros plutôt qu’une femme ne le soit. Vous ne me croyez pas? Allez donc faire un tour du côté des grands magasins type Kiabu et autres Haine&Martine. Dans le rayon grande tailles femmes, se battent en duel deux pulls aux couleurs infâmes, des hauts informes et trois pauvres pantalons à peine différents. Chez les hommes? Des modèles variés, de la sobriété comme du flashy, bref, du choix. Même du côté des slogans y’a pas photo.
Au hasard de google rapide, pour les nanas on peut lire « pour toutes les morphologies », face à « pour les hommes extraordinaires ». Pour une gamme de prix similaire, j’ai trouvé jusqu’au 58 chez les femmes, et chez les messieurs… du 74. Je pense qu’on se moque de vous. Clairement.
Sans même aborder le sujet des poches vers l’infini et l’au delà des pantalons d’homme, contre celles des femmes où tu ranges un briquet, en tassant bien.

Concernant les poils je ne pense rien vous apprendre en vous disant que les hommes peuvent afficher leur fourrure sans souci, même si ça fait écureuil mort sous les bras, alors que chez les dames, même dans les pubs censés vous vendre des rasoirs et épilateurs pour se débarrasser des vilains poils, ceux ci n’apparaissent jamais.

Enfin, quand je parle de « performance esthétique », je parle de deux choses. La beauté tout d’abord, dans un cadre purement hétérosexuel, on pardonne plus facilement à un homme d’être vilain, lui trouvant d’autres qualités telles que le charisme ou l’humour, tandis qu’une femme si elle n’est pas « bonne », elle n’a rien pour elle et finira seule mangée par ses chats. C’est triste, mais c’est une réalité d’opinion répandue.
Ah et personne ne demandera jamais à un homme de sourire 20 fois par jour, ou de lui faire des reproches s’il semble faire la gueule. Au pire on lui trouvera son côté grumpy « carrément cute », jusqu’au « mystérieux et ténébreux caractère ». A l’aide.

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■ Super Social, tu perds ton sang frais.

Deux mots : sexualité et expression. Mais sans les lier hein, sinon c’est bâclé.
Le premier point donc, en cache en fait deux. Pour commencer, contrairement aux hommes, les femmes sont hyper sexualisées très tôt, souvent contre leur volonté. Quand des scandales éclatent dans les écoles de niveau collège/lycée, c’est parfois parce qu’une élève s’est faite sortir de cours pour sa tenue trop suggestive, à savoir qu’elle portait une jupe ou un haut un peu ample, et du coup on voyait son soutien gorge. On fait comprendre à ces jeunes femmes que les pulsions « incontrôlables » des jeunes garçons, leurs camarades de classe, sont plus importantes que l’éducation de ces jeunes filles. Y’a énormément de cas aux USA par exemple.

Moi j’vais vous dire un truc, si j’ai réussi à passer toute ma scolarité à partager le vestiaire des filles sans jamais en toucher une seule de manière inappropriée, ce n’était pas parce que je n’avais pas des envies, mais parce que je sais conserver ma libido sous clé. Et savoir se tenir c’est à la portée de n’importe qui. Les hommes ne sont pas des animaux hors de contrôle, arrêtez de nous excuser quand ça dérape, ça nuit à tout le monde.
Je prends littéralement un shoot de testostérone deux à trois fois par mois, et je n’ai agressé personne que je sache, donc aucune excuse possible.

Le deuxième alinéa du premier point (vous suivez toujours ?), c’est celui du « mérite » sexuel. Exemple concret, un mec avec plein de conquêtes est un Don Juan, une nana avec autant voire moins de conquêtes est une intenable catin.
Tandis que l’on fait du slut-shaming à tour de bras, on excuse également certains comportements masculins sous couvert de leur prétendue « misère sexuelle ». Ces deux exemples contenant énormément d’informations sont révélateurs du fait qu’on privilégie bien trop facilement la sexualité des hommes face à celle des femmes.
Dans le même ordre d’idée, si les hommes se plaignent parfois d’un éventuel « virgin-shaming », où le fait d’être puceau ou peu actif sexuellement est une tare, laissez moi vous dire que ce n’est RIEN comparé à ce que subissent les femmes de leur côté dès qu’elles mettent le nez dehors.

Et enfin le deuxième point avec ce long sous-sujet, le privilège de la parole. Un homme sera toujours considéré plus légitime qu’une femme pour parler, de n’importe quel sujet, à n’importe qui, dans n’importe quel contexte, y compris si le gars n’est même pas concerné.
A tel point que le terme mansplaining a émergé. Il s’agit de l’action d’un homme, d’expliquer la vie à une ou plusieurs femmes, si possible avec un maximum de condescendance, parce qu’elle n’y connait rien vu que c’est une femme. Je grossis vaguement le trait, mais lancez le mot « féminisme » en soirée, et vous pouvez sortir votre planche de Bingo Féministe et vous préparer à gueuler QUINE dans les 10 prochaines minutes. Sans même détailler sur ce problème dans le cadre de l’entreprise, où la parole d’un homme aura toujours naturellement plus de poids que celle d’une de ses collègues. Mais nous reviendrons sur le sujet du boulot un peu plus bas.

