[EVV #11] Catwoman (2004). 2/2

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EVV-logo2Le petit mot de Petit Kao: Nous voilà donc de retour pour la suite et fin de cette chronique sur Catwoman. C’etait il y a seulement quelques jours qu’a été publiée la premiere partie, souvenez vous…

[Précedemment: Bon très bien, vu que les gens qui ont écrit ce film n’ont pas envie de faire d’effort, je ne vais pas en faire non plus et appeler chaque personnage du film par son seul trait de personnalité, Lambert Wilson sera donc Ordure, Sharon Stone sera Méchante et Benjamin Bratt sera Fantasme.]

Donc Patience travaille comme artiste publicitaire pour la compagnie de cosmétique Hedare Beauty (Insérez ici une blague sur n’importe quelle grande entreprise de beauté), dirigé par Ordure et Méchante. Méchante étant l’ancienne mannequin phare de la compagnie depuis 15 ans (Mais bien sûr) et qui va être remplacée car elle a atteint l’age fatidique de 35 ans, pour le lancement de leur nouveau produit Beauline. Ordure convoque Patience dans son bureau car elle a foiré quelque chose sur une de ses maquettes et nous montre que c’est une grosse ordure en la pourrissant pendant 5 minutes, lui donnant jusqu’à minuit le lendemain pour rattraper la bourde sinon elle est virée. On en est à 10 minutes depuis le début du film, TRES long générique compris, en gros c’est un des premiers actes les plus court que j’ai vu.

Elle rentre chez elle et n’arrive pas à dormir car de MÉCHANTS METALLEUX font la fête trop fort en face de chez elle et ne veulent pas baisser le son. Le lendemain, sans aucune raison, elle essaye de secourir un chat coincé sur une corniche en SORTANT PAR LA FENETRE ET SE PERCHANT SUR UNE CLIMATISATION EN MANQUANT DE TOMBER DANS LE VIDE?!?!? DE WHAT ?!?

Ok, je ne vais même pas essayer de me pencher sur la santé mentale de cette femme car c’est le moment où arrive Fantasme dans le film. Bon le personnage de Fantasme est très simple, insérez à l’intérieur de cet homme tous les fantasmes de l’homme parfait vu par les midinettes fans de comédies romantiques, il est beau, gentil, patient, galant, drôle, bon flic, n’a pas de vices, s’occupe d’enfants dans les écoles sur son temps libre, pardonne tout, est très courageux, etc…
En résumé cet homme n’existe pas, il n’a absolument rien d’humain, il est pour les femmes ce que les actrices de pornos sont pour les hommes.
Donc Fantasme qui passait par là, vient secourir Patience pensant qu’elle veut se suicider, après une rapide explication, Patience s’enfuit car elle est en retard au boulot, faisant tomber son porte feuille (Sérieux, référence Cendrillon en prime?), ce qui va donner une excuse à celui ci pour la retrouver.

A son taff, on est introduit à deux autres personnages secondaires que je vais appeler, Gay et Juive, qui ne sont que deux insupportables comic-relief, car c’est tout ce qui manquait à mon bonheur, Gay ayant au moins la politesse de disparaître quelques scènes plus tard, mais Juive va rester là jusqu’au bout du film pour nous casser les couilles.

Patience va travailler toute la journée pour terminer ses nouveaux dessins, mais ne va pas trouver de coursier au milieu de la nuit pour la porter à Ordure et va donc décider de les lui porter elle même à l’usine où l’on fabrique Beauline pour une raison connue d’elle seule.

Dans la fameuse usine, se trouve un scientifique (Joué par Methos de la série Highlander), Méchante et deux homme de mains. Le scientifique à des remords car la crème Beauline DÉTRUIT LE VISAGE de celles qui arrêtent de s’en servir comme de l’acide, ce dont Méchante en a rien à foutre (Et ce qui va rendre le twist de fin totalement inutile)…. OOOOOOOOOOOOHHH !! STOP STOP STOP LA !!! C’est ça le scénario ?!? C’est ça les méchants du films et leur plan ?!? Une méchante entreprise de cosmétique créé une crème qui détruit la peau de ceux qui s’en servent mais veut la sortir sur le marché quand même pour se faire un max d’argent ?!? C’EST UN PUTAIN DE BLAGUE ?!? C’est pas le scénario d’un film ça ! C’EST UN EPISODE DE TOTALLY SPIES !

Dans le monde réel, si tu sors un machin comme ça dans le commerce, tu te prend un monstrueux procès dans la gueule, tu perds des millions en dommages et intérêts et ta réputation est tellement détruite que tu fais faillite. ALLÔ ! Il y a des adultes qui regardent vous savez ? Ils avaient quel age les scénaristes ?

Promis, je suis du camp des gentils!

Promis, je suis du camp des gentils!

