Make you forget.

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Bonjour à tous,

Je vous informe par la présente l’arrêt de la collaboration avec Evguen, suite à un conflit en interne. Il a en effet claqué la porte en braillant des inepties.
Son départ prend effet immédiatement. Le reste de l’équipe de rédaction continuera cependant ses activités habituelles.

A très vite pour de nouvelles aventures!

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[EVV #11] Catwoman (2004). 2/2

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EVV-logo2Le petit mot de Petit Kao: Nous voilà donc de retour pour la suite et fin de cette chronique sur Catwoman. C’etait il y a seulement quelques jours qu’a été publiée la premiere partie, souvenez vous…

[Précedemment: Bon très bien, vu que les gens qui ont écrit ce film n’ont pas envie de faire d’effort, je ne vais pas en faire non plus et appeler chaque personnage du film par son seul trait de personnalité, Lambert Wilson sera donc Ordure, Sharon Stone sera Méchante et Benjamin Bratt sera Fantasme.]

Donc Patience travaille comme artiste publicitaire pour la compagnie de cosmétique Hedare Beauty (Insérez ici une blague sur n’importe quelle grande entreprise de beauté), dirigé par Ordure et Méchante. Méchante étant l’ancienne mannequin phare de la compagnie depuis 15 ans (Mais bien sûr) et qui va être remplacée car elle a atteint l’age fatidique de 35 ans, pour le lancement de leur nouveau produit Beauline. Ordure convoque Patience dans son bureau car elle a foiré quelque chose sur une de ses maquettes et nous montre que c’est une grosse ordure en la pourrissant pendant 5 minutes, lui donnant jusqu’à minuit le lendemain pour rattraper la bourde sinon elle est virée. On en est à 10 minutes depuis le début du film, TRES long générique compris, en gros c’est un des premiers actes les plus court que j’ai vu.

Elle rentre chez elle et n’arrive pas à dormir car de MÉCHANTS METALLEUX font la fête trop fort en face de chez elle et ne veulent pas baisser le son. Le lendemain, sans aucune raison, elle essaye de secourir un chat coincé sur une corniche en SORTANT PAR LA FENETRE ET SE PERCHANT SUR UNE CLIMATISATION EN MANQUANT DE TOMBER DANS LE VIDE?!?!? DE WHAT ?!?

Ok, je ne vais même pas essayer de me pencher sur la santé mentale de cette femme car c’est le moment où arrive Fantasme dans le film. Bon le personnage de Fantasme est très simple, insérez à l’intérieur de cet homme tous les fantasmes de l’homme parfait vu par les midinettes fans de comédies romantiques, il est beau, gentil, patient, galant, drôle, bon flic, n’a pas de vices, s’occupe d’enfants dans les écoles sur son temps libre, pardonne tout, est très courageux, etc…
En résumé cet homme n’existe pas, il n’a absolument rien d’humain, il est pour les femmes ce que les actrices de pornos sont pour les hommes.
Donc Fantasme qui passait par là, vient secourir Patience pensant qu’elle veut se suicider, après une rapide explication, Patience s’enfuit car elle est en retard au boulot, faisant tomber son porte feuille (Sérieux, référence Cendrillon en prime?), ce qui va donner une excuse à celui ci pour la retrouver.

A son taff, on est introduit à deux autres personnages secondaires que je vais appeler, Gay et Juive, qui ne sont que deux insupportables comic-relief, car c’est tout ce qui manquait à mon bonheur, Gay ayant au moins la politesse de disparaître quelques scènes plus tard, mais Juive va rester là jusqu’au bout du film pour nous casser les couilles.

Patience va travailler toute la journée pour terminer ses nouveaux dessins, mais ne va pas trouver de coursier au milieu de la nuit pour la porter à Ordure et va donc décider de les lui porter elle même à l’usine où l’on fabrique Beauline pour une raison connue d’elle seule.

Dans la fameuse usine, se trouve un scientifique (Joué par Methos de la série Highlander), Méchante et deux homme de mains. Le scientifique à des remords car la crème Beauline DÉTRUIT LE VISAGE de celles qui arrêtent de s’en servir comme de l’acide, ce dont Méchante en a rien à foutre (Et ce qui va rendre le twist de fin totalement inutile)…. OOOOOOOOOOOOHHH !! STOP STOP STOP LA !!! C’est ça le scénario ?!? C’est ça les méchants du films et leur plan ?!? Une méchante entreprise de cosmétique créé une crème qui détruit la peau de ceux qui s’en servent mais veut la sortir sur le marché quand même pour se faire un max d’argent ?!? C’EST UN PUTAIN DE BLAGUE ?!? C’est pas le scénario d’un film ça ! C’EST UN EPISODE DE TOTALLY SPIES !

Dans le monde réel, si tu sors un machin comme ça dans le commerce, tu te prend un monstrueux procès dans la gueule, tu perds des millions en dommages et intérêts et ta réputation est tellement détruite que tu fais faillite. ALLÔ ! Il y a des adultes qui regardent vous savez ? Ils avaient quel age les scénaristes ?

Promis, je suis du camp des gentils!

Promis, je suis du camp des gentils!

Patience, entend donc tout ça et se fait repérer, les hommes de mains la poursuivent en lui tirant dessus, mais elle réussit à s’échapper dans des canalisation, je ne sais trop comment. Les méchants déversent alors des millions de litres d’eau sortis de leur cul de je ne sais où qui expulsent Patience dans l’océan, ce qui apparemment la tue.
Quelques instants plus tard elle apparaît sur un tas de déchets où elle est entouré d’une centaines de chats numériques (car oui même les chats sont numériques dans ce film), et le chat du début va lui roter un truc à la gueule ce qui va lui rendre la vie. Patience ressuscite donc avec des super pouvoirs, car Catwoman est bien connue pour en avoir, je les listerai en les soulignant au fur et à mesure. Les deux premiers sont une super ouïe et une super vue qui lui permet de zoomer très loin ou sur de très petites chose…Je suis pas un spécialiste, mais je ne pense pas que les chats peuvent faire ça…
Bref, elle rentre chez elle et se réveille en dormant sur un placard….Parce que…Les chat… aiment dormir…sur des placards…

Elle retourne au travail, se fait engueuler par Ordure car elle n’a pas rendu ses dessins à temps et de manière totalement contraire à sa personnalité va l’envoyer chier de la plus puissante des manières et démissionner sous les applaudissement de ses collègues. Se demandant deux secondes plus tard ce qu’elle venait de dire, sa vraie personnalité revenant au galop.
Sans attendre un instant elle va aller demander des explications à une vieille dame à chats, à qui appartenait le fameux matou du début. Elle va lui révéler qu’elle est Catwoman, et qu’elle a reçu son pouvoir venu des chats de l’ancienne Égypte et que à chaque génération il y a une Catwoman, qui va recevoir des grands pouvoir et connaître une liberté qu’aucune autre femme ne connaît. Elle sait tout ça comment ? Parce que c’était une historienne qui a voulu publier sa théorie qui a été refusé par la communauté des scientifiques car composée d’Hommes et que les Hommes ne peuvent pas accepter d’une femme soit plus forte qu’eux…

Alors Madame, deux chose :
-1 : Une femme par génération qui reçoit de grand pouvoirs, c’est le scénario de Buffy Contre les Vampires
-2 : Ta théorie n’a pas été refusé car de Grand Méchants Homme ne peuvent pas accepter une femme qui reçoit de grands pouvoirs venus des chats. C’EST PARCE QUE C’EST COMPLÈTEMENT DÉBILE ! N’importe quel homme ou femme entendant ta théorie, va te dire d’arrêter la drogue ou appeler un psy ! Et le fait que tu sois une vielle dame vivant avec 50 chats n’aide pas pour la crédibilité.

Et pour étayer ses dires, elle va lancer de l’herbe à chat à Patience qui va commencer à frénétiquement se la frotter sur le visage…
Car oui, le fait de devenir Catwoman va lui donner tout les comportements d’un chat, elle feule en présence de chiens, miaule devant Fantasme, dors sur les meubles, boit que du lait et mange que du poisson… au point où on en est on se demande pourquoi elle ne se lèche pas les parties… Encore une fois, qui a écrit ça ? Qui a trouvé que c’était une foutue bonne idée ? Depuis quand les gamins de huit ans écrivent les scénarios des films ?

Enfin, durant la nuit, les Grands Méchants Metalleux font encore la fête, mais cette fois les choses ne se passent pas comme ça. Patience défonce la porte d’entrée (Super Force) et met une branlée aux gens présents pour leur méchanceté.
Elle revient chez elle et se coupe les cheveux toute seule avec deux paire de ciseau à la manière de Edward aux Mains d’Argent, réussissant parfaitement une coupe courte et stylé, parce que…les chats sont de bons coiffeurs ? (Super pouvoir de coiffeur)
Elle vole la moto d’un métaleux et part braquer la bijouterie où elle avait vu un collier qu’elle aimait bien, elle tombe sur d’autres braqueurs qui étaient déjà là. Elle arrive à esquiver leurs balles en courant sur les murs (Super Agilité + Pouvoir de s’accrocher aux murs comme Spider Man), elle leur met la pâtée, car c’est un chat ! (Chat-Patée-Désolé-Je-Sors-Pardon-Familles-Tout-Ca)

Le lendemain, elle se réveille et se rend compte de ce qu’elle a fait, culpabilise et s’empresse de rendre les bijoux volés avec une petit « Sorry » sur le sac et un boite de cupcakes pour les flics. Je ne vais même pas m’attarder sur la stupidité de cette scène pour parler d’autre chose.
Vous reconnaissez rien dans cette histoire ? Une personne pas sûre d’elle, qui va tomber par hasard sur des pouvoirs anciens, qui va changer sa personnalité durant la nuit, pour se débarrasser des gens qui l’emmerdent et réaliser ses désirs, et qui le matin venue va redevenir elle même et regretter les actes de son alter-égo ?

C’EST LE PUTAIN DE SCENARIO DE THE MASK !!! Juste le meilleur et plus célèbre film de Jim Carrey !! Vous pensiez qu’on verrait pas ça ?!? Sérieux, ce scénario « original » est juste la combinaison de pompages totalement éhontés.
Je résume, c’est un croisement en The Mask et Buffy, qui combat un méchant de Totally Spies… le tout greffé à une comédie romantique….Car oui, il y aussi une comédie romantique dans ce film…

Voilà voilà...

Voilà voilà…

Pratiquement une bonne moitié du film est donc utilisée pour nous raconter la love story entre Patience et Fantasme, entrecoupés de discussions chiffons entre Patience et Juive, où celle ci tente par tous les moyens d’être drôle, mais est juste énervante, genre Jar Jar Binks énervante.
Donc on enchaîne les moment ultra cul cul, où ils jouent au basket ball, vont à la fête foraine, au resto et se tournent autour et sans même nous gratifier d’une scène de plumard digne de ce nom.

Sérieusement, qui a envie de voir, au milieu de son film de super héros, une longue et chiante histoire d’amour, surtout avec Fantasme auquel aucun mec ne peut s’attacher ?
Et enfin, après 50 minutes de film nous voyons enfin Catwoman en tenue… Et oh mon dieu que c’est gênant…Même pour un mec…Un pantalon en cuir moulant couvert de griffures judicieusement placés sur son cul et ses hanches, le ventre nu entrecroisé par deux ceintures bling bling, des gants avec des griffes en diamant (me demandez pas où elle les a trouvé), un soutien gorge en cuir et un espèce de masque de chat ridicule et beaucoup trop haut faisant penser qu’elle a une tête gigantesque. Le tour filmé avec des gros plans sur son postérieur et ses seins, avec une sur-couche de filtre numérique sur elle et une musique R’n’B pendant qu’elle marche en roulant du cul…

Ouaip, bravo pour le message sur la liberté qu’elle a gagné, une liberté qu’aucune autre femme ne connaîtra, la liberté de se saper comme une traînée sado-maso, bravo Pitof, bravo. (Super pouvoir de couturier)
Soit dit en passant, la rumeur dit que c’est en voyant la tenue qu’elle devait porter que Michelle Pfiffer a refusé de reprendre le rôle de Catwoman, considérant que le costume est ridicule et dégradant.

Je suis pourtant une femme distinguée.

Je suis pourtant une femme distinguée.

Bref, elle poursuit un des hommes de main dans une boite de nuit, ce qui lui donne l’occasion de danser avec son fouet sur un podium, puis de lui botter le cul pour apprendre qu’il a tenté de la tuer car elle a entendu des secrets qu’elle ne devait pas entendre et qu’elle doit aller à l’usine…Ce qu’elle est censé déjà savoir…

Elle s’infiltre dans l’usine, trouve le scientifique mort, se fait voir, s’enfuit et se retrouve avec le meurtre sur le dos le lendemain dans la presse. La nuit suivante elle va dans le manoir de Ordure pour le confronter, mais se retrouve devant Méchante, qui lui dit ne rien savoir de tout ça mais que son mari a du tout manigancer car c’est en effet une ordure. Effet qui aurait put être intéressant, SI ON L’AVAIT PAS VU DANS L’USINE AVEC LE SCIENTIFIQUE PLUS TÔT DANS LE FILM.
Méchante explique à Catwoman que son mari se trouve au théâtre avec le nouveau mannequin de la boite et lui donne son téléphone pour qu’elle puissent se contacter pour anéantir son plan.

Au théâtre alors qu’elle est en train d’agresser Ordure, elle est interrompu par la police et se retrouve en face à face avec fantasme pour une scène de combat/drague très mal chorégraphiée. Où l’on se rend compte que ça a beau être l’homme parfait, mais qu’il est un peu con, car il ne reconnaît absolument pas la femme avec qui il est en train de sortir, malgré le fait qu’elle fait la même taille, le même poids, la même voix, la même coupe (car le masque ne cache pas ses cheveux), et qu’il ne la cache pas tant que ça d’ailleurs. Je sais que c’est une constante dans les films de super héros, surtout avec le roi du genre Clark Kent et ses lunettes magiques, mais ce cliché est tellement éculé que dans Green Lantern ils font la blague dessus, la copine de Ryan Reynolds le reconnaissant immédiatement et disant que son masque est ridicule. Tu vois ce que tu me fais faire Pitof ? Est ce que tu vois ? TU ME FAIS DIRE DU BIEN DE GREEN LANTERN !!!

ENFIN BREF !! Le lendemain au cours d’une dispute Ordure gifle sa femme mais se fait extrêmement mal à la main alors que celle ci ne réagit même pas sous le coup gâchant d’office la surprise du twist de fin. Et Fantasme se rend finalement compte que Patience et Catwoman ne sont qu’une personne en trouvant une de ses griffes qui traînait dans on appartement. Pendant que Méchante appelle Catwoman pour lui dire qu’elle a trouvé des preuves contre son mari. Arrivé chez lui elle le retrouve mort, couvert de griffure et plusieurs balles dans le corps.

Grande surprise, MÉCHANTE EST UNE MÉCHANTE !!!

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Je crois que c’est le twist le moins bien géré de l’histoire du cinéma, sans mentir, qui a bien pu croire le moindre petit instant que Sharon Stone n’était pas le grand méchant du film ? Elle était dans l’usine quand ils parlaient du danger Beauline, elle sort des regards maléfiques à tout bout de champ, elle passe tout le film à pourrir son mari, elle utilise ce foutu Beauline tous les jours et c’est elle la grand frustrée de ne plus voir son visage sur toutes les affiches. C’en est presque risible, les méchants de Scooby Doo font preuve de plus de subtilité.

Allez bref finissons en. Patience se fait arrêter par Fantasme qui la met en prison, alors qu’elle lui explique qui est la vraie menace. Il la croit parce que elle lui demande de lui faire confiance, oui oui sans plus de raison de que ça, quand je vous disais que l’Homme Parfait est un peu con. Ou quoi que ça doit rentrer dans la définition du Fantasme de la femme, un mec qui fait ce qu’elle dit sans poser de questions….
Il va confronter Méchante et va se faire tirer dessus comme le boulet qu’il est, sans un cri, ni une goutte de sang (quand je vous disais qu’il est pas humain), pendant que Patience s’enfuit de prison en passant à travers les barreaux comme un chat (Super Pouvoir de Luxation Indolore).

Nous en sommes donc au combat final entre Catwoman et Méchante, dont la peau a été rendue dure comme du marbre à cause de sa longue utilisation de Beauline, dommage que cet effet aussi ai été spoilé plus tôt. Cette scène d’action, j’ai pas grand chose à dire, elle est très chiante et mal chorégraphiée comme toutes les autres dans ce film, Catwoman bat Sharon Stone grâce à ses ongles en diamant et celle ci meurt connement par sa propre bêtise.

Et le film se termine sur Catwoman partant dans le soleil couchant sur un fond de musique R’n’B et monologuant sur le fait qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut, le bien comme le mal et que la liberté c’est trop bien, tout ça, tout ça.

Conclusion : Ce film est mauvais. En fait non ce serait un bon épisode de dessin animé pour gamine ou de série pour pré-ado, mais n’a rien à foutre au cinéma. Le scénario n’est qu’un mauvais repompage de chose qui ont déjà marché, les personnages sont tous des caricature n’ayant aucune vraie personnalité ou de motivations bien précises. Il n’y a que deux trame : Catwoman VS Méchante et la love story Patience/Fantasme, et les deux sont tellement vide et étirées sur tout le film qu’il est chiant à en crever alors qu’il ne fait que 1h30.

Les combats et les cascades sont très mal gérées car Pitof a préféré tout recouvrir d’effets numériques plutôt que de laisser travailler ses cascadeurs, alors qu’il avait une équipe plus que compétente pour ça. Et le peu de fois qu’il les a laissé travaillé, il a tout massacré au montage, en lui donnant un rythme tellement rapide qu’on ne voit rien à ce qui se passe et qu’on a mal aux yeux a cause des images qui flashent en permanence.

Enfin, le message est complètement foiré, car Patience ne se libère pas par elle même de son statut de femme faible, mais tout simplement par la magie, en obtenant des pouvoirs. Pire, ses pouvoirs viennent avec une autre personnalité qui est trop opposé à celle de Patience. Ce film copie The Mask, mais dans ce film le Mask n’est que l’expression de tout ce Jim Carrey refoule poussé à l’extrême et avec quoi il finit par fusionner, arrivant à un juste milieu entre sa personnalité d’origine et ce qu’il arrive à libérer en lui. Ici ce n’est pas le cas, Catwoman est une criminelle violente et agressive, Patience est une gentille et honnête fille qui a juste de problèmes de confiance en elle. Et au fur et à mesure la personnalité de Catwoman avale celle de Patience qui disparaît. Rien ne la prédestinait à être une voleuse, ou a vouloir s’écarter de la société pour une soit disant liberté de faire le mal si elle en a envie. Il n’y a pas de fusion des personnalités, à la fin, ne reste que Catwoman.

Et surtout, une femme qui se libère, c’est pas juste s’attifer comme une danseuse du Lido et braquer des banques, une femme qui se libère est une femme qui prouve au monde qu’elle peut faire aussi bien et même mieux que les hommes alors que personne ne la croit. C’est Marie Curie qui prouve qu’il peut y avoir de grandes scientifiques femmes, c’est Simone de Beauvoir qui montre qu’une femme aussi peut être un grand philosophe, c’est même cette saloperie de Margaret Tatcher qui devient le premier Premier Ministre Femme de Grand Bretagne, issue du Parti Conservateur et durant les années 70, oui même elle est un meilleur exemple pour les femmes que pourrait être se film.

