Swallowing on scars

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Boum, bébé !

Pour ceux qui le savent, plus le temps avance, et plus je suis à l’aise avec mon identité. En conséquence, ce qui m’a construit pendant des années, à savoir, mon orientation sexuelle; s’est un peu cassé la gueule.
Je me suis labellisé pendant des années comme « gay », le terme de « lesbienne » m’ayant toujours gêné à l’oreille. Ce blog en était d’ailleurs porteur dans son titre jadis.
Mais le fait est que, durant le dernier tiers de ma vie actuelle, beaucoup de choses reposaient sur cette identification personnelle. Et au moment de faire mon second coming out, j’ai un peu pété les fondations à la masse de chantier.

Le fait d’intégrer socialement comme personnellement cette « nouvelle » identité, m’a fait réaliser un paquet de trucs. Notamment le fait que, plus j’avance dans mon parcours, et moins j’estime que les gens aient des choses à redire quant à ma vie privée.
Notamment le fait que mes préférences romantiques et [éventuellement] charnelles, ne concernent que moi. Mais surtout que je ne suis pas obligé d’être hétérosexuel au sens le plus strict du terme pour être valable en tant que garçon aux yeux du monde.
On dirait que j’enfonce des portes ouvertes, mais c’est une réalisation avant tout personnelle, qui me concerne, les autres font bien ce qu’ils veulent, je m’en carre pas mal.

Tout ça pour dire que, ce que j’ai longtemps considéré comme une faute de parcours, à savoir, d’avoir couché avec un garçon cisgenre, n’en était pas forcément une, d’erreur. Bon, si, mais pas pour les raisons que vous croyez, attendez la suite, ça devient croustillant.

Avant toute chose, ne perdez jamais de vue que, l’hétérosexualité ne devrait pas être l’orientation par defaut, et qu’à partir du moment où toutes les parties sont consentantes, et aptes à consentir, alors tout le monde est content.
Bon okay, là j’enfonce vraiment des portes-fenêtres, et je ne fais que retarder le moment pop-corn.

Comme chacun le sait, je suis célibataire, et ce, depuis un paquet de temps. Et au début où j’étais sous traitement hormonal, de temps en temps, la testostérone faisait son petit effet, et j’avais des envies assourdissantes. Au point de refuser de sortir de chez moi pour voir du monde, de peur d’avoir des paroles ou des comportements dictés par mes hormones bouillonnantes.
En conséquence, je restais beaucoup chez moi, mais la magie de la technologie me laissait à portée d’autres individus via ce merveilleux biais qu’est Internet. Du coup, de temps en temps je grattais à la porte virtuelle de ce fameux garçon avec qui j’avais consommé quelques temps auparavant. Parce que je savais qu’il ne me jugerait pas, qu’il comprendrait ces pulsions pressantes, et qu’il m’aiderait à mettre en place une stratégie pour y mettre fin. (Et éventuellement fanfrelucher ensembles, soyons clairs là dessus.)
Et fluteblûte, à quel point pouvais-je me fourrer le bras dans l’œil.

(TW: Transphobie)
Après une énième piètre tentative de l’attirer jusqu’à ma chambre à coucher, il m’a avoué être moyennement à l’aise avec cette idée. Parce que, et je paraphrase sans exagérer un seul instant, après tout, il avait vu mon corps, savait à quoi je ressemblais vraiment sous mes vêtements, et que donc, il lui apparaissait comme impossible pour lui de pouvoir me considérer véritablement comme un garçon. Je serais à ses yeux toujours une fille, avec un corps de fille et tout ce qui s’en suit.

Après ma colère primaire, il a essayé de se justifier plus que de s’excuser, s’enfonçant encore plus dans ses miasmes verbaux. Je lui ai donc très judicieusement indiqué de ne plus jamais m’approcher ou chercher à me contacter. Il a respecté cette injonction, ce qui est très basique, mais bienvenu, et d’ailleurs s’il lit ceci, qu’il ait la décence de ne pas se manifester publiquement, merci d’avance.

