L’année des chaussettes (Rewind 2017)

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La nouvelle année arrive à grands pas, dans quelques heures pour être exact, et à l’heure où ceci sera publié, je serais en train de me préparer pour le réveillon. Mais le 31 décembre, c’est aussi l’occasion de revenir sur l’année qui vient de s’écouler. Si le sentiment est mitigé parce que c’est une période intermédiaire étrange entre Noël et Nouvel An, il devient facile de tirer des conclusions hâtives sur le fait que l’année était nulle. Sauf que c’est faux, l’année n’était pas si pourrie que ça, et je vous propose donc ce soir, un rapide retour arrière sur mon ressenti de ces 365 jours, du point de vue du blog, puis d’un point de vue plus personnel, ou tout ça un peu mélangé, je l’ignore encore. Bref, allons y c’est parti !

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On a commencé 2017 très fort avec les chroniques Queer, si le succès n’était pas nécessairement au rendez vous, ça a été un projet qui m’a tenu fort à cœur et m’a demandé énormément de boulot, et même un an plus tard, je suis encore très satisfait du résultat, ce qui n’est pas rien.

J’ai gagné un concours de Mister d’un bar où j’allais, ce qui a été une consécration de mon identité. Une véritable victoire sur la vie, un grand moment d’émotion.
En 2017 j’ai aussi débuté les démarches de mon changement d’état civil, d’abord le prénom, ensuite le marqueur de genre. Si cette dernière étape n’est pas tout à fait conclue, le plus gros est fait. Je tenais encore une fois à remercier toutes les personnes qui ont participé à cela, par leurs témoignages, leur soutien moral, leur accompagnement, bref, leur amour inconditionnel.

En mars j’ai aussi rédigé un des plus gros articles de toute ma carrière de blogueur, plus de 5h de travail sans compter les pauses, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes. Même si l’article est relativement passé inaperçu, ça a été un achievement personnel.

J’ai aussi fêté mon premier manniversaire en mai, et j’ai pour la première fois, publié une vidéo où je vous parlais en face-caméra, ce qui n’était pas une mince affaire là non plus. J’ai eu pas mal de retours hyper bienveillants de la part de mes proches, qui m’ont dit ne pas du tout s’attendre à me voir en visuel directement, puisque la première partie de la vidéo était constituée de photos avec ma voix en « narrateur ». Et qu’on sentait que je prenais de l’aisance au fil des mois, mis bout à bout en vidéo. Bref, une chouette expérience.

En 2017, ça a été une des premières fois de ma vie, où je me suis trouvé canon en regardant le miroir en face. J’ai même osé poster une photo de moi torse nu sur mon compte Facebook. Bon, une de dos et une coupée suffisamment haut, mais tout de même ! Et cette année, j’ai réellement commencé à m’assumer, à m’apprécier, à prendre soin de moi véritablement.

2017 c’était aussi deux trois instants vaguement polémiques. J’ai supprimé un article peu de temps après sa sortie, et ai dû apporter des corrections à un autre également quelques jours plus tard. Je ne suis pas infaillible, et mes opinions sont parfois trop influencées par ma colère et mes émotions. Mais j’assume l’entièreté de mes paroles, quitte à m’excuser publiquement par la suite.
Je me suis également beaucoup livré sur les lignes de mon blog cette année, jamais gratuitement, toujours avec pudeur et retenue. J’ai essayé de garder un aspect intimiste sans pour autant tomber dans le pathos, même si c’est un exercice d’équilibriste assez délicat par moments.

Sur un plan plus personnel, cette année j’ai changé de coloc deux fois, pour chaque fois des raisons différentes, et chaque colocataire m’a apporté son lot d’émotions mélangées, chaque expérience a été enrichissante et a apporté son quota de leçons sur la vie.
J’ai également rencontré de personnes formidables, dont certaines que je compte désormais parmi mes ami·e·s et pas juste des potes de soirée.

En 2017, tout n’était pas rose non plus, j’ai eu comme tout le monde, des périodes de doute, victime de mes angoisses, et chaque jour qui défilait n’était pas nécessairement une joie extraordinaire. Mais j’ai relevé le menton, et j’ai continué à avancer. 2018 arrive et je suis toujours en vie, et juste ça, c’est une victoire en soi.