Patience, entend donc tout ça et se fait repérer, les hommes de mains la poursuivent en lui tirant dessus, mais elle réussit à s’échapper dans des canalisation, je ne sais trop comment. Les méchants déversent alors des millions de litres d’eau sortis de leur cul de je ne sais où qui expulsent Patience dans l’océan, ce qui apparemment la tue.
Quelques instants plus tard elle apparaît sur un tas de déchets où elle est entouré d’une centaines de chats numériques (car oui même les chats sont numériques dans ce film), et le chat du début va lui roter un truc à la gueule ce qui va lui rendre la vie. Patience ressuscite donc avec des super pouvoirs, car Catwoman est bien connue pour en avoir, je les listerai en les soulignant au fur et à mesure. Les deux premiers sont une super ouïe et une super vue qui lui permet de zoomer très loin ou sur de très petites chose…Je suis pas un spécialiste, mais je ne pense pas que les chats peuvent faire ça…
Bref, elle rentre chez elle et se réveille en dormant sur un placard….Parce que…Les chat… aiment dormir…sur des placards…

Elle retourne au travail, se fait engueuler par Ordure car elle n’a pas rendu ses dessins à temps et de manière totalement contraire à sa personnalité va l’envoyer chier de la plus puissante des manières et démissionner sous les applaudissement de ses collègues. Se demandant deux secondes plus tard ce qu’elle venait de dire, sa vraie personnalité revenant au galop.
Sans attendre un instant elle va aller demander des explications à une vieille dame à chats, à qui appartenait le fameux matou du début. Elle va lui révéler qu’elle est Catwoman, et qu’elle a reçu son pouvoir venu des chats de l’ancienne Égypte et que à chaque génération il y a une Catwoman, qui va recevoir des grands pouvoir et connaître une liberté qu’aucune autre femme ne connaît. Elle sait tout ça comment ? Parce que c’était une historienne qui a voulu publier sa théorie qui a été refusé par la communauté des scientifiques car composée d’Hommes et que les Hommes ne peuvent pas accepter d’une femme soit plus forte qu’eux…

Alors Madame, deux chose :
-1 : Une femme par génération qui reçoit de grand pouvoirs, c’est le scénario de Buffy Contre les Vampires
-2 : Ta théorie n’a pas été refusé car de Grand Méchants Homme ne peuvent pas accepter une femme qui reçoit de grands pouvoirs venus des chats. C’EST PARCE QUE C’EST COMPLÈTEMENT DÉBILE ! N’importe quel homme ou femme entendant ta théorie, va te dire d’arrêter la drogue ou appeler un psy ! Et le fait que tu sois une vielle dame vivant avec 50 chats n’aide pas pour la crédibilité.

Et pour étayer ses dires, elle va lancer de l’herbe à chat à Patience qui va commencer à frénétiquement se la frotter sur le visage…
Car oui, le fait de devenir Catwoman va lui donner tout les comportements d’un chat, elle feule en présence de chiens, miaule devant Fantasme, dors sur les meubles, boit que du lait et mange que du poisson… au point où on en est on se demande pourquoi elle ne se lèche pas les parties… Encore une fois, qui a écrit ça ? Qui a trouvé que c’était une foutue bonne idée ? Depuis quand les gamins de huit ans écrivent les scénarios des films ?

Enfin, durant la nuit, les Grands Méchants Metalleux font encore la fête, mais cette fois les choses ne se passent pas comme ça. Patience défonce la porte d’entrée (Super Force) et met une branlée aux gens présents pour leur méchanceté.
Elle revient chez elle et se coupe les cheveux toute seule avec deux paire de ciseau à la manière de Edward aux Mains d’Argent, réussissant parfaitement une coupe courte et stylé, parce que…les chats sont de bons coiffeurs ? (Super pouvoir de coiffeur)
Elle vole la moto d’un métaleux et part braquer la bijouterie où elle avait vu un collier qu’elle aimait bien, elle tombe sur d’autres braqueurs qui étaient déjà là. Elle arrive à esquiver leurs balles en courant sur les murs (Super Agilité + Pouvoir de s’accrocher aux murs comme Spider Man), elle leur met la pâtée, car c’est un chat ! (Chat-Patée-Désolé-Je-Sors-Pardon-Familles-Tout-Ca)

Le lendemain, elle se réveille et se rend compte de ce qu’elle a fait, culpabilise et s’empresse de rendre les bijoux volés avec une petit « Sorry » sur le sac et un boite de cupcakes pour les flics. Je ne vais même pas m’attarder sur la stupidité de cette scène pour parler d’autre chose.
Vous reconnaissez rien dans cette histoire ? Une personne pas sûre d’elle, qui va tomber par hasard sur des pouvoirs anciens, qui va changer sa personnalité durant la nuit, pour se débarrasser des gens qui l’emmerdent et réaliser ses désirs, et qui le matin venue va redevenir elle même et regretter les actes de son alter-égo ?

C’EST LE PUTAIN DE SCENARIO DE THE MASK !!! Juste le meilleur et plus célèbre film de Jim Carrey !! Vous pensiez qu’on verrait pas ça ?!? Sérieux, ce scénario « original » est juste la combinaison de pompages totalement éhontés.
Je résume, c’est un croisement en The Mask et Buffy, qui combat un méchant de Totally Spies… le tout greffé à une comédie romantique….Car oui, il y aussi une comédie romantique dans ce film…

Voilà voilà...

Voilà voilà…

Pratiquement une bonne moitié du film est donc utilisée pour nous raconter la love story entre Patience et Fantasme, entrecoupés de discussions chiffons entre Patience et Juive, où celle ci tente par tous les moyens d’être drôle, mais est juste énervante, genre Jar Jar Binks énervante.
Donc on enchaîne les moment ultra cul cul, où ils jouent au basket ball, vont à la fête foraine, au resto et se tournent autour et sans même nous gratifier d’une scène de plumard digne de ce nom.

