Walking over glass

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Ce matin, nous allons nous attaquer à une habitude simple et pourtant si problématique : celle qui consiste à dire qu’une personne homophobe refoule forcément sa propre homosexualité.
Même si des fois, c’est effectivement le cas, nous allons ensembles déconstruire cette idée nauséabonde.

Je n’ai que faire des études pseudo-scientifiques établissant que tous les homophobes sont des « tapettes » (à l’aide.), parce que ce n’est pas juste un gros tas de bullshit, mais c’est surtout une idée hyper dangereuse.
D’une part parce que c’est un postulat qui normalise la violence à l’encontre des personnes LGBT+, permettant de laisser faire trop facilement des comportements agressifs et violents. En effet, c’est le fameux argument qui consiste à pardonner une personne parce que celle ci souffre. Et je le rappelle pour la énième fois: un vécu traumatique, un passé difficile, permet éventuellement d’expliquer, mais jamais d’excuser une attitude de sombre sac à merde.

Et à celleux qui me reprochent d’être vulgaire, sachez simplement que je suis très en colère, et que franchement, je me retiens. Ne le prenez pas personnellement, vraiment.

Dire d’un homophobe notoire qu’il est probablement homosexuel, c’est super nocif, parce que ça permet d’ouvrir la porte au fait de se foutre de sa gueule parce que c’est rien d’autre qu’un pauvre homo qui assume pas. Ce n’est pas de l’humour subversif trop drôle ou quoi, c’est justement méchamment malsain. On ne se moque pas d’un homosexuel, avéré comme présumé. Parce qu’il n’y a rien d’insultant au fait d’avoir une sexualité différente de l’étouffante majorité. Il y a plein de raisons et de façons de se moquer d’un être humain parce que c’est un sale déchet, mais sa sexualité ou son genre n’en font pas partie.

Pas de « c’est de l’humour » qui tienne, parce que ce n’est pas drôle, ça ne fait rire personne, sauf peut-être les non-concerné.e.s, et auquel cas, c’est grave. Parce que ça revient à laisser les gens rire de nous, sans nous.
Des personnes valides qui se foutent de la gueule des handicapés, ça craint. Des personnes blanches qui se moquent des racisés, c’est du racisme, et ça craint tout autant.
Donc je ne vois pas pourquoi on laisse passer cette idée que des personnes agressives sont en réalité des opprimées. Non. En aucun cas.

Un point intéressant cependant, que j’emprunte après une demande de relecture à mon coloc, et qui m’inspire ce paragraphe.
Il m’a théorisé que lorsque l’on sort de la norme, les gens cherchent toujours à comprendre pourquoi, en y collant leurs propres arguments. Pour exemple, si un garçon fait du foot, ça ne pose souci à personne. Mais si ce même garçon décidé qu’il veut faire de la danse, immédiatement, ça pose problème. On cherche à comprendre pourquoi il tient absolument à mettre un justaucorps et faire des sauts de chats.
Et peut-être que c’est là le problème. Plutôt que de chercher à admettre que la société entière est homophobe, que l’oppression est systémique, on préfère pointer du doigt une extrême de cet état de fait, à savoir que les homophobes sont virulents; plutôt que de se poser la question un court instant de savoir si l’homophobie ne fait pas juste partie de la norme, et que donc, l’individu lambda l’est également en conséquence.

La « blague » serait donc de présenter l’homophobie comme un désordre mental alors que c’est simplement la suite logique d’un fonctionnement propre à la société elle-même. Mais comme toujours, que ce soit des bons comme des mauvais comportements, si on les « exagère » en sortant de cette constante, on passe alors la barrière de cette normalisation, et on s’attire les foudres du jugement.
J’en conclus donc que si l’homophobe refoule éventuellement sa propre sexualité, ce n’est pas parce qu’il aime spécialement se flageller, mais parce qu’il est lui-même victime d’un environnement qui lui est défavorable. En conséquence, il cherche à compenser en étant encore plus cruel que la société dans laquelle il évolue. Et du coup ce délire d’homophobe refoulé, ce n’est pas amusant, c’est juste tragique.

Arrêtons donc de propager cette idée puante, parce que ce n’est ni amusant, ni pertinent.

When you believe

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coolchristqa6

J’y ai souvent fait référence, mais quand j’étais enfant, ma mère était Témoin de Jéhovah. Et je voulais aujourd’hui, revenir un peu sur ce que ça impliquait, parce qu’on entend tout et son contraire sur le sujet. Je parlerais de « TJs » dans cet article, par souci de simplicité.