Du coup, pour l’année qui vient, je nous souhaite, à vous comme à moi, du bonheur par brouettes entières, le minimum possible de peines, même s’il en faut pour savoir mieux apprécier les moments de joie. De la niaiserie, de l’amour, de la richesse sous toutes ses formes. Bref, que la fortune vous sourit.

Le bisou de fin d’année !

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Celui dont on ne doit pas prononcer le morinom

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Le morinom, est une très astucieuse francisation de ce qu’on appelle plus souvent le « deadname ». C’est un terme désignant le prénom de naissance d’une personne trans. Cet article y sera consacré.

Pour la plupart des personnes trans, devoir entendre son prénom de naissance est d’une violence inouïe, et une grande source de dysphorie et d’angoisse. Si on dit souvent que les mots ont du pouvoir, les prénoms en portent un d’autant plus important. Parce qu’ils sont rarement denués de sens, et c’est notamment pour cela que le choix de son prénom dans un parcours de transition est une étape clé.
Certain·e·s vont mettre du temps, en essayer plusieurs avant de trouver celui qui leur conviendra pour la vie. Tandis que d’autres personnes, vont savoir immédiatement lequel adopter.

Le problème avec le deadname, c’est qu’il peut donner l’impression à certain·e·s d’entre nous, que peu importe qui nous devenons et à quel point nous avons changé, le passé parviendra toujours à nous hanter, relativement intensément. De ce fait, de nombreuses personnes trans s’affairent à plus ou moins grande échelle à faire disparaître toute preuve de cette identité passée, quitte à y perdre des souvenirs irremplaçables, comme des photos par exemple. Parce qu’il s’agit de laisser pour seule trace l’identité réelle, et non pas celle de naissance. On ne peut pas effacer la mémoire des gens, mais on peut leur laisser le souvenir de qui nous sommes ultimement, plutôt que celui de qui nous avons pu être.
C’est une sensation très étrange et très désagréable que d’être confronté à son passé. D’autant plus quand on a eu la sensation de vivre dans un mensonge permanent depuis de longues années.

J’ai passé deux heures de ma nuit à évacuer les vieilles photos de mon ancien compte FB, et c’était vraiment un moment malaisant. Je ne me reconnaissais sur aucune des photos. J’ai certes pas mal changé physiquement au cours des deux dernières années, mais tout de même, j’ai passé bien 10 ans de ma vie avec la même tronche, malgré les aléas de la prise de poids, je me voyais tous les jours devant le miroir.

Et pourtant, c’était un instant dans ma vie vraiment pas agréable, que de trier toutes ces photos. Être ramené violemment en arrière dans ce tourbillon de mal-être, alors que ma vérité est toute autre. Ma vérité, ce n’est pas là d’où je viens, mais ce qui m’a construit pour en arriver jusqu’à aujourd’hui, et si la différence peut sembler subtile, elle est capitale.

Quand on me demande de prononcer mon deadname, ou que je l’entends, ou le lis, j’ai l’impression d’être extirpé violemment de ma bulle présente pour replonger dans les tréfonds de ma souffrance passée.

Je ne dis pas que toutes les personnes trans sont aussi mal à l’aise avec leur prénom de naissance, pour preuve certaines décident de simplement masculiniser ou féminiser celui-ci pour continuer à le porter, ou s’en foutent. Mais ce n’est pas mon cas, et encore une fois, je ne parle qu’en mon nom.
Avant même que je ne comprenne d’où venait la douleur que je portais depuis ma puberté, je détestais mon prénom de naissance. Il ne m’allait pas, il n’était pas horrible, mais ce n’était pas mon identité, même si cela en faisait, en quelque sorte partie.
Celui que je porte aujourd’hui, je l’ai choisi avec soin, il me convient, c’est le mien. C’est lui mon vrai prénom, pas celui qu’on m’a collé quand je suis né.

Pour conclure, la relation d’une personne trans à son prénom de naissance peut être autant paisible que conflictuelle, mais dans le doute, ne lui posez pas la question, histoire de faire preuve d’autant de respect que de décence.

Felicitations, c’est un garçon !

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Bien le bonjour !
Aujourd’hui est un grand jour, une pierre blanche sur mon édifice personnel construit avec mes petits bras. Je fête en effet mon premier anniversaire de traitement hormonal de substitution. Un an donc, que je prends joyeusement une seringue pleine de vitamine T dans une de mes deux fesses.