Sérieusement, qui a envie de voir, au milieu de son film de super héros, une longue et chiante histoire d’amour, surtout avec Fantasme auquel aucun mec ne peut s’attacher ?
Et enfin, après 50 minutes de film nous voyons enfin Catwoman en tenue… Et oh mon dieu que c’est gênant…Même pour un mec…Un pantalon en cuir moulant couvert de griffures judicieusement placés sur son cul et ses hanches, le ventre nu entrecroisé par deux ceintures bling bling, des gants avec des griffes en diamant (me demandez pas où elle les a trouvé), un soutien gorge en cuir et un espèce de masque de chat ridicule et beaucoup trop haut faisant penser qu’elle a une tête gigantesque. Le tour filmé avec des gros plans sur son postérieur et ses seins, avec une sur-couche de filtre numérique sur elle et une musique R’n’B pendant qu’elle marche en roulant du cul…

Ouaip, bravo pour le message sur la liberté qu’elle a gagné, une liberté qu’aucune autre femme ne connaîtra, la liberté de se saper comme une traînée sado-maso, bravo Pitof, bravo. (Super pouvoir de couturier)
Soit dit en passant, la rumeur dit que c’est en voyant la tenue qu’elle devait porter que Michelle Pfiffer a refusé de reprendre le rôle de Catwoman, considérant que le costume est ridicule et dégradant.

Je suis pourtant une femme distinguée.

Je suis pourtant une femme distinguée.

Bref, elle poursuit un des hommes de main dans une boite de nuit, ce qui lui donne l’occasion de danser avec son fouet sur un podium, puis de lui botter le cul pour apprendre qu’il a tenté de la tuer car elle a entendu des secrets qu’elle ne devait pas entendre et qu’elle doit aller à l’usine…Ce qu’elle est censé déjà savoir…

Elle s’infiltre dans l’usine, trouve le scientifique mort, se fait voir, s’enfuit et se retrouve avec le meurtre sur le dos le lendemain dans la presse. La nuit suivante elle va dans le manoir de Ordure pour le confronter, mais se retrouve devant Méchante, qui lui dit ne rien savoir de tout ça mais que son mari a du tout manigancer car c’est en effet une ordure. Effet qui aurait put être intéressant, SI ON L’AVAIT PAS VU DANS L’USINE AVEC LE SCIENTIFIQUE PLUS TÔT DANS LE FILM.
Méchante explique à Catwoman que son mari se trouve au théâtre avec le nouveau mannequin de la boite et lui donne son téléphone pour qu’elle puissent se contacter pour anéantir son plan.

Au théâtre alors qu’elle est en train d’agresser Ordure, elle est interrompu par la police et se retrouve en face à face avec fantasme pour une scène de combat/drague très mal chorégraphiée. Où l’on se rend compte que ça a beau être l’homme parfait, mais qu’il est un peu con, car il ne reconnaît absolument pas la femme avec qui il est en train de sortir, malgré le fait qu’elle fait la même taille, le même poids, la même voix, la même coupe (car le masque ne cache pas ses cheveux), et qu’il ne la cache pas tant que ça d’ailleurs. Je sais que c’est une constante dans les films de super héros, surtout avec le roi du genre Clark Kent et ses lunettes magiques, mais ce cliché est tellement éculé que dans Green Lantern ils font la blague dessus, la copine de Ryan Reynolds le reconnaissant immédiatement et disant que son masque est ridicule. Tu vois ce que tu me fais faire Pitof ? Est ce que tu vois ? TU ME FAIS DIRE DU BIEN DE GREEN LANTERN !!!

ENFIN BREF !! Le lendemain au cours d’une dispute Ordure gifle sa femme mais se fait extrêmement mal à la main alors que celle ci ne réagit même pas sous le coup gâchant d’office la surprise du twist de fin. Et Fantasme se rend finalement compte que Patience et Catwoman ne sont qu’une personne en trouvant une de ses griffes qui traînait dans on appartement. Pendant que Méchante appelle Catwoman pour lui dire qu’elle a trouvé des preuves contre son mari. Arrivé chez lui elle le retrouve mort, couvert de griffure et plusieurs balles dans le corps.

Grande surprise, MÉCHANTE EST UNE MÉCHANTE !!!

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Je crois que c’est le twist le moins bien géré de l’histoire du cinéma, sans mentir, qui a bien pu croire le moindre petit instant que Sharon Stone n’était pas le grand méchant du film ? Elle était dans l’usine quand ils parlaient du danger Beauline, elle sort des regards maléfiques à tout bout de champ, elle passe tout le film à pourrir son mari, elle utilise ce foutu Beauline tous les jours et c’est elle la grand frustrée de ne plus voir son visage sur toutes les affiches. C’en est presque risible, les méchants de Scooby Doo font preuve de plus de subtilité.

Allez bref finissons en. Patience se fait arrêter par Fantasme qui la met en prison, alors qu’elle lui explique qui est la vraie menace. Il la croit parce que elle lui demande de lui faire confiance, oui oui sans plus de raison de que ça, quand je vous disais que l’Homme Parfait est un peu con. Ou quoi que ça doit rentrer dans la définition du Fantasme de la femme, un mec qui fait ce qu’elle dit sans poser de questions….
Il va confronter Méchante et va se faire tirer dessus comme le boulet qu’il est, sans un cri, ni une goutte de sang (quand je vous disais qu’il est pas humain), pendant que Patience s’enfuit de prison en passant à travers les barreaux comme un chat (Super Pouvoir de Luxation Indolore).