Donc suivez mon conseil et préférez toujours l’original à la mauvaise copie, allez voir The Mask.

Je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir. A la prochaine.

 

[EVV #11] Catwoman (2004). 1/2

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Le petit mot de Petit Kao: Bonjour à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode de « Evguen a vu pour vous [encore un film de merde] ». Après de longs mois de silence dû au fait que j’avais une flemme sans bornes de corriger ses chroniques, le revoilà à nouveau à l’assaut d’une énième daube cinématographique, que j’ai personnellement vu, et dont la vision d’Ev m’a particulièrement enchanté. Accrochez vous à vos chaussettes, c’est parti!

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Bonjour ! Je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir. Question ! Qu’est-ce qui arrive quand on met un homme compétent, avec un casting constitué de bons acteurs, pour faire l’adaptation d’un personnage de comic books avec un histoire facile à transposer et un budget suffisant pour faire quelque chose de bien ? UNE GROSSE MERDE !  ET ELLE S’APPELLE CATWOMAN !!

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En 2004, la mode des films de super héros était déjà bien repartie et connaissait déjà ses premiers grands succès, ainsi que ses premiers grands échecs. Le bon coté de cette période où on ne savait pas trop quelle était la bonne recette pour qu’un de ces films marche, plus comme maintenant, c’est que les concepts et les idées pullulaient. De cette soupe d’idée en est sortie une plutôt intéressante sur le papier, sortir un film qui parlerai d’un personnage secondaire d’un grand héros de comic books sans en être un spin-off, mais juste la base toute seule d’une nouvelle licence. Et avouons le : l’idée est originale, encore inédite. Le choix s’est porté sur Catwoman, personnage des plus intéressant de l’univers de Batman, que personne n’osait encore ressusciter, le traumatisme de Batman et Robin étant encore trop présent dans les esprits, qui est un peu le 11 septembre des fans du héros.

Catwoman est en effet quelqu’un d’intéressant à porter au grand écran, personnage féminin le plus populaire de cet univers, forte, indépendante, et ambiguë. Pour ceux qui ne connaissent pas, Catwoman est Selina Kyle, une voleuse de bijoux professionnelle ayant une grande passion pour les félins et les chats en particulier. Catwoman est un des meilleurs exemples de anti-héros, c’est une criminelle oui, est-ce une méchante ? Moui-non-ça-depend-du-moment…. Disons qu’elle n’est pas animée d’intentions maléfiques, elle vole pour son plaisir, par pur goût d’esthète et par défit, une sorte d’Arsène Lupin au féminin. Elle ne manque pas d’argent, n’a pas particulièrement d’ennemis et n’est forcée à rien. Elle se retrouve souvent dans une situation d’antagoniste avec Batman à cause de leurs rôles respectifs de criminel/justicier, bien que des fois coopérant quand le besoin s’en fait sentir, et ont même plusieurs intrigues amoureuses, renforçant leur relation amour/haine.
C’est un personnage intéressant et complexe, avec des motivations pas bien claires, très changeant et sûrement le mieux écrit avec le Joker.

En plus du bon coté pour qui veut en faire un film, il y a déjà beaucoup de matériel pour travailler sur son origine, Voleuse Professionnelle dans le comics, Riche Femme d’Affaire dans le dessin animé des années 90, Folle Vengeresse chez Tim Burton, sans parler de toutes les réécritures du personnage dans les comics. ET IL Y EN A DU MATOS AVEC ELLE !! Elle est présente depuis les tout débuts de Batman, donc les bases de travail ne manquent pas!

Encore une fois voilà un projet qui sur le papier ne pouvait qu’être bon, mais si c’était un bon film ça se saurait et je ne serais pas en train d’écrire un article dessus.
Sans plus attendre voyons donc pourquoi ce chat au lieu de retomber sur ses pattes, s’est vautré dans son caca de la pire des manières ; en nous attaquant à Catwoman !

Personnages : Le rôle de Catwoman a été attribué à Halle Berry, sortant avec succès des deux X-mens et auréolé d’un Oscar pour « L’Ombre de la Haine », c’est déjà pour moi la première erreur de ce film, mettre quelqu’un de déjà très célèbre dans un rôle du super héros. Un film de super héros a pour but de mettre en valeur le héros, un personnage que nous connaissons déjà et c’est pour lui qu’on se déplace. Son acteur doit savoir lui laisser sa place, passer derrière son personnage pour que nous reconnaissions le héros et lui doit le magnifier. Un visage célèbre ne se cache pas derrière le masque du héros, on ne voit que ça et donc nous n’y croyons pas, ce n’est pas le super héros que nous voyons devant nous, mais un acteur célèbre déguisé. Les exemples ne manquent pas, Clooney en Batman, Edward Norton en Hulk, Ben Affleck en Daredevil ou Nicolas Cage en Ghostrider. Encore pire, prendre une actrice qui a déjà joué une super héroïne. Halle Berry c’est Tornade dans X-men, elle s’était faite connaître par ce rôle et je ne me souviens que de ça. Donc dans ce film, je regarde Tornade déguisée en Catwoman, bonjour le mindfuck. (Et ce qui en plus donne deux bons arguments sur pourquoi Ben Affleck ne doit pas jouer dans le prochaine Batman.)

Pour le reste du cast, nous avons Benjamin Bratt dans le rôle de Ken…Pardon de l’inspecteur Tom Lone, ayant joué dans Planète Rouge et Demolition Man, Sharon Stone qu’on ne présente plus dans le rôle de la méchante Laurel Hedare, de Lambert Wilson dans le rôle du Merovin…euh…non ça c’est lui qui pas compris qu’il avait changé de film, et qui devait donc incarner Georges Hedare.

Je suis presque choqué par ce casting, les quatre tête d’affiche sont des gens plus que compétents, ce sont tous de très bons acteurs, c’est du jamais vu depuis le début de mes critiques. Wahou…

Enfin bon, apparemment ça ne suffit pas pour faire un bon film…

Le Film : Catwoman a été réalisé par Pitof (Parce que avoir un vrai nom c’est trop mainstream), réalisateur français, principalement connu pour avoir réalisé Vidocq et être un pionnier des effets spéciaux numérique en France, la majeure partie de sa carrière a été d’être le directeur des effets spéciaux sur beaucoup de films. Il a souvent collaboré avec Jean-Pierre Jeunet, sur Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus et Aliens Resurection, ce qui va beaucoup se voir, car il a recouvert tout le film avec une espèce de filtre numérique jaune-orange qui rend un effet très lisse sur la peau de tous les acteurs, intriguant au début et devient de plus en plus dérangeant au fur et à mesure du visionnage. En fait ça va même s’y résumer, il colle du numérique partout où il le peut, que ce soit utile ou pas. Ce ne sont pas de mauvais effets, je trouve en effet que le film a plutôt bien vieilli par rapport à beaucoup de productions de l’époque, mais la plupart sont superflus et gênent la visibilité.

Après un TRÈS long générique qui pompe tellement sur celui de la Momie qu’on se demande si on ne s’est pas trompé de film, on est donc introduit à notre héroïne principale Patience Phillips…. Oui Patience Phillips, pas Selina Kyle, ça commence bien… En fait on va faire simple, vous voyez tout ce qui peut avoir trait au personnage d’origine ? Vous pouvez le foutre à la poubelle, l’héroïne n’a rien à voir avec la Catwoman des comics, l’action ne se passe pas à Gotham City et il n’y a aucune référence à l’Univers de Batman. Le logo DC n’apparaît même pas au début du film et ils ne sont pas dans les crédits à la fin (oui oui j’ai vérifié), je ne sais même pas comment c’est possible. Donc, au lieu de travailler sur du matériel existant pouvant servir à écrire une histoire qui risquerai de plaire aux fans, ils ont décidé de partir sur un tout nouveau personnage et de laisser bosser 3 scénaristes dessus (On sait que c’est toujours une bonne idée), et d’appeler le personnage Patience Phillips. J’adore quand on résume le personnage à son nom plutôt que de perdre du temps à développer sa personnalité. Car oui Patience est une gentille jeune femme, réservée et timide, qui laisse tout le monde lui marcher dessus en fermant sa gueule sans jamais oser dire quoi que se soit.

Bon très bien, vu que les gens qui ont écrit ce film n’ont pas envie de faire d’effort, je ne vais pas en faire non plus et appeler chaque personnage du film par son seul trait de personnalité, Lambert Wilson sera donc Ordure, Sharon Stone sera Méchante et Benjamin Bratt sera Fantasme.

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Le mot de la fin de Petit Kao: Encore une fois, un article coupé en deux parce qu’Evguen ne fait pas dans le minimalisme! Remettez vous de vos émotions et on enchaine avec la suite et fin de cette chronique d’ici quelques jours! Un peu de…patience! *badum tshhh*

[EVV Hors-Serie] Top #1 – 2/2

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Le petit mot de Petit Kao: Nous voilà de retour avec la suite et fin du Top 10 des suites qui furent meilleures que leurs films d’origine. Le Top 10 SMFO… Non, ça ressemble trop à un croisement entre le club à donjon et le parti politique. Et je dis encore n’importe quoi. Je laisse donc la parole à mon confrère avant que ça ne parte trop en sucette…

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Bon nous sommes à la moitié du classement, les films dont j’ai parlé jusque là ne sont pas obligatoirement les plus connus de la Terre, mais méritent d’être célébrées comme les œuvres magnifiques qu’elles sont, être remises en lumière pour être découvertes et redécouvertes. Les 5 suivants, eux, on rentre dans la crème de la crème. Ils sont cultes de chez cultes, et ne pas les avoir vu relève presque de la faute de goût !

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Numéro 5 :

THE DARK KNIGHT

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Prenant à contre pied la mode des films de super héros qui tentèrent tous de coller le plus possible à l’Univers du comic book, Christopher Nolan ressort la franchise Batman, mise à mal par Joel Shumacher dans un film dont on ne va pas citer le nom.
L’univers de Batman Begins est réaliste, sombre et rend complètement son humanité à Batman, en lui retirant son statut de super détective/scientifique/athlète/ingénieur/ninja/génie increvable, pour en faire un être humain normal, ayant juste accès à un technologie que nous n’avons pas, bien qu’en gardant le coté ninja. Le film est un grand succès et la suite est prévue.

Et c’est là que le chef d’œuvre apparaît : The Dark Knight. Nolan expurge tout ce qui aurait pu faire comic book dans le scénario pour faire du réalisme pur. Travaillant sur le statut de justicier qu’est Batman et non dé héros, de la vacuité de sa croisade contre le crime, les criminels apparaissant au fur et à mesure qu’il les arrête, mettant en avant le courage des hommes qui combattent le crime en plein jour et avec la loi, sous les traits du Chevalier Blanc : Harvey Dent.
Un film déjà très intellectuel pour un blockbuster de super héros mainstream qui est bien entendu sublimé par le Joker, joué par le regretté Heath Ledger, dont les superlatifs manquent pour qualifier la performance. L’incarnation du chaos, sans but autre que la destruction et le mal à l’état brut. Le génie de Nolan dans l’écriture de ce personnage est de ne pas lui donner d’origine, il apparaît et c’est tout. Comme une maladie apparaît après qu’un vaccin ai été trouvé pour la précédente, bien pire et bien plus virulente. Posant même une question dérangeante…Si Batman n’était pas apparu, le serait il lui ?

Superbement écrit, magistralement réalité, posant de vraies questions, amenant une réflexion par des personnages complexes et une intrigue incroyable, ce film est une perle qui restera pour longtemps dans l’histoire du cinéma.
Le troisième volet, The Dark Knight Rises, objectivement inférieur, reste quand même un bon film, même si il fait pale figure à coté de son prédécesseur.

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Numéro 4 :

STAR WARS : EPISODE 5 

L’EMPIRE CONTRE ATTAQUE

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Bien sur que je devais en parler, comment éviter de pouvoir parler d’un des plus grands chefs d’œuvres de la science fiction, la saga spatiale la plus épique et la plus célèbre de l’Histoire et bien sur de son meilleur film.
Georges Lucas réussit déjà un carton en 77, décidément une très bonne année pour la culture, avec un film ayant un budget assez modeste mais qui va rapporter largement plus : Star Wars. Bien entendu, il obtient l’argent pour faire la suite, mais suite à des ennuis de santé, ne s’occupe que du scénario et laisse la réalisation à un homme bien plus compétent, Irvin Kershner (Le premier qui gueule on reparle de la prélogie!)
Et Kershner nous réalise un exploit, il fait mieux que Un Nouvel Espoir, à tous les niveaux, images, direction d’acteurs, continuité, rythme, suspens, tout.

Je vous mets au défi de trouver une seule scène ce film qui ne soit pas culte, un seul moment qui ne soit pas mémorable, la moindre réplique inutile, tout y est génial, ce film est juste parfait !
Tellement parfait que bon nombre de ses répliques sont restés dans l’inconscient collectif et qui sont connus même des gens qui n’ont pas vu le film (Ce qui pour moi est une cause de rupture sans préavis et à tort exclusifs de la partie opposée).

Je ne sais même pas quoi dire de plus sur ce film, hormis répéter qu’il est génial et parfait. Je suis trop un fan boy sur ce coup donc je vais passer direct au numéro suivant…Quoi que non…Je vais aller re-regarder l’Empire Contre Attaque pour la millième fois et je reviens !

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Numéro 3 :

ALIENS

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Et insistons bien sur le « S », car oui il n’existe pas de Alien 2 et sûrement pas le nom français, Alien le Retour. En 1979, Ridley Scott réalise un film de science fiction à petit budget et avec une brochette de joyeux inconnus, hormis John Hurt et Ian Holm, qui allait créer la créature extraterrestre la plus connue (Avec l’autre là, celui qui veut toujours vous taxer votre téléphone), le xénomorphe ! Oui car ça s’appelle un XENOMORPHE, Alien, ça veut juste dire Étranger en anglais ! Voilà, comme ça vous passerez plus pour un con quand vous vous direz fan du film.

Bref, revenons à nos moutons, jouant sur les codes de l’horreur et du slasher, Scott crée une ambiance glauque et pesante, ne révélant que très peu de choses sur la créature, la montrant le moins possible et réussit donc le coup de maître de palier le manque de fonds par de l’inventivité. (Hein Ridley, contrairement à Prometeus quoi…)
Pas besoin de préciser que le film est un succès mondial et devient totalement culte, encore mieux, c’est un film qui a très bien vieilli et qui se regarde encore avec plaisir même aujourd’hui.

Presque 10 ans plus tard, James Cameron reprend le projet et réalise la suite sobrement intitulé AlienS (Oui car cette fois il y en a plusieurs). Et comme dans chaque chose que réalise Cameron, il y ajoute du GRANDIOSE ! Il renouvelle complètement l’esprit du film en y ajoutant une grande dose d’action, tout en gardant l’esprit dangereux et menaçant des créatures.
Il y a une excellente gestion des attentes du public, vu que l’on doit patienter jusqu’à la fin du premier acte, soit plus de 20 minutes pour voir le premier petit bout de xénomoprhe, tout en rendant hommage au film précédent, laissant une trace de Ripley pendant un temps.

Le grand nombre de créatures présentes ne donne pas une impression de surenchère, mais au contraire accentue la tension autour des personnages perdus dans un grand espace et entouré de nombreux ennemis.
Enfin, il ajoute beaucoup d’éléments sur le background des xénomoprhes comme les reines, le lien psychique entre eux, l’esprit de ruche et bien d’autre choses qui sont devenus la base de leur mythe.

Aliens est la preuve que tout ce que James Cameron touche se transforme en or, il y crée le parfait mélange entre horreur, action et science fiction. Il est encore aujourd’hui considéré comme le 2e meilleur Film d’Action de tous les temps, 4e meilleur Film de Science Fiction, donc il mérite bien d’avoir la troisième place de ce classement !

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Numéro 2 :

LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND 

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Pardon ? Comment ? Qu’est ce qu’il raconte ? Mais c’est pas une suite, Le Bon, la Brute et le Truand ! Arrête de boire Evguen !
Et si, les amis, le Bon, La Brute et le Truand n’est pas un seul film, mais c’est le troisième volet de la Dollar Trilogy, avec « Pour une Poignée de Dollars » et « Et pour quelques Dollars de plus ». Je dois avouer que je triche pas mal avec celui ci, car premièrement c’est le troisième film de la saga, et qu’en plus c’est plus un prequel aux deux autres films qu’une suite. Mais bon dieu on s’en fout complètement !
Sergio Leone, le grand maître du Western signe avec ce troisième volet juste le meilleur Western de tous les temps, en concurrence directe avec un autre des ses films « Il était une fois dans l’Ouest. »

Tous les codes du Western Spaghetti y sont repris et magnifiés, les personnages toujours bordeline entre le bien et le mal, les chevauchées dans les grandes plaines, les longues focales sur les paysages désertiques à perte de vue (Pour info pas besoin d’aller aux États-Unis pour voir les paysages de ces films, ils ont quasiment tous été tournés en Italie et en Espagne), les musiques toujours juste de Enio Moricone, la tension à couper au couteau lors des scènes de duels, les ponchos et surtout les gueules. Car Leone aimait les acteurs à gueule, loin des prototypes de minets Hollywoodiens, créant donc la carrière de Clint Eastwood avec son regard froid et sa mâchoire si serrée, Lee Van Cleef et ses yeux de serpent, Charles Bronson, avec son visage buriné et sa moustache.

Tout ce qu’il y a eu dans ce film resté culte est devenu des éléments inoubliables de la pop culture, pourtant ce film est sorti en 1966…
Que seraient les concerts de Metallica sans la musique du cimetière de Enio Moricone, ou celle du duel qu’on a tous essayé pitoyablement de rechanter en yaourt, et cette phrase vous vous en souvenez .
« Dans la vie, il y a deux types d’Hommes. Ceux qui ont le flingue et ceux qui creusent. Toi, tu creuse… »

Oui oui, ça vient bien de là….

Vous voulez un truc encore mieux ? Bien que les films sont liés et rentrent dans la même continuité les uns avec les autres, vous pouvez regarder n’importe quel film de la Dollar Trilogy dans l’ordre que vous voulez sans avoir le moindre souci de compréhension, car Leone les a pensé pour pouvoir chacun ternir comme un film indépendant. Ça c’est du grand art…
Plus illustre représentant d’une époque et d’un genre aujourd’hui décédé : le Western Spaghetti, le Bon la Brute et le Truand, garde l’image d’un époque où l’on avait le sens du grandiose et racontant des histoires simples, mais pourtant mémorables, dans l’Ouest Sauvage….

