Life is Strange : Before the Storm #3

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Bon, j’ai pleinement conscience que j’ai largement 11 mois de retard sur cet épisode, puisque entre temps ont été annoncés Life is Strange 2 ainsi que Captain Spirit qui lui a été mis a disposition peu après l’E3 2018.
Je suis aussi plus généralement en rogne, puisque j’avais pré-écrit une assez longue introduction que j’ai malencontreusement effacée de mon ordinateur. Ça m’apprendra à vouloir écrire hors ligne aussi.

Bref, j’ai mis donc presque un an à jouer à cet épisode, parce que d’abord je savais qu’on attendais mon avis au tournant, mais aussi parce que je ne me sentais pas nécessairement apte mentalement à le clôturer. Dès que je me disais « allez, c’est maintenant, je le lance », j’avais une espèce de boule au ventre indescriptible et une sorte d’angoisse irrationnelle à l’idée de boucler Before the Storm.
Alors, est-ce que vraiment ça valait le coup d’attendre quasiment une année complète? Voyons ça tout de suite.

Cet épisode est très délicat à traiter, parce que je me mets un point d’honneur à ne jamais rien spoiler ici. Et comment parler de l’épisode 3 sans révéler le contenu des deux précédents, ni ce qui nous attend dans Life is Strange classique ?

Mais je peux dire sans trop en avancer, que cette troisième partie était riche en révélations.
On pars dans tous les sens, toujours en gardant cette cohérence propre à l’univers de LiS. Mais les choses vont vite, très vite, et on peine à reprendre son souffle. Toujours aux commandes de Chloé, qui parvient toujours à se fourrer dans les situations les plus absurdes sans vraiment le chercher. On revient parfois à choisir le choix le moins pire, parce que c’est une tête brûlée, et qu’on ne sait jamais réellement ce qu’elle nous prépare.

Il y a de nombreuses références au jeu originel, et si certaines font sourire par leur aspect « clin d’œil », d’autres sont un brin plus rudes. Si la palette d’émotions est vaste, la réalité nous rattrape assez vite, et l’étouffante vérité de ce que contient la suite de ce préquel (dans LiS classique donc), vient rapidement nous mordre le cul.

L’épisode joue encore une fois avec nos petits cœurs en mousse, nos douleurs profondes et nos émotions diverses. Que ce soit par des éléments inhérents à Before the Storm, ou par le biais des références à sa suite, comme expliqué juste avant.
Bien souvent, j’ai retenu mon souffle face aux cinématiques ou aux choix à effectuer, tandis qu’à d’autres moments, j’ai dû retenir mes larmes.

Le tout est mené avec une certaine délicatesse, et nous narre les aventures de nos héroïnes avec une justesse incroyable. Les sujets abordés sont loin d’être légers, mais cette licence en a déjà pris l’habitude.

Je ne peux malheureusement en dire plus sans risquer de révéler le pot aux fleurs, de ce fait, il faudra vous contenter de cette [courte] chronique sur le sujet.

Du reste, l’image est encore une fois superbe, même si mon ordi a manqué de faire de la combustion spontanée après que j’ai poussé les graphismes à fond. Les choix musicaux d’accompagnement sont soignés, l’ensemble est excellent.
Clairement nous tenons là une magnifique chialade sur 10, et je savais que je prendrais cher en finissant ce troisième pan de l’histoire. Laissez moi quelques semaines avant de me replonger dans l’épisode bonus « Farewell », et on aura plié la licence jusqu’à que j’ai des sous pour faire Life is Strange 2. Mais rien d’urgent cependant.

Voilà, quelques screenshots pour illustrer, et c’est plié !
Bisou.

Y’a de l’amour dans l’air…

Sexy Time !

De la lesbienne de qualité.

Garagiste Simulator : Chloé Edition.

Le bouquin pas du tout référencé…

I’m your biggest fan

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Ces derniers jours, j’ai vu tourner sur FB une chaîne alternative à celles des 7 à 10 films qui ont eu un impact sur soi, à savoir celle concernant les jeux vidéos. Et ça tombe bien, je suis moi-même amateur de jeu vidéal. Et comme j’ai un blog qui n’a pas été alimenté en articles depuis bien 15 jours, l’occasion était trop parfaite.
Donc aujourd’hui, on va faire un TOP 7 des jeux qui ont eu une forte importance dans ma vie, pour des raisons que je détaillerais plus ou moins chaque fois, parce que sinon ce billet serait plié en 3 secondes. L’ordre n’est d’ailleurs pas significatif.