Nous en sommes donc au combat final entre Catwoman et Méchante, dont la peau a été rendue dure comme du marbre à cause de sa longue utilisation de Beauline, dommage que cet effet aussi ai été spoilé plus tôt. Cette scène d’action, j’ai pas grand chose à dire, elle est très chiante et mal chorégraphiée comme toutes les autres dans ce film, Catwoman bat Sharon Stone grâce à ses ongles en diamant et celle ci meurt connement par sa propre bêtise.

Et le film se termine sur Catwoman partant dans le soleil couchant sur un fond de musique R’n’B et monologuant sur le fait qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut, le bien comme le mal et que la liberté c’est trop bien, tout ça, tout ça.

Conclusion : Ce film est mauvais. En fait non ce serait un bon épisode de dessin animé pour gamine ou de série pour pré-ado, mais n’a rien à foutre au cinéma. Le scénario n’est qu’un mauvais repompage de chose qui ont déjà marché, les personnages sont tous des caricature n’ayant aucune vraie personnalité ou de motivations bien précises. Il n’y a que deux trame : Catwoman VS Méchante et la love story Patience/Fantasme, et les deux sont tellement vide et étirées sur tout le film qu’il est chiant à en crever alors qu’il ne fait que 1h30.

Les combats et les cascades sont très mal gérées car Pitof a préféré tout recouvrir d’effets numériques plutôt que de laisser travailler ses cascadeurs, alors qu’il avait une équipe plus que compétente pour ça. Et le peu de fois qu’il les a laissé travaillé, il a tout massacré au montage, en lui donnant un rythme tellement rapide qu’on ne voit rien à ce qui se passe et qu’on a mal aux yeux a cause des images qui flashent en permanence.

Enfin, le message est complètement foiré, car Patience ne se libère pas par elle même de son statut de femme faible, mais tout simplement par la magie, en obtenant des pouvoirs. Pire, ses pouvoirs viennent avec une autre personnalité qui est trop opposé à celle de Patience. Ce film copie The Mask, mais dans ce film le Mask n’est que l’expression de tout ce Jim Carrey refoule poussé à l’extrême et avec quoi il finit par fusionner, arrivant à un juste milieu entre sa personnalité d’origine et ce qu’il arrive à libérer en lui. Ici ce n’est pas le cas, Catwoman est une criminelle violente et agressive, Patience est une gentille et honnête fille qui a juste de problèmes de confiance en elle. Et au fur et à mesure la personnalité de Catwoman avale celle de Patience qui disparaît. Rien ne la prédestinait à être une voleuse, ou a vouloir s’écarter de la société pour une soit disant liberté de faire le mal si elle en a envie. Il n’y a pas de fusion des personnalités, à la fin, ne reste que Catwoman.

Et surtout, une femme qui se libère, c’est pas juste s’attifer comme une danseuse du Lido et braquer des banques, une femme qui se libère est une femme qui prouve au monde qu’elle peut faire aussi bien et même mieux que les hommes alors que personne ne la croit. C’est Marie Curie qui prouve qu’il peut y avoir de grandes scientifiques femmes, c’est Simone de Beauvoir qui montre qu’une femme aussi peut être un grand philosophe, c’est même cette saloperie de Margaret Tatcher qui devient le premier Premier Ministre Femme de Grand Bretagne, issue du Parti Conservateur et durant les années 70, oui même elle est un meilleur exemple pour les femmes que pourrait être se film.

Donc suivez mon conseil et préférez toujours l’original à la mauvaise copie, allez voir The Mask.

Je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir. A la prochaine.

 

[EVV #11] Catwoman (2004). 1/2

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Le petit mot de Petit Kao: Bonjour à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode de « Evguen a vu pour vous [encore un film de merde] ». Après de longs mois de silence dû au fait que j’avais une flemme sans bornes de corriger ses chroniques, le revoilà à nouveau à l’assaut d’une énième daube cinématographique, que j’ai personnellement vu, et dont la vision d’Ev m’a particulièrement enchanté. Accrochez vous à vos chaussettes, c’est parti!

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Bonjour ! Je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir. Question ! Qu’est-ce qui arrive quand on met un homme compétent, avec un casting constitué de bons acteurs, pour faire l’adaptation d’un personnage de comic books avec un histoire facile à transposer et un budget suffisant pour faire quelque chose de bien ? UNE GROSSE MERDE !  ET ELLE S’APPELLE CATWOMAN !!

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En 2004, la mode des films de super héros était déjà bien repartie et connaissait déjà ses premiers grands succès, ainsi que ses premiers grands échecs. Le bon coté de cette période où on ne savait pas trop quelle était la bonne recette pour qu’un de ces films marche, plus comme maintenant, c’est que les concepts et les idées pullulaient. De cette soupe d’idée en est sortie une plutôt intéressante sur le papier, sortir un film qui parlerai d’un personnage secondaire d’un grand héros de comic books sans en être un spin-off, mais juste la base toute seule d’une nouvelle licence. Et avouons le : l’idée est originale, encore inédite. Le choix s’est porté sur Catwoman, personnage des plus intéressant de l’univers de Batman, que personne n’osait encore ressusciter, le traumatisme de Batman et Robin étant encore trop présent dans les esprits, qui est un peu le 11 septembre des fans du héros.