Il y a eu plusieurs dates clés dans mon parcours, au choix mon coming-out officiel et définitif public (21 décembre 2015), les obtentions successives du certificat « d’aptitude » à la transition, la première ordonnance pour la vitamine, etc. Tout ça vous le savez déjà, si vous me suivez depuis tout ce temps.
Mais donc le 10 mai 2016, à 11h tapantes, j’ai reçu ma toute première injection, une piqûre pour une nouvelle vie, en quelque sorte.

Et tout au long de cette première année, y’a un paquet de gens que je dois remercier pour m’avoir supporté, à tous les sens du terme. Du coup là ça va être une longue liste de remerciements, un peu comme le générique de Dorothée où tu espérais voir ton prénom apparaître. Spoiler cependant : je n’ai jamais vu l’émission de Dorothée, j’étais trop petit, et aussi je vais sûrement oublier un paquet de gens, donc pardon par avance si vous êtes éventuellement vexés de ne pas lire le vôtre.
Ah et si vous scrollez à la fin, j’ai monté une vidéo un peu comme j’ai pu, qui retrace mois par mois, mon évolution, avec énormément de cuts sinon ça aurait fait 15 minutes et ça aurait été super chiant.

Donc, un énorme merci en premier lieu aux participants des cagnottes qui m’ont permis d’accélérer le processus d’accès aux soins :
Emma D, Charpi, Alia, Java, Bambi, Mathieu C, Marinou, Emeric, Reya A, Candice, Polina, Yeti, Simon, Manon, Firea, Louison, Emma B, Charlie, Segolene, Olivier, Ludovic, Didou, Isie S, Geoffrey F, Rebecca L, Sophie L, Mathieu M, Gabriel G, Roch, Thorfin, Gia, Lucy.

Un tout aussi massif merci à celleux qui m’ont écrit des lettres de témoignage pour l’obtention de mon changement de prénom:
Nathalie, Alice, Passy et Lili.

Et enfin pour terminer, quelques remerciements un peu plus personnalisés, parce que voilà, il fallait le souligner.

  • Marianne & Simon-Pierre : pour votre accueil chaleureux et l’amitié inconditionnelle qui s’en est accompagnée.
  • Poutchy : pour ton soutien quotidien, et ton amour indéfectible.
  • Leo : pour m’avoir poussé dans la bonne direction dès le début, et parce que t’es pas mon frère pour rien, ai-je besoin d’en dire plus?
  • Ma famille : Pour avoir su me soutenir, une majeure partie d’entre vous, et ne pas m’avoir tous rejeté en bloc.
  • Axelle : Pour m’avoir ouvert ta porte alors qu’on se connaissait à peine, et m’avoir laissé les clés  y compris après avoir appris à me connaitre.
  • Kris : Pour être un père de substitution incroyable.
  • Tcheu : Parce que même de loin, je sais que tu es encore là.

Bref, trêve de niaiserie, en avant pour la vidéo !
[Attention: suite à une erreur au montage, le son n’est pas très fort sauf pour le générique de fin. Faites gaffe pour ceux qui écouteront au casque. Egalement, la qualité vidéo est relativement médiocre, mais ma webcam n’est pas compétitive. Voilà.]

2016, l’année des fraises

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OUAIS C'EST ÇA, CASSE TOI !

OUAIS C’EST ÇA, CASSE TOI !

Je peux affirmer sans trop me planter, que j’ai survécu à 2016. Il y a des décès tous les ans, mais cette année tout particulièrement, m’a touché personnellement. Outre David Bowie, Alan Rickman, Pete Burns, Georges Michael et Carrie Fisher, pour n’en citer que quelques uns, 2016 a aussi apporté son lot de deuil du côté de ma vie privée. Je l’écrivais début février, mais j’ai perdu quelqu’un que j’aimais beaucoup, et aujourd’hui encore, j’en ai les larmes qui me montent aux yeux.

Mais aujourd’hui, j’ai pris la décision de relater ce qui m’est arrivé de positif cette année, parce que s’apitoyer sur son sort ne fait pas avancer la marchandise avant les bœufs, un truc du genre.

Cet article abordera deux plans : le point de vue du blog, et l’approche plus personnelle de cette cuvée 2016. Et je dois vous avouer que j’ai particulièrement séché pour trouver des trucs vraiment intéressants à dire. Notamment parce que j’ai une mauvaise mémoire, mais aussi et surtout parce que y’a des trucs dont tout le monde s’en fout un peu quand même.
Mais trêve de spoilers, attaquons.