Un truc que j’ai beaucoup entendu étant petit, c’est que ce que l’on ne connait pas ne peut pas nous manquer. Je tends à être convaincu du contraire. Même sans savoir ce qu’impliquait fêter son anniversaire par exemple, j’effleurais quand même du bout des doigts ce que cela représentait. L’argument principal du pourquoi on ne le fête pas chez les TJs, et accrochez vous bien parce que c’est du gros gros flan : c’est qu’en fêtant son anniversaire, on est mis sur un piédestal, or c’est là la place de Dieu, et nous devons rester humbles. Donc pas de gâteau, pas de bougies, pas de chanson, pas de cadeaux.
Même si j’en suis sorti il y a longtemps, ça a laissé certaines traces, par exemple je suis tout spécialement mal à l’aise en entendant la chanson « joyeux anniversaire ». Je suis incapable de la chanter, et j’arrête promptement les gens quand ils essaient de me la chanter.

Vous allez me dire, pourquoi ne pas me rebeller plus tôt ? Pourquoi me suis-je laissé entraîner dans ces conneries jusqu’à mes 14 ans ? Quel a été l’élément déclencheur ?

Etant à l’époque socialement considéré comme une fille, le fait de moi-même avoir un crush sur une autre fille m’a fait réaliser que quelque chose clochait. Et c’est seulement à ce moment là que j’ai souhaité m’éloigner de la religion de ma mère pour commencer à réfléchir par moi-même. Bon bien évidemment, j’ai d’abord considéré être profondément un monstre pendant deux ans, et ça a été très dur. Parce que si j’étais déjà habitué à être différent des autres enfants, je n’avais jamais eu le besoin de vivre dans le mensonge vis-à-vis de ma famille.

Parce que les TJs c’est ça : l’isolement. Avec un programme étalé sur la semaine avec au moins deux réunions de 2h, plus l’étude de livre, et l’espèce de parrainage éducatif religieux dont j’ai perdu le nom, plus la prédication le weekend (quand ils viennent faire chier au porte à porte vous savez). Ça fait déjà au moins 5 jours dans la semaine où tu consacres quelques heures de la journée à cette religion. Et mine de rien, avoir une action quasiment quotidienne relative à une pensée religieuse, ça te force implicitement à centrer ta vie autour de ça. Surtout quand tu es jeune, et que tu es particulièrement sensible au regard que l’on te porte, et affecté par la pression de la congrégation (groupe de TJs local si vous préférez).

Parce qu’à force de côtoyer les mêmes personnes plusieurs fois dans la semaine, tu crées du lien, tu t’attaches plus ou moins à certain.e.s, et tu accordes du crédit à leur opinion à ton égard. Et c’est là que ça devient dangereux. Parce que eux c’est des adultes, établis depuis longtemps dans leur foi, et que leur avis est conséquemment influencé par cette religion. Et que tu as conscience que le moindre écart de ta part, t’apportera des mauvais points de réputation, non seulement à toi, mais surtout à ta famille. Et tu ne veux pas être la source de honte de ta maman.

Etre TJ, c’est avoir une sur-conscience de sa réputation, devoir faire gaffe à tout un tas de trucs qui pour les non-TJ sont bénins. Je ne vous parle pas de trucs genre avoir des rapports hors mariage ou prendre de la drogue hein, non, des trucs bien moins graves, comme fumer des cigarettes, boire de l’alcool, ou flirter. Parce que flirter c’est le premier pas glissant vers la fornication, pour finir par aller en enfer tout ça.

Et respecter Dieu passe par tout un tas de trucs tous plus absurdes les uns que les autres. Du genre ne pas lire certains contenus, ou voir certains films. Par exemple, quand le premier Harry Potter est sorti au cinéma, ma maman a refusé de signer l’autorisation de sortie de l’école, parce que la magie c’est de la sorcellerie, et la sorcellerie c’est pour les engeances du démon.
Autre exemple : les Schtroumpfs, j’avais la collection quasiment complète. Ma maman a fait un grand feu avec les BDs, à l’arrière du jardin, parce que c’est des petits lutins bleus démoniaques, et que Gargamel fait allusion à Satan. J’avais à peine 10 ans.

Je parlais plus haut de l’isolement. Quand j’étais enfant je n’avais pas vraiment d’ami. Parce que j’étais « bizarre ». Parce que les croyances de ma mère influençaient mes choix, quand il y avait un anniversaire d’un camarade fêté en classe, personne ne me surveillait pour être sûr que je ne m’implique pas dans les festivités. Parce que je m’éloignais de moi-même de toute forme de participation. Parce que j’avais la trouille que ma maman ne l’apprenne. Donc je restais au milieu des autres élèves, qui chantaient, mangeait du gâteau, partageaient les bonbons. Et moi j’attendais que ce soit fini, patiemment. Des fois j’allais même dans le couloir entre les salles de classe, à lire un livre en attendant que ça se termine.