Catwoman est en effet quelqu’un d’intéressant à porter au grand écran, personnage féminin le plus populaire de cet univers, forte, indépendante, et ambiguë. Pour ceux qui ne connaissent pas, Catwoman est Selina Kyle, une voleuse de bijoux professionnelle ayant une grande passion pour les félins et les chats en particulier. Catwoman est un des meilleurs exemples de anti-héros, c’est une criminelle oui, est-ce une méchante ? Moui-non-ça-depend-du-moment…. Disons qu’elle n’est pas animée d’intentions maléfiques, elle vole pour son plaisir, par pur goût d’esthète et par défit, une sorte d’Arsène Lupin au féminin. Elle ne manque pas d’argent, n’a pas particulièrement d’ennemis et n’est forcée à rien. Elle se retrouve souvent dans une situation d’antagoniste avec Batman à cause de leurs rôles respectifs de criminel/justicier, bien que des fois coopérant quand le besoin s’en fait sentir, et ont même plusieurs intrigues amoureuses, renforçant leur relation amour/haine.
C’est un personnage intéressant et complexe, avec des motivations pas bien claires, très changeant et sûrement le mieux écrit avec le Joker.

En plus du bon coté pour qui veut en faire un film, il y a déjà beaucoup de matériel pour travailler sur son origine, Voleuse Professionnelle dans le comics, Riche Femme d’Affaire dans le dessin animé des années 90, Folle Vengeresse chez Tim Burton, sans parler de toutes les réécritures du personnage dans les comics. ET IL Y EN A DU MATOS AVEC ELLE !! Elle est présente depuis les tout débuts de Batman, donc les bases de travail ne manquent pas!

Encore une fois voilà un projet qui sur le papier ne pouvait qu’être bon, mais si c’était un bon film ça se saurait et je ne serais pas en train d’écrire un article dessus.
Sans plus attendre voyons donc pourquoi ce chat au lieu de retomber sur ses pattes, s’est vautré dans son caca de la pire des manières ; en nous attaquant à Catwoman !

Personnages : Le rôle de Catwoman a été attribué à Halle Berry, sortant avec succès des deux X-mens et auréolé d’un Oscar pour « L’Ombre de la Haine », c’est déjà pour moi la première erreur de ce film, mettre quelqu’un de déjà très célèbre dans un rôle du super héros. Un film de super héros a pour but de mettre en valeur le héros, un personnage que nous connaissons déjà et c’est pour lui qu’on se déplace. Son acteur doit savoir lui laisser sa place, passer derrière son personnage pour que nous reconnaissions le héros et lui doit le magnifier. Un visage célèbre ne se cache pas derrière le masque du héros, on ne voit que ça et donc nous n’y croyons pas, ce n’est pas le super héros que nous voyons devant nous, mais un acteur célèbre déguisé. Les exemples ne manquent pas, Clooney en Batman, Edward Norton en Hulk, Ben Affleck en Daredevil ou Nicolas Cage en Ghostrider. Encore pire, prendre une actrice qui a déjà joué une super héroïne. Halle Berry c’est Tornade dans X-men, elle s’était faite connaître par ce rôle et je ne me souviens que de ça. Donc dans ce film, je regarde Tornade déguisée en Catwoman, bonjour le mindfuck. (Et ce qui en plus donne deux bons arguments sur pourquoi Ben Affleck ne doit pas jouer dans le prochaine Batman.)

Pour le reste du cast, nous avons Benjamin Bratt dans le rôle de Ken…Pardon de l’inspecteur Tom Lone, ayant joué dans Planète Rouge et Demolition Man, Sharon Stone qu’on ne présente plus dans le rôle de la méchante Laurel Hedare, de Lambert Wilson dans le rôle du Merovin…euh…non ça c’est lui qui pas compris qu’il avait changé de film, et qui devait donc incarner Georges Hedare.

Je suis presque choqué par ce casting, les quatre tête d’affiche sont des gens plus que compétents, ce sont tous de très bons acteurs, c’est du jamais vu depuis le début de mes critiques. Wahou…

Enfin bon, apparemment ça ne suffit pas pour faire un bon film…

Le Film : Catwoman a été réalisé par Pitof (Parce que avoir un vrai nom c’est trop mainstream), réalisateur français, principalement connu pour avoir réalisé Vidocq et être un pionnier des effets spéciaux numérique en France, la majeure partie de sa carrière a été d’être le directeur des effets spéciaux sur beaucoup de films. Il a souvent collaboré avec Jean-Pierre Jeunet, sur Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus et Aliens Resurection, ce qui va beaucoup se voir, car il a recouvert tout le film avec une espèce de filtre numérique jaune-orange qui rend un effet très lisse sur la peau de tous les acteurs, intriguant au début et devient de plus en plus dérangeant au fur et à mesure du visionnage. En fait ça va même s’y résumer, il colle du numérique partout où il le peut, que ce soit utile ou pas. Ce ne sont pas de mauvais effets, je trouve en effet que le film a plutôt bien vieilli par rapport à beaucoup de productions de l’époque, mais la plupart sont superflus et gênent la visibilité.

Après un TRÈS long générique qui pompe tellement sur celui de la Momie qu’on se demande si on ne s’est pas trompé de film, on est donc introduit à notre héroïne principale Patience Phillips…. Oui Patience Phillips, pas Selina Kyle, ça commence bien… En fait on va faire simple, vous voyez tout ce qui peut avoir trait au personnage d’origine ? Vous pouvez le foutre à la poubelle, l’héroïne n’a rien à voir avec la Catwoman des comics, l’action ne se passe pas à Gotham City et il n’y a aucune référence à l’Univers de Batman. Le logo DC n’apparaît même pas au début du film et ils ne sont pas dans les crédits à la fin (oui oui j’ai vérifié), je ne sais même pas comment c’est possible. Donc, au lieu de travailler sur du matériel existant pouvant servir à écrire une histoire qui risquerai de plaire aux fans, ils ont décidé de partir sur un tout nouveau personnage et de laisser bosser 3 scénaristes dessus (On sait que c’est toujours une bonne idée), et d’appeler le personnage Patience Phillips. J’adore quand on résume le personnage à son nom plutôt que de perdre du temps à développer sa personnalité. Car oui Patience est une gentille jeune femme, réservée et timide, qui laisse tout le monde lui marcher dessus en fermant sa gueule sans jamais oser dire quoi que se soit.