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NUMERO 1 :

TERMINATOR 2 – Judgment Day

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Si il y a bien un film qui représente la quintessence d’une suite qui explose complètement son film d’origine au point de devenir le seul et unique souvenir de la franchise, c’est bien Terminator 2, encore une fois avec James Cameron aux manettes. Sorti en 1984, Terminator est le plus grand succès cinématographique de l’année, avec un budget de « seulement » 6 millions de dollars, le film en rapportera 80 et propulsera la carrière naissante de James Cameron. Son style est déjà extrêmement présent, prendre une histoire simple, un robot du futur vient tuer une jeune femme dans le passé pour qu’elle ne puisse pas donner naissance au leader de la rébellion contre la dictature des machines, et en faire un film mémorable (Je déconne pas, allez chercher tous les films de Cameron et trouvez moi ceux dont le scénario ne puisse pas être résumé en une ligne). Et attention, ce n’est pas un reproche, c’est même à ça que l’ont peut reconnaître un grand.
La petite histoire raconte que James a eu l’idée du design du Terminator après un cauchemars où il était poursuivit par un robot squelettique et qu’il le dessina dès son réveil.

Le film lança aussi la carrière de Arnold Schwarzenegger, déjà connu pour Conan, mais qui après ce film va devenir la méga star d’action que l’on connaît, et deux légendes pour le prix d’une deux ! Très bonne idée aussi de ne pas lui avoir donné beaucoup de lignes de dialogue, tout ceux ayant déjà entendu Arnold en VO au début de sa carrière peuvent comprendre.

7 ans plus tard, Cameron réalise la suite de son premier grand succès, et ce coup ci on lui donne un budget pharaonique de 102 MILLIONS DE DOLLARS, le plus gros budget alloué à un film à l’époque (Ce qui deviendra une habitude chez lui), et vous savez ce que peut faire cet homme si vous lui donnez assez de moyens, de la magie !

Premièrement, il a l’idée d’inverser les rôles principaux, le méchant du premier film devient le gentil, l’inquiétant Terminator qui poursuivait Sarah Connor devient celui qui va la protéger elle et son fils, toujours avec sa tête inquiétante. Pour lui opposer un homme qui peut presque concourir avec Willem Dafoe dans un concours de tête à faire peur : Robert Patrick.
La frêle et terrifiée Sarah Connor, devient une montueuse badass qui ferait passer Michelle Rodrigez pour une mignonne petite fille.
Il lance la carrière d’Edward Furlong, qui n’en fera rien de bien et c’est dommage, quand on sait ce qu’il peut faire quand il a envie, regardez American History X pour voir ce que je veux dire.

Cameron, en maître des effets spéciaux qu’il est, ajoute des effets numérique qui ont très bien vieilli encore même aujourd’hui, 22 ANS APRES LA SORTIE DU FILM, alors on a aucune excuse pour faire de la merde de nos jours.

Il ajoute un propos bien plus profond au scénario, en le faisant passer d’un simple film de poursuite à une fresque désespérée sur la vacuité de la quête humaine vers la technologie, notre dépendance de plus en plus grande envers les machines ainsi que la dislocation des liens sociaux entre les gens. Il y rajoute en plus une grande réflexion sur le destin, si l’on peut choisir sa voie et sa vie ou s’y l’on est prédisposé à accomplir son futur sans aucune chance d’y échapper.
Enfin, et c’est vraiment rare pour un film d’action, une utilisation très intelligente du concept de voyage dans le temps, qui arrive à éviter tous les clichés, les écueils et toutes les conneries de paradoxe temporel, montrant qu’encore une fois, CE N’EST PAS SI COMPLIQUE d’avoir un scénario qui se tient, même pour un film de divertissement à grand public.

Ce film n’a aucun défaut, l’enchaînement des scènes est très fluide et varié, avec de la terreur, de l’action absolument épique, un peu de comique justement dosé, des scènes plus calmes avec des sentiments, de la réflexion et sans ce besoin de nous vendre du cul pour faire du fan service.
Terminator 2 est en fait tellement bon qu’il éclipse complètement le 1er, moi même, j’ai vu le 2 en premier et je n’ai vu le 1 que bien des années plus tard, et sans que ça ne m’ait jamais gêné. La transition et l’explication entre les deux se faisant de manière très fluide et des explications concises, bien intégré dans les dialogues pour que personne ne se sente perdu.

Sur-récompensé, Sur-aimé, Sur-culte, c’est le meilleur film d’action de tous les temps, nerveux, intelligent et bien fait. Plus qu’un simple film de divertissement, il éclate juste son prédécesseur et ne sera jamais oublié dans l’Histoire du Cinéma, Terminator 2 est la meilleur suite jamais réalisé et mérite bien sur sa première place de ce classement.

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CONCLUSION

Voilà voilà, vous venez de lire un petit classement de films d’anthologie, si vous n’en connaissez pas regardez les, si vous les connaissez regardez les, si vous n’avez pas d’yeux votre vie est merdique et je ne peux rien faire pour vous.

Une question m’est venue en faisant ce top, c’est qu’il y a un patern qui apparaît pour tous ces films, hormis X-men 2, The Devil’s Rejects et The Dark Night, tous ces films, ainsi que leurs suites ont été réalisés durant les années 70 et 80, et pourtant sont tous resté dans les mémoires. Pourquoi donc alors que de plus en plus de ces films sortent, ne restent ils pas eux ? Un réflexion intéressante, à développer…

[EVV Hors-Serie] Top #1 – 1/2

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Le petit mot de Petit Kao: Alors que le blog compte une absence de mise à jour, je me suis rappelée que j’avais des EVVs en stock à vous faire lire, et optionnellement à corriger. C’est donc avec une joie non masquée que je vous délivre la première partie du second hors-série des EVV. C’est cette fois ci… ho et puis je vais laisser Evguen vous expliquer, il fait ça aussi bien que moi.

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La suite, ou sequel dans la langue de Shakespeare est au bon film ce qu’est la gueule de bois à la cuite, impossible à éviter. Quand une œuvre marche au grand écran on peut être pratiquement sûr que la suite ne va pas tarder à arriver. Soit parce que l’histoire n’est pas finie, exemple la trilogie du Parrain de Scorcese, les trois films racontant la saga familiale des Corleone, de la montée au pouvoir de Michael dans le premier au passage de flambeau vers la nouvelle génération dans le dernier volet. Soit parce que l’histoire est adaptée d’un série de livres que l’on peut continuer à raconter, Seigneur des Anneaux, Harry Potter… Soit, et ce est le plus souvent le cas pour se faire du pognon sur le dos de quelque chose qui a déjà marché, et là les exemples vous viennent tous à l’esprit et la liste est infinie.

La suite, disons qu’elle est souvent une pâle copie de l’original, au mieux, si le film est repris par le même réalisateur avec la même envie on retrouve un qualité équivalente sans la surprise de la nouveauté, ne sortant pas déçu de la salle de cinéma, au pire, on assiste à un prodigieux navet, presque une insulte au volet précédent et on quitte furieux l’endroit et on se met à écrire des critiques sur internet.

Mais il existe un cas très rare, même extrêmement rare, c’est que la suite soit meilleure que l’original, que l’ajout de moyens, de temps et de liberté donnée à l’équipe de création accouche d’un chef d’œuvre mémorable, d’un film si incroyable qu’il va éclipser le précédent et en devenir même son film référence.
J’ai envie de rendre hommage à ces quelques petites perles en vous les faisant découvrir ou redécouvrir au sein d’un Top 10 des suites qui furent meilleures que leurs films d’origine.

Quelques petites règles avant tout : Sont exclus d’office les films dont les suites on été tournées en même temps, Kill Bill, Matrix Reloaded et Revolution (Bien qu’ils n’aient jamais eu aucune chance au classement) et les films prévus de base en saga (Harry Potter, Narnia…) car ces films là sont tous trop semblables les uns aux autres et il impossible de les comparer. Ensuite c’est un classement totalement subjectif, c’est les films qui m’ont marqués moi ou que je juge moi d’être au classement, si vous êtes pas content, envoyez moi vos insultes, j’ai une corbeille totalement prévue pour ça !

Donc allons y, Alonzo !

NUMÉRO 10 :

LA REVANCHE DES TOMATES TUEUSES

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« Euh ? Ils nous fait quoi là Evguen ? C’est quoi ce film à la con que personne ne connaît et qui a un nom de merde ? » Êtes-vous probablement en train de vous dire derrière vos écrans ! Et non, je n’ai pas pété un câble et je ne me fous pas de votre gueule.
La Revanche des Tomates Tueuse est la suite d’un absolu nanar de série Z appelé L’Attaque des Tomates Tueuses, sorti en 1978 avec le budget ridicule de 90 000 dollars, étant une parodie de film d’envahisseur n’ayant jamais marché et pratiquement oublié depuis le temps. Par on-ne-sait-quel miracle, ce film obtient de l’argent pour faire sa suite l’année suivante qui devient quasi instantanément un film culte du cinéma de série Z. Son scénario complètement pété et assumé, ainsi que des blagues brisant le quatrième mur (La règle de la séparation entre personnages et spectateurs) et créant les bases pour tout le genre du film parodique avec ses références à gogos, sa critique du système de financement et des placement de produits (20 avant que ça devienne une obligation).

L’histoire ? Euh vous avez lu le titre ? On s’en fout un peu, l’intérêt de ce film, c’est un ton, un style et un humour déjanté avant-gardiste qui mérite d’être mis en avant de temps à autres, et c’est pour ça qu’il mérite sa place dans ce classement. Et by the way, pour ceux qui pensent le contraire, c’est quand même le film qui a fait débuter un tout jeune Georges Clooney, donc peut-être que sans ce film, il n’aurait pas eu la carrière que l’on connaît. A méditer….

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Numéro 9 :

MAD MAX 2 : THE ROAD WARRIOR

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Sorti en 1981, suite d’un tout premier film avec Mel Gibson qui était encore fréquentable et sain d’esprit à ce moment. Il est la quintessence de ce que le rajout de budget peut faire de mieux. Bien sur le premier est culte, mais on ne peut pas faire grand chose en science fiction avec seulement 400 000 dollars, australiens qui plus est. Ce qui était un film très intimiste, une histoire de vengeance dans un futur peu défini devient une grande fresque post-apocalyptique dans la grande tradition des films des années 80. Le génie de ce film vient de ses personnages ambiguë, sans gentil, ni méchants clairement définis, le fait de ne le situer nul par sur terre, ce qui rend le message intemporel et universel, ainsi que de ne pas se vautrer dans le violence gratuite (hormis deux rares occasion), mais de laisser travailler ses acteurs pour développer leurs personnages. Georges Miller, le réalisateur s’est donc servi de l’argent supplémentaire pour améliorer ses décors et son matériel sans en faire pâtir le scénario, ni les personnages, qui furent au contraire plus développés. Ce qui en fait une superbe suite qui surpasse le premier opus. Dommage qu’il n’ai pas eu cette sagesse dans le 3e volet où il a fait jouer Tina Turner et des gosses…

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Numéro 8 :

X-MEN 2

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Suite au succès incroyable du premier film en 2000, qui a lui seul réussi à lancer toute la mode des films de super héros qui continue encore aujourd’hui ; Bryan Singer est rappelé pour réaliser le second volet. Et dieu que ce fut bon. Prenant pour base de scénario un des meilleurs Graphic Novel jamais écrits, «  Dieu Créé l’Homme Détruit », Singer introduit un nouveau méchant dans la série : l’Homme ! Laissé un peu au second plan dans le premier film, les humains étaient vus comme une masse informe, haineuse ou effrayée. Cette fois ci le scénario s’attarde sur beaucoup de personnages humains pour montrer leur rapport aux mutants, l’incompréhension, la haine, la peur. Il fait beaucoup interagir, bons et mauvais mutants, ainsi que les jeunes, encore indécis, pour développer la psychologie des personnages et donner à tout le monde une troisième dimension là où il n’y avait que des confrontation dans le premier.
Le résultat est donc une histoire plus sombre, plus psychologique, bien qu’ayant plusieurs excellentes scènes de combat qui évite de rendre cela trop ennuyeux.
Sans doute le meilleur exemple que l’on peut faire un blockbuster de super héros avec un scénario solide, de l’action impressionnante et des personnages travaillés.

On ne parlera pas des autres suites et préquels de cette série qui a malheureusement beaucoup souffert aux mains de gens bien moins compétents que Singer, mais on finira sur la note positive que ce cher Bryan revient au contrôle du prochain film X-Men prévu pour l’été 2014, ce qui est une excellente nouvelle pour tout ceux qui aiment le X…… Ça sonnait mieux dans ma tête ça….

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Numéro 7 :

ZOMBIE

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Bon ok celui là, je triche un peu, même beaucoup. Zombie de Georges Romero n’est pas la suite de la Nuit des Morts Vivants à proprement parler. Ça ne se passe pas au même endroit, aucun des personnages du film n’est présent ou n’est mentionné, hormis les zombie, les histoires n’ont aucun lien et 10 ans séparent les deux films, 68 pour la Nuits des Morts Vivants, 78 pour Zombie.

Donc pourquoi est il dans ce classement ? Car Romero lui même considère Zombie, comme la suite de La Nuit des Morts Vivants, et qu’il a même précisé que les deux films se passent dans le même univers. Il a aussi fallu cette décennie pour que Georges puisse rassembler l’argent pour financer la suite qui sera son film le plus connu et finalement sa marque de fabrique. Entre le premier film de Romero et Zombie, la différence est sans appel. Du huis clos dans une maison, auto financé, fait avec trois bouts de ficelle, le système D et les moyens du bord, on passe à un budget d’ 1 million et demi de dollars (Ce qui reste peu, même pour l’époque). C’est avec Zombie que Roméro créera les codes et les règles du genre, et posera aussi les bases de scénario qui lui donneront un statut d’Auteur et non juste un fabricant de films gores.

Les films de zombies de Romero ont toujours été le prétexte pour faire une critique de la société dans laquelle il vit, le consumérisme, l’apathie humaine, l’inhumanité même des humains. Zombie, marquera son style pamphlétaire et la direction de son œuvre pour le reste de sa vie.
En dehors de ça le film est excellent, le spécialiste des effets spéciaux Tom Savini y fait déjà ses débuts avec ses maquillages et son gore réaliste, les acteurs sont très justes et la menace des zombies est vraiment palpable, créant l’angoisse et le malaise des films d’horreur d’avant l’époque des jumpscares, dans la plus pure tradition de Dario Argento.

Au fil du temps, le film de zombie est juste devenu un sous genre de l’horreur parmi tant d’autres et Romero est presque devenu un parodie de lui même, prouvant qu’il ne comprend vraiment plus la société dans laquelle il vit et ce qui est devenu le cinéma, il suffit de regarde Diary of the Dead pour s’en convaincre. Mais n’oublions pas que c’est à Zombie que nous devons tout.

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Numéro 6 :

THE DEVIL’S REJECTS 

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Ah ! Rob Zombie ! Y’a t’il une seule chose que tu ne touches qui ne se transforme pas en or ? Comme si c’était pas déjà assez que tu sois un le leader d’un groupe de métal mondialement connu, porte-étendard du Métal Industriel aux Etats-Unis, avec ton copain Manson ; mais il faut en plus que tu sois un réalisateur de films d’horreur de grand talent. Que l’on aime ou pas ce genre de films, on ne peut nier l’orfèvrerie cinématographique de Rob Zombie, son travail millimétré de la mise en scène, de la lumière, de la caméra, son respect profond pour les codes du genre ainsi que les acteurs iconiques de celui ci, tout en gardant un univers personnel et ajoutant son propre style unique.

Son premier film, la maison des 1000 morts, injustement sous vendu en Europe, où il est sorti en direct-to-dvd, mettait déjà les bases de son genre de films d’horreur, hommages aux slashers des années 70, mais aussi au cinéma burlesque des Marx Brothers, ainsi qu’à l’histoire des tueurs en séries américains (chacun des personnages du film ayant existé). Le film restait un slasher classique, mettant en scène une famille de tueurs psychopathes cannibales et satanistes, les Firefly, tuant des random personnages et se terminant dans un gros délire visuel sous acide, plus proche d’un très long clip vidéo que d’un film.

Sans être un succès retentissant, il gagna assez d’argent pour financer une suite. Et mon dieu, quelle suite ! The Devil’s Rejects est un des meilleurs slashers de tout les temps. Reprenant quelques mois après la fin de la Maison des 1000 morts, il met en scène la poursuite de la famille Firefly par la police. Rendu fou par la découverte de la maison et de ce qui s’y est passé, le sherif qui perd de plus en plus toute notion de loi et de moralité, veut se venger de la famille, alors que l’on s’intéresse de plus en plus à leur relations, leurs sentiment et leurs liens, créant une sympathie envers eux. Les rôles s’inversent, le héros devient le méchant et les psychopathes deviennent les proies. Jamais une idée aussi géniale n’a été mise en scène, créer un lien entre le spectateurs et les tueurs immoraux qui se complaisent dans le sadisme et la violence.

Rob Zombie créé une œuvre immensément subversive, profondément dérangeante, pas par son gore, mais par le questionnement de notre rapport à la violence, au statut du héros et de notre notion du bien et du mal. Si vous n’aimez pas les slashers et que ne deviez en voir qu’un dans votre vie, ça doit être The Devil’s Rejects !

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Le mot de la fin de Petit Kao: Pour éviter le vieux TL;DR (too long, didn’t read), je coupe en deux ce top 10. Comme ça vous avez l’impression que y’a moins à lire, et moi je gagne une mise à jour. Win-win. Qui veux du gâteau?

[EVV #10] Blanche Quiche et le Supplément Fromage. (2/2)

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Le mot de Petit Kao: Voilà donc comme promis la suite et fin de la critique de « Blanche Neige et le Chasseur ». Evguen s’énèrve de plus en plus, pour notre plus grand plaisir, à grand coup de majuscules et de surplus de points d’exclamation. Bon concernant les majuscules, ce n’est visible qu’en béta, donc pas sur le site, parce que c’est le bordel à éditer. Mais bref. Bonne lecture!

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Précédemment: [En attendant, Blanche Cruche cavale jusqu’à la forêt où elle perd sa monture dans un marécage où celle ci c’est embourbé. Tous ceux qui y voient une référence à l’Histoire Sans Fin, bravo, vous avez gagné un carambar. Problème, là où cette scène est déchirante de tristesse, car elle prend son temps pour montrer que Atreyu assiste impuissant à la mort de son compagnon et meilleur ami, devant tout abandonner pour sa quête, y compris ce qui lui tient le plus à cœur, le faisant évoluer dans sa construction de héros, ici ça marche pas du tout. Car tout est plié et emballé en moins de 2 minutes, le cheval s’embourbe et cette morue se casse pratiquement tout de suite, l’abandonnant à son triste sort comme un moyen de locomotion n’ayant plus son utilité. « Tchao ! Merci pour la balade ! La vie est une pute ! »]

-> Et la fameuse forêt, là aussi on est dans le bronx le plus absolu. Des plantes et des animaux l’attaquent de manière random façon héros de beat’m’all de l’époque 16 bits, puis elle finit par tomber tête la première dans un champignon qui lui crache des spores dans la gueule, ce qui la fait partir dans un délire hallucinogène blindé de symbolisme qu’aurait pu apprécier Terry Gilliam (je vous le passe, j’ai un peu de pitié quand même).
Encore une fois qu’est-ce qui ne va pas ? La foret est un hommage raté au Disney d’origine, où Blanche Neige court effrayée à travers des bois menaçants où les animaux et les arbres prennent des formes de monstres. Mais c’est important : CE NE SONT PAS DES MONSTRES ! C’est la perception qu’en a Blanche Neige, métaphore subtile, de la petite fille ayant grandit qui dois s’aventurer dans le monde extérieur par lequel elle est effrayé. Alors qu’au final comme ce ne sont que des arbres et des animaux, elle se retrouve piégée dedans, plus par sa propre peur qui lui fait voir des menaces là où n’y en a pas.
Ici, la forêt EST UNE PUTAIN DE MEGA MENACE !! Elle est maudite, elle est dangereuse, pratiquement tout tente de la tuer, il y a même des PUTAINS DE MONSTRES. Ils vont même chercher le fameux chasseur pour aller la débusquer parce qu’il est le seul à en être sorti vivant !!