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1 – MASS EFFECT

Est-ce que j’ai vraiment besoin de le présenter? Surtout quand j’en ai écrit une chronique assez complète sur la trilogie du même nom il y a deux ans. Mais bref, ce que vous ignorez c’est comment je suis venu à découvrir ce petit bijou.
Il était tard et j’avais prévu une nuit jeux-vidéos chez un ami dans son appart à moitié en sous sol, avec ma vieille bécane d’ordi. Mais comme sa connexion internet était en mousse, il a fini par me lancer une copie (tout à fait légale sur CD gravé) du premier Mass Effect. Il m’a prévenu que le jeu ramait un peu et n’avait pas forcément bien vieilli, mais de m’accrocher parce que ça valait le coup.
Je l’ai donc recontacté un peu honteux moins d’une semaine plus tard parce que j’avais plié le jeu de fond en comble. Dans la foulée j’ai également torché le second, et un an plus tard je couinais comme un fanboy parce que le 3 allait sortir.
Riez et moquez vous, mais c’est grâce à Mass Effect que j’ai appris à jouer en ZQSD. Avant ça, je reconfigurais le quatuor des flèches pour mes gros doigts. Bref, jeu suivant !

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2 – VINYL GODESS FROM MARS

Techniquement c’était un jeu à mon père, sur son PC. Mais je tapais bravement la ligne de code sous MS-DOS pour lancer le jeu, et je ne passais jamais le 3e niveau, parce que j’avais 5-6 ans et que c’était ultra difficile. Mais la musique était chouette, et je n’ai compris que bien des années plus tard pourquoi ma maman râlait quand j’y jouais. Parce que toute l’esthétique et certains bruitages (notamment de la mort du perso) étaient particulièrement sexualisés. Je jouais à la même époque à Jack JazzRabbit, un jeu complètement drogué aussi, avec un lapin qui tirait avec un pistolet laser dans l’espace, contre des ennemis tortues, le tout dans un univers totalement psychédélique.

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3 – LES SIMS 2

Oui, vous avez bien lu, pas le premier du nom, parce que l’ordi était à mon père du coup, et je n’y avais pas forcément accès juste pour jouer plus d’une demi heure, ce qui est contraire au principe des Sims donc. Je me rappelle en revanche distinctement quand celui ci est sorti, une de mes camarades de classe l’avait et on avait pu le tester chez elle. J’ai d’ailleurs sans vraiment le chercher, fait faire des bisous entre mon sims garçon et un autre sims garçon. Et aux réactions de dégoût de mes « copines » de l’époque, j’ai compris que l’homosexualité ça craignait sévèrement. Ce fut un élément assez déclencheur de la suite des événements de ma vie, mais bref. Les Sims 2 donc ! Une licence dont on ne soupçonne pas assez l’aspect addictif et chronophage. Tu vas pour jouer deux heures et quand tu lèves le nez il est déjà 5h du matin, la base quoi.
En attendant, ce jeu m’a sauvé de longues heures d’ennui de l’époque où je bossais tôt le matin et où je n’avais pas accès à internet.

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4 – LIFE IS STRANGE

Vous qui me suivez depuis au moins fin 2014, vous savez que je me suis hypé excessivement fort pour ce jeu. Ça a été ma plus grosse claque de ces trois dernières années, et ça a confirmé mon amour pour les aventures narratives. Il me reste toujours à boucler le dernier épisode de Before the Storm, mais ceci est une autre histoire.
Mais bref, LiS, c’est un jeu qui se doit d’être vécu (si vous aimez les jeux du genre), pas simplement d’être regardé au travers d’un stream. Mais c’est mon avis, parce que j’ai investi tellement d’énergie et d’émotions dans ce titre, que je ne m’en suis jamais vraiment relevé. Espérons que le 2 soit à la hauteur, et que la licence perdure pour les années à venir.