Voilà.
Je ne sais plus exactement comment conclure, la nausée m’ayant violemment repris depuis environ deux paragraphes. Donc je finirais simplement là-dessus.
En tant que personnes transgenre, nous ne sommes pas que des corps. Les personnes cisgenre non plus ne sont pas que des corps, mais iels n’ont que bien moins à subir ces violents rappel à l’ordre sous couvert d’une prétendue biologie scientifique de bas-étage.
Et en conséquence, si vous n’êtes pas fichus de faire le détachement entre corps physique et identité de genre, ne sortez pas avec des personnes trans, ne couchez pas non plus avec des personnes trans, et par dessus tout, foutez nous la paix.
Bisou.

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Tell me about poison

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Ce matin, on s’attaque à un morceau de choix : la liberté d’expression.

Dans tous les débats, en particulier ceux qui sont stériles et/ou amènent à la haine, on entend beaucoup trop l’argument de « tout le monde a droit à la liberté d’expression ». Et il faut traduire ça par « j’ai le droit de dire à peu près tout ce que je veux ».
Sauf que ça ne fonctionne pas exactement comme ça.

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NON.

La liberté d’expression, c’est surtout pour permettre, entre autres, de laisser libre champ à la presse, pour éviter que les informations importantes ne soient muselées. C’est aussi un élément non négligeable qui permet par exemple de faire grève, ou de manifester dans la rue quand on n’est pas d’accord avec les mesures du gouvernement.
Mais la liberté d’expression ce n’est pas un article de loi qui autorise à être un.e enfoiré.e sur les internets et à cracher son venin à tout va sous couvert d’une quelconque liberté [d’absence] intellectuelle.

Bien évidemment, les gens ont le droit d’être haineux, homophobe, transphobe, raciste, bref, la brouette habituelle. Par contre ils ne sont pas tout à fait en droit de le crier sur tous les toits. Pourquoi? Parce que outre le moindre argument de décence humaine, il y a la loi. Et accessoirement j’ai le droit de ne pas vouloir en être inondé sur mon fil d’actualités.

Alors ouais, okay, peut-être que « ça ne fait de mal à personne réellement », vu que ces individus coléreux ne sont juste que des « trolls » derrière leurs écrans. Et je vais revenir sur le sujet dans un court instant.
Je voulais simplement rappeler que l’incitation à la haine est un délit, y compris sur le web. Le code civil évolue avec le temps, et internet et ses dérives existent depuis suffisamment longtemps pour qu’on se soit penché sur la question.

Mais donc oui, l’argument du fameux « troll » est devenu avec les années, l’excuse toute prête pour justifier et passer tout un tas de sales comportements. Ce sont de simples commentaires, jusqu’au harcèlement pur et simple, et en vrai, ça fait du dégât à échelle individuelle. Typiquement, on imagine facilement que le « troll » est une personne, souvent très jeune, généralement dénuée de la moindre once de savoir-vivre. Or, il s’avère que n’importe qui peut se planquer derrière cette désignation. Des gens intelligents, pas forcément mal renseignés, mais qui exercent leur méchanceté gratuitement dans le but unique de nuire, et éventuellement de satisfaire leur ego. Je caricature un peu, mais les conséquences sont là.
Certaines personnes tombent en dépression, se laissent aller à de sombres idées, jusqu’à les mettre à exécution. Le harcèlement ainsi subi peut mener, plus souvent qu’on ne le croit, à des suicides. Personne n’est vraiment à l’abri.

J’avais un jour vu sur un post sur un site, que si les commentaires anonymes sont aussi violents pour celleux qui les reçoivent, c’est parce qu’on les lit avec notre propre voix, dans notre tête. J’ignore si c’est vraiment là la raison pour que les gens internalisent le problème aussi personnellement, mais ça expliquerait beaucoup de l’impact qu’a le négatif sur les internets.

Pour conclure, je dirais très simplement que la liberté d’expression est un outil, pas un passe-droit. Et que celui de garder le silence fait partie de la palette, ce sera donc mon conseil implicite du jour. Bisou !

Youpi! La haine est finie! PARTY SNAKEY!

Youpi ! La haine est finie ! PARTY SNAKEY !!

De l’avantage d’être un cas social.