Bon très bien, vu que les gens qui ont écrit ce film n’ont pas envie de faire d’effort, je ne vais pas en faire non plus et appeler chaque personnage du film par son seul trait de personnalité, Lambert Wilson sera donc Ordure, Sharon Stone sera Méchante et Benjamin Bratt sera Fantasme.

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Le mot de la fin de Petit Kao: Encore une fois, un article coupé en deux parce qu’Evguen ne fait pas dans le minimalisme! Remettez vous de vos émotions et on enchaine avec la suite et fin de cette chronique d’ici quelques jours! Un peu de…patience! *badum tshhh*

Gone Home

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Après m’être attaquée à une grosse licence, je pense qu’il est temps de parler de jeux plus intimiste, plus discrets, et qui mieux que Gone Home pour satisfaire cette envie?
Pour ceux qui n’en ont pas encore entendu parler, GH est un petit jeu indépendant développé par the FullBright Company. Enfin, on parle de jeu vidéo, mais c’est très loin de l’idée qu’on peut avoir d’un véritable jeu vidéo. Ne vous méprenez pas, c’est une super expérience, mais il s’agit plus d’un simulateur d’exploration que d’un jeu comme on l’entend aujourd’hui, ne vous attendez donc pas à de l’action à n’en plus finir et des graphismes à couper le souffle.

Mais posons un peu le contexte. Nous sommes le 7 Juin 1995, il est 1h et quart du matin. Vous êtes Katie, une jeune fille partie en voyage à travers l’Europe, et cette nuit, vous voilà rentrée à la maison familiale. Il fait nuit, l’orage se prépare, la maison est vide, les lumières éteintes et certaines portes ne s’ouvrent pas.
Le parfait pitch d’un jeu d’horreur? Peut-être, mais ici, ni monstres, ni puzzles à résoudre. Votre seul objectif est d’explorer la maison, et d’interagir avec la plupart des objets qui croiseront votre chemin. Et certains déclenchent des petites « cinématiques », au détail près qu’elles sont uniquement audio. Pas de cutscene, vous vous arrêtez juste dans votre élan pour écouter ce que Sam, votre sœur, vous raconte.
Parce que c’est elle, le fil rouge de cette aventure, au fur et à mesure de vos découvertes à travers la maison, vous commencerez à concevoir pourquoi la maison est vide, et ce qui s’est passé durant votre absence.

Je ne peux malheureusement en dire plus sans vous spoiler l’intrigue, mais je peux néanmoins vous dire combien ce jeu m’a touché. J’ai même eu ma petite larme à la fin du jeu, sur les dernières paroles de Sam, juste avant que le générique ne défile.

Vous pouvez manipuler les objets à loisir.

Vous pouvez manipuler les objets à loisir.

Faisons donc un petit comparatif des points positifs et négatifs de ce jeu.
Les + :

► une ambiance 90’s parfaitement retranscrite, avec des clins d’œils dans tout les sens, et une grosse remontée de souvenirs par moments. Même si je suis née en 91, donc un peu tardivement par rapport à l’époque où se place le jeu, j’ai quand même eu droit à mon lot de nostalgie.

► Une histoire progressive, bien qu’un peu prévisible, mais non moins émouvante.

► La liberté totale de retourner la maison, tout foutre par terre et laisser le frigo grand ouvert. Moi ça m’a beaucoup amusé.

Les – :

► Le prix. Disponible sur Steam ainsi que sur l’Humble Store, pour respectivement 20 et 15€. Je vous recommande de profiter d’une promo, parce que le jeu se plie en 2h à peine, disons 2 et demi en galérant à trouver les clés. Je trouve ça un peu excessif vu l’absence de rejouabilité, parce qu’une fois le dénouement connu, le jeu n’a plus grand intérêt. Rentabilisez en le faisant jouer à vos amis à la limite.

► Les graphismes. Pas forcément sublime, le jeu a malgré tout fait pédaler mon ordi tant qu’il pouvait.

► Disponible officiellement uniquement en anglais. Apparemment il existe une manipulation à faire pour avoir la VOSTF, mais moi j’ai dû faire sans. Ça ne m’a pas dérangé outre mesure, mais tout le monde ici n’est pas forcément à l’aise avec la langue de Shakespeare.

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En conclusion: Cela nous laisse avec une égalité parfaite, je vous laisse donc seul juge. Mais je vous recommande quand même fortement de vous en procurer un exemplaire.

Tomb Raider : Reboot

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Et là je vous vois déjà arriver, « pourquoi en parler maintenant? ». Parce que je suis pauvre et n’ai pu acquérir ma copie du jeu qu’assez récemment, et ai d’ailleurs pris du retard dans le torchage en règle du jeu.
Parce qu’à l’heure où je vous parle, je suis en boxer devant l’ordi, parce qu’il est 5h du matin, et que je viens de finir de regarder les conférences de l’E3. Et que pendant la conférence de Microsoft, ils ont annoncé une suite appelée Rise of the Tomb Raider, et que donc il a fallu que je m’attèle à la critique rapide de ce jeu.

Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas une hardcore fangirl de la série, dans la mesure où ma seule expérience de la licence c’était de regarder y jouer, mon petit ami de quand j’avais 9 ans. Oui, j’ai eu un petit ami à 9 ans, vous pensiez quoi? Que ma tendance à la solitude est d’origine? Tsss, naïfs que vous êtes. Mais bref, revenons en à nos moutons.

Revenons vite fait en arrière: Tomb Raider premier du nom est sorti en 1996, j’avais donc 5 ans, et vous vous doutez bien que j’ai pas pu mettre les mains dessus. S’en sont suivis plusieurs suites vidéo-ludiques, une ribambelle de produits dérivés, et deux films assez mauvais. Puis, fin 2010, Square Enix annonce un reboot de la licence, développé par le studio Crystal Dynamics, et qui sortira sur toutes les bonnes plateformes en mars 2013, et également en édition encore plus fat graphiquement, en janvier 2014.

Le pitch: Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, elles ont également forcément un début. Merci Captain Obvious pour cette introduction toute pourrie… Bref, Lara Croft est une jeune étudiante britannique de 21 ans, partie en expédition avec des amis et collègues à bord de l’Endurance, un gros bateau; le tout dans l’espoir d’en découvrir plus sur le Royaume Perdu de Yamatai, qui se trouverait apparemment au sud du Japon, dans une région particulièrement propice au mauvais temps.
Manque de bol, grosse tempête, le gros bateau se pète en morceaux contre les rochers, et Lara et sa fine équipe s’échouent sur une île déserte. Déserte? Pas si sûr. Non seulement c’est surpeuplé par des connards fanatiques qui veulent leurs peaux, mais en plus de ça, l’île semble être au cœur d’évènements des plus étranges. Lara va donc tenter de dénouer les mystères de ce lieu des moins accueillants, mais surtout, elle va essayer de rester en vie au maximum, et si possible, peut-être, un jour, rentrer chez elle.

Mon avis sur la question: C’est pour ma part un de mes gros coups de cœur de cette année, enfin, de l’année dernière mais moi j’y ai joué seulement cette année, chut. Après une jolie cinématique, on prend enfin les commandes de Miss Croft, et on nous pose l’ambiance direct: elle va sacrément en chier tout au long de son périple. Traquée, blessée, violentée; le chemin vers la maison sera long. J’ai lu ici et là sur les Internets que certains trouvaient sa souffrance « jouissive », mais pour ma part, et ça doit venir de mon empathie maladive, j’ai pas trouvé ça rigolo du tout de la voir se faire mal aussi souvent, et aussi brutalement. Bien au contraire, j’ai rapidement éprouvée de la sympathie pour elle; outre son physique agréable, il faut vraiment être un monstre pour éprouver du plaisir à la regarder si souvent souffrir. Et pourtant le jeu ne se prive pas de multiplier les game over dégueulasses: empalée par un arbre, empalée par un bout d’avion rouillé, noyée, steak haché après une chute, multiples contusions fatales contre les rochers, j’en passe et des meilleurs.
Mais sinon côté gameplay, ça se prend très vite en main et assez facilement en plus. J’ai apprécié ce côté évolutif au niveau de l’équipement, qui permets de ressentir la progression, et des armes, et du personnage. On ne débarque pas avec 50 mille trucs dans les mains à ne pas savoir quoi faire. Non, on démarre les mains vides, dans la terreur de se faire attaquer, à courir pour sauver son popotin, et à esquiver les tirs ennemis, et ramasser des bricoles sur les cadavres, avec l’espoir que ça sera utile pour la suite.

Je plaisantais pas en parlant d'empalement.

Je plaisantais pas en parlant d’empalement.

Le seul gros défaut, c’est cette présence constante de QTE (quick time events) qui vous demandent d’appuyer sur des touches bien précises à des instants bien précis. Le problème c’est quand ça rentre en ligne de compte contre un boss, vous aurez beau le fracasser à coup de piolet, si vous n’appuyez pas sur la bonne touche au bon moment, il ne tombera pas. Je me rappelle avec horreur cette heure entière coincée dans une foutue grotte avec un con de loup, parce que je bourrinais les touches affichées à l’écran alors qu’il fallait au contraire appuyer très précisément en rythme, et en douceur avec l’affichage. Mais on m’a dit que c’est parce que j’avais des gaufriers à la place des mains, donc bon.

Un autre défaut, mais qui moi ne m’a pas spécialement gênée, c’est la quasi absence de tombeaux, il y en a au final assez peu, et on les résout en quelques minutes, à moins d’être un peu neuneu. Non, ici le maitre mot c’est surtout la survie, on passe bien plus de temps à dépecer des petits lapins et à étriper les abrutis présents sur l’île qu’à résoudre des énigmes. Mais bon, c’est un choix scénaristique, et moi franchement, les énigmes, c’est pas mon truc.

D’ailleurs une chose qui me semble importante, il n’y a aucun écran de chargement. En fait si, mais c’est tellement subtil que je n’avais même pas fait gaffe. A certains endroits, vous devrez vous glisser dans d’étroits passages, et Lara prend tout son temps pour marcher. Ça ne choque pas particulièrement mais ça permets au jeu d’afficher de grandes zones sans vous coller un écran de chargement avec des astuces que vous connaissez déjà par cœur.

Le jeu reste très beau, même en définition minimale.