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5 – SPYRO THE DRAGON

Quand j’étais enfant, dans ma famille on ne faisait pas vraiment Noël et encore moins les anniversaires, alors de temps en temps, de manière parfaitement aléatoire, des gros cadeaux pouvaient arriver dans le salon. En l’occurrence cette année là, ce fut la Playstation accompagnée du premier opus de Spyro. C’était sublime pour l’époque, alors que maintenant ça ressemble à une lasagne de polygones.
Je me souviens qu’avec ma sœur, à force de se faire engueuler parce que l’on se disputait la manette, on avait fini par se spécialiser pour s’aider entre nous. J’ai souvenir d’avoir été assez nul pour les niveaux aériens par exemple, alors que j’étais au contraire plutôt bon pour courser les lutins voleurs bleus. Mais dégommer Gnasty Gnork a été la plus grande victoire de ma grande sœur à l’époque.

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6 – POKEMON 

Privé de Harry Potter, ma collection des Schtroumpfs mise au feu, j’ai pourtant pu jouer à Pokemon et mes cartouches ont survécu jusqu’ici. Mon enfance a été complexe et pétrie d’incohérences en terme de choix de ce qui était autorisé et de ce qui était proscrit. Et pourtant, Pokemon est une licence qui ne m’a jamais quitté. J’ai connu la hype d’y jouer en primaire, la honte d’y jouer au collège, le retour de la hype après le lycée. Bref, j’ai toujours adoré Pokemon et je n’ai pas l’intention de passer à côté d’un nouvel épisode !

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7 – WORLD OF WARCRAFT / GUILD WARS

J’ai mis ces deux là au même numéro, parce que ça me permettait d’en économiser un, mais surtout parce que jouais plus ou moins aux deux durant la même période. Les deux licences m’ont permis de m’ouvrir aux autres, et d’apprendre que sur internet comme ailleurs, y’a autant de gentils que de connards intéressés. J’y aurais vécu autant d’agréables amitiés que de coups dans le dos, du harcèlement sexuel mais aussi des beaux gestes comme des dons pour me payer une souris afin que je vienne en raid. Un paquet de souvenirs, récents et anciens, bons et mauvais, mais j’y reviens toujours.

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Voilà. J’aurais pu pousser et en rajouter deux ou trois, mais je me suis dit que ça serait me forcer plus qu’autre chose, et j’ai instinctivement sorti ces 7 noms, alors que dans ma liste de 10, j’ai mis plusieurs minutes à en trouver des supplémentaires.
Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une excellente fin de journée, j’ai la galaxie qui m’attends pour être sauvée !

Guide de Jeu : Life is Strange

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Vous qui cherchez la solution à une énigme, vous qui avez perdu votre chemin, vous qui cherchez à percer tous les secrets de la saga Life is Strange : sachez que vous frappez à la mauvaise porte.
Cet article n’a aucunement pour but de dévoiler toutes les facettes de cette licence, mais simplement de vous aider à débuter. Parce qu’à chaque personne que j’ai poussé à découvrir LiS, j’ai accompagné mon discours d’un certain nombre de petits conseils de démarrage, et à force m’est venue l’idée de tous les énumérer en un seul et même lieu. Quoi de mieux donc, que mon blog afin de poser ça quelque part, une bonne fois pour toutes.

Life is Sloth

Contrairement à ce que le jeu essaie de vous faire croire, à vous rappeler fréquemment qu’il faut arrêter de niaiser et se remettre en route vers la suite, vous avez le temps.
Il n’y a que quelques moments assez spécifiques où vous devez vous dépêcher réellement, et ceux ci vous laissent encore le droit à l’erreur. Donc vous saurez rapidement quand prendre le temps d’explorer, et quand laisser parler votre instinct pour réagir rapidement.
Pour ne pas regretter par la suite d’avoir loupé un élément important, je vous conseille fortement d’y aller dans le calme, de bien tout visiter, parler à tout le monde, de parfois errer sans autre but précis que de simplement apprécier les petits éléments disposés ça et là, pour ceux qui ont la curiosité de les trouver.
Pour chaque choix majeur, libre à vous de peser le pour et le contre pendant un quart d’heure, ou de choisir en 8 secondes. Je n’ai pas mon mot à dire là dessus, chacun sa sauvegarde.

Life is Snack

Déjà, prévoyez le coup au niveau de votre emploi du temps, chaque épisode nécessitant entre 2h30 et 4h (selon votre façon de jouer) pour être plié. Je vous conseille aussi de prévoir des petits biscuits et autre bricole mangeable pendant votre partie. Pensez également aux mouchoirs, certains passages étant particulièrement intenses sur toute la palette d’émotions possibles.
N’hésitez pas non plus à faire des petites pauses. Cependant, je déconseille fortement de quitter la partie au beau milieu d’un épisode, au risque de perdre une part de l’investissement émotionnel dans le jeu.