J’étais trop petit pour être réellement croyant, mais j’avais le cerveau suffisamment brainwashé pour me tenir à carreau de moi-même. J’étais même capable de réciter des arguments appris par cœur au pourquoi je ne fêtais pas mon anniversaire, ni celui de quelqu’un d’autre.

Je me sentais effroyablement seul à l’époque. Les autres enfants se moquaient de moi, pour tout un tas de raisons, mais surtout parce que j’étais différent d’eux. Du coup, aller aux réunions des TJs, c’était me retrouver entouré de personnes qui, j’en étais convaincu, comprenaient ma différence, étaient comme moi, étaient là pour moi. Même si je savais qu’au moindre écart de comportement, ils me tourneraient le dos.

Je mentirais en disant que je n’en ai rien retiré de bon. Sur la théorie, grandir entouré par les TJs m’a apporté certains codes de conduite, certaines valeurs, certains alignements moraux.
Mais je mentirais aussi en disant que je n’en ai retiré que du positif. Ça m’a aussi construit en étant criblé de doutes, d’angoisses, de manque de confiance en moi et de la crainte du regard d’autrui.

Si je voulais écrire ce pavé imprévu aujourd’hui, c’est parce que j’estime que j’en ai besoin. Il existe déjà une foule de témoignages de personnes ayant grandi chez les TJs, mais je voulais apporter le mien, pas pour justifier quoi que ce soit, mais parce que ça me libère un peu, quelque part.

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PS : Merci de ne pas cracher sur ma maman dans les commentaires, elle a fait des erreurs, elle en a pris conscience, je lui ai pardonné depuis. Et elle est même un soutien familial dans ma transition. Donc elle aussi, elle a grandi.

Wishes carefully made in the dark

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Quand j’étais enfant, je fonctionnais de certaines façons, et bien souvent je faisais l’erreur de considérer que mes pairs fonctionnaient de la même façon. En grandissant je me suis rendue compte un nombre incalculable de fois combien cette supposition était erronée. La première erreur de débutant qui me vient à l’esprit, vient de ma façon de réfléchir, et par extension ma tendance à l’introspection.
J’ai toujours réfléchi en parlant dans ma tête. Parfois à une vitesse bien trop rapide pour être retranscrite avec des mots, parfois c’est tout un dialogue interne qui se fait à vitesse presque réelle. Mais ce n’est qu’en en discutant avec mes petits camarades de classe que je me suis aperçue que non, ce n’était pas quelque chose dans la norme. Et une raison de plus à leur offrir de me martyriser.

Le souci principal c’est qu’ils étaient pour la plupart d’énormes abrutis, donc la notion même de réfléchir ne les effleurait qu’à un niveau primaire. Enfin, je dis ça surtout histoire de me rassurer. Parce que je sais qu’ils ne pouvaient pas être tous aussi stupides.

Non, après avoir grandi de quelques années, j’ai relancé mon étude des autres êtres humains, fascinantes créatures s’il en est, et parfois si prévisibles que c’en est risible. Mais pas toujours, et ma curiosité n’en était que plus titillée encore. J’ai donc appris que quelques personnes réfléchissaient elles-aussi en se parlant dans leur tête. Mais là encore je constatais une différence nette: si elles énonçaient pour certaines, leurs idées, elles ne prenaient pas soin de se répondre, d’établir de réels dialogues avec elles-même.
Du coup j’en suis souvent venue à me demander, si j’étais toujours en avance de quelques crans vis à vis de ces personnes, dans mon évolution mentale j’entends, ou si j’avais réellement quelque chose d’hors-norme chez moi.

Ou peut-être que j’ai réellement un souci. Personne ne peut vraiment en juger si ce n’est moi.

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Mais comme je ne souhaitais pas finir mon article là dessus, je vais rajouter autre chose, de plus positif. Avoir passé des années à apprendre à observer les gens m’a fait me rendre compte de pas mal de choses, des habitudes comportementales que peuvent avoir certains, et pas d’autres. Tout n’étant au final qu’une affaire d’adaptation, je parviendrais éventuellement à me fondre dans la masse, tel un agent infiltré dans la « normalité ». Je finis par acquérir certaines attitudes en plus d’aptitudes, certaines postures avec lesquelles j’altère mon allure. Bref, une affaire teintée de mystère, pour le moment. Affaire à suivre donc.