En cette année des fraises, le blog a pas mal bougé, il a d’abord changé de nom en début d’année, une subtile lettre de changée qui a fait toute la différence. Sur la page FB dédiée au blog, pour suivre toutes mes aventures en temps réel (abonne toi !), on a gagné 39 followers, en passant de 115 à 154. Le pic a été de 156, mais des gens ont du partir en route. Chaque nouvel abonné se fait équilibrer par un départ, c’est un truc dont j’ai du mal à saisir le fonctionnement, mais soit.
Un total de 59 articles ont été rédigés, et donc 60 si on prends en compte celui que vous êtes en train de lire, soit un ratio d’un peu plus d’un article par semaine, et ce score m’enjoie assez.

En fin d’année également, un de mes articles a été relayé sur Simonae, et le lien a été retweeté par Ginger Force, une youtubeuse que j’affectionne tout spécialement. D’autant que ce fut un des articles de 2016 qui m’a demandé le plus de boulot, donc j’étais content.
Pour finir sur cette première partie, le total des visites du blog sur l’année complète a été d’environ 9600. Et c’est franchement cool.

D’un point de vue purement personnel, il m’est arrivé un paquet de trucs cette année. Bon, outre ma transition dont je vous bassine à longueur d’articles, je tiens quand même à souligner que je suis passé du coming out intégral, famille au complet incluse; à la quiétude et la tranquillité du confortable cispassing. Parce que après tout, mon intimité ne regarde que moi, tout ce qui importe pour les autres, c’est de ne pas remettre en doute mon identité de garçon.

Cette année j’ai aussi fait un peu de modification corporelle, ma sœur [de sang] (dont c’est le métier hein) m’a fait mon septum (l’anneau au milieu du pif), et j’ai fait encrer ma peau par deux fois par mon frère [de choix]. J’ai aussi pas mal bougé physiquement, en changeant ma monture de lunettes, en optant pour du bois, parce que c’est vachement confortable mine de rien. J’ai également changé de cheveux un paquet de fois, entre les coupes et les parties en couleurs. Par contre je vous rassure, ma garde-robes n’a pas perdu de sa coolitude, et cette année encore, j’ai agrandi ma collection de tee-shirts de l’awesome.
Et si j’ai dû arrêter d’aller à la salle de sport en milieu d’année, j’ai pu récupérer un vélo pour pédaler furieusement dehors, et j’ai même réussi à perdre plusieurs kilos malgré l’arrêt de la salle.

Enfin, j’ai achevé de me hipsteriser un peu plus, car après l’achat de mon appareil polaroïd en 2015, cette année j’ai acquis ma petite collection de vinyles, avec de quoi les lire bien évidemment.
Ah et maintenant, je suis en follow mutuel avec Dame Fanny sur Twitter, et c’est un peu la classe quand même.

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Pour conclure, ce fut une année difficile, riche en rebondissement, mais emplie d’amour au sein de mon cercle d’amis, très proche comme occasionnel.
Je me suis affirmé, j’ai gagné en swag et je suis toujours bien entouré.

Pour terminer pour de vrai, voici mes vœux pour 2017 :
Je vous souhaite à tou.te.s une excellente année, qu’elle vous apporte autant de joie que de niaiserie, de l’amour par brouettes pleines et des briques de bonheur.
Suffisamment pour subsister confortablement, et toujours plus de meilleures nouvelles !
Amour sur vos têtes. ♥

 

I hear the roar of a big machine

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Bonjour à tou.t.es !

Bon, okay, j’ai raté le coche de la journée internationale de la visibilité bisexuelle, mais mieux vaut tard que jamais.

Je ne suis moi-même pas bisexuel, ni pansexuel d’ailleurs, mais je voulais revenir sur un détail de définition qui est vachement important, et j’espère tellement ne pas dire de conneries en le faisant.

J’entends très souvent justifier de la distinction entre les termes de bisexualité et pansexualité par la phrase suivante: « Être pan c’est comme bi sauf que ça inclus les trans ». Et cette simple phrase est tellement, mais alors tellement problématique…
J’ai sûrement dû déjà la sortir moi-même, mais c’était y’a longtemps, quand j’étais con et pas éduqué à la question. Et je regrette tellement cette période. Et comme il n’est jamais trop tard pour être informé, je vais aujourd’hui vous expliquer pourquoi cette simple phrase d’une dizaine de mots comporte au moins deux erreurs majeures.