Life is Sleep

Laissez refroidir votre cérébral et votre petit cœur en mousse entre chaque épisode. Idéalement, laissez passer quelques jours entre chaque épisode pour les encaisser avec plus de facilité, et prendre le temps de traiter toutes les informations et émotions que vous avez ingérées.
Après, rien ne vous empêche de faire un marathon sur une journée et demie. Mais personnellement je ne m’y risquerais pas, de peur de ne pas m’en relever intact : trop d’émotions d’un coup. LiS restant tout spécialement intense, selon votre degré de sensibilité, il demeure judicieux de prendre ce jeu sur la durée, et non pas chercher à le finir à tout prix le plus vite possible, au risque d’y perdre en qualité d’immersion et d’émotion.

Life is Short

Une chose est sûre : l’essentiel c’est de vous amuser, faites vos choix, assumez vos actes. Chacun vit sa partie comme iel le souhaite et comme iel y parvient. Prenez le temps de débriefer avec vos amis qui y ont joué aussi, sans spoiler les autres et avec le respect mutuel habituel.

C’est tout. Belle aventure !

Life is Strange : Before the Storm #2

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Vu que j’avais du retard sur ma prise en main du second épisode de Before the Storm, j’ai pu constater que le fandom présent sur Tumblr a implosé. J’ai donc réussi à me faire très légèrement spoiler sur la teneur de ce second morceau. Alors, est-ce que cet espace-temps avant la tempête était si calme que ça ? Plongeons dedans dès à présent, le tout garanti sans rien vous gâcher du contenu.

On reprend donc les commandes de Chloé, au lendemain des événements du premier épisode. Bien évidemment je ne peux pas vraiment vous dire de quoi il s’agit ni quelles en sont les conséquences sans rompre ma promesse de ne rien divulguer. Et c’est là un exercice d’écriture particulièrement délicat, de trouver comment dépeindre l’essence de chaque épisode sans rien spoiler du précédent, mais je vais m’y essayer, une fois encore.

Vous trouviez le premier épisode riche en événements ? Vous n’êtes clairement pas prêts pour le second. Et moi non plus, je n’étais pas prêt. Car malgré ma connaissance d’un élément clé de cet épisode avant même d’y jouer, je ne m’attendais pas à ce que celui-ci soit aussi riche en rebondissements et en émotions diverses.
On passe par toutes les facettes des possibilités en matière de sensations. Accrochez vous à vos petits cœurs en mousse, parce que vous allez prendre super cher. En bien comme en douloureux.

Ce second numéro nous apporte avec justesse des moments d’effervescence, d’angoisses comme de bouleversements savamment dosés, le tout chahutant nos petits palpitants, et laissant en bouche une saveur indescriptible.

Pour la toute première fois depuis que je joue à Life is Strange, j’ai dû faire une pause en cours d’épisode, parce que ce que je vivais était trop dense pour parvenir à tout encaisser d’un seul bloc.
Si je devais utiliser un seul mot pour décrire cet épisode, c’est qu’il est intense. Genre, vraiment. Je dis ça maintenant, mais peut-être que le troisième, concluant Before The Storm sera encore plus terrible, à tous les sens du terme. Mais pour le moment, je vous rédige ceci encore en transe du final de cet épisode intermédiaire.

Mais pour résumer, et parce que je commence à être à court de synonymes pour l’intensité et l’émotionnel, sachez que l’on retrouve dans cet épisode toute l’essence de ce qui fait la licence LIS : cette capacité de nous faire couiner comme des petits lapins sur toute une palette d’émotions différentes, le tout soutenu par une bande son aux petits oignons, un cadre léché et des personnages riches en complexité.
Et je suis prêt à parier que Before the Storm n’a pas encore dévoilé toutes les cartes qu’il a dans les mains.

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Ma tête pendant tout l’épisode.

Du manspreading de qualité.

De bien jolies scènes.

 

Who do you think you are

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Aujourd’hui, un petit vrac matinal d’idées reçues et de phrases pré-faites sur la transidentité, qu’on va ensemble joyeusement déconstruire. Un point de vocabulaire en quelque sorte.