Quant au scénario, il m’a tenu en haleine de bout en bout, avec ses révélations au fur et à mesure du parcours, jusqu’à son paroxysme durant la dernière heure de jeu, où l’on vous tend la carotte du dénouement, mais qu’il va falloir sacrément mériter.

Le mot de la fin: Ce reboot vaut-il le déplacement? Oui. D’autant que son prix a sacrément baissé depuis sa sortie, vous pourrez l’obtenir légalement pour à peine 20€. L’histoire est belle, pleine de twist et d’émotions, et peut se plier, si j’en crois les internets, en une moyenne de 16h de jeu. Ce qui reste relativement correct pour ce que propose le marché actuel. J’ai pour ma part bouclé cet épisode en 25h, mais j’ai vachement pris mon temps et suis souvent retournée en arrière pour farmer un peu. Notez qu’il existe un mode multijoueur, que je n’ai pas testé pour vous, parce que j’aime pas les autres gens.
A savourer en VO, bien évidemment, mais ça vous avez l’habitude.

Geisha Assassin.

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J’ai vu un film cette nuit, diantre, une perle, un joyau de cinematographie, un indispensable visuel. J’ai nommé: Geisha Assassin. Deja, rien que le titre, ca fait super peur, et tu as bien raison, cher lecteur.

Pour l’histoire, si j’ai bien compris, il s’agit d’une nana qui voulait etre geisha mais qui a aussi suivi une formation de samourai, obligée par son papa. Mais ce dernier s’est fait trucider comme un couillon, alors, plus grande, elle se decide a partir en quete de son meurtrier, pour venger son geniteur. Sur le papier, ca peut donner un film potable, mais en fait, pas du tout. Il y a un combat tout les 20m, ce qui est assez pratique, j’ai pu m’absenter pour faire cracher mes tripes sans rien rater du film! C’est d’ailleurs tourné dans un parc alors on fait genre on tourne en rond et sous plein d’angles differents pour pas que ca se remarque « oh tiens, mais le champ derriere, c’etait pas la scene avec les hommes pains d’il y a 10min? ». Ha parce que oui, j’ai oublié de preciser, il y a des ennemis assez epiques: des ninjas roumains (c’est moins cher), grand mere feuillage, Pocahontas, le vendeur de kebab du coin recruté pour l’occasion, et les fameux hommes-pains. Baptisés ainsi parce que quand la nana (Kotono) les tape, ils font de la fumée, comme le vieux pain de la cantine quand tu le dechire. On etait fatiguées…

D’ailleurs, le combat contre Pocahontas dure vachement plus longtemps que celui avec le boss de fin, qui lui passe les 3/4 a silencer, et a parler, un peu, vite fait pour « expliquer » l’histoire, le pourquoi du meurte toussa. Perso j’ai toujours pas compris maiiiiis…

Autre truc marrant, le costume de la nana, digne d’un mauvais cosplay, avec des couleurs tellements vives et chatoyantes, qu’a Japan Expo elle se ferait taper sur la gueule. Il est aussi magique, puisque, elle le dechire, et paf, sur le plan d’apres, il y a de nouvelles coutures. Elle le degueulasse dans la boue? Nulle crainte, il s’auto-nettoie en dix minutes. Idem pour ses cheveux, sa cicatrisation eclair inexpliquée de blessures, qui apparaissent d’ailleurs assez aleatoirement. Elle range egalement son sabre tout degueulassé de sang dans le fourreau, et paf! Il ressort tout nickel, comme le systeme pour les tetes de brosse a dents. Bref, un vrai sac de feves.

Chose interessante, l’heroine ne dort jamais, elle s’evanouit de temps a autre mais c’est tout, elle fait pas caca non plus, et sur 1h30 de film, elle mangera UNE boulette de riz, wouhou. Mais serieusement, meme si les combats sont pourris, ils ont le merite de distraire, tout les passages de dialogue sont assez somniferes, et les flashbacks simplement pathetiques tant ils sont mal joués.

Et tout ça pour a la fin, nous sortir un denouement de merde rapport a une epee a la con. Oui, je viens de chier ma fin d’article, chut. Pour bien resumer, le film ressemble fort a un Tekken en mode survival, avec un ennemi a poutrer chaque metre. Sauf que là, c’est un long metrage, avec un budget effet speciaux a mourir de rire.

Au final, un film proche du navet, mais a regarder a plusieurs, parce que fort drole a critiquer, j’ai passé un bon moment.

Voila, prochainement, Twilight 2, ou pire, BloodRayne 3 et ses zombis-nazis (veridique). A plus les gens!

Merci a Ada et Lou pour ce grand moment de rigolade.

See I’m burnin but it feels so good.

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Rare photo de Julie Maroh.

Certains en avaient entendu parler, d’autres ont pu deviner grace aux subtils indices laissés ici. Mais voila, c’est officiel. JE SUIS PUBLIEE SUR IF IS DEAD HAHAHAHA!!

Ca a l’air petit comme ça, mais jme sens glorieuse pour rien, chut, j’ai raison <3

J’ai donc, sous la severe mais juste direction de dabYo pondu dans l’amour et la souffrance ma critique du Bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh, que je vous invite a aller lire ICI.

Contrairement a mes autres critiques faites a l’arrache, celle ci a été retravaillée de nombreuses fois, et relu une bonne vingtaine, a m’en faire saigner les yeux. Si je ne fais pas trop fuir leur public habituel, et si m’en laissent l’occasion, je reposterais bien un petit quelque chose chez eux.