On va commencer par le plus simple : on parle de PERSONNE trans, et non pas de une trans / un trans.
Pourquoi? Parce que c’est une simple histoire de respect et de considération. La personne est effectivement transgenre, mais ça reste une personne. On évite de ramener un.e individu à sa spécificité, quelle qu’elle soit. Tout comme on évite, idéalement, de parler des homosexuels, des noirs, des handicapés. Ce sont des personnes. Qui sont effectivement homosexuelles, ou noires, ou handicapées, ou tout ça en même temps, on s’en fout, ce sont des personnes quand même.
Et pas la peine de m’envoyer des screenshots de toutes les fois où j’ai fait l’erreur, je le sais, je ne me relis pas assez.

Mais bref, tout ça pour dire que c’est hyper réducteur de ramener une personne à sa simple classification, parce que rien que moi je suis multi-classé, donc non, on évite. C’est plus sympa.

Ensuite, et c’est le gros du morceau, la transidentité n’est pas un genre à part entière. Il n’y a pas besoin d’avoir une orientation particulière pour avoir envie d’avoir des aventures avec des personnes trans. Éventuellement une plus large ouverture d’esprit, admettons.
Les personnes transgenres ne sont pas « le troisième genre ». Si ces personnes sont binaires, alors elles sont du genre femme, et ils sont du genre homme. Et si ces personnes sont non-binaires, bah iels vous indiqueront les pronoms que iels souhaitent qu’on utilise envers leurs personnes.

Side-note: La binarité c’est le fait de se sentir exclusivement femme, ou exclusivement homme. La non-binarité c’est tout ce qu’il y a, éventuellement entre les deux mais surtout tout autour.

Donc à la limite, la seule distinction qu’on pourrait trouver entre la pansexualité et la bisexualité, c’est cette affaire de binarité. Et que donc en dehors de cette distinction masculin/féminin, on trouverait les personnes non-binaires, les personnes agenres, et les personnes genderfluid.

Side note: Le fait d’être agenre c’est de n’appartenir à aucun genre. Le fait d’être genderfluid c’est le fait de se sentir flexible dans son identité de genre, et ça peut même dépendre des jours et de tout un tas d’autres paramètres que je ne maîtrise pas personnellement donc je vais arrêter là ma parenthèse.

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Tout ça pour dire que, seules les personnes se définissant comme bi ou pan peuvent vraiment dire à quel point elles et ils distinguent les deux termes. Et même que des fois, les personnes directement concernées peuvent aussi dire des conneries, surtout si ces personnes ne sont pas éduquées à l’énorme palette de genres existants.

Pan = Poêle/Casserole

Pan = Poêle/Casserole

Les 7 ans du blog !

Vidéo

Aujourd’hui, mon humble blog fête ses 7 ans !

A cette occasion, j’ai décidé de mettre des bougies sur un gâteau, et puis de manger le gâteau. Et comme c’était pas un mauvais gâteau, bah j’ai fait des photos, et une petite vidéo. Et puis aussi quelques lignes de remerciement à tous mes ordis qui se sont succédé pour assurer la longévité de ce blog!

Un premier, à Charlie le Conquérant. Qui m’as été offert à mon entrée au lycée, avant même la création de Guy, Geek & Green. Et à qui je dois mes premières mises en ligne d’articles qui étaient avec le recul, assez foncièrement mauvais adolescents.

Un second, pour Frederick le Vaillant. Premier gros achat avec mon propre argent, durement gagné à la sueur de mon front. Une grande partie des premières années du blog a été rédigée sur son clavier silencieux de laptop.

Un troisième à Hubert le Sauveur. Récupéré auprès d’un copain qui changeait de PC, alors que Fred battait clairement de l’aile. Hubert qui me sert encore, alors que j’écris ces quelques lignes. Même si une grande partie de son matériel a été changée avec le temps, il n’en reste pas moins mon Sauveur des Internets.

Un quatrième à Piotr le Discret. Dernier acquis de la famille, qui bien qu’actuellement en séjour prolongé chez le Bro-Léo, a su gagner mon cœur avec son clavier doux et sa ventilation d’avion au décollage.