Pavé oblige, voici donc Sir Ian Mckellen en costume de fée.

Pavé oblige, voici donc Sir Ian Mckellen en costume de fée.

  • Les personnes trans changent de sexe
  • Les personnes trans deviennent des femmes/hommes
  • Les personnes trans choisissent/décident de changer

Plusieurs points similaires se cachent sous ces trois phrases que j’ai beaucoup entendu, donc comme je suis econome, je les rassemble pour éviter de me paraphraser.
Déjà, on distingue le sexe (anatomie) du genre (identité), et je vois beaucoup de gens passer largement au dessus de ce point pourtant crucial en termes de compréhension. Alors certes, grâce aux progrès de la science et de la médecine, il est effectivement possible pour une personne trans d’effectuer une chirurgie de réassignation génitale, mais dans la vraie vie véritable, ce que contient ses culottes ne vous concerne pas. On privilégie donc le terme de « genre » pour ce que vous souhaitez exprimer.

Ensuite, on ne « devient » pas une femme alors qu’on était un homme jusque là, et inversement. Pas plus que l’on ne « choisit » ce fameux « changement ». On ne se réveille pas un matin en se disant « oh tiens, j’me farcirais bien des années de combat administratif, juridique et médical, juste parce que j’me verrais mieux avec un pénis plutôt que mon actuel vagin! ». Non. Rien qu’à l’écrire je trouve ça débile, et j’espère que vous trouvez ça aussi absurde en le lisant de votre côté.
Les désaccords identitaire entre mental et apparence physique n’apparaissent pas soudainement à l’age de 28 ans. C’est souvent des sensations et ressentis plus ou moins enfouis et refoulés jusque là, parfois une souffrance depuis de longues années, parfois un énorme déclic qui nous renvoie à un pan entier de compréhension nouvelle sur notre vie passée. Il y a autant de parcours de vie différents qu’il y a de personnes trans.

  • La testo et les oestros font changer magiquement

Alors, oui et non. Il n’y a rien de magique là dedans, et le traitement hormonal n’est pas sans effets secondaires désagréables, que je ne listerais pas ici parce que c’est beaucoup trop long et que personne ne les lirait.

Les changements sont plus ou moins rapides selon les personnes, et si j’ai la chance d’avoir un cispassing correct en seulement quelques mois, ce n’est pas sans efforts non plus. L’identité sociale est avant tout une palette complète d’attitudes et de façon de parler, ou de se tenir, que l’on acquiert mais surtout que l’on analyse sans s’en rendre compte.
Et je dois bien avouer que j’ai dû ajuster certaines choses, plus ou moins naturellement, sans pour autant me fourvoyer vis à vis de ma personnalité. Mais il y a certaines choses que je ne fais plus, certains sujets de conversations que je n’aborde plus du tout, et certains éléments de mon passé que je dois altérer pour que mon discours soit cohérent par rapport à l’apparence que je renvoie.

Et si cela n’est pas forcément un effort colossal quotidien, cela demande une certaine forme de maîtrise et de contrôle constant sur mon discours. Attention, je ne dis pas que j’en perds ma spontanéité et que j’use de manipulation en permanence, je dis simplement que de temps à autre, il me faut bien rester sur mes gardes quant à mes formulations et tournures de phrases.

  • Né.e dans le mauvais corps

Ce point là est un angle de vue très personnel, et je ne dis pas que toutes les personnes transgenre le partagent.
Mais je considère que je ne suis pas né dans un « mauvais » corps, pas plus que je ne vais « changer » ledit corps. C’est une continuité, je garde la même base du début à la fin, simplement, je vais en altérer quelques détails graphiques, disons ça comme ça. Je n’ai pas le « mauvais » corps, simplement des attributs inadaptés à mon identité.
Et je vous dit ça alors que j’ai passé plus de 10 ans à haïr profondément mon enveloppe de chair, et que j’ai encore des gros triggers quand je me regarde dans un miroir. Parce que je n’aime pas ce que je vois, parce qu’il y a des éléments en trop, et je parle de ce que vous pensez autant que de ma ceinture abdominale.
A la limite, j’ai les mauvais papiers d’identité, mais pas le mauvais corps.