Allô ! Monsieur Rupert Sanders ? Vous venez de foirez votre propre hommage, trop occupé à ajouter votre symbolique personnelle !!! Un film pour enfant fait mieux que vous !!!

Bref, vu que nos méchants sont bien entendu des modèles de courage, il vont donc aller chercher le chasseur, poivrot du village détruit par la mort de sa femme, pour qu’il les guide à travers la forêt et retrouve Blanche Nouille. Il refuse au début, mais change d’avis quand la reine lui promet de ramener sa femme à la vie.
Il les mène à Blanche Neige en deux temps trois mouvements et un nouveau dialogue débile commence. Le chasseur demande, sur place, au milieu de la foret, le paiement de son labeur, c’est à dire le retour de sa femme. Au milieu de la foret, où la reine n’est pas du coup, à son frère, qui n’a manifesté aucun pouvoir magique, à aucun moment. Enfin bon, on va dire que c’est un alcoolique et que tous ses neurones ne fonctionnent pas bien.  Mais Finn, au lieu de gentiment lui expliquer qu’il ne risque pas de pouvoir faire quoi que ce soit pour lui, vu que la sorcière, c’est sa sœur, qu’elle est au château et que c’est donc elle qu’il faut aller voir pour les histoires de résurrection, va lui balancer de but en blanc qu’on s’est foutu de sa gueule et que la reine n’a pas le pouvoir de ramener les gens à la vie…Alors que c’est le chasseur qui tient Blanche Neige, un couteau sous la gorge… *Facepalm* Mais quel est le niveau de la connerie de cet homme ? Pourquoi lui dire ça maintenant ? Sur son terrain ? Alors que t’es seul avec trois gardes ?
Bref, le Chasseur prend assez mal la nouvelle, bute les trois gardes, Finn s’enfuit avec bravoure et nos deux héros s’enfoncent dans la forêt.

Pendant ce temps dans le château du duc Beith, qui est encore dans ce film, et qui en dix années n’a pas trouvé le moindre plan pour monter une armée, fomenter une rébellion, se faire aider par les pays voisins, créer des troupes, enfin quoi que ce soit pour libérer son royaume de la méchante reine hormis faire vaillamment dans son froc caché derrière ses murs. William, son fils, à grandi et appris que Blanche Fesse s’est échappé du château de la reine et veut donc aller la secourir car c’est son amour de jeunesse, ainsi que accessoirement la reine légitime du royaume. Son père, essaye de l’en dissuader, trop occupé à applaudir avec les fesses pour se soucier de choses frivoles comme l’honneur, la loyauté ou la vie de la fille de son meilleur ami, accessoirement Reine Légitime du pays, qui pourrait servir de porte drapeau pour renverser l’usurpatrice.  William prend donc son arc et son plus beau cosplay de Robin des Bois pour rejoindre une équipe de mercenaires connaissant parfaitement la foret, motivés uniquement par l’argent et embauchés par Finn pour retrouver les fugitifs. Wait what ? Si il avait ce genre de gars sous la main dès le départ, pourquoi il est allé chercher le Chasseur en lui promettant la résurrection de sa femme ? Scénariste ? Une réponse ? Une explication ? Non ? Ma Gueule c’est Magique ? Bon ok.

En attendant, la « belle » et le pochard ont une discussion classique d’introduction pour personnage cliché du genre :

– Lui : Je suis un bourrin dur et blasé, j’en ai rien à foutre de ta gueule !
– Elle : Mais je suis gentille douce et innocente…
– Lui : D’accord, je t’aime toujours pas mais je vais t’apprendre à te défendre.
– Elle : Merci !

Après une bataille contre un monstre et un rapide rencontre avec une village de femmes voilées qui se scarifient le visage pour que la reine ne veuille pas voler leur beauté, qui balancent beaucoup de dialogue d’exposition inutile pourri de symbolisme sur la notion de sacrifice ; il se font rattraper par les mercenaires. Ils mettent le village à feu et à sang mais nos protagonistes s’échappent au dernier moment.

Ah oui et sinon, on a un interlude avec la reine qui nous gratifie d’un flash back de 30 secondes pour expliquer les origines de ses pouvoirs, qui lui ont été donné par des femmes de son village pour se venger de la cruauté des hommes qui les ont tué et qui ne fonctionne que si elle est la plus belle. Avec bien sûr de la symbolique et un détournement de l’eucharistie, où elle boit du vrai sang, tout ça tout ça…
Alors qu’est ce qui me dérange là dedans ? Le fait que je m’en branle de savoir d’où peuvent venir ses pouvoirs étant donné qu’on a pas besoin de tout expliquer ? Le fait qu’un passé tragique ne justifie pas qu’elle soit devenu la reine des putes ? Que des mauvais hommes ont détruit sa vie rend encore plus incompréhensible le fait qu’elle ait tué un roi juste et bon, plutôt que de se venger d’un mauvais ? Que le fonctionnement de sa magie basée sur sa beauté est stupide sachant que la beauté est une donnée subjective et que même si elle était objective, il y aura toujours une fille plus belle qui peut apparaître ? Ou bien c’est le fait que « Son règne est si maléfique que la nature en a dépéri » fait que peut importe son passé et ses motivation, même louables, c’est LE PUTAIN DE MAL ABSOLU et je ne sentirai JAMAIS impliqué ou compréhensif par rapport à ses actions !!!

BREF !! 1h05 après le début du film, on fini par rencontrer les autres personnages de l’histoire, les nains ! Attendez…1h05 ? On en est qu’à 1h05 ? ON EST QU’A LA MOITIÉ DU FILM !!! Alors qu’ils ont déjà réussi à coller dedans de quoi raconter au moins 3 histoires, assez de scènes -si elles avaient été plus travaillé- pour remplir le film dans son ensemble, et on nous a enfoncé assez de symbolisme dans la gorge pour étouffer un fan de Stanley Kubrik !!!

Enfin BREF !! Les nains capturent notre couple en fugue. Vous vous souvenez de ces nains charmants et sympathiques, et bien ces 8 charmantes créatures parlent ici de meurtre, de torture, veulent laisser pourrir le corps de Blanche Buse à un arbre car elle ne leur plait pas. Jusqu’à ce que bien sur elle leur dise qu’elle est la fille du roi, et que ça les fait changer instantanément d’avis parce qu’ils étaient reliés d’une manière ou d’une autre à lui.
Dans le listing des nains, nous avons quelques gros bourrin guerriers caricatures de Donjon & Dragons, le vieux sage aveugle à moitié cinglé que tout le monde écoute ainsi que des comic relief, parce que tout ce dont manquait ce film débile, c’est des personnages comic relief, qui devaient être les nains bien entendu… Je hais ce film…vraiment…

"Bonjour. Auriez vous une minute pour parler de notre seigneur Gimli?"

« Bonjour. Auriez vous une minute pour parler de notre seigneur Gimli? »

Ils les emmènent dans une sorte de foret de fées magique secrète surchargée de mauvais effets spéciaux qui a été épargnée par le maléfice de la reine, ce qui laisse tout le temps aux nains de jouer les grosses brutes qui aiment pas la nature. Donc à partir de là j’ai commencé à les imaginer avec la voix du nain de Naheulbeuk pour les trouver supportables.
S’en suit un bivouac dans lequel les nains forcent énormément d’exposition pour nous raconter leur passé, nous rappeler des points stupides du scénario (toujours cette nature qui meurt) et nous expliquer d’une façon n’ayant ni rime ni raison pourquoi ce sont les 8 derniers de leur espèce, enfin ils se mettent à chanter et moi c’est le moment où je me suis assommé avec mon clavier devant la stupidité sans borne de ce que je regardais.

Le matin est propice à la rêverie, à la mélancolie et une méta-chiée de symbolisme et celle ci part vraiment dans tous les sens. Blanche Moule, guidé par des zoizos, des fées et d’autres saloperies du genre se retrouve dans une clairière pleine d’effets spéciaux où elle rencontre un gigantesque cerf blanc avec des bois immenses. Les nains nous disent que c’est l’incarnation du dieu de la nature, et qu’il s’incline devant elle, la reconnaissant comme l’Élue, celle qui va redonner vie au monde….
Vous vous rappelez le Notre Père du début qui la lie à la chrétienté, la symbolique biblique et surtout de Jésus dont je vous ai parlé ? Et bien ce foutu cerf vient de foutre un magistral coup de sabot dans les couilles de tout ce développement scénaristique. C’EST UN DIEU PAIEN QUI VIENT DE LUI DONNER SON STATUT DE MESSIE !!! C’est le dieu de la foret, représenté par un cerf, un symbole païen, sous le regard de fées et nains et d’autres créatures magiques, qui a attribué son statut d’élue à un personnage dont on a passé tout le film à représenter comme une allégorie de Jesus !!!
Alors en plus que le Notre Père, SA PREMIERE REPLIQUE, qui je le rappelle, n’a jamais été ni justifié ni exploité, on lie maintenant Blanche Neige au paganisme et la vénération de la nature, par laquelle est presque couronnée reine !! Scénaristes et réalisateur de ce film, ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER !!

La drogue ceytreymal.
On se croirait dans Princesse Mononoke version ratée.

BREF!!Cette niaiserie devait bien sûr être interrompue par l’arrivée des méchants, tant pis pour la forêt magique et secrète (Et vous me faites encore chier car Tony Stark donne son adresse dans Iron Man 3?) et tout le monde s’enfuit en panique.
Commence alors une scène d’action en forêt très chiante où un nain se fait buter, ça y est ils sont 7, c’était pas prévisible du tout… Ainsi qu’un combat entre Finn et le Chasseur, où Finn se trouve être finalement un combattant plus que capable, prenant même le dessus sur le Chasseur avant de nous démontrer une nouvelle fois sa stupidité sans limite, ainsi que le manque d’imagination du scénariste.
Alors qu’il est en train de gagner, il déclame que c’est en fait lui qui a tué la femme du Chasseur et qu’il n’oublie jamais une seule de ses victimes. Quand est ce que ça a été établit que c’est un tueur en série psychopathe ? Jamais ! Est ce qu’il y avait besoin créer un surplus de charge émotionnelle entre lui, le frère et protecteur juré de la reine (établit plus tôt dans le film), et le Chasseur, protecteur de la reine légitime ? Non. Pourquoi on a fait ça ? Parce qu’on s’est dit que ça fait cool ! Est-ce que ça l’est ? NON !
La fin du combat est prévisible, le Chasseur tue Finn, qui meurt comme il a vécu, un abruti incompétent, ce qui par ailleurs blesse la reine, ne me demandez pas pourquoi !!
Ah, et ils sont rejoint par William des Bois (Le fils du duc, qui oui est bien toujours dans le film).
Tout le Scooby Gang étant réunis, ils partent en direction du château du Duc Beith, pour lui faire enfin bouger son auguste popotin de son trône de lâcheté.

On a aussi immédiatement, une romance forcée entre William et Blanche Pute, dûe uniquement à des souvenirs d’enfance et qui relèguent au second plan le Chasseur qui vient quand même de passer tout le film à sauver la vie de l’autre morue. Kristen Stewart qui abandonne un homme des bois dévoué pour aller s’intéresser à un maigrichon au teint pâle, c’est tellement pas son registre pourtant…

Durant une de leurs conversations, il lui offre une pomme qu’elle croque et vous connaissez la suite. CAR CE N’ETAIT PAS WILLIAM ! C’était la reine étant transformée en lui pendant qu’il dormait dans un coin et qui a finalement réussie à empoisonner Blanche Neige. Ce qui aurait pu être une surprise, si on ne l’avait pas vu décoller de son château dans une nuée de corbeau, 2 minutes plus tôt et si on attendait pas autant la pomme dès qu’on l’a vue. Si William avait passé son film à croquer des pommes, ça aurait pu être une surprise, mais, il aurait fallut un bon scénariste pour ça.

BREF !! La reine s’enfuit, William embrasse Blanche Neige, bien entendu ça ne marche pas. Ils trimbalent son cadavre jusqu’au château du duc, qui est en larme devant le corps de la princesse, lui qui a pourtant tout tenté pour lui venir en aide. On la pose dans une cathédrale, le chasseur vient la voir seul, l’embrasse, elle revient à la vie, bien entendu, ceux qui sont surpris peuvent pousser un soupir de soulagement. Thématique de la mort et de la résurrection, dans une Eglise, Jésus tout ça bla bla, si le film s’est perdu lui même dans ses symboles, je ne vois pas pourquoi je devrais faire des efforts pour les décrypter.

Encore une fois tout ça en 10 minutes !!
Allez un dernier effort, la fin est proche.

A peine réveillée de sa petite crise de mort passagère, Blanche Tâche, fait un grand discours très chiant sur le fait qu’il faut aller combattre la reine. Le duc enfin décidé de foutre son nez de pleutre hors de son château, rassemble son armée en une nuit pour charger l’autre château. Il a même comme par hasard, une armure pile à la taille d’une gamine de 50kg comme Kristen Stewart avec qui il décide de charger en première ligne. Oui oui, la reine légitime, la gamine de 18 ans qui a passé les 10 dernières années dans une cellule, qui ne sait pas manier une épée, encore moins un cheval au combat et qui a besoin d’être secourue toutes les 2 minutes, sa place est en première ligne de l’assaut. Bah oui, il faut bien faire les affiches des films non ?

BREF!!! Ils chargent le château de la reine qui les attends de pieds ferme pendant que les nains repassent par l’égout d’où Blanche Neige s’est enfuit et délivre par la même occasion la seule blague drôle du film :

*Pataugeant dans la merde*
– Nain1 : Allons y gaiement ! Hé ho ! Hé ho !
– Nain 2 : Si tu te mets à chanter je te frappe !

La bataille finale commence, et tout ce que je peux dire c’est qu’elle est très confuse et mal gérée, la reine invoque des trucs en effets spéciaux qu’il ne se sont même plus fatigués à donner forme, c’est un fatras de pixel qui bougent dans tous les sens avec un bruit métallique. La confrontation finale entre la reine et Blanche Neige est vraiment très molle, Charlize Theron, qui a surjoué durant tout le film, n’en a plus rien à branler. Ou c’est dû au fait que son visage est à moitié couvert d’effets divers, on s’en fout. Blanche Neige la tue, et le réalisateur essaye vaguement de nous faire ressentir quelque chose pour elle, mais désolé c’est une horrible pute et on s’en fout.

Le film se finit par le couronnement de Blanche Neige en reine, par un archevêque, DÉCIDE TOI DANS TA SYMBOLIQUE RELIGIEUSE BORDEL ! La relation amoureuse entre Blanche Neige et le Chasseur n’est pas résolu et le film se termine par un morceau pop rock !
PUTAIN J’EN SUIS VENU A BOUT !!!!!!!!!!!

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Conclusion :  JE HAIS CE FILM ! JE HAIS CE FILM ! JE HAIS CE FILM ! JE HAIS CE FILM !!
Je hais son réalisateur, je hais ses scénaristes, je hais ses acteurs, je hais ses techniciens, je hais les stagiaires qui portaient les café, je hais le traiteur qui amenait la bouffe, je hais le hangar où sont rangés les décors, JE HAIS LE BALAI AVEC LEQUEL ON A NETTOYÉ APRÈS LE TOURNAGE !!!!

Cette critique a été la plus dure que j’ai jamais eu à écrire, voilà pourquoi elle m’a pris autant de temps, et autant d’espace désolé pour la lecture très longue. Il faut comprendre, tous les autres films que j’ai fais sont mauvais, mais ils ont ce petit charme dans leur coté mauvais, leur personnages sont stupides, leurs scénarios vides ou plein de trous, ils sont drôle dans leur erreurs, on facepalm en rigolant quand on les regarde et pour la plupart je serais même heureux de les revoir avec des copains pour une soirée mauvais films. C’est des films faits pour le pognon et le grand public et ils n’essayent pas d’être plus qu’ils ne sont. Ils me font rire dans leur bêtise, c’est un peu comme se moquer des handicapés.

Ce n’est pas le cas de Blanche Neige et le Chasseur, ce film croit être un film profond et intelligent, une réécriture sérieuse et moderne du mythe de Blanche Neige, pétri de références et de symbolisme, il se prend pour un bon film. ALORS QU’IL NE L’EST PAS ! Il est prétentieux, ennuyeux, boursouflé et mal foutu.
Le symbolisme doit être utilisé en filigrane d’un film, il doit être à peine perceptible, qu’on doive y réfléchir pour le comprendre, pas vomi à la gueule du public à chaque plan.
Je voudrais dire que c’est la faute du réalisateur Rupert Sanders, mais bon sang, regardez sa filmo, il a fait un court métrage auto-produit, c’est à dire en solo, sans personne pour le freiner ou le canaliser. Et là il se retrouve à la tête de 170 millions de dollars de budget. C’est exactement le resultat que l’on aurait si on donnait une somme pareille à un étudiant en cinéma et qu’on le laissait faire joujou.
Une monstruosité, où il va tenter de prouver à quel point il est génial et profond, et au final arriver à une auto-branlette ampoulée, sans aucune subtilité et sans talent.
Car trop obnubilé par ses symboles, il a oublié de s’occuper de tout le reste et ça se voit.
Les acteurs sont mal dirigés, le scénario (malgré 3 scénaristes) part dans tous les sens, les effets spéciaux sont catastrophique, les personnages secondaires sous exploités, les décors moches et pire que tout, il s’est perdu dans ses propres métaphores, ne sachant plus s’il raconte les tribulations d’un héros chrétien ou païen.

Par ailleurs, une version plus moderne de Blanche Neige ? Je l’ai pas trouvée la modernité, la Blanche Neige du 21e siècle est une stupide gamine avec deux mains gauches qui a besoin d’être sauvée ou aidée à chaque instant du film ! Elle est déclarée comme élue, mais elle ne fait rien, hormis un speech motivateur à la fin, mais ils auraient aussi bien pu détrôner la reine par eux mêmes. Je suis désolé, mais elle n’a rien du modèle fort pour jeunes filles modernes. A ce compte, je préfère encore la Blanche Neige de Once Upon a Time, qui a beau ne pas pouvoir fermer sa gueule sur l’amour éternel, prend les choses en mains et se bat pour de vrai sans attendre qu’un homme vienne lui mâcher le boulot.

Le mot de la fin c’est qu’il y a un temps pour chaque chose, celle des court métrage, des moyens métrages, des longs métrages et des blockbusters, et ce film explique bien pourquoi il ne faut pas brûler les étapes.