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polemplu

Cet après midi, j’ai vu passer sur un réseau social bleu (devinez lequel, ils sont tous bleus de toute façon), une image dégueulasse avec un personnage en 3D datée et une police bleu ciel criarde qui disait ceci:

« Comment expliquer qu’un salarié qui se lève chaque matin a du mal à finir le mois, ne part presque jamais en vacances et ne peut se soigner correctement! Alors qu’une personne inactive est logée gratuitement avec « APL », peut faire des grasses matinées, partir en vacances chaque année avec les bons vacances de la « CAF » et se faire soigner avec la « CMU » bien mieux qu’un salarié qui n’a droit a rien de tout ça!!!!!!
Alors aidons plus les salariés pour une France qui avance et foutez les cas sociaux au boulot!!! »

Alors. On va y aller points par points sinon je vais faire un meurtre. Les APL ne logent pas « gratuitement », ce n’est qu’une aide au logement avec un plafond maximal, et ce quelque soit la hauteur de votre loyer. L’APL ne se déduit que du loyer, mais ne le paye en aucun cas intégralement, sauf si vous vivez dans un placard. Mais là je peux rien pour vous. Concernant la grasse matinée, vous n’avez qu’à prendre des RTT et pas venir me les briser menues, j’y peux rien si vous avez un job de merde moi. Pour ce qui est des chèques vacances de la CAF, ils ne sont distribués que sous certaines conditions, le premier chômeur venu n’y a pas forcément accès. Renseignez vous un minimum bordel.
Et pour la CMU, c’est juste une alternative pour les gens qui n’ont pas les moyens de se payer une mutuelle. Vous savez? Ce que, suivant le cas, votre entreprise vous propose à prix cassé? Aaaah mais ouais faut avancer l’argent et le remboursement est parfois un peu lent, oula, grands dieux, que le système est mal foutu…

Mais putain heureusement qu’ils n’ont pas entendu parler de l’Allocation Adulte Handicapés sinon ils seraient dans la rue en train de manifester!

Je vais conclure de manière assez courte sur le fait que, être chômeur c’est pas la vie de château, c’est aussi manger des pâtes tous les jours, c’est aussi vivre avec une pression constante de son entourage qui nous harcèle pour savoir quand trouvera-t’on un travail, c’est aussi vivre avec l’angoisse que, peut-être, le proprio il va nous foutre dehors parce que y’a un retard dans le loyer.
Alors oui, y’a peut-être de l’abus parfois, mais ce n’est qu’un très faible pourcentage par rapport à tous ces riches qui fraudent le Fisc par exemple. Sans parler du fait que si certaines personnes ne travaillent pas, c’est peut-être qu’elles n’en ont tout simplement pas la possibilité, ou la capacité (je ne parle ici pas de moi avant que vous veniez gueuler).

Pour finir, avant de cracher sur le chômage, renseignez vous un minimum sur vos arguments, ça vous évitera d’être ridicules.
Merci de votre attention.

Ready or not.

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computer sign

Comme nombre d’entre vous le sait, je suis une joueuse de MMORPG. Et récemment, il m’est arrivée une petite mésaventure qui ne serait probablement pas arrivée si j’avais été un garçon. Il est rare que j’en parle, mais aujourd’hui c’est au programme.

Tout a commencé calmement, je montais de niveau tranquillement dans mon coin, au sein d’une guilde plutôt cool recommandée par Sainte Alixe. J’allais de temps en temps sur le TeamSpeak de la guilde (logiciel de discussion vocale en groupe), et j’ai sympathisé avec quelques-uns de mes comparses de jeu.
Et puis, un des membres de la guilde a commencé à m’envoyer des messages privés en jeu, totalement innocents et adorables. Il a pris une heure de son temps pour m’aider à mieux connaitre les spécificités de mon personnage, comment le jouer, quels compétences sont les plus utiles, bref, les classiques quoi. Il m’a également filé un peu d’argent virtuel pour m’aider à bien débuter. Jusque là, rien de méchant.

Et puis, chaque fois que je me connectais, je recevais un message privé de salutations, avec parfois quelques blagues un peu connotées au fil de la conversation qui s’en suivait. Mais là encore, rien de bien inquiétant.
Il a fini par clairement me faire des avances, après seulement quelques semaines où je me connectais avec parcimonie. Je lui ai tout aussi clairement fait comprendre que moi, les garçons, c’était pas franchement mon truc. Du coup il s’est à nouveau contenté de simples plaisanteries parfois connotées, parfois non.