  • La chirurgie c’est carrément de la triche [vis à vis des personnes cisgenre]

J’ai entendu cette phrase un jour, avec pour argument suivant que les personnes trans, et spécifiquement les femmes, ont un accès privilégié à la chirurgie esthétique pour remodeler un corps pour le rendre, (je cite) pas plus féminin mais plus beau [selon les standards sociétaux].
D’une part c’est totalement faux, et d’autre part la beauté est complètement subjective. J’admets qu’il y a des critères communément admis, et encore, selon à qui et où on demande, lesdits critères bougent énormément.
Mais bref, la chirurgie pour une personne transgenre n’est pas si accessible que ça, et n’est remboursée que sous certaines conditions très spécifiques, au même titre que pour les personnes cisgenre, en fait.
Donc derrière ce faux problème, si t’es pas content.e, rien ne t’empêche de mettre la main au porte-monnaie, tu t’épargneras les années de suivi psychiatrique que subissent les personnes trans avant de pouvoir passer sous le bistouri, et surtout, tu m’épargneras ton vomi verbal.

  • Cisgenre c’est une insulte (au même titre que SJW)

Non. Ce n’est pas une insulte, pas plus que c’est un mot qui ne sert à rien. C’est tout simplement un rétronyme, c’est à dire un mot ou ensemble de mots créé pour aider à distinguer l’ancien usage d’un mot de son nouvel usage. Pour exemple, on a rajouté fixe à téléphone (téléphone fixe donc), pour le différencier du nouveau téléphone portable. Et je vous renvoie chez ma collègue Lunatopia qui m’a fait découvrir ce terme (rétronyme).

Et maintenant qu’on a la partie de grammaire, laissez moi vous dire en quelques phrases pourquoi « cisgenre » est important. Parce que ça évite d’employer d’autres mots rapidement offensant pour différencier des personnes transgenre. Des mots comme « normal », ou encore « bio ». T’as pas été élevé au grain alors la ramène pas.
Après, si des personnes détournent l’usage du mot cis pour accuser la part non-trans de la population d’être la source de tous leurs malheurs, moi je n’y suis pour rien.

En ce qui concerne le point de Social Justice Warrior, c’est une simple provocation de ma part. Parce que je ne vois pas vraiment où est le souci dans le fait de revendiquer être défenseur d’une minorité, tant que celle ci est d’accord, ou de juste prôner l’égalité et donc de remettre à leur place les personnes qui crachent trop facilement.
Moi je suis Social Justice DPS Distance, parce que je n’aime pas la classe de guerrier, mais c’est un tout autre sujet.

  • Une personne trans est plus mignonne qu’une personne cis du même genre

Ok donc en fait, ça c’est de la discrimination positive. En voulant faire une distinction même la plus gentille soit-elle, on creuse l’écart, et on marque la différence justement.
Il y a toute sortes de corps, féminins comme masculins. Pourquoi chercher à catégoriser au sein d’un groupe mais en s’appuyant sur des clichés et des idées reçues?
Je ne suis pas plus mignon qu’un mec cis parce que je suis trans, tout comme je ne suis pas plus moche qu’un autre. Je suis différent des autres parce que je suis gros, petit, brun, parce que j’ai les yeux marrons-verts. On s’en fout en fait. Trouvez des arguments plus valables que « je suis plus/moins attirant » juste parce que je suis trans.

Il y a autant de mecs trans efféminés que de mecs trans très masculins. Comme chez les cisgenre en fait. Idem du côté des femmes. Idem du côté des personnes non-binaires.
(C’était le point inspiré par Alwa. Il saura pourquoi. <3)

  • Un mec trans c’est plus doux qu’un mec cis, parce que ça a été élevé comme une fille

HAHA ! J’ai tellement de contre-exemples. Referez-vous au point précédent pour la plupart des arguments, mais sinon il y a autant de personnalités différentes qu’il y a de personnes, trans comme cis. Alors on arrête les préjugés deux minutes merci-bisou.

  • Une femme trans n’est pas une vraie femme

Allez, définis moi ce qu’est une vraie femme, je t’écoutes, bouges pas j’attrape le pop-corn.
Plus sérieusement, si on part du principe qu’une personne transgenre n’est pas une « vraie », sous prétexte qu’elle a des « morceaux » de corps différents de ce qu’on attends [par rapport à un.e cis du même genre identitaire], c’est un peu comme dire qu’une personne physiquement handicapée n’est pas une vraie personne, parce qu’elle n’a pas le packaging identique à une personne valide. C’est aussi stupide que méchant, et basé sur des concepts absurdes.
Mais bref.