Merci d’avoir attendu et d’avoir supporté cette très longue critique, à bientôt, pour une prochaine critique, mais avec un truc plus simple et plus léger cette fois, mais dans l’immédiat, moi je vais aller me mettre la tête dans le congélo.

Je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir, Tchao !

[EVV #10] Blanche Quiche et les 7 Lardons. (1/2)

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EVV-logo2Le mot de Petit Kao: Après le hors série de la dernière fois, Evguen m’a spammé de chroniques à corriger, manque de bol pour moi, elles sont assez longues. C’est pour cette raison que l’EVV sera coupé en deux parties. Cette fois ci, mon furieux des bois s’est attaqué à un morceau de choix. Pour le titre, désolée, j’etais pas super inspirée, mais mon jeu de mot moisi m’aura au moins fait rire quelques secondes. Je vous laisse donc savourer cette première partie de critique, en espérant que vous rigoliez autant que moi quand j’ai fait la correction.

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Bonjour, je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir !
Hollywood n’a plus d’idées originales pour faire des films, ça n’a rien de nouveau, c’est pour ça que fleurissent depuis quelques années les adaptations les plus variées possibles. Après la mode des super-héros, des livres pour ados et de jouets pour enfants, le début des années 2010 a relancé la mode des contes de fées. Chacune des histoires intemporelles de la civilisation occidentale a droit à son film. Bien sur, comme les années 2010 sont des années dépressives (Merci les attentats du 11 septembre et la crise financière), il faut que se soit des versions plus adultes et plus sombres.
Je me suis déjà penché sur le « Chaperon Rouge », « Hansel et Gretel, Chasseurs de Sorcières », pas mauvais mais très ennuyeux à cause de scènes d’action trop longues et rébarbatives, «Jack Chasseur de Géants » qui, même si il ne gagne pas la palme de l’originalité, est très bien géré par un Bryan Singer en forme et un Cendrillon (Chasseuse de Belle-Mère?) en projet mais sans trop de news pour l’instant.

Mais la reine de toutes, la plus célèbres des princesses, la super star des greluches à sauver, LA Championne du chant avec les zozios a eu le droit non pas a UNE mais DEUX adaptations au cinéma en 2012 !! Je parle bien sur de Blanche Neige.
La première est réalisé par Tarsan Sight, l’homme qui nous a pondu le « chef d’œuvre » de subversion qu’est The Cell ; avec une Julia Roberts en méchante belle-mère qui a enfin un rôle à sa mesure, une vielle connasse qui veut toute l’attention et qui refuse de vieillir. Sur mesure je vous dit.
Mais bon, il paraît que celui là ne fut pas si mauvais, sans révolutionner le genre,mais pas mauvais, donc je ne m’y attaque pas.
Non, nous, on s’intéresse à l’autre, le sombre, le plus adulte, celui qui a une Blanche Neige en armure sur l’affiche…
Je parle bien sur de « Blanche Neige et le Chasseur » !!!

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Blanche-Neige-et-le-Chasseur-Affiche01_

Rien que la bande annonce nous promet un bon gros WHAT THE FUCK avec une Blanche Neige à cheval et cote de maille menant une armée au combat.
A l’époque où je l’ai vu, je vous aurais dit que c’était l’idée la plus stupide possible et que c’était le conte le moins susceptible d’être adapté en film d’action avec le personnage le moins probable de devenir une figure d’action… Mais depuis, j’ai vu Hansel et Gretel en train de dégommer des sorcières mutantes à la sulfateuse et au kung-fu, donc mes standards ont eu tendance à baisser à ce niveau-là…
Alors sans plus attendre voyons donc pourquoi aucun baiser d’amour véritable n’aurait du réveiller Blanche Neige pour faire un film aussi pourri et faire subir 2h30 de souffrance à l’humanité dans son ensemble en regardant « BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR »

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Synopsis : Euh sérieux ? Les gens ? J’ai vraiment besoin de vous rappeler l’histoire de Blanche Neige? Si vous avez vraiment aucune idée de quoi je parle, bah… Restez en là… On ne peut pas se comprendre…

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Réalisation : Le film est réalisé par Rupert Sanders, réalisateur britannique de 41 ans qui avant ça avait fait… un court métrage… écrit réalisé et auto-produit………WHAT ?!?!?
Écoutez, je vais aller pleurer 5 minutes dans mon coin sur le fait qu’un réalisateur qui a autant d’expérience que moi a pu se faire confier un budget de 170 millions de dollars et je reviens.

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Regardez j'ai pris des cours de comédie maintenant je sais faire "GNEEEEEEEEE"!

Regardez j’ai pris des cours de comédie maintenant je sais faire « GNEEEEEEEEE »!

Personnages : Comme je l’ai dit précédemment, le rôle principal de Blanche Neige est confié à Kristen Stewart, internationalement connue pour avoir été la star de la série des Twilight et que faire de plus comme blague sur elle qui n’ai pas déjà été faite 120 fois ? Oui, c’est une actrice épouvantable, incapable de faire ressentir la moindre émotion, tout ça tout ça…
Alors autant avant elle n’avait aucune expression faciale, ce coup ci elle en a une, une seule, et unique, pour tout le film… Un truc qui ressemble à un étrange mélange entre l’horreur et le dégoût qu’elle va garder durant chacune des scènes. Mais je vais vous confier un truc, elle n’est même pas le problème principal…

Non, le problème est bien le reste de la distribution, en commençant par la méchante Reine elle-même, Charlize Theron, une excellente actrice au demeurant, ayant une filmographie des plus riches et fournies avec Monster, L’associé du Diable ou Hancock, et qui est pourtant tout bonnement catastrophique dans ce film. Je commence à la soupçonner d’être victime de ce que j’appelle le syndrome de Nicole Kidman, c’est-à-dire le fait de se faire tellement de chirurgie pour tenter de rester jeune que l’actrice en perd tout son talent et sa capacité à jouer ayant tous les muscles du visage paralysé par le botox et les liftings. Sa performance donne peine à voir, par moment elle a l’air d’en avoir rien à foutre genre « C’est bon le chèque est déjà encaissé », alors qu’à d’autres moments elle surjoue plus qu’un personnage de série Disney Channel OUI PARFAITEMENT !!!

Ensuite le fameux Chasseur est joué par Chris Hemsworth, connu principalement pour son rôle de Thor dans le film éponymeet dans Avengers, jouant un chasseur alcoolique et blasé ayant perdu le goût de vivre après la mort de sa femme et qui retrouvera un sens à sa vie et la volonté de combattre grâce à Blanche Neige. Vous avez demandé un personnage cliché ? Ne quittez pas, il vous sera livré en moins de 20 minutes !

Il me reste encore trois personnages secondaires dont je dois parler, le Duc Beith, meilleur ami du roi joué par Ian Mcshane, vu ces dernières années dans de grosses productions pourries comme L’Apprenti Sorcier, Barbe Noir dans le dernier Pirate dans Caraïbes, ou dans Scoop de Woody Allen qui lui n’est pas un film pourri.
Son fils, William, ami et amoureux d’enfance de Blanche Neige, joué par Sam Calfin, dont l’unique expérience cinéma se résume à Pirate des Caraïbes 4, bien bien bien….
Et enfin, Finn, le frère de la méchante reine, qui gagne directement le prix de l’acolyte le plus stupide et incompétent de l’Histoire, rien que ça, joué par Sam Spurell, qui n’a rien de notable dans son CV.

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Le Film : L’histoire commence dans un royaume fort fort lointain et une voix off qui nous raconte l’histoire classique de Blanche Neige, née au milieu d’hiver très rude ,dont la mère ayant fait tomber une goutte de sang dans la neige aurait souhaité avoir une fille avec la peau blanche comme la neige, les cheveux noirs comme l’ébène, et les lèvres rouges comme le sang. (Je soupçonne la reine d’être une grande gothique dans l’âme.)
En tout cas voyons le résultat du vœu qui n’est autre que Kristen Stewart :

  1. Peau blanche comme la neige : Check !
  2. Cheveux noir comme l’ébène : 5/10 – Kao a les cheveux bien plus noir qu’elle –
  3. Lèvres rouges comme le sang : ZERO POINTÉ

Je pense que ce devait être la Fée Verte beurrée comme un Petit Lu qui devait être de garde ce soir là, parce que j’ai en tête une bonne vingtaine d’actrices, avec ou sans teinture ou maquillage qui auraient pu ressembler plus à Blanche Neige que Kristen Stewart, enfin bon, passons…
La même voix off nous évacue rapidement la reine mère, qui meurt de la même maladie qui frappe toujours un parent des héros de contes de fée, tout en continuant à nous raconter que 1 an plus tard, « une sombre armée » assiégeait le royaume. Le roi alla donc combattre à la tête de sa propre armée, qui vainquit la « Sombre Armée » (Désolé je manque de synonymes là) qui par chance n’était composée que de mauvais effets spéciaux et qui explosa donc dès le premier choc ne laissant derrière elle qu’un fourgon pas du tout suspicieux, dans lequel se trouvait retenue la pas du tout suspicieuse Charlize Theron.
Bien entendu le roi tombe immédiatement amoureux de la prisonnière et décide de l’épouser séance tenante sans que ça n’ait l’air de poser de problème à personne qu’il épouse une nana que personne ne connaît, qui ne soit pas noble et qui soit apparue d’une manière aussi étrange. It’s good to be the king !
La lune de miel ne dure pas bien longtemps vu que la nouvelle reine poignarde son époux avant même de passer dans le lit nuptial . Quelle connasse, elle lui laisse même pas le plaisir de tirer un dernier coup avant de lui laisser sortir son dernier souffle. Mais ce n’est pas tout, la même nuit, elle va arriver à ouvrir la porte du château pour laisser renter une ARMÉE ENTIERE !!!
Et oui, une armée se pointe à la porte, sans qu’un putain de soldat, un putain de garde, un putain de valet qui se soit réveillé pour pisser un coup n’ait pas vu une putain d’armée du haut de ce putain de château perché sur une putain de FALAISE !!!

DISCRÉTIOOOOOOOON !!

DISCRÉTIOOOOOOOON !!

MAIS C’EST QUOI CETTE ARMÉE D’INCAPABLES ?!?!?
Même les gardes de Metal Gear (ceux qui ne remarquent pas le carton à taille humaine qui change de place tout le temps) ne sont pas aussi aveugles !!
Je suis désolé, mais quand tu a une armée de manchots aveugles qui ne voient pas ça, et qui en plus se font étriper comme des gorets sans opposer aucune résistance, bah désolé pépère, ton pays, il mérite de se faire envahir. C’est pas une armée que t’as, c’est des Lemmings !
C’est à ce moment que Beith, le meilleur ami du roi je le rappelle, prend la très brave décision de fuir comme un lapin avec son fils sous le bras en abandonnant Blanche Neige au mains de ses assaillants.
Le frère de la reine, Finn, apparut durant cette grande scène, veut passer cette chère Blanche par le fil de l’épée comme le reste des habitants du château, mais la reine l’en empêche, car son « Sang Royal » pourrait leur être utile. Retenez bien cette phrase elle aura toute son utilité plus tard.
La voix off revient nous raconter que la reine prit donc logiquement le pouvoir sur le royaume et que son règne fut « Si maléfique » que la nature se mit à dépérir….

Euh, sérieux, ça fonctionne comment ça ? Elle veut dire quoi cette phrase, comment un règne peut il être si maléfique que la nature en dépérit ? Comment elle fait ? Elle a ouvert une décharge nucléaire à ciel ouvert ? Elle a prit un magnat du pétrole texan comme ministre de l’écologie ? Non ? Rien ? Pas d’explication ?
MAIS C’EST TOTALEMENT DÉBILE !!!
C’est ce qu’écrit un gamin de huit ans quand il veut créer son conte pour enfant !! Cette phrase n’est justifié par rien dans le film, ni la source de ses pouvoir, ni son action, ni ses paroles !!! C’est juste là pour qu’on pige à quel point elle est méchaaaante ! Parce qu’on est des gros débiles qui ne comprennent pas qu’un SORCIERE, qui TUE le roi, qui invoque une ARMÉE MALEFIQUE et qui fait de la MAGIE NOIRE, qui ASPIRE LA JEUNESSE des filles n’est pas assez maléfique, faut qu’elle soit tellement HARDCORE que même la nature crève ! Merci, je ne m’en serais jamais rendu compte comme ça !

Rideau mon beau rideau, dis moi qui est la plus belle du château.

Rideau mon beau rideau, dis moi qui est la plus belle du château.

Enfin bref. Fondu au noir et flash forward d’une dizaine d’année où la méchante reine dirige le royaume d’un poigne maléfique. Blanche Neige a grandit en Kristen Stewart, comme quoi l’adolescence ne réussit pas à tout le monde comme ce fut le cas pour Emma Watson ; et elle est enfermée dans la plus haute cellule de la plus haute tour bla bla bla. Elle se fait un feu puis nous déclame la réplique la plus étrange de tout ce film : elle récite un Notre Père. Alors voilà, cours d’écriture de scénario 1ere année Leçon n°1 : Dans un film tout doit être JUSTIFIÉ !

Si un personnage tousse, il est gravement malade, et/ou toussera au moment où il doit se cacher et être silencieux. Si il vous montre un objet, quel qu’il soit, il servira à quelque chose plus tard. Si il aime la couleur verte, cette couleur va le guider quelque part. Et si votre personnage vous récite un PUTAIN DE NOTRE PERE, c’est un élément important du développement de sa personnalité, c’est que la religion est importante pour lui, dans le cas présent pour son père et comme son père était roi, pour le royaume qui est donc basé sur la religion chrétienne. Si c’est intégré ça doit servir à quelque chose et à une résolution quelconque, la lutte de la religion contre la sorcellerie, du bien contre le mal ou je ne sais quelle autre connerie très américaine. ICI, NON !!
Il n’y aura plus aucune mention de la religion chrétienne de tout le film, hormis un archevêque en mitre au début et à la fin, et qui n’ont pas une seule ligne de dialogue !!!
Oui le film est pourri d’allégories à Jésus par rapport au personnage de Blanche Neige, avec les thématiques du sauveur, de l’élu, de sa mort et de sa renaissance, MAIS C’EST IMPLICITE !!! Même si les images sont aussi subtiles qu’un débarquement de FEMEN en plein milieu de Notre Dame.

Donc, Blanche Neige qui récite un Notre Père sorti de son cul pour ne jamais plus y faire référence, est donc une des plus grave erreurs d’écriture que j’ai vu dans un film avec ce niveau de budget depuis très longtemps. ET C’EST LA TOUTE PREMIERE REPLIQUE DE KRISTEN STEWART !!!
BREF. Revenons en donc à notre méchante reine qui sent que ses pouvoirs sont en trains de faiblir, et consulte son miroir magique, qui est un espèce de gong, et qui laisse sortir un silhouette doré et capuchonnée en effets spéciaux dégueulasses. Je précise immédiatement que tous les effets spéciaux du film sans la moindre exception sont dégueulasses, ce qui est une honte pour un film à 170 millions de dollars de budget. Donc le blob doré lui explique que ses pouvoirs faiblissent car une jeune fille devenue femme aujourd’hui est 1000 fois (terme exact) plus belle qu’elle, est que c’est bien sur Blanche Neige…

MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!! C’est évidement le choix de casting du film qui fait vraiment trop rire, objectivement parlant, Kristen Stewart ne pourra jamais être considéré comme plus belle que Charlize Theron, même pas dans un mauvais jour, de loin, la nuit, par temps de brouillard, non juste non.

Bref, elle envoie son frère Finn la chercher qui va faire preuve pour la première fois de son incompétence crasse, en se faisant berner par Blanche Neige qui va réussir à l’assommer et s’échapper à travers le château, visiblement pas très gênée par 10 ans de captivité dans une cellule et tous les problèmes physiologiques de ça entraîne. Elle réussit à descendre jusqu’à la cour (depuis la plus haute tour je rappelle) sans tomber sur le moindre garde (toujours aussi efficaces ceux là) et nous fait un superbe slide dans une sorte de bouche d’égout à taille humaine judicieusement placée à deux pas d’elle.

Elle traverse les égouts remplis d’immondices diverses qui la mènent au bord d’une falaise d’où elle saute dans l’océan. Là commence la première de très nombreuses références bibliques, principalement le thème de la renaissance, avec le passage dans le conduit rempli des déjections, représentant ce qui est mort, sale, dégoûtant, donc le péché, puis le saut dans l’océan, avant lequel elle hésite, donc son acte de foi (plus parlant en anglais acte de foi = leaf of faith = saut de la foi). Puis apparaît la première renaissance, en sortant vivante, propre et purifié du péché, de l’océan. Les premiers signes de vie qu’elle voit sont des petits oiseaux, symboles de l’espoir, qui l’emmènent vers un cheval blanc sauvage (monture des rois et des prophètes) qui traînait là comme par hasard, qui la laisse le monter pour l’emmener au loin.

MON DIEU QUE ÇA SE LA PÈTE DANS CETTE SCENE !! Attention, j’aime le symbolisme et les thématiques subjacentes, mais putain pas autant ! Pas aussi groupés, si évident, si forcés et si niais. Il y a assez de symboles pour la moitié du film, et c’est groupé sur une scène qui ne fait même pas 5 minutes ! Quand je vous disais que c’est pas subtil ! Même pour quelqu’un qui ne lit pas les symboles, c’est encore pire, LES PETITS OISEAUX ET LE CHEVAL BLANC !!! LE DESSIN ANIME DE DISNEY N’EST PAS AUSSI CUCUL !!!

BREF, Finn se sent un peu con à devoir aller expliquer à sa reine de sœur qu’il a perdu cette chère Blanche, ce qui donne l’occasion à Charlize Theron de surjouer au maximum de ses capacités et pour moi de vous rappeler cette petite réplique de tout à l’heure sur le fait qu’il fallait la garder en vie à cause de son sang royal. Et oui pouffiasse, si tu avais pris la peine de la tuer quand c’était qu’une petite fille, tu serais pas dans la merde maintenant…
En attendant, Blanche Cruche cavale jusqu’à la forêt où elle perd sa monture dans un marécage où celle ci c’est embourbé. Tous ceux qui y voient une référence à l’Histoire Sans Fin, bravo, vous avez gagné un carambar. Problème, là où cette scène est déchirante de tristesse, car elle prend son temps pour montrer que Atreyu assiste impuissant à la mort de son compagnon et meilleur ami, devant tout abandonner pour sa quête, y compris ce qui lui tient le plus à cœur, le faisant évoluer dans sa construction de héros, ici ça marche pas du tout. Car tout est plié et emballé en moins de 2 minutes, le cheval s’embourbe et cette morue se casse pratiquement tout de suite, l’abandonnant à son triste sort comme un moyen de locomotion n’ayant plus son utilité. « Tchao ! Merci pour la balade ! La vie est une pute ! »

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.
Rendez-vous en fin de semaine pour la suite!
Et encore navrée pour le vieux cliffhanger moisi.