Exemple de Bingo Féministe. (source: Blogspot des Furies.

Exemple de Bingo Féministe. (source: Blogspot des Furies.

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■ Ennemi Public #1

Bon, sur ce point je ne vous apprendrais pas grand chose en vous disant qu’une femme seule dans la rue si possible de nuit, a un pourcentage de se faire agresser qui dépasse l’entendement. Je n’ai pas les chiffres sous les yeux donc je ne vais pas en inventer, mais je dirais d’un point de vue personnel que depuis que j’ai un bon cispassing, je ne me fais réellement emmerder dans la rue (généralement pour une clope) qu’une fois toutes les deux semaines environ. Contre quasiment chaque fois que je mettais le nez dehors avant, soit plusieurs fois par semaine.

Les hommes se comportent comme les rois de la rue, et ils en ont à peine conscience. Un autre exemple de cet état de fait, c’est qu’en marchant droit devant vous, si vous êtes une femme, la grande majorité des hommes ne se pousseront jamais. Vous finirez soit par vous écarter naturellement de vous même, soit par leur rentrer dedans. Moi qui n’aime pas le contact humain, je me pousse largement avant impact, mais j’ai regardé que les nanas s’écartent assez rapidement de moi quand j’arrive à leur hauteur lorsque je marche dans la rue. Et je trouve ça tellement triste quelque part. Parce que laisser passer l’autre est un acte commun, il ne devrait pas être unilatéral.

Ah, on enchaîne avec mon préféré : le Jean-Michel Couilles de Cristal. Ce délire qu’ont les hommes de tout âge, peu importe leur origine, de prendre toute la place dans les transports en commun, dans les allées, sur les sièges, partout, tout le temps. Ça porte un nom d’ailleurs, ça s’appelle le manspreading. Le fait de prendre un maximum de place sous prétexte que le monde nous appartient. C’est souvent inconscient, autant que c’est parce que les gens sont des vieux sacs à merde.

Pour ma part je suis forcé de garder un minimum d’écart entre mes cuisses, parce que celles ci étant épaisses, les conserver serrées est très inconfortable. Mais y’a une grosse différence entre avoir un léger écart inter-cuisseaux, et prendre la moitié du siège d’à coté.

On te voit faire, Jean-Mich'.

On te voit faire, Jean-Mich’.

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■ Travail, Famille, Pâté.

J’avais dit que je reviendrais sur la question du travail, et bien même en la matière, le sexisme n’épargne aucun milieu. Il n’y a qu’a constater la prolifération de blogs type Paye Ta ___ , qui sont des florilèges de remarques misogynes et souvent super limites, classées par milieu professionnels.
Egalement, il pèse sur les hommes certaines exigences de travail qui se répercutent sur la condition féminine. Je ne parle pas du fait que les femmes doivent prouver qu’elles sont compétentes, tandis que les hommes sont compétents de base jusqu’à preuve du contraire. Non ce dont je voulais parler c’était des exigences plus fourbes que ça. Un homme ne subira pas ou si peu, lors d’un entretien, des questions du type « envisagez vous une grossesse future? », qui détermine si la personne est « digne » que l’on investisse le temps, et l’argent de la compagnie qui l’embauchera.

Ainsi, un homme sera, pour la même base de travail, en moyenne mieux payé, et gravira les échelons plus vite. Sa vie de famille, s’il en a une, pâtira de cette exigence sociétale, parce qu’on pardonne plus facilement aux hommes de rentrer très tard après le travail, de moins s’occuper des enfants, de ne pas prendre de congé parental etc.
Après tout, l’enfant, ce n’est pas lui qui l’a pondu, donc on considère un peu facilement qu’il n’a que moins de responsabilités et de temps à consacrer pour s’investir dans la vie de ses gamins.

Enfin, un homme n’entendra pas un employé du rayon bricolage lui expliquer qu’il faudra l’aide de son compagnon pour monter tel meuble, parce que tout le monde sait que ça s’installe mieux avec un pénis.
Je parle de magasin de brico, mais ça marche aussi avec le garagiste, ou tout ce qui touche de près ou de loin à un hobby considéré comme « masculin ». Y compris quand le gars n’y connait rien, et que c’est sa femme qui bricole. Un peu comme au restau, on conclura toujours que c’est l’homme qui paye, qu’il est la personne responsable et tout ça.

Le bon goût.

Le bon goût.

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■ The Internet is for Boys.