Puis, on s’est ajoutés sur Skype, parce qu’il voulait m’envoyer je ne sais même plus quel fichier. Et il s’est à nouveau montré insistant dans ses blagues/avances. Comme quoi si jamais je voulais « essayer » avec un garçon, il était carrément partant, ou encore que s’il faisait la route jusqu’à vers chez moi, il n’avait nullement l’intention de se pointer « pour rien ».
J’ai tenté de repousser ses avances en lui expliquant qu’il risquait être déçu, parce que j’étais loin du canon de beauté. Du coup il m’a demandé des preuves, et je lui ai envoyé une photo, histoire de le calmer dans ses ardeurs. Je n’ai pas forcément pris la pire, dans la mesure où j’ai sélectionné celle qui est affiché sur ce blog (dans la section « About »). Ce à quoi il m’a répondu qu’il avait, et je cite, déjà couché avec des filles de ma carrure. Et que si je faisais un peu plus d’efforts dans ma féminité ce serait parfait.
Je lui ai alors répondu que si je voulais me fringuer comme un sac, c’était mon problème, et que si efforts il y avait à faire, ce ne serait certainement pas pour (lui) plaire. La conversation s’est arrêtée là, et je suis partie me coucher.

Finalement, je me connecte il y a quelques minutes sur Skype, et je constate qu’il m’a éjectée de ses contacts, sans le moindre mot.

Voilà toute l’histoire. Je n’ai été à aucun moment réceptive à ses avances, malgré son insistance, et si j’ai répondu à ses blagues, c’était par pure sympathie. Et puis merde, je vois pas pourquoi je devrais me justifier alors que je n’ai absolument rien fait de mal. C’est comme si on demandait à une victime de viol si sa tenue était provocante…oh wait.

Et ceux qui me connaissent savent que je ne suis absolument pas le genre à montrer mes seins pour avoir du butin en jeu, ou jouer de mon genre uniquement pour obtenir des faveurs. Bref.

Je vous laisse, pour une fois, tirer vos propres conclusions.

Work that up.

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Pas le temps pour vos conneries, il me reste à sauver la galaxie!

Pas le temps pour vos conneries, il me faut encore sauver la galaxie!

Hier en fin d’après-midi, j’ai vu passer une publication d’une nana qui faisait de la pub pour une chaîne de stream de jeu-vidéo. Elle a fait deux fautes essentielles dans sa publication. D’une part elle a employé le terme geekette. Et je le dis et le répète, c’est non seulement moche, mais c’est aussi super péjoratif, parce que ça renvoie à une notion cliché de l’attention-whore qui joue avec la manette entre ses implants mammaires.
La deuxième erreur était dans sa formule de fin, elle disait, et c’est un copié-collé: « Et si l’une d’entre elle (des streameuses) t’a tapé dans l’œil n’hésite pas à venir sur le t’Chat pour jouer avec elle et lui montrer que c’est toi qui carry toutes les games! ». Vous la sentez la vieille tentative bien racoleuse, bien dégueulasse? -> T’es en manque? Viens donc mater des filles jouer à TES jeux préférés, tu pourras même leur demander leur 06!
Bordel quoi. Enfin, après un échange de quelques commentaires qui m’ont presque valu une censure immédiate, j’ai fini par cliquer sur le lien de leur stream en question. Et je suis tombée sur une nana qui chantait Sous l’Océan. Pas en jouant hein, sinon ça aurait été drôle à la limite. Non, elle était sur YouTube et chantait en karaoké avec les paroles affichées sur son écran. En plus elle chantait faux. Et la blague a continué longtemps comme ça, elle en a chanté deux-trois de plus avant que je finisse par quitter la page afin d’éviter une envie soudaine de me défenestrer.

Ce qui m’énerve là dedans, ce n’est pas tant que la nana soit un énorme cliché d’attention-whore de compétition, mais que ce soit symptomatique de notre génération que de préférer montrer ses seins à concentrer son attention sur la partie de jeu vidéo en cours.