[EVV hors série]: EBEP #1

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EVV-logo2Bonjour. Comme vous le savez peut-être, je suis friande des acronymes pourris. Ce hors-série parmi les Evguen a Vu pour Vous, qui deviendra peut-être récurrent selon le bon-vouloir de mon compatriote de clavier, s’intitule donc Enleve tes Bottes, c’est Evguen qui Pilote. L’expression originale fonctionne avec « culotte », mais je voulais pas encore attirer tout les pervs cassos de l’internet and beyond. Je vous laisse donc lire par vous-même ce qu’Ev a préparé, il a même fait une intro, pfouh, on me mâche tout mon boulot…

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Bonjour, je suis Evguen et je regarde pour vous des….. bah des trucs que vous voudriez peut être voir.
Je vais faire un truc un peu différent pour changer en attendant la sortie très prochaine de la critique normale, qui ne devrait plus tarder, promis. J’ai plutôt envie de reparler séries, mais dans un genre différent, j’appellerai cette section « PILOTES » !
J’ai été dernièrement en vacances, j’ai eu beaucoup de temps libre et en plus ça a coïncidé avec le début de la saison d’automne des séries américaines et j’ai eu l’occasion de mater beaucoup de nouvelles choses pour rassasier mon appétit vorace de spectateur. Et j’ai envie de les partager avec vous. Je préviens tout de suite, certaines ont commencés durant l’été et leur première saison peut être même finie, mais aucune d’entre elles n’a encore été diffusé en France, et j’en avais pour une grande majorité, pas encore entendu parler, donc n’hurlez pas si j’ai 3 mois de retard sur un truc que vous connaissez déjà.
Kao vous donne habituellement ses coups de cœur, je ne vais pas faire ça, je vais vous donner des impressions brutes sur des séries dont je n’ai regardé que le premier épisode, que j’ai aimé ou pas, avec mes impressions et vous ferez votre cuisine dedans. Tout le monde n’a pas le temps de partir à la pêche aux nouvelles séries, et bien voilà, Evguen les a vu pour vous.

Donc lançons nous sans attendre dans ce que les séries nous ont réservé pour 2013-2014.

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MARVEL : Agents of S.H.I.E.L.D.

Dernière série née de l’alliance de Marvel et de Disney qui, je le rappelle, a racheté la maison d’édition de comics pour avoir les droits d’exploiter ses licences à la télé sous forme de dessins animés et de séries. Diffusés aux Etats-Unis par Channel 4, qui a dans son stock des séries comme Homeland, Desperate Housewives, Beverly Hills, mais aussi Skins, Misfits ou Smallville.

La série se passe dans l’univers des Avengers, quelque semaines après les événements du film, auquel elle fait souvent référence, dans une Amérique qui découvre avec fracas l’existence des supers héros, des aliens et autres menaces méta-humaines.
Elle se concentre sur les aventures d’une équipe dirigée par le fameux et étrangement vivant Agent Coulson, qui a pour but de rechercher et de poursuivre les menaces étranges avant que ça ne devienne des Hulks en puissance.
C’est une série d’enquête assez classique sur la forme comme on en a déjà vu pas mal avec les Experts, NCIS ou Bones, avec ses espions badass, ses techniciens geeks socialement bizarres, qui au début m’avais fait penser à juste une envie de tirer à fond sur la licence pour prendre encore plus de fric sur un nouveau format, mais étrangement, c’est pas déplaisant.
Premièrement parce que ça se passe complètement dans l’univers Marvel et jouant sur l’idée intéressante de la gestion des répercussions de l’arrivée des super-héros dans le monde, mais aussi par un ton décalé par rapport à ce style de série. Les interactions entre les personnages sont assez drôles, avec de gros sous-entendus sexuels, surtout venant des filles, et un cassage systématique des codes des séries de ce genre.

Le gros plus est vraiment l’agent Coulson, qui change totalement du stéréotype de chef de ce genre de groupe. Exit, le vieux briscard torturé, qui a quasiment tout vu au cours de sa carrière, blasé et froid. Lui est idéaliste, plein d’espoir et cherchant par dessus tout à faire le bien, comme le faisait son personnage dans le film.
Autre truc bien sympa, le personnage de l’agent Maria Hill du film, toujours jouée par Cobie Smulders (Robin dans How I Met Your Mother) est là aussi. Cette bonne corrélation entre le film et la série fait vraiment plaisir, et permet peut être de présager d’autres caméo possible et peut être même que les événements de chaque film de la franchise pourraient avoir des conséquences dans la série. Selon moi une perspective intéressante.

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VERDICT : Bien, mais attendons la suite.

Les séries d’enquête en équipes sont très à la mode depuis 10 ans et je dois admettre que je suis plutôt client si l’équipe ou l’univers sont originaux, le meilleur exemple à mon goût étant Docteur House. Dans le cas précis, on a un univers qui peut donner lieu à beaucoup de nouveautés dans le paysage des séries, un ton assez novateur et surtout un effort d’écriture pour bousculer les stéréotype du genre.
Il y a du potentiel, reste à voir ce qu’il nous en feront.

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SIBERIA

 Sortie cet été sur NBC, la chaîne qui nous a donné des séries telles que Grimm ou New York Unité Spéciale, un truc dont le pitch m’avais paru super intéressant. 16 candidats d’une télé-réalité de survie sont largué au fin fond de la Sibérie pour y survivre pendant 6 mois sans aucune aide et aucune règle, mais quelque chose tourne mal car ils ne sont pas seuls dans les bois et des événement inquiétants et dangereux se produisent.
L’idée sur le papier est bonne, jouer sur le mélange de l’univers hostile, de la promiscuité et de la compétition entre les candidats, le fait que ça tourne mal, que l’on ne sache pas si c’est un jeu ou pas, mêlé au au point de vue subjectif de la caméra qui film, ça aurait pu être génial.
« Aurait pu » est bien le terme.

Premièrement, l’erreur, c’est d’avoir complètement collé au format de la télé-réalité, avec le truc super monté, de la musique de fond et les séances de confessions totalement forcés dans la gueule. Merde, vous faites une fausse série de télé-réalité, ne vous sentez pas obligés de rentrer dans le moule, faites autre chose, laissez juste jouer les acteurs devant les caméras, comme si vous veniez de récupérer les rush et que vous n’avez rien monté. Ne nous forcez pas à subir de la fausse confession, en plus jouée par des comédiens.
Ensuite, 16 personnages, 17 en comptant le présentateur, c’est vraiment trop, même si il y en a 2 qui dégagent dès le début, ça reste énorme!! Je suis a peine foutu de reconnaître certains personnages des autres, hormis ceux qui sont clairement identifiables : le gros con, le black, la chinoise, le hippie, le geek, le chauve, la goth, le gay. Bravo les stéréotypes au passage. Mais c’est top, je regarde une série, pas une télé-réalité, j’ai besoin d’avoir un groupe de personnages réduits que je peux connaître et m’y attacher, comme ça je suis concerné par ce qui leur arrive.
Enfin le montage, là où tout pose problème et qui foire complètement le but du « point of view », on ignore totalement l’équipe de tournage, elle continue son boulot pépère alors que des trucs pas normaux se passent autours d’eux. Les candidats vont s’enfermer dans les baraques parce qu’il y a vraiment des bruits étranges dehors et pas prévus, les cameramen se font claquer la porte au nez sans broncher. On découvre un candidat mort (Oui je spoile mais c’est le seul truc qui se passe dans tout l’épisode) et l’autre cameraman blessé, « je m’en bats les couille, je filme tranquillement ». Ça casse toute l’immersion dans le concept de la télé-réalité qui tourne mal.

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VERDICT : A éviter.

Une idée avec un tel potentiel complètement gâchée par le manque d’imagination. Merde, c’est pas comme si ils étaient des pionniers du genre, ils ont eu le Projet Blair Witch, Paranomal Activity, Cloverfield, qui leur ont donnés la boite a outils pour faire un bon truc en caméra subjective. Mais ils gâchent tout voulant à tout prix faire télé-réalité. En plus on le sait déjà que ces télé-réalités là sont bidonnés de A à Z, alors une fausse télé-réalité qui ressemble à une fausse télé-réalité, bah ça marche pas. Ils auraient pu tenter de faire autre chose, casser les codes, être audacieux, surtout qu’une série de survival en foret à la première personne, aurait put donner un truc intéressant. Là c’est juste pénible, j’aime déjà pas la télé-réalité, alors je vais pas en plus mater une contrefaçon mal faite.
Par contre, si vous aimez le genre, allez voir, peut-être y trouverez vous un intérêt.

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UNDER THE DOME

 Tiens tiens, du Stephen King adapté en une vraie série et pas une mini série à petit budget. Ça m’a l’air intéressant tout ça. Produit par CBS, la chaine à qui l’ont doit Big Bang Theory, How I Met Your Mother, les Experts, NCIS ou encore the Mentalist.

L’histoire est simple, et adaptée du roman éponyme du best-seller du fantastique : une petite ville du Maine se retrouve du jour au lendemain coincé sous un dôme invisible qui la coupe du monde.

Pas grand chose à dire de plus après un premier épisode, mais le tout semble bénéficier d’un budget sérieux et d’un cast très prometteur avec Dean Moris (Breaking Bad, Terminator 2) et Jeff Fahey (Lost, Planète Terreur).
Stephen King himself a travaillé sur l’écriture de tous les épisodes. Ce qui peut nous donner le meilleur, étant donné que c’est quand même une référence du genre, mais aussi le pire avec ses personnages archétypaux au possible, son amour du flashback et son art de complexifier à l’extrême ce qui en fait est très simple. Mais je pense que ça a le potentiel d’aller loin et de réussir là où Siberia a échoué, travailler avec beaucoup de personnages et leur interactions dans un univers clos coupé du monde. Et au moins c’est pas J.J. Abrams qui s’occupe de tout ça dont nous n’aurons pas droit à un mindfuck complet comme a pu être Lost. Enfin, c’est King, donc on peut s’attendre à tout.

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VERDICT : Joli début

Une série pleine de promesses, avec énormément d’atouts pour commencer bien comme il faut. Je recommande de voir comment les choses vont se développer avant de pouvoir vraiment juger.

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SLEEPY HOLLOW

Nouveau né de la Fox à qui l’on doit Bones, Glee, ainsi que les inusables Simpsons et American Dad ; Sleepy Hollow est une série d’aventures fantastique mettant en scène Ichabod Crane, un soldat de la guerre d’indépendance américaine qui au cours d’une bataille décapite un tunique rouge masqué et armé d’une hache. Blessé, il s’évanouit avant de se réveiller dans une grotte en 2013, dans la ville de Sleepy Hollow où il doit combattre le cavalier sans tête qui se trouve être, Mort, un des 4 cavaliers de l’apocalypse.

Ça vous semble fumé du cerveau? Oui moi aussi. Je suis resté perplexe au bout de cet épisode, vraiment. Premièrement parce qu’il est tellement pressé de nous mettre dans la situation qu’il nous balance une tonne et demi d’exposition dans la tronche, et nous révèle une grande partie de son scénario direct.
Sérieusement, en 42 minutes d’épisode, nous avons eu droit à une bataille de la guerre de d’Indépendance, la mort et la résurrection du héros, la mise en place du second héros, la mort d’un personnage secondaire, le cavalier sans tête, la police, un complot, des sortes de cultistes, un démon, des sorcières, de la magie, une prophétie, une scène d’action, une bible magique et un passage par l’hosto psychiatrique!!!
Et encore, j’en oublie beaucoup!

Ce pilote épuise, vraiment, j’ai eu l’impression que les producteurs avaient tellement peur que si on ne nous garde pas en haleine tout le temps on va zapper. Il y avait de quoi faire 3 voir 4 épisodes avec tout qu’on nous a enfoncé dans la gorge en un seul coup. Ce qui donne un effet très brouillon et pas très crédible. La flic du 21 siècle, croit vraiment trop vite à l’histoire du Cavalier sans Tête et du mec d’il y a 250 ans, l’acteur qui joue Ichabod, surjoue trop le décalage temporel, et le sous-joue à d’autres endroit. Il est étonné qu’une femme porte un pantalon, mais qu’une voiture roule, il s’y fait assez bien… Enfin le tout est bien trop pressé, vraiment.

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VERDICT : A voir au second épisode.

C’est toujours le problème avec les pilotes, c’est qu’avant de plaire au spectateur, il faut plaire aux producteurs, qui sont souvent des gars qui ne voient que des taux d’audience et des statistiques. Ce résultat mal monté et trop speedé peut être dû à une équipe productrice trop chiante autant qu’à un problème d’équipe créative. Je recommande de regarder un second épisode pour voir si les erreurs sont corrigés, car je vois quand même le potentiel pour un Supernatural-like, qui pourrait être plaisant. Si ce n’est pas le cas, alors à oublier.

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RHAAAA!!! Même l'affiche est géniale !!

RHAAAA!!! Même l’affiche est géniale !!

CULT

Alors les enfants, je vous ai gardé le meilleur pour la fin, mon coup de cœur personnel, le truc dont je vais dévorer la première saison d’une traite et sûrement bouffer du temps de sommeil à fond. Alors oui, la série est sortie l’hiver dernier aux Etats-Unis, donc ceux qui la connaissent déjà, me tapez pas dessus, je la découvre que maintenant et je la trouve géniale.
Produite par CW, une chaîne généralement pour teenagers vu qu’elle a quand même produit Gossip Girl, Arrow, Superatural et Vampire Diaries (Non je ne ferais pas la blague), et qui nous donne ici dans le totalement différent.

Le pitch, je peux difficilement l’expliquer sans spoiler ou devoir rentrer dans explications extrêmement compliqués et surtout j’y pige pas grand chose moi même. On va donc faire simple: Nate, un jeune homme un peu perturbé, est fan d’une série à succès appelé Cult, et même plus que fan, hardcore fanboy. Un jour, il disparaît. Son frère Jeff, un journaliste, se met alors à sa recherche en s’intéressant à la série, et à ses fans.

Et je ne vous en dirais pas plus, à vous de regarder. Mais j’ai pas décroché une seconde du pilote de la série et j’ai hâte de continuer à regarder, surtout que comme j’ai du retard, j’ai une saison entière à ma disposition. En tout cas, j’adore, une superbe mise en abîme sur le monde de la série télé, ses fans, ses univers étendus, jusqu’où peut aller le fanatisme, le jeu entre une série télé, ses producteurs et le monde extérieur et quelles conséquences cela peut avoir. Ce ne sont que des réflexions en vrac que j’ai dessus, car je suis encore très loin de comprendre ce qui se passe dans ce truc. Le scénario est extrêmement bien ficelé, les personnages intéressants, l’énigme très novatrice et une réalisation bien dosée.

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VERDICT : A REGARDER ABSOLUMENT.

C’est vraiment ma recommandation de cette année, pas grand chose à ajouter d’autre. Ceux qui la connaissent, me jetez pas de pierres pour le retard, ceux qui connaissent pas foncez découvrir.

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Voilà voilà, c’est fini pour ce premier « Pilotes », je voulais parler aussi de l’excellentissime série Hannibal, mais il semble que tout le monde l’ai découverte avant moi, donc tant pis, pour une fois on ne va pas parler pour ne rien dire de plus.
C’était donc 5 nouveautés qui m’avaient tapé dans l’œil (Il y a bien d’autres qui sont sorties mais je n’ai parlé que de celles dont le synopsis m’avais intéressé) et ce que j’ai pu en penser après avoir vu leur premier épisode. Allez les découvrir, faites moi savoir si j’ai eu tort pour celles que j’ai déconseillé, si vous en avez d’autres à faire découvrir, les commentaires sont là pour ça.

Je suis Evguen je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir ! Mais aussi des truc qu’on devrait au contraire !

Bye Bye !

[EVV #9] La bataille pour la Terre se jouera sans moi.

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EVV-logo2Le mot de Petit Kao: Oh! Mais qui voilà! Non. Pas l’Inspecteur Gadget, seulement Evguen. Après plus d’un an de silence, il revient bousiller votre enfance des films qui le méritent plus ou moins. L’article a pris un peu de retard, parce que ce qui lui prend des heures à écrire, m’en prend aussi quelques-unes à corriger. Mais passons. Ha oui, comme maintenant il a des cheveux chers, j’ai du changer la photo d’en-tête. J’en ai sélectionné une que j’avais prise moi-même, tant de souague laisse rêveur. Bref. Bonne lecture!
Ps: Moi j’aime bien la bataille navale…

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Bonjour, je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir. Et oui, je suis de retour après presque un an d’absence, que voulez-vous, l’inspiration est comme une fille facile, le soir on l’a dans son lit et au matin elle a déjà disparue. (*Sort un bouclier par balle devant le flot d’insulte des féministes*)

Enfin bon venons-en au fait. J’ai vu énormément de films de merde et il faut absolument que je décharge ma haine quelque part.
Parce que c’est simple, il y a des films, rien qu’en voyant l’affiche vous savez d’avance que ça va être pourri, même pas besoin de voir la bande annonce, encore moins le film, l’affiche se suffit à elle-même. Donc quand vous voyez un énorme poster montrant Rihanna en tenue militaire tenant un gros fusil d’assaut, que le film s’appelle BATTLESHIP en grosses lettres métalliques et que le sous-titre est « La Bataille pour la Terre se Jouera sur Mer », là c’est bon, vous savez que ça va vraiment puer du cul.

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Vous saisissez mieux l'idée là?

Vous saisissez mieux l’idée là?

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Petite mise au point culturelle, Battleship est le nom, dans la langue de Shakespeare, du jeu de société mondialement célèbre: la bataille navale. Oui oui, le jeu le plus chiant de la terre où tu passes deux heure à tenter de tirer dans 2 millions de coordonnés différentes pour toucher et couler le foutu porte avion de ton adversaire qui est toujours en train de tricher. Et ce n’est pas une coïncidence, au nombre des producteurs de ce film, s’il y a la société de jeux Hasbro qui possède les droits de ce jeu. Donc oui, ce film est une adaptation au grand écran du jeu de société le plus chiant et le moins susceptible d’avoir une histoire de tous les jeux de sociétés possibles…avec des aliens…
Vous la sentez la bonne grosse idée de commercial chargé de coke? Mais si! Celui qui un jour est venu voir son supérieur pour lui proposer qu’après l’adaptation de Transformers (ou pourquoi écrire un scénario quand on peut mettre des robots géants), celle de GI Joe (ou pourquoi s’emmerder quand on peut faire un film sans queue ni tête [note à moi-même: penser à en écrire une critique ]), la prochaine grande adaptation grand écran sera celle de la Bataille Navale !!
Le pire étant que son supérieur ait accepté et rajouté qu’il fallait y mettre Rihanna avec un fusil d’assaut.
Regardons donc… BATTLESHIP… Misère…

Pire idée d'adaptation EVER.

Pire idée d’adaptation EVER.

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Synopsis : Les humains inventent une grosse machine de communication pour envoyer des messages en permanence vers une planète potentiellement habitable ou habitée, pour leur dire qu’on existe. Apparemment la planète est effectivement habitée, et eux non plus n’aiment pas les spams. Ils envoient donc des vaisseaux attaquer la Terre près de l’archipel d’Hawaï où la marine est en train de faire des manœuvres. La bataille pour la Terre va débuter sur mer ! Tain Tain Tain !! [Note à moi-même: l’effet trailer dramatique ne passe pas très bien à l’écrit, à éviter à l’avenir.]