Ah, les jeux vidéos. C’est vachement bien non? Alors oui, mais quand on est un garçon. Et je vous voir arriver, à base de « ouais mais les meufs elles ont plein d’avantage sur les MMOs! ». Ce qui est vrai, en partie seulement. Sur cinq mecs sympas qui vont l’aider, et éventuellement lui filer de la thune virtuelle gagnée à la sueur de leur clavier, quatre vont se montrer super lourds et chercher à obtenir des faveurs en échange de cette monnaie virtuelle. Les gens sont très rarement altruistes, et le jeu vidéo, monde peuplé de nerds et autres marginaux rejetés par leurs pairs n’y fait pas exception. D’autant plus d’ailleurs, que souvent dans le milieu du jeu, les gars sont des frustrés en puissance, dans plein de domaines, et qu’ils ont été tellement rejetés pendant des années, qu’ils considèrent que ici c’est leur terrain, et que derrière l’ecran on se sent toujours plus fort. Je caricature à peine.

Si vous vous plaignez que y’a pas assez de nanas qui jouent, peut-être est-ce parce que la moitié d’entre elles n’avouent pas être des filles, pour avoir la paix, pour ne pas être harcelées, pour pouvoir juste jouer en fait. Et aussi parce que dès qu’une demoiselle dit aimer tel ou tel univers, elle se fait alpaguer de questions toutes plus improbables les unes que les autres, pour qu’elle puisse « prouver » qu’elle est une « vraie » fan, et non pas une énième « fake geek girl ».

Ce qui nous fait arriver à l’argument intéressant du « ouais mais les streameuses elles montrent leurs seins et elles se font grave de la thune en vendant leur image au plus offrant! ». Bah, si y’a des gens assez frustrés pour payer, elles auraient tort de se priver. Elles auraient tort de ne pas chercher à monnayer leur image tout en restant dans une parfaite maîtrise de leurs limites.

Après, et c’est une réalité morphologique, les filles ont, en règle général, des seins, c’est un fait. Et près d’un ordi il fait chaud, donc elles ne vont pas jouer en pull juste pour satisfaire votre pudeur mal placée.

Cependant, la vie de personne féminine sur le net a aussi ses gros désavantages. Prenez n’importe quelle youtubeuse un peu connue, elle en prend plein la gueule quotidiennement juste pour le fait d’apparaître sur un média public.
Certes, certains mecs en prennent aussi pour leur grade, parfois de façon justifiée, parfois pas du tout, mais il n’y a jamais de hordes de 200 personnes qui font des appels au meurtre, au viol, à la punition généralement violente de leur entourage, juste parce que le gars a dit un truc qui ne passait pas.

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■ Et les désavantages dans tout ça?

Bah j’en ai trouvé. Trois, enfin, deux et demi pour être exact. C’est plutôt maigre en comparaison, mais on va les aborder, histoire de rigoler un peu.

Les gens, la société, notre famille parfois, a des exigences différentes selon notre genre. Comme celui de la virilité exacerbée. Quand on est un homme, pas question de montrer de signes de faiblesse, ou d’émotion, et surtout pas de « féminité ». Moi je dis bullshit, j’ai le droit de pleurer et d’être niais, d’être considéré comme « fragile », et je m’en tartine les intercostales avec du pâté dans l’allégresse la plus totale.

Il existe évidemment quelques standards issus du fameux diktat de la beauté, mais concrètement ça s’applique bien moins violemment chez les hommes que ce que vivent les femmes. Je ne suis pas un canon de beauté, je porte des lunettes, j’ai peu de barbe (pour l’instant), et je ne suis pas un monstre de muscles. Malgré cela, on m’accepte en tant que tel, et mis à part quelques reflexions de merde vis à vis de mon surpoids, dans l’ensemble on me fout relativement la paix. Ce n’etait pas le cas auparavant, avant ma transition.
Ceci comptant comme un point et demi, passons au second, et dernier.

Je ne peux plus faire des compliments aux gens que je ne connais pas ou peu, sous réserve de leur donner l’impression que je les drague.
Et même si c’est un micro privilège qui me manque un peu, de dire aux gens qu’iells sont joli.e.s, ou particulierement bien sappé.e.s, je m’y ferais à l’usage, à devoir fermer ma gueule pour ne pas les mettre mal à l’aise. Même si je sais que il y en a que cette considération n’effleure pas. Mais je ne suis pas associé à ces gens là.

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En conclusion, nous les hommes, avons un sacré paquet de privilèges, et encore, je n’ai traité que les plus rapides évidents à exposer.
Ce faisant, demain 8 Mars, Journée Internationale des droits des femmes, je leur laisserais la parole, et ce blog sera silencieux pour la journée. Parce que je ne suis pas une femme, et si j’ai moins de droits qu’un garçon cisgenre, de par ma condition, et aussi de par tout un tas d’autres raisons opposées à tout un tas d’autres catégories de personnes, je suis quand même un privilégié. Et c’est une bonne chose que d’en avoir conscience.

Donc demain, pensez à vos privilèges et écoutez ce que les femmes ont à dire, pour une fois, ce qui ne vous empêche pas de les écouter le reste de l’année, hein, restons humbles.

Bisou !