Et enfin un ultime merci à vous, mes lectrices et lecteurs, fans du premier jour comme derniers arrivés. Sans votre soutien et votre présence toutes ces années, je n’aurais probablement pas tenu la distance.

Je lève mon gâteau à une nouvelle année prospère et créative!
Le bisou.

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J’ai craché dans mon yop

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Aujourd’hui 14 février, aujourd’hui jour maudit pour tous mes compatriotes célibataires.

Dernièrement, les gens ont su me faire comprendre qu’en vrai, je n’étais pas juste une âme en peine, que y’a en fait beaucoup de gens qui m’aiment et me soutiennent. Mais aujourd’hui, aujourd’hui c’est foutu. Parce qu’aujourd’hui tout me rappelle à ma condition d’être errant sur le bord de la route, tandis que je regarde tous mes copains dans leurs bagnoles à deux places (ou plus suivant le cas, j’suis pas sectaire).

Je sais que le but dans la vie c’est pas juste être en couple, et qu’être avec quelqu’un juste pour le principe, ça craint aussi. Mais je sais aussi que de marcher seul c’est pas rigolo. Et je m’y connais en solitude. Pour exemple, quand j’étais ado, la grande mode c’était que tes ami.e.s t’écrivent des mots sur ton sac. Moi j’en avais tellement pas que j’écrivais moi-même des trucs dessus. Oui je sais, c’est particulièrement pathétique. Mais je m’éloigne de mon sujet du jour.

C’est pas tant de fanfrelucher qui me manque, sans ça j’irais « pécho » dans des lieux sordides en fin de soirée, et ça irait très bien.
Mais non. Je suis une créature sensible moi. C’est la tendresse qui me manque. Faire des bisous, des embrassades, des câlins, dormir enlacé etc.
Tout ce qui m’est interdit par la force des choses, par l’absence de l’autre, ce potentiel être aimé.

Mais comme on me l’a si justement souligné, cette année, ma première priorité, c’est ma quête pour faire valoir mon identité. Je suis davantage en recherche de moi-même que d’une chère et tendre.

Mais en fait je vais arrêter là cet article un brin larmoyant-sortez-les-violons, parce que j’ai autre chose à faire de ma journée. Ou pas parce que c’est dimanche et que le dimanche on s’emmerde.
J’vous souhaite néanmoins une bonne Saint Lamantin, bande de crevards.

En vrai mon lapin n'aime que ses croquettes...

En vrai mon lapin n’aime que ses croquettes…

And they call me under

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Il était mon ami, il était mon frère.
Il était mon barman, il était mon père.

Il parlait à l’oreille des PC, il servait des godets. Un homme de talent, un confident.
Je vous prie de me pardonner ces rimes un peu faciles mais aujourd’hui, j’ai le cœur bousillé. Un ami à moi est parti, comme ça, sans prévenir. Et on lui en voudrait tellement s’il n’était pas aussi attachant. Apprécié, et pourtant si facile d’accès. Il laisse un grand vide derrière lui, irremplaçable, d’une gentillesse incommensurable.
A t’engueuler en fin de soirée parce que tu sais pas boire, mais à t’aider à te relever, parce que quand même, c’est lui qui est derrière le comptoir. A se foutre de ta gueule parce que tu commandes une pinte de sirop, mais te la servir malgré tout, car il nous aimait tous beaucoup trop.

Je ne trouve aujourd’hui que peu les mots. Et je ne cherche pas à piétiner ceux de sa famille, la vraie, celle qu’il avait choisi. Mais je tenais néanmoins à lui rendre un dernier hommage, même inutile, même maladroit.

Je sais qu’il m’aurait tapé sur la main en me disant que j’en fais encore des caisses, mais je sais qu’au fond, il etait fier de moi, de nous, et de tous ceux que nous sommes devenus. Un peu grâce à lui, un peu grâce au hasard de la vie.

Merci d’avoir fait partie de ma vie toutes ces années, et même si mes larmes semblent intarissables, tu es parti fidèle à toi même, en quelque sorte.

Y’a rien qui rime avec 2015

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Sur ce titre très inspiré, bienvenue en 2016!

Bon, j’avoue, j’écris ce titre un peu à l’agonie de ma soirée, avec mon équivalent personnel de la gueule de bois, à savoir que mon cerveau est un peu embrumé et mon bidou un peu barbouillé. Mais ça s’arrête là, heureusement.