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Personnages : Le premier rôle, Alex Hopper, est un loser notoire avec des problème d’autorité qui rejoint la marine sur l’insistance de son frère; devenant ainsi un officier très doué mais insubordonné, il va prouver que c’est un homme responsable et un bon commandant lors de cette invasion (insert more cliché here). Hopper est donc incarné par Taylor Kitsch qui, hormis le fait d’avoir un nom de produit nettoyant pour salle de bain, possède aussi une filmographie des plus pourries à son actif. Des Serpents dans l’Avion, John Carter, X-men: Wolverine Origins (où il massacre le rôle de Gambit), ainsi que moult séries à la con. En gros ce mec est un classique de beau gosse américain totalement useless.

Son fameux frère Stone Hooper, le militaire de la marine, capitaine de son bateau tellement irréprochable qu’on ne peut le regarder qu’avec des lunettes de soleil, et tellement peu doué d’une personnalité propre. Il est joué par Alexander Skarsgård, surtout découvert pour son rôle de Eric Northman dans la série True Blood. Il a également joué pour Lars Von Trier dans Mélancholia, mais même le CV de l’acteur ne peut rien faire pour sauver un perso aussi plat et mal écrit.

Pour les seconds rôle, nous avons:
– La petite amie blonde et inutile de Alex Hooper, joué par Brooklyn Decker, dont c’est le 5eme rôle (comprenant précédemment deux séries à la con et des films pas mieux).
– Le scientifique geek qui va trouver comment arrêter les aliens: Hamish Linklater (qui n’a que des séries à son actif).
– Le marin fiottasse qui va pas arrêter de chialer tout le long du film, Jesse Plemons (rien interagissant dans la filmo).
– Pour l’indispensable stéréotype japonais qui cite Lao Tseu, Hiro Hito et Sangoku à chaque phrase: Tadonobu Asano.

Et enfin dans le rôle de Michelle Rodriguez, bah… Rihanna.Parce que là pour le coup, on ne s’est même pas emmerdé à lui écrire un perso, on a juste repris le rôle type que joue Michelle Rodriguez depuis bien 10 ans: la latino badass qui sait se servir de toutes les armes et qui ne se laisse marcher sur les pieds par personne. Et pourquoi j’en parle qu’en dernier alors qu’elle est sur l’affiche ? Parce qu’elle doit avoir genre 30 minutes de présence à l’écran d’un film qui fait plus de 2h. Et j’ai même pu trouver un site qui a compté exactement le nombre de lignes de texte qu’elle a. Alors attention c’est très violent… 17 lignes de dialogue (dont seulement deux qui font plus de 10 mots), 2 cris, et le reste se compose de petites questions ou des petites phrases de moins de 5 mots. Tu le sens le foutage de gueule là ? Tu le sens le sale vicelard de producteur qui comme un gros pervers t’attire dans la salle obscure avec des bonbons pour mieux te détrousser de ta thune tout en t’enfilant avec un film de merde! Tiens mange la ta double peine.

Ah oui et il y a aussi Liam Neeson dans le film, qui soit doit avoir plusieurs ex-femmes avec de grosses pensions alimentaires, soit doit vraiment virer son agent parce que je ne pige pas pourquoi un aussi bon acteur se retrouve régulièrement à jouer dans de si mauvais films surtout pour un aussi petit rôle d’amiral de la Marine et père de la copine du héros.

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Et voici Captain Crétin et Amiral Rien-A-Branler !

Et voici Captain Crétin et Amiral Rien-A-Branler !

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Le Film : La Réalisation du film a été donné au touche-à-tout Peter Berg, multiclassé Acteur/Réalisateur/Scénariste/Producteur, sacré petit cumulard, et sur cette longue carrière ses principaux apports à l’industrie culturelle furent Hancock, Collatéral (avec Tom Cruise) et la série télé Friday Night Lights, que je n’ai jamais vu donc je n’en parlerai pas. Il est aussi crédité comme producteur de Battleship, donc il n’a aucune excuse pour avoir fait de la merde étant donné qu’il contrôlait deux des postes clés. Ça c’est fait, il va donc en prendre plein la gueule.

Le film commence donc dans un bar où nous retrouvons nos deux héros principaux, Alex et Stone Hooper, en train de fêter l’anniversaire d’Alex qui est apparemment en train de complètement rater sa vie. Une blonde incendiaire rentre dans le bar et Alex va tenter de la séduire, mais la belle veut manger un hot-dog. Alex part donc en courant vers la boutique la plus proche qui se trouve être fermée. Alors dans une situation pareille, en considérant que nous sommes censés être dans un film sérieux et dans un monde normal, quelle doit être la réaction du héros ?

N°1 : Il revient sans son hot-dog et tente de trouver une autre méthode de drague, l’invite au resto ou n’importe quelle autre réaction d’humain normal.
N°2 : Il entre par effraction dans le magasin, avec la musique de la Panthère Rose en fond sonore, passe par le toit, tombe à travers le faux plafond, déclenche les alarmes, se fait filmer par une caméra de surveillance. Retourne en courant auprès de la fille poursuivie par les flics, se fait taser et rampe vers elle, le hot-dog à la main, en s’évanouissant à ses pieds.

Si vous avez choisi la première solution, désolé pour vous, vous êtes une personne normale et logique et vous allez donc souffrir pendant encore deux bonnes heures. Non mais sérieusement, c’était quoi cette scène, je veux dire c’est littéralement la première scène du film, l’exposition des héros, ce qui doit nous donner le ton que l’on va suivre pendant l’histoire et…et…là…C’est une putain de scène digne d’un American Pie bas de gamme qui utilise une musique de cartoon en bande son ! ET C’EST LA PREMIÈRE SCÈNE DU FILM !! Ce n’est pas une comédie, c’est censé être film de science-fiction sérieux. Mais comment voulez-vous prendre ce film un tant soit peu au sérieux quand la scène d’exposition tourne directement au cartoon? Surtout que si c’était une comédie on aurait pu trouver le reste du film moins débile. Enfin bon continuons…

Alex se réveille donc en prison où son frère lui dit que ses conneries sont terminés et qu’il va prendre le contrôle de sa vie et l’arranger pour le mieux en lui faisant rejoindre la Marine où il est officier, car oui pour info on est à Hawaï.
Coupure, et on est propulsé un an plus tard dans une parodie de la scène de Volley-Ball de Top Gun, avec Alex Hopper, les cheveux et la barbe coupés, capitaine de l’équipe de football de la Navy qui joue une partie contre l’équipe de la marine japonaise venue pour une histoire de manœuvres navales communes internationales. Au cours de la partie on découvre qu’il est toujours un crétin borné et égoïste, que le capitaine de l’équipe adverse est un gros con qui va bien entendu devenir l’ami du héros plus tard dans le film. Durant cette scène on apprend aussi qu’il a réussi à séduire la fille en question et qu’elle sort depuis avec lui, ce qui continue de prouver que ce film est définitivement cinglé, ou que Peter Berg a un vrai problème en ce qui concerne les rapports homme/femme.
Ils sont même tellement amoureux qu’ils veulent se marier et qu’Alex doit aller demander la main de sa fiancée à son père: le terrible Amiral Liam Neeson.

La scène suivante est une cérémonie sur un vieux bateau de la seconde guerre mondiale pour célébrer le début des manœuvres communes, cérémonie à laquelle Alex arrive bien entendu à la bourre, devant tout le monde et l’amiral. Une fois la cérémonie terminée, il croise dans les toilettes l’officier japonais, et ils se mettent joyeusement sur la gueule sans aucune raison valable. Ce qui se termine par leur convocation devant leurs officiers respectifs et avec une explication des plus cartoonesques. Vous savez, je me demande vraiment si je ne regarde pas une comédie à ce moment-là… Puis je me dis que non, vous savez pourquoi ? Parce que ce n’est pas drôle !! Ce n’est pas du bon humour et ça n’a toujours rien à branler dans un film qui se veut sérieux !
Et si je vous raconte cette scène c’est pour deux raison: l’une c’est que Rihanna est enfin apparue après 17 minutes de film et qu’elle a dit deux fois « La Ferme » et ensuite parce que ça aura une petite importance plus tard.

Donc commencent enfin les fameuses manœuvre navales avec en toile de fond le concours de bites entre Hooper et le japonais, puis 10 minutes de plans de bateaux de guerre qui feront baver les plus militaristes d’entre vous, et vous donnerons envie d’entrer « IN THE NAVY ! Come to see the seven seas ! ». Oui j’ai pas pu résister à coller cette blague. Et comme le public commence à vraiment se faire chier et qu’il faut bien donner un peu de substance à ce film, les aliens débarquent !!
Cinq gros astéroïdes viennent se poser là comme des pierres, ou enfin s’écraser plus que se poser, pour révéler des bateaux aliens high-tech de la mort qui tue. Trois bateaux sont envoyés en reconnaissance pour voir de quoi il s’agit et c’est évidemment les bateaux des frères Hooper et du japonais pas sympa.
Soudain, les vaisseaux aliens lancent un champ de force (ou un machin du même genre) qui sépare les îles d’Hawaï et les trois bateaux du reste du monde et de la flotte, perturbant par la même occasion les systèmes de visée des vaisseaux de guerre. Tiens, tiens, je sens que vous commencez à voir ce qui va se passer ensuite, non?

Alex Hopper ayant été envoyé en éclaireur sur un zodiaque pour contrôler ce que ça peut bien être; prend, comme d’habitude, la décision « intelligente ». C’est à dire canarder le vaisseau extra-terrestre avec une mitrailleuse, ce qui a bien entendu autant d’effet dessus que si ça avait été un vaisseau de guerre humain. Son frère Stone ordonne donc à son bateau d’attaquer le vaisseau alien pour protéger son frère, ce qui lui vaut une riposte brutale et sans pitié: lui, son bateau et son équipage sont réduits en charpie en deux attaque du vaisseau ennemi. Adieu Alexander Skarsgård, ton perso si plat en sans personnalité ne manquera à personne, et qu’on ne te reprenne plus à jouer dans tels navets.

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J'aurais jamais du signer pour ce film...

J’aurais jamais du signer pour ce film…

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Revenu sur son bateau, qui lui aussi a été touché durant la courte bataille, Alex Hopper découvre que le capitaine ET le capitaine en second sont morts comme par hasard, faisant de lui le plus haut gradé du bateau et de ce fait commandant en charge du navire. Donc ce que l’on est en train de me vendre, c’est que cet officier qui est dans la Navy depuis un an, connu pour ses problèmes d’autorité, d’insubordination, de conneries diverses, et qui en plus doit avoir un casier pour ses conneries du début du film, A PU DEVENIR LE 3e OFFICIER SUR UN BATEAU DE GUERRE ?!? Le piston doit quand même avoir des limites non ? Mais c’était qui son capitaine ? Le Captain Igloo?! Promouvoir un débile pareil à un tel poste ?
Enfin bon, maintenant que la charge du bateau et la vie de son équipage est en jeu, il va mûrir d’un coup et découvrir des trésors de leadership pour affronter la menace extra-terrestre comme un vaillant capitaine…… Ou alors ordonner de foncer tête baissé sur l’ennemi visiblement trop puissant pour eux, forçant le navire japonais à les soutenir et se faire couler à son tour, ne rien en avoir à foutre de sauver les survivants sans l’intervention d’un soldat qui doit lui taper dessus pour lui rappeler son devoir.
Ouaip, Mesdames et Messieurs, votre Héros et l’Homme de la situation: Alex Hopper !

Quand finalement il reprend ses esprits et décide d’aller secourir les hommes en train de se noyer, se passe alors le truc le plus bizarre de tout le film: le vaisseau alien désactive lui aussi ses armes. Il ne profite pas de son indéniable avantage pour détruire le bateau qui lui a tiré dessus quelques secondes plus tôt, il ne se contente que de riposter en cas d’attaque et si les humains désactivent leurs armes, les aliens font de même. Des envahisseurs extraterrestres gentlemen, c’est ma seule explication logique, non sérieux il n’y a vraiment aucune explication à ça.

Bon ça c’est fait. Rassurez-vous messieurs dames, je n’allais pas raconter le film scène par scène non plus, mais il m’était impossible de  vous raconter la suite de cette bêtise sans nom sans rentrer dans le détail de la première demi-heure du film. La suite elle, va être à l’instar du jeu de société: très longue et très chiante car nous allons commencer, en effet, une partie de bataille navale. Oui oui, sans blaguer.

Pour faire court, la nuit tombe sur l’archipel, et nos chers héros ne voient plus où se trouve les vaisseaux adverses, donc déjà qu’ils avaient du mal à les viser de jour, bah de nuit c’est encore plus le bordel. Et c’est là que notre japonais de service rentre dans la partie en expliquant un plan super complexe qui permet de repérer plus ou moins la position ennemie grâce à des balises météo ou quelque chose du même genre. Donc à chaque fois que les bateaux ennemis sautent (oui ils sautent, ne me demandez pas pourquoi), ils peuvent le repérer. Ça c’est clair, ils tirent à peu près au jugé, on a compris. Mais là où ça part vraiment en vrille, c’est que les aliens ne peuvent pas les viser non plus !! Pourquoi ? Mais j’en sais foutre rien moi, probablement parce qu’ils sont cons ! Parce que leur chef doit être Jar Jar Binks ! Parce que la totalité de leur plan d’invasion est le plus débile qui soit !

Sérieusement, laissez-moi résumer le truc : Une race extra-terrestre suffisamment avancée pour traverser le vide spatial, débarque pour envahir la Terre avec 5 vaisseaux qui ne peuvent pas se poser, dont un qui a été détruit au cours de l’arrivée sur Terre en heurtant un satellite (j’y reviendrais). Leurs vaisseaux d’invasion sont des bateaux qui sautent et ne volent pas, lancent des champs de force qui bloquent les radars ennemis mais aussi les leurs, ou alors c’est que leurs radars ne fonctionnent pas de nuit, dans tout les cas ce n’est pas expliqué.
C’EST QUOI CETTE INVASION DE MERDE !?!? Mars Attaque, Marvin le Martien et même la Guerre des Mondes des années 60 avaient des plans d’invasion mieux foutus et mieux préparés que ça !! C’est vraiment les aliens les plus cons de l’univers et nom de dieu j’ai vu Skyline.

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Et voici le Big Bad Mother Fucking Vaisseau Alien, le plus inutile du monde.

Et voici le Big Bad Mother Fucking Vaisseau Alien, le plus inutile du monde.

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Après 20 minutes d’une partie de Bataille Navale horriblement chiante, les humains finissent par perdre avec le dernier bateau qui se fait exploser comme une pastèque. Mais ne vous inquiétez pas, ils s’en sont tous sortis ce coup ci et sont sur des radeaux de sauvetage. Youpi… Ça veut dire que le film continu.
Juste avant que le bateau ne coule, ils reçoivent un message de la copine de Alex Hooper, qui par hasard se trouve en haut d’une montagne, où par hasard se trouvent les antennes qui envoient le signal vers la planète des aliens, dont ils ont par hasard besoin pour appeler des renforts, parce que leur vaisseau de communication a par hasard été détruit à l’atterrissage, que par hasard ils se sont posées à coté et que par hasard le scientifique qui garde la station a par hasard compris tout leur plan et que par hasard au lever du soleil les satellites vont s’aligner avec la planète, que par hasard ils trouvent une radio qui capte les fréquences militaires, que par hasard ils trouvent la fréquence du bateau de Alex Hooper et peuvent donc totalement par hasard lui transmettre les informations importantes juste à temps. Je vous laisse compter mais ça fait beaucoup trop de hasard.
Donc ils ont ces informations en mains, mais plus de bateau et toute la flotte est toujours bloquée au large derrière le champ de force. Mais si! Il reste un bateau! Le vieux croiseur de la seconde guerre mondiale devenu un musée sur lequel il y a eu la cérémonie plus tôt.
Mais ce sont des marins des années 2000, qui ne savent utiliser que les bateaux modernes avec ordinateurs et tout le reste, qui va donc piloter ce vieux truc? Allez, pensez tous très fort au plus gros cliché que vous pourriez imaginer à ce moment-là…
Des marins vétérans de la seconde guerre mondiale débarquent donc en ligne sur une musique dramatique pour venir aider les petits jeunes et botter le cul de ces vilains, vilains extraterrestres.

Après avoir donc réarmé le navire en munitions -n’étant plus fabriqués depuis 60 ans, mais qui devaient comme d’habitude traîner dans l’entrepôt magique où le héros de film américain trouve toujours tout en moins de 5 minutes- ils partent au combat.
Et bien entendu le petit bateau vétuste et sous-armé va vaincre et détruire le vaisseau d’invasion alien sur-armé et sauver le monde. Je vais même pas m’attarder à faire une blague dessus, ça fait plus de deux heures que dure ce film, j’en ai marre, j’ai mal au crâne.

Le film se termine sur la traditionnelle cérémonie de remise de médailles pour tout le monde, où nos héros sont des héros, la Terre est sauvée et l’amiral Liam Neeson approuve enfin Alex Hooper comme marin et comme petit-ami de sa fille. Allez, basta et on range.

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"Je sais pas jouer! OUAAAAAIS !!"

« Je sais pas jouer! OUAAAAAIS !! »

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Conclusion : Mon dieu, mais quelle horreur ce film. Il y a plus de trou dans ce scénario que dans les bas résilles d’une pute brésilienne du bois de Boulogne à la fin de sa soirée de travail. Les acteurs ne jouent pas (Rihanna), jouent mal (tout le monde), ou n’en ont rien à foutre (Liam Neeson). On nous ressert chacun de tous les clichés les plus éculés du genre. Et le pire dans l’histoire, c’est que pour un film produit par Hasbro et étant dans la veine de Transformers ou GI-Joe, on aurait pu s’attendre à de l’action non stop, mais non c’est chiant comme la pluie. Regarder des bateaux se tirer dessus est ennuyeux au possible et les dialogues, creux et bien trop nombreux, ne font rire personne.
C’était décidément une mauvaise idée, qui a donné un mauvais film, et la première impression que j’ai eu voyant l’affiche était la bonne, c’était vraiment pourri.

Je suis Evguen, et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir ! Salut à la prochaine !

[EVV#8] Terra Navrante.

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 Le mot de Petit Kao: Evguen nous revient en forme, avec une chronique acide et particulièrement drôle. Ou alors c’est que nous avons le même humour… Toujours est-il que les vacances forcées lui ont fait du bien, puisqu’il revient chaussé de ses grosses gaudasses qui font du bruit, et mon introduction ne veut strictement rien dire. Bref, bonne lecture a tous!

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Hey hey devinez qui est de retour ? Après plus d’un mois d’absence je reprends donc ma chère chronique. Alors un peu d’explication sur cette longue pause, et bien c’est tout simplement que mon ordinateur après 7 années de bons et loyaux services est décédé de sa mort de guerrier, il a donc fallut le remplacer et tant qu’à faire par une machine qui puisse me servir aussi longuement et fidèlement que la dernière. Donc le temps d’attendre les soldes, la livraison de la bête et l’installation de tout l’indispensable pour son utilisation et de réécrire tout ce que j’avais écris précédemment, ça prends donc un peu de temps. Ah oui et entre temps j’ai aussi pris un Skyrim dans le genou…

Donc reprenons donc cette nouvelle année par un article un peu spécial car je vais m’attaquer à une série pour changer. Et en plus pour une fois pas un truc sorti il y a 5 ans mais quelque chose qui commence juste à apparaître sur nos écrans que j’ai regardé depuis sa sorti aux USA (illégalement cela va de soit). Je ne vous dis pas combien j’avais hâte que la saison 1 se termine pour que je puisse vous la présenter sur l’autel sacrificiel du Blog de Kao.