I just can’t sit anymore.

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Bonjour à tous, je m’excuse pour la énième fois de mon silence, mais voyez-vous, l’inspiration ne court pas les rue dernièrement. Oui alors si, mais elle s’est faite agresser en chemin et du coup n’est pas parvenue à arriver jusqu’à chez moi, quelque chose comme ça.

Mais sachez qu’aujourd’hui, je reviens avec un review qui devrait être assez court. Parce qu’aujourd’hui, j’ai testé pour vous de faire pipi debout.

Ça faisait un moment que ça me travaillait, depuis que j’ai appris l’existence d’ustensiles dédiés à la question, j’en voulais un. Et même avant ça, je rêvais de pouvoir faire pipi debout depuis l’enfance. Mais la nature en a voulu autrement, et je n’ai jamais été équipée en conséquence. Déjà que je ne pouvais plus me balader torse nu, mais qu’en plus je ne puisse pas uriner où bon me semble? C’était un scandale, pur et simple. Mais outre mon léger souci d’identification, il y a là une réelle injustice. Pourquoi la moitié de la population pourrait pisser où bon lui semble, alors que l’écrasante majorité doit se contenter de faire quotidiennement une gymnastique acrobatique dès que lui vient l’envie de vidanger? Parce que si la nature était bien faite ça se saurait, mais je digresse encore une fois.

Tout ça pour en revenir au fait que, j’ai donc récemment fait acquisition de l’outil rétablissant la justice! Il est connu sous plusieurs appellations: Stand-Up Pee, Female Urination Device (FUD), Pisse-Debout, etc. Il en existe autant de modèles qu’il y a de marques les produisant, et ils sont au choix jetables ou réutilisables, selon l’usage que vous en aurez. J’ai pour ma part pris un modèle de chez pissedebout.fr, notamment parce qu’ils sont basés en France, et aussi parce que je l’ai commandé lors d’une soirée bières à la woloc, et que donc j’ai plus ou moins pris le premier lien qui m’était proposé sur Gougle. Bref.

Je l’ai donc reçu en 3 jours montre en main, c’est plutôt rapide, et y’avait même des petits goodies dans mon paquet. J’ai donc eu mon pipi-debout accompagné d’une carte « Keep Calm » et d’un autocollant « We can do it » qui fera fureur sur mes chiottes, à coté du « Windows Vista Compatible »…

Donc forcément, ma première réaction en rentrant chez moi ça a été de vouloir l’essayer. Fort heureusement sur la fameuse carte Keep Calm, y’avait des instructions en français derrière, et encore plus d’instructions en anglais sur un papier à part, au cas où je sois un peu neuneu.
Bon ceci dit je devais l’être un peu puisque j’ai vérifié 15 fois les schémas explicatifs histoire de pas me louper.
La première impression ne fut pas forcément la bonne, puisqu’en raison de mon surpoids, je ne voyais évidemment pas trop ce que je faisais là en bas, planqué sous la bouée de gras, du coup j’y suis un peu allée à l’aveugle. Mais ce fut une réussite, puisque j’ai réussi à pas (trop) en filer partout, et je me suis sentie soudainement si fière d’enfin, moi aussi, pouvoir faire mon business debout.

Bref, outre le fantasme à peine caché de pouvoir pisser partout, il y a quand même une réelle utilité derrière ce petit objet miraculeux. Je n’ai qu’à évoquer les mots « bar un samedi soir » pour que chacune saisisse l’allusion. Oui. Fini les acrobaties pour ne pas toucher la cuvette dégueulasse, fini de se choper le cuissot pour éviter que ça coule sur ta jambe. Le POUVOIR mes amies, le vrai.

Voilà. Pour toute information supplémentaire, voire acquisition personnelle de l’objet, je vous invite à aller sur les internets et trouver votre bonheur, qui est là, à portée de bras, et pas si cher que ça.

Sur ce les gens, je vous souhaite une bonne semaine.

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Sublime trousse de transport par la talentueuse Coffin Rock.
(Dont vous trouverez la boutique en lien sur le menu de droite.)

Fromage blanc & Médicaments

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Ces temps ci, je vois fleurir sur les réseaux sociaux des articles vaguement conspirationnistes qui mettent à mal le système de santé français, et en particulier le domaine de la psychiatrie. Je tiens à rappeler avant de commencer mon article que je ne détiens pas forcément la sagesse suprême, et que je me base principalement sur ce que j’ai vu, vécu et constaté.