2015 donc, fut une année riche en émotions, bonnes comme mauvaises. Outre les événements tragiques qui se sont déroulés en France, et qui m’ont d’ailleurs assez peu affectés, parce que j’suis un sale égoïste tavu, cette année fût au contraire pour moi une succession de découvertes et de réalisations personnelles. Comme chacun le sait désormais, j’ai enfin pu mettre le doigt sur mon problème d’identification, et compte bien mettre tout en oeuvre en 2016 et au delà, pour régler cela.

2015 a aussi été une année fournie en rencontres, de celles qui changent un petit Kao. Je pense entre autres à mon bro Leo, dont l’impact sur ma vie a été positivement colossal, et je pèse mes mots. Cette année a aussi signé le départ de mon ancien appart, vous savez, le taudis, pour emménager dans un super nouvel appart tout rénové tout beau. En 2015 je suis aussi passé pour la première fois sur le billard, et ça a changé ma vie, par le biais de ma santé qui s’est enfin améliorée. Toujours dans la santé j’ai enfin décidé de m’attaquer à mes problèmes de sommeil.

Mais 2015 a aussi été synonyme de perte. J’ai perdu deux amis de longue date. Et même si leur éloignement n’est pas forcément entièrement négatif, cela continuera de m’affecter à moyen terme.
Mais l’année qui vient de s’écouler m’a aussi permis de me rendre compte que j’avais réellement su bien m’entourer, et qu’en particulier sur le dernier quart de 2015, j’ai reçu tant de preuves d’amour et d’acceptation quoi qu’il advienne, que j’ai pu prendre conscience combien j’étais aimé et entouré par des gens géniaux.

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En résumé, 2015 c’était:

  • Le début de prise en charge de ma santé
  • La prise de conscience de mon identité
  • Des rencontres, des séparations

En un mot: le début de l’âge adulte. En quelque sorte.

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Et donc mes vœux pour 2016 sont les suivants.

Une santé meilleure, toujours plus d’inspiration, de la bonne musique, des bons jeux vidéos, des petits sous en quantité, de l’amour par brouettes, et un lapin qui vous aime.
Et ça, je le souhaite autant pour moi que pour vous!

Well I’m not blaming you

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Hier, c’etait la journée Internationale du Coming-Out.

A ce titre, j’ai publié un court statut sur le facebique, que je m’apprête à extrapoler un peu aujourd’hui. Principalement parce que je n’ai pas sommeil et que beaucoup de choses me travaillent. Il est actuellement 3h30 du matin, je précise.

Le Coming-Out, ou « sortie du placard » en français, est un processus délicat et qui demande énormément de courage autant que de chance et/ou de hasard. Je rappelle, à ce titre, que même lorsqu’une personne affiche publiquement son orientation ou quoi que ce soit d’autre, il est de votre devoir de ne pas en parler à sa place. Outer quelqu’un est aussi irrespectueux qu’intrusif et irresponsable. Ça peut blesser. Même, et surtout dans le cadre d’une personne transgenre. Y’a toujours une meilleure façon de présenter les choses autrement que « voilà machin, il est trans ». Voilà, machin, c’est un pote et il s’appelle ainsi. Point.

Toujours est-il que le procédé du coming-out est absolument personnel et intime. La personne s’ouvre à vous, et c’est de votre devoir de réagir avec bienveillance, dans la mesure du possible. Même si vous êtes violemment contre de par vos convictions, alors cassez-vous de ce blog vous n’êtes pas en position de juger. Jamais.

Et à tous ceux qui me lisent aujourd’hui, et qui sont encore planqués, sachez simplement que rien n’est jamais facile, mais que, croyez moi, quand la vérité sort au grand jour, on se sent soulagé d’un poids énorme, que l’on ne mesurait pas jusqu’à lors. Simplement, ne vous pressez pas, prenez votre temps, saisissez les opportunités quand elles se présentent. La décision vous appartient.
Sachez également qu’on ne s’oute jamais qu’une seule fois. C’est une action qui sera répétée toute une partie de votre vie, pas forcément à chaque nouvelle personne que l’on rencontre, mais à chaque fois que l’on sent que c’est nécessaire.
Courage à chacun et chacune d’entre vous. Amour sur vos fronts.