Donc commençons donc avec TERRA NOVA.

Tout a commencé par une histoire digne d’un conte de fée. Dans le monde merveilleux de série TV une annonce provoqua un émoi sans précédent dans tout le royaume magique : Steven Spielberg allait produire une toute nouvelle série. Après plus d’un décennie consacrée à donner ses lettres de noblesse à ce format si souvent décriés avec des série de plus en plus magnifique, la télévision allait avoir sa consécration. Le plus grand magicien du cinéma, celui qui ne compte plus les films cultes et les révolutions osait poser les yeux et la plume dans le monde du petit écran.

Et le génie créatif annonçait mettre les petits plats dans les grands, un budget phénoménal, ses créatifs d’effets spéciaux mis sur le coup, une surveillance totale du projet, la patte dans le scénario, tout ce qui pouvait faire rêver les amateurs de séries télévisée que nous sommes.

Après quelques mois de secret le projet est enfin révélé, Terra Nova :

Dans un futur où l’humanité a tellement exploitée la Terre que la planète est devenue invivable et que l’être humain est au bord de l’extinction un espoir apparaît. Le retour vers le passé, 170 Millions d’années en arrière, à l’époque des dinosaures. Il existe un passage et une colonie humaine est créé, baptisée Terra Nova, un nouvel espoir pour l’humanité un chance de tout recommencer sans refaire les erreurs du passé.

Pitch alléchant s’il en est, voyages de le temps, dinosaures, nous sommes en plein dans le domaine du maître à qui l’ont doit Jurassic Park. Surtout quand une dernière annonce a fait carrément baver tout geek qui se respecte, le premier épisode a eu le plus gros budget de toute l’histoire de la télévision. Vraiment, c’est dire que j’attendais cette série comme une grosse révolution. Et vous pouvez aussi vous douter que si elle a fini ici, c’est que la déception fut grande.

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Pour qu’une série TV marche bien il faut réunir quatre élément :

-1 : Une idée originale

-2 : Un personnage principal hyper-charismatique

-3 : Des personnages secondaires utiles et interessants

-4 : Des scénarios bien écrits et tous aussi bons d’un épisode à l’autre

Alors pour l’idée originale on semblait bien parti, mais finalement non, mais je m’en occuperai plus tard.

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Les Personnages : Le personnage principal Jim Shannon, joué par Jason O’Mara, qui a a son actif un rôle dans Resident Evil et des piges dans diverses autres séries. Pour un premier rôle on aurait pu trouver mieux. Il y joue le rôle d’un flic père de famille dont…Non sérieux ?!? Un flic ? Dans la liste des perso les moins originaux dans la série TV celui là a la première place haut la main ! Sérieux on est dans la science fiction qu’est ce qu’on en a à taper d’un flic ? Déjà ça commence mal. Vous croyez que ça fait cliché ? On va continuer avec la famille: sa femme est, attention, attention, Docteur ! La femme aimante et douce, tout en étant subtile est forte arrivant à manier sans problème son rôle de médecin, de femme et de mère, plus original tu meurs. Ah oui j’ai précisé qu’elle est hispanique, quota couleur atteint merci ! Joué par Shelley Conn, encore une illustre inconnu avec une carrière faite de piges minables. Seuls trucs passable, de la figuration dans Charlie et la Chocolaterie et un rôle dans Dead Set.

Suite de la famille modèle dans le rôle du fils en pleine crise d’adolescence en conflit avec papa mais qui l’aime quand même : Landon Liboiron, à part avoir joué dans Degrassi Nouvelle Génération rien que je connaisse.

Pour la fille de 15 ans mademoiselle je-sais-tout version basanée de Lisa Simpson amoureuse du beau et grand militaire de la colonie : Naomie Scott, et c’est seulement le second rôle de sa carrière.

Et pour finir notre famille en or, je demande l’insupportable petite fille de 6 tellement mignonne et innocente que t’en a envie de lui foutre des baffes et de la refiler au premier pédophile sadique qui passe pour t’en débarrasser. Son nom on s’en fout c’est son premier rôle. Je précise en plus qu’elle passe son temps à trouver les dinosaures trop mignon et tout.

Pour terminer ce casting parlons obligatoirement du commandant de la base Nathaniel Taylor, joué par Stephen Lang, si ce nom vous dit quelque chose c’est normal vous l’avez déjà croisé dans cette chronique, il jouait le méchant de Conan, mais aussi le commandant de la base dans Avatar, comme quoi la boucle est bouclé. Mais cette fois, CE N’EST PAS LE MECHANT, c’est le commandant gentil paternel, idéaliste mais badass avec une belle vision de l’avenir de son petit paradis jurassique.

Enfin notons la chef des méchants, car oui il y a des méchants, Mira (Car oui, les méchants y sont comme Cher ils ont pas besoin de noms de famille), joué par Christine Adams, ayant joué dans une demi tonne de série, ainsi que dans Tron l’Heritage et Batman Begins.

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"Bonjour on est la famille Cliché!"

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Scénario : Rentrons donc dans le vif du sujet, la Terre en 2149, une espèce de méga-cité type Blade Runner constamment prise dans un énorme nuage de fumée jaune-marron qui ferait passer les déchetteries à ciel ouvert de Calcutta pour un paradis écologique, où les gens se baladent avec des respirateurs dans la rue, où tout le monde est habillé en kaki et où on ne voit pas le Soleil. Je peux donc vous confirmer que Eva Joly n’a pas été élue en 2012 pour ceux qui en doutaient encore.

Le flic Jim Shannon rentre à la maison où l’attendent sa femme et ses trois gosses pour leur amener une suprise de taille : UNE ORANGE !!! Ébahissement de toute la petite famille, c’est devenu tellement rare un fruit frais que personne n’en a vu depuis des années. Ok là les bases sont posées, la Terre c’est devenu de la grosse merde, Monsanto, Acta et Macdonald’s ont gagnés, votez écolo !

Pour rien arranger à la situation, la police frappe à la porte et on planque vite fait la petite gamine dans un conduit d’évacuation. Descente de la police des naissance dans l’appart car on les a dénoncer pour avoir 3 gosses alors que c’est interdit. Ouaip, on est en 2149, il y a une loi de contrôle des naissance, mais apparemment la contraception c’est toujours pas ça. Ils trouvent la gamine, papa s’ennerve, il se bastonne avec les flics et se fait embarquer !

Notre cher papa flic se fait mettre en taule pour 3 ans et Maman quand a elle se fait sélectionner pour partir sur le nouvel espoir de l’humanité, Terra Nova ! Mais bien sur la gamine et papa ne sont pas invités of course. Mais le jour du grand départ dans le tunnel ultra sécurisé qui mène vers la fracture temporelle qui permet de remonter le temps, si joliment nommé Hope Plaza, maman et ses deux gosses se préparent à partir quand soudain papa apparaît avec un gros sac à dos ( Mais que peut il bien y cacher?). Oui oui, papa a réussi à s’enfuir d’une prison ultra sécurisé, ne pas se faire rattraper par la police du futur,et entrer dans ce qui doit être le lieu le plus protégé au monde comme dans du gruyère pour traverser le portail temporel. Putain mais c’est James Bond le flic quoi !

Passage donc dans une grande lumière blanche et atterrissage dans une grande foret tout en couleur avec un ciel bien bleu et tout et surtout une bande de soldats qui ont acheté leurs uniformes dans une broquante des costumes de Star Ship Troopers. Et dans le sac à dos comme par surprise, il y a la fameuse GAMINE !!! Oui la famille est réuni la vie est belle, les ptérodactyles chantent !

Les nouveaux colons sont donc amenés au fameux camp de Terra Nova, qui ressemble plus à un village vacances du Club Med dans la Caraibes que à une colonie humaine perdu au milieu des T-rex, mais bon, pour être accueillis par le commandant Taylor, qui nous fait une speech à gerber des arcs en ciels, sur la nouvelle chance de l’humanité de reconstruire sans faire les erreurs du passé et de construire un nouveau foyer pour elle et ses enfants. Bienvenu à Terra Nova, bienvenu chez vous, comme il dirait. Sur ce, se termine le premier épisode. Bon déjà, le budget pharaonique, annoncé, je sais pas trop où ils l’ont fourgué parce que point de gigantesques décors à la Rome et les effets spéciaux, bien que corrects ne sont pas non plus à se taper le cul par terre, et c’est pas le conglomérat d’acteurs inconnus qui ont siphonné le pognon en salaire. Pas convaincu à la fin de se premier épisode bourré de lieux communs et de clichés, je reste pour ma part sceptique, mais habitué des séries, je lui laisse donc le bénéfice du doute, un pilote n’étant que rarement le reflet de la série en entier.

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Bon dans le fameux second épisode, le fameux Jim Shannon est amené devant le commandant, bah oui se ramener en clandé avec une chiarde c’est pas trop trop légal non plus. Mais après l’avoir écouté genre dix secondes, le commandant lui pardonne tout ! Et oui à Terra Nova t’a une seconde chance, en plus coup de bol on pas de flic dans le village de vacances… Car on a pas de crime… Mais c’est pas grave quand même…  « Allez prend un flingue qui fait piou piou et devient mon meilleur copain ! » Ca se passe comme ça à Terra Nova. C’est aussi dans cette épisode qu’on nous présente les méchants: les Sixers. Pourquoi Sixers ? Parce que les vagues de colons qui viennent à Terra Nova sont appelés des pèlerinages, et les gens du 6eme Pèlerinage ont tous disparus peut de temps après leur arrivée et sont allés s’installer dans la forêt pleine de dinos pour faire leur propre camp survivaliste avec des intentions cachés. Mais franchement ils y avait de quoi se douter que se sont des méchants, le look moyen de l’habitant de Terra Nova c’est le hippie bobo en vacances alors que chez les Sixers c’est orgie de tatouages, scarrifs, piecings avec des os, dread locks, crètes, teintures, cuir, ect… En gros les méchants c’est marqués sur leur tronche quoi…

Ca y est, cette fois tout en mis en place, la scène est planté, les personnages présentés on va pouvoir s’attaquer au fond de l’histoire ! Qui n’existe quasiment pas…

Car contrairement à la pratique actuelle de la plupart des bonnes séries, c’est à dire une longue histoire divisée en épisodes comme Rome, Lost, True Blood ou bien d’autre nous ont habitués, là on est dans une narration hyper classique, avec des histoires séparés, qui n’ont pas grand chose à voir entre elles et qui lâchent une bribe d’information sur la trame principale un épisode sur deux. Vous pouvez me taxer de raleur sachant que beaucoup de bonnes séries utilisent toujours cette trame narrative, oui, j’en convient, mais en revisitant le genre, en donnant de l’originalité aux histoires et aux épisodes, CE QUI N’EST ABSOLUMENT PAS LE CAS DE TERRA NOVA ! On se coltine les épisodes les plus clichés qu’on connaisse dans le genre regardez un peu.

Episode 3 : Invasion de bestioles volantes sur la Colonie.

Episode 4 : Epidémie qui cause des pertes de mémoire.

Episode 5 : Une orpheline Sixers demande l’asile à Terra Nova avec « Trop mignonne pour être honnête » marqué en gros sur le front.

Episode 6 : Premier Meurtre Terra Nova !!! YOUHOU !! Heureusement qu’un flic est arrivé il y a deux semaines non ?

Episode 7 : Une météorite tombe et provoque une panne de courant généralisée foutant un des tas merdes et de situations débiles.

Episode 8 : La petite fouineuse de fille de 15 ans intello découvre qu’un des scientifique est un imposteur.

Episode 9 : Un vieux cadavre a été découvert, Taylor est suspect…

Episode 10 : Taylor est Mira la méchante se retrouvent coincés dans la jungle et doivent s’entraider pour survivre.

"Oulala, on est trop des méchants!"

Vous voyez le problème ou pas ? C’est du vu et revu 42 Milliards de fois, toutes les séries nous ont déjà pondu ce types de scénario. Si la saison faisait 13 episodes et pas 24 comme avant, je suis sur qu’ils auraient réussi à nous coller le double maléfique, l’univers parallèle, la comédie musicale et le voyage dans le temps…Euh oui bon, c’est le thème de la série, donc…

Sans parler des intrigues secondaires qui servent un peu de background, la fille intello qui tombe amoureuse du jeune soldat au look de gendre idéal et qui nous jouent l’amour chaste bien enrobé de guimauve. Le fils rebelle qui s’engueule sans raison avec son père et qui lui en veut de son absence de trois ans…Oui c’est vrai que 3 ans en taule pour défendre sa petite sœur, Jim Shannon a droit au prix du père irresponsable de l’année. Donc en plus pour montrer que c’est un trop un rebelle, il va travailler dans le bar du seul mec louche de Terra Nova.

Et sans parler de sa femme qui retrouve comme de par hasard son amour de fac à Terra Nova qui voudrait bien se remettre avec elle et qui le drague lourdement devant son mari tout en le traitant de beauf. Vous voyez les gros clichés quoi ? Vous voulez savoir le pire ? C’est que ce n’est qu’une liste résumée, il y en a une terachiée d’autres qui peuplent quasiment chaque dialogue de chaque épisode de la série.

Enfin vous pensez que la trame principale est là pour sauver un peu les meubles ? Ahahahahahah naïfs que vous êtes…

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L’histoire principale derrière les Sixers est qu’ils ont été envoyé là par de gros et puissants investisseurs privés qui veulent pouvoir ouvrir le portail dans les deux sens, afin d’exploiter les richesses naturelles du passé pour les ramener dans le futur. Oui oui…Pardon ? Vous dites ? On dirait beaucoup le scénario d’Avatar? Bah oui c’est trop ça.

La fin de la saison c’est ce qui est le plus navrant dans cette série, une armée privée de méchants débarque à Terra Nova et prend contrôle de la colonie. Taylor, Shannon et sa bande de petits soldats passent en mode résistance et nous pondent un plan magique pour sauver tout le monde. Ils font péter le portail temporel des deux cotés pour que plus aucun méchant ne puisse venir depuis le futur !

Et du coup, les méchants soldats et les Sixers se tirent de Terra Nova pour aller s’établir dieu seul sait où, mais ailleurs. Fin de la saison, tout est revenu à la normale ou presque. Ca fait vaste blague non ?

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Réalisation-Décors-Effets Spéciaux : Oui je vais faire un paragraphe avec ces trois thèmes car niveau réalisation il n’y a pas grand chose à dire. Pas de grands noms aux manettes, juste des réalisateurs classiques qui nous font des format série TV sur lesquelles il n’y a rien à dire, ni de bon, ni de mauvais.

Niveau décors, je crois que quelqu’un n’a pas compris le concept de colonie isolée au milieu des créatures sauvages et dangereuse. On imagine plutôt un fortin métallique, surarmé avec un confort spartiate mais bien sécurisé. Là on a une espèce de vielle palissade en rondins de bois avec un écartement de 2 mètre entre chacun des rondins avec un tourelle tous les deux kilometres, qui renferme donc un village de bungalow spacieux et full équipé avec du matériel moderne et bien éclairé. Avec des voiles aux murs et au plafond. Le camp est grand avec un marché aux fruits et aux légumes, des chemins recouverts de piti-cailloux blancs. Le bar du camp on se croirait dans une taverne de pirate des caraibes, l’hôpital centre de recherche tout blanc fait de baies vitrés et on notera aussi la superbe maison sur piloti de Taylor pour le coté pittoresque du lieu. Non mais sérieusement??  Les mecs sont ravitaillés une fois par an du futur, sont censé être un truc comme 1000 personne avec genre 50 soldats pour protéger tout le truc et ils prennent le temps de faire de la déco d’intérieur et du paysagisme. Crédibilité du lieu : ZERO.

Bienvenu à Terra Nova Darla Dirla Dada...

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Enfin j’ai gardé le meilleur pour la fin, vous vous souvenez ils sont au temps des dinosaures, c’est produit par Spielberg, à qui on doit Jurassic Park, on est d’accord ? Le film a déjà une bientôt vingt ans…ET BIEN LES DINO SONT PLUS BEAUX DANS LE FILM QUE DANS LA SERIE !!

C’est du foutage de gueule, en tout et pour tout on ne croise que 4 genres de bestioles différentes dans toute la série. Un espèce de T-rex, un pseudo raptor et deux autres merdes inutiles, horriblement mal modélisé avec des effets spéciaux qui ont bien dix ans de retard, qui n’apparaissent presque jamais. Mais qui en font du bordel par contre, ah oui pour sortir dans la jungle t’entends des tonnes de bruits divers et variés, mais tu n’y croise jamais personne. Surtout que niveau nature préhistorique, aucun travail non plus, juste des tournages en extérieur sans essayer d’y rajouter quoi que se soit. Je veux dire, 80 million d’années en arrière, ça a de quoi donner beaucoup d’idées de décors naturels, inventer des plantes, des arbres et tant qu’autres choses. Mais là non, fumisterie totale !

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A Gauche Jurassic Park à droite Terra Nova, What Else....?

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Au Final : Peut on dire que Terra Nova est une mauvaise série ? Non, si on était disons en 1994, et qu’on nous sortait cette série dans son format actuel de scénario, de personnages, de narration, et avec les effets spéciaux de l’époque, elle serait une excellente série de science fiction. Le problème est qu’elle est sortie en 2011 et que le monde de la série TV a énormément changé depuis ce temps là. Des scénarios exceptionnels ont été écrits, de grandes saga littéraires ont été adaptés, le niveau a été énormément relevé. House, Dexter, Game of Thrones, True Blood, Rome, Deadwood, StarGate Universe, je pourrai longuement continuer la liste des séries qui ont renouvelé le genre durant ces 10 dernières années. ALORS IL N’Y A ABSOLUMENT AUCUNE EXCUSE POUR NOUS PONDRE UNE SALOPERIE PAREILLE.

Monsieur Steven Spielberg, vous vous êtes plantés, autant vous êtes un dieu du cinéma, mais la série c’est vraiment pas votre truc ! Vous n’avez absolument rien compris aux attentes du public et comment celui ci a évolué. Vous nous aviez promis une série incroyable, tout ce que vous avez réussi à faire c’est nous pondre une mauvaise copie d’Avatar pétrie de bons sentiments jusqu’à la nausée, truffée de tous les clichés possibles et imaginables, des scénarios les moins imaginatifs, de décors ridicules et d’effets spéciaux insultants autant pour vos spectateurs que pour vous car votre nom y est associé.

On peut me taxer de mauvaise fois, d’être partial et d’être un râleur aigrie et blasé. Je suis tout ça j’en convient parfaitement, mais alors regardons les autres avis, Terra Nova est un echec autant critique que public. Des fois la majorité à raison. Donc monsieur Spielberg, retournez faire des films, vous le faites très bien. Et si vous voulez tenter à nouveau votre chance à la télé, éviter de la prendre pour une vache à lait où on réussi sans travailler. Nous sommes devenus un public averti et exigeant, soyez prévenu !