Je suis finalement revenue sur le stream une heure plus tard, pour découvrir une nana qui jouait (mal), avec une interface rose dégueulasse, pas de musique, pas les sons du jeu, juste sa voix insupportable et ses gloussements de pintade. A l’aide. Au final le fait qu’elle ait utilisé le mot geekette était pertinent, parce que c’était effectivement cliché as fuck.

Tout ça pour en revenir à la conclusion que j’avais en tête avant d’écrire cet article, que moi je peux pas ouvrir ma gueule sur le sujet parce que tout ce qu’on va trouver à me répondre c’est quelque chose comme « de toute façon toi t’es moche, alors tu peux pas comprendre« . Alors peut-être, mais il n’empêche que si moi je streamais, c’est pas mes boobs que je mettrais en avant, mais mon skill avec un clavier.

J’attends avec impatience le jour où une streameuse féminine va jouer correctement, et peut-être qu’elle sera jolie certes, mais suffisamment pour en avoir rien à foutre du joueur mâle en rut. Et qu’elle fera voler en éclats les clichés qui indiquent qu’une geek doit forcément en faire des caisses parce que c’est une FILLE. Mais putain qu’elle se démarque par sa capacité à basher du mob en chaîne, et pas par son tour de poitrine. Mais bon, on peut toujours rêver…

L'interface dégueulasse en question.

L’interface dégueulasse en question.

Life is running out.

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EXACTEMENT.

EXACTEMENT.

Je suis pas trop sûre que mon titre soit grammaticalement correct, mais tant pis.

Je discutais plus tôt dans la soirée avec Tcheu comme tous les jours, mais cette fois, on a abordé le sujet de l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse). Ça me scandalise qu’en 2014, on en vienne à remettre ce droit en cause, et mieux encore, à manifester pour le supprimer. Ça me fait juste gerber. Je ne suis pas concernée directement par la question, mais il n’empêche pas que le sujet m’intéresse. Rappelons que les contraceptifs actuels ne sont efficaces qu’a 98%, et qu’il y a donc 2% de chance qu’il y ait surprise pregnancy. Et ça, c’est grave. Parce que non seulement c’est pas garanti de pas avoir de bébé surprise, mais EN PLUS, on voudrait nous supprimer le droit d’éviter la catastrophe en devenir?

On parle des adolescentes comme des abruties irresponsables parce qu’elles font du sexe, et c’est un peu vrai, mais du coup la logique chie grave dans la colle quand on veut obliger lesdites adolescentes abruties irresponsable à GARDER le putain de fœtus. Et là Tcheu a eu un éclair de génie. C’est leur « punition » (selon les anti-IVG j’entends). Sauf qu’on punit pas quelqu’un en lui infligeant l’obligation de donner la vie par la suite. Il s’agit d’un être humain en devenir. Ah oui, c’est sûr que le futur gamin il va super bien le vivre, d’être non seulement pas désiré, mais élevé dans des conditions déplorables, pas du tout propices à son existence. C’est pas une vie que d’être ballotté entre tous les membres de la famille de la mère parce qu’elle a autre chose à foutre que d’élever un chiard (au hasard: faire ses études, bosser, vivre normalement…).

Ça me scandalise qu’on puisse ne serait-ce qu’OSER remettre en doute ce DROIT là. C’est un droit PRIMAIRE, qui est celui d’avoir le CHOIX de balancer ou non sa vie à la poubelle parce qu’il y a eu un incident de parcours (la capote a pété, la pilule a merdé, j’en sais rien moi, soyez imaginatifs.)

Tout comme pour le mariage, mais dans des proportions plus dramatiques, ça ne change rien de laisser l’avortement en place. On oblige personne à avorter, tout comme on ne devrait obliger personne à garder ses cellules faire sa mitose dans son bide jusqu’à un futur baby. (Et venez pas m’emmerder comme quoi c’est pas une mitose, c’est pas le sujet que je sois nulle en SVT).

Faut arrêter de vouloir prendre exemple sur les Etats-Unis. Ils font pas que des trucs bien. La preuve.

Ps: J’ai pris l’exemple des adolescentes, mais ça marche à n’importe quel age. Enfanter, si c’est pas prévu, ça peux te ruiner à vie, que ce soit à 15 ans comme à 45.