Dans ces articles on peut lire que les médicaments sont à l’heure actuelle distribués comme des smarties, que ça détruit le cerveau, que ça rend débile et qu’il n’y a aucune étude à long terme qui est menée pour connaitre les dangers des-dits médocs.

Alors, plusieurs erreurs parsèment ce petit paragraphe. La première est que ce genre de comprimés est distribué comme des bonbons au premier venu. Ce n’est pas entièrement vrai, mais ce n’est pas non plus complètement faux. Je m’explique: quand vous entrez dans le circuit de la psychiatrie, oui, on va vous coller des traitements quasiment d’office, et ils ne sont pas toujours inoffensifs. Pour la simple et bonne raison qu’un diagnostic met plusieurs mois voire plusieurs années à être posé, du coup au démarrage on vous file un truc un peu générique, qui convient à tout le monde, et conséquemment donc, à personne. Après ça dépend aussi de la gravité de votre état initial. Par exemple on va pas forcément vous mettre sous Tercian d’office comme ça a pu être mon cas, mais on va éventuellement vous filer un truc plus léger type Xanax ou Lexomil.

Ensuite, dire que ça détruit le cerveau est un peu fort quand même. Dans le cadre d’une pathologie avérée, votre cerveau se détruira tout seul en l’absence de traitements. Dans le cadre d’un événement ponctuel, on va pas vous filer un traitement à long terme, ou alors vous êtes tombés sur un incompétent, auquel cas changez de médecin.

Pour ce qui est de l’absence d’études, arrêtez moi si je me trompe, mais aucun médicament ne sort sur le marché sans avoir eu droit en amont à une foultitudes d’essais et de tests. Vous ne me croyez pas? Mais vous ne lisez donc jamais vos notices? Ces effets secondaires allant de fréquent à rares, il ne les sortent pas de nul part. On ne sait au contraire que trop bien les effets à long terme des médicaments, il suffit juste de poser la question, parce qu’on vous ne le dira pas forcément d’office. Si on ne vous prévient pas forcément d’entrée de jeu, c’est parce que la liste est souvent très longue, et dans le cadre d’une maladie à long et moyen terme, on souhaite éviter de vous décourager de prendre le comprimé qui vous est prescrit parce qu’il pourrait vous sauver la vie. En gros vous préférez parler aux plantes vertes toute votre vie ou éventuellement-peut-être développer un souci de santé ultérieur? Oui dit comme ça, c’est la peste ou le choléra, mais bon. Passons.

Je souhaitais aussi revenir sur le fait que, il ne faut pas oublier et pourtant on le fait souvent, tous ces traitements sont prévus pour des cerveaux qui déconnent dans la soupe, et que faire ingérer lesdits traitements par un patient sain fera forcément du dégât. Si le médicament est prévu pour agir sur une zone abîmée du cerveau, et que ladite zone est saine, bah ça va agir ailleurs, et bousiller le cérébral. Je schématise, mais l’idée est pourtant là, et c’est avec ce genre d’experiences qu’on etaye des torchons foireux.

Là où je vais en revanche un peu contredire mes propos, c’est que la plupart du temps, les médicaments ne font malheureusement que « déplacer » un problème. Certes, vous n’aurez peut-être plus d’hallucinations, mais en échange vous aurez une tension basse ou une connerie du genre. Ce genre de médocs agissant directement chimiquement sur votre cérébral, il y a toujours plus ou moins d’effets secondaires, plus ou moins chiants. Et ce n’est malheureusement pas avec une surenchère de comprimés que le problème sera réglé. Ou parfois si hein, mais ça dépend dudit problème. Là où je vais me permettre une petite note de théorie du complot, c’est que j’ai souvent pensé que les entreprises pharmaceutiques n’ont absolument aucun intérêt à nous guérir totalement, eux leur délire c’est de nous refourguer un maximum de pilules, qui nous apaiseront temporairement, mais ne font effet qu’à très court terme. C’est là qu’interviennent les médecins pour ne pas tomber dans le travers de nous prescrire toutes les nouvelles sorties médicamenteuses de la semaine. Mais là encore, à condition d’avoir un bon professionnel de la santé en face de soi.

Pour conclure, ne croyez pas tout ce que vous pouvez lire sur les internets, mais ça, vous le savez déjà.

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Voilà, un article potentiellement un peu brouillon, mais j’avais beaucoup de choses à dire pendant que mon corps décidait de pas suivre, du coup j’ai eu quelques difficultés à organiser tout ça. Bref, à plus tard mes petits poulets.