Wonderful Electric.

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Un jour, oui, un jour, j’aurais une vraie vie.
Mais dans l’immédiat, je scrolle encore un chapitre d’une fanfic twisted à souhait, en buvant du thé et en vapotant Erika. La vie normale de petit Kao passé minuit, un samedi soir, pendant que les gens du dehors doivent déjà vomir devant ma porte d’entrée leur trop plein d’alcool. La joie de vivre à côté d’un bar tout ça…

Si je me décide enfin à remettre les mains sur mon clavier aujourd’hui (qu’en vérité je ne quitte que très rarement, mais c’était pour la formule), c’est, non pas parce que j’ai des choses intéressantes à dire, ho ho! Que vous êtes naïfs… Non, si j’en viens à déposer ma verve aujourd’hui, c’est parce que…et bien… parce que j’avais envie, en fait. Tout simplement. Cet article démarre très mal je trouve…

J’ai lancé un appel à témoins sur la fanpage FB du blog, et plusieurs sujets exploitables m’ont été proposés (parmi d’autres totalement gratuits), mais nous y reviendrons dans des articles ultérieurs, si l’inspiration me prend soudainement, sait-on jamais, ça peut arriver!
Je suis également en attente de plusieurs colis postaux, qui me permettront de faire un article « vous êtes tous jaloux ». Mais dans l’immédiat, nous allons prendre un sujet dans le chapeau magique des sujets. *roulement de tambours* *bruit de papier qu’on déplie frénétiquement* Vrac? Encore?
Bon, allons y gaiement alors (haha!).

Dans le désordre, j’ai à nouveau arrêté de fumer, parce que bon, ça va 5 minutes les conneries, et surtout que le budget commençait à méchamment en prendre un coup. Je suis donc revenue vers mon amour d’e-clope prénommée Erika, et ensemble nous voguons vers de lointaines contrées (au moins).
Je continue doucement mais sûrement la musculation, bon, sauf aujourd’hui parce que ça fait trois jours que j’dois me faire une séance, mais j’ai une flemme tellement énorme que je préfère pas me forcer, au risque de m’écœurer plus qu’autre chose. Toujours dans cette optique, j’ai bien malgré moi essuyé de douloureux échecs, dans ma quête d’un short pour faire du sport. Mieux encore, deux blaireaux se sont foutus de ma gueule alors que je farfouillais les rayons. J’avais oublié à quel point le dehors pouvait être cruel aussi gratuitement, j’avais rien demandé quoi. Après on s’étonne que je sorte aussi peu de chez moi…

Bon, je vais finir ici cet article vraiment pas inspiré. Décidément ces temps ci c’est pas ma période. Bref. Je vous souhaite en tout cas une bonne fin de journée. Et illustrerais cet article avec une image totalement gratuite. On est pas mercredi, mais le dimanche, ça fonctionne aussi!

Ps: Le titre provient de la chanson « Strict Machine » de Goldfrapp, mais la phrase que je voulais utiliser était trop longue, alors j’ai juste pris un bout au hasard de la chanson. Voilà.

Scandale dans les caves.

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Bien le bonsoir à toutes et tous.

Je passe juste dans le coin pour poster un truc qui n’a pas forcément une importance capitale, mais qui me tenait à coeur. L’autre jour je suis tombée sur FB sur une image qu’avait commenté un de mes contacts, où l’on pouvait voir une nana habillée en lolita qui etait allongée sur le ventre devant une télé, une manette de Xboite/Playstation/Osef , et visiblement Need for Speed à l’ecran. Et par dessus, en magnifique rouge foncé avec plein de fautes, un commentaire voulu assassin mais qui etait plus proche du fail, et qui disais à peu pres ceci: « t’as pas honte bla bla jouer a des jeux de garçons bla bla super image des lolita bla ».

Alors premierement, j’en ai tres légèrement rien a carrer des lolitas, c’est comme les vegans si vous voulez, tant qu’on m’oblige pas à porter leurs fringues, elles/ils font ce qu’ils veulent. C’est pas mon problème.

Non, ce qui m’a dérangé, sans vouloir créer un débat stérile, ce n’est pas qu’elle joue aux jvx, ou qu’on la roule dans la terre pour ça, mais pour le terme « jeux de garçons ».

Je ne fais ici qu’écrire un magnifique captain obvious, mais y’a pas tellement de « jeux de garçons » comme il n’y a pas plus de « jeux de filles ».
Sans deconner, toutes les nanas ont pas les yeux collés sur Léa Passion Vaisselle et les garçons passent pas obligatoirement leur temps à demonter du russkov sur Call Of Duty. (et désolée par avance si y’a pas d’ennemi russe dans COD, j’en sais rien, et je m’en fout).

Ca m’a juste particulierement enervé ce stereotype de merde comme quoi les jeux sont forcément catégorisés, et comme quoi y’a aucun garçon qui s’eclate sur, je sais pas moi, Nintendogs, et comme quoi y’aurait aucune demoiselle bien élevé qui défoncerait des monstres à coup de tronconneuse.

Déja le coup de je-ne-sais-plus-quel-site-internet avait fait avec Diablo 3, où le slogan sous la date de sortie etait quelque chose comme « c’est ta copine qui va faire la gueule. ». Euh… EUUUUUH? Non. Stop! Arretez tout.

Mais alors qu’en plus là, ce soit une FILLE qui engueule une autre FILLE sous pretexte qu’elle as pas le droit de porter des jupes moches et en plus de faire des courses de bagnoles virtuelles? Ca me fait juste vomir. C’est se tirer dans les pattes toute seule, meuf! Non mais HO quoi?! Seriously.

Alors effectivement le feminisme fait des grands pas, mais visiblement, pas vers l’avant, bordel de merde. (c’etait l’argument moisi)

Bref. Je tenais à le dire, parce que ça m’a vraiment scandalisé. Et je sens venir d’ici les commentaires bien bien trolls de mes contacts FB. Bah vous savez quoi? Abstenez vous. Pour une fois, chut.

Ps: L’image est une réference à une réplique dans Mass Effect 3.

Breves (4)

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J'aurais dû suivre ce conseil avisé.

Aujourd’hui, petite brève de soirée, parce que faut que je mette ça quelque part, et aussi parce qu’on m’a reproché de pas beaucoup publier dernierement.

Alors que je fumassais tranquillou ma cigarette, une nana un peu ivre du nom de Nina (j’dénonce, c’est un nom de strip teaseuse cheap), est venue m’aborder. Elle commence a tripoter mes oreilles sans préavis, et s’exclame
« – mais… c’est des ecarteurs?
– Bah oui.
– Mais… c’est degueulasse! Pourquoi tu t’infliges ça? Ca doit faire mal en plus
– C’est le but (sarcasme)
– Mais c’est super moche! Serieux pourquoi tu t’es sentie obligée? »

J’aurais du lui répondre un truc du genre « mais ta gueule espece de pétasse décolorée, jt’aurais bien traitée d’anorexique aussi mais t’es bien trop conne pour savoir qu’en vrai c’est une maladie grave et pas juste un effet de mode. T’as tellement rien dans le crane que j’devrais t’achever avec un tabouret, ca ferait un joli son aussi creux que tes arguments,  morue des bois va ».

Mais à la place j’ai juste répondu « Moi j’aime bien ». Sous entendu, ta gueule fous moi la paix. L’histoire ne s’arrete pas là, sa « meilleure amie » apparemment aussi stupide qu’elle, s’approche de moi et me demande si elle peut foutre ses doigts dedans. Je lui demande si elle a les mains propres, sans valider sa requete pour autant, et elle de répondre « oui toujours » et d’enfourner son index dans mon lobe. Je me suis sentie souillée.

Et histoire d’en rajouter une couche, la troisieme fille avec elles a fait un mini bisou sur la bouche (oulala) à la premiere pouffiasse du lot, et la seconde a fait « haaaan les lesbiches! ». Je vous laisse imaginer ma poker face de competition.

Si je n’avais pas été en public, j’aurais fracassé mon verre sur un des trois fronts, au hasard, y’aurait eu plein de sang, ça aurait ruiné leurs teintures a 2 francs cinquante.

Je deviens décidément trop gentille avec le temps.