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Je pense que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Je m’étais initialement lancé dans la rédaction de cet article en me disant que ça allait être du easy writing, et que je n’allais pas dépenser plus d’énergie que de temps dessus, et au final je viens de tuer 2h de ma vie, et on sent bien que sur la fin je manquais de concentration. Mais c’est pour la bonne cause.

 

E3 2016

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Derrière ce titre sobre mais évocateur, je m’apprête à vous livrer à chaud mon ressenti sur cette édition 2016 de la Electronic Entertainment Expo (E3) qui se tient tous les ans à Los Angeles.
Pour les moins aguerris d’entre vous, il s’agit du plus gros salon de jeux vidéos au monde, où toutes les grosses entreprises viennent faire des conférences pour annoncer leurs sorties sur l’année qui suit.

Cet article sera probablement rapide et un peu bâclé, mais il faut que je l’écrive tant que j’ai encore tout en tête et les yeux pleins d’étoiles vidéo-ludiques. Nous allons donc procéder par ordre inversé, à savoir, dans mon top 5 personnel, du « un peu attendu » au « j’en peux plus j’hypothèque ma grand mère si il faut ».

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[Numéro 5] Fe (Electronic Arts). <Date Inconnue>

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Un jeu indé tout mignon, basé sur l’exploration et la musique. On ne sait pas beaucoup de choses au sujet de ce jeu, si ce n’est qu’on n’est pas spécialement pris la main, et qu’il faudra prendre des initiatives pour avancer plus loin dans la forêt. On joue une petite créature mignonne, et on apprivoise son environnement grâce à des sonorités uniques pour chaque créature et plantes (si j’ai bien compris). Mais gare aux méchants silencieux qui veulent silencer la forêt.

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[Numéro 4] ReCore (Microsoft). <13 Septembre 2016>

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Mes souvenirs de celui ci datent en grande partie de l’année dernière, donc excusez si je dis n’importe quoi. Le titre s’est montré assez discret, et nous n’avons eu droit qu’à quelques minutes de vidéo sur ReCore. Je sais seulement qu’on joue une jeune femme dans un monde dévasté peuplé de créatures mécaniques. Je me souviens qu’il y avait une histoire de genre de boule d’énergie dans lesdites créatures, et que la nana pouvait les déplacer vers d’autres créatures « vides », façon transfert d’âme. Et dans le rapide trailer on la voit avec toute son équipe de pokémons. Bref ça a l’air super chouette, et c’est un jeu d’action/aventure semble-t-il.

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[Numéro 3] Detroit : Become Human (Sony). <Date Inconnue>

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Il s’agit du dernier né du studio Quantic Dream. Les gens derrière Heavy Rain, Beyond Two Souls et Fahrenheit. Vous savez? Ces jeux du genre « film interactif » bourrés de QTE que tout le monde déteste mais que moi c’est totalement ma came? Bah voila. C’est le prochain bébé de David Cage. Le pitch tourne autour d’androïdes et de décisions qui changent le cours de l’histoire interne au jeu. Plein de possibilités, à vous de décider, et d’en assumer les conséquences. Bon même si dans la phase de semi gameplay qu’on a aperçu, le personnage que vous incarnez (un androïde) a l’air un peu neuneu, mais passons. Si ce jeu suit le même délire que les autres jeux de cette boite, y’a de fortes chances pour que vous n’incarniez pas seulement le robot neuneu.

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[Numéro 2] Mass Effect : Andromeda (EA) <1er Trimestre 2017>

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Bien sûr. BIEN SÛR que j’allais en parler. Bon, on ne sait pas grand chose pour le moment. Si ce n’est que le jeu se déroule loin de Shepard et son équipe, dans une autre galaxie, et que le pitch c’est que l’alien c’est vous. De nouvelles races à découvrir, de nouveaux environnements à explorer, bref, l’espace dans toute sa splendeur. Mais outre des jolies promesses, pas un pet de gameplay, vaguement la tronche d’une extraterrestre moins jolie que Liara, et une héroïne femme. Mais je soupçonne Bioware de nous laisser le choix du genre que l’on veut incarner, parce qu’après tout, ils sont réputés pour leur inclusivité. Ça change du trentenaire blanc mal rasé, qu’on a aperçu dans les 3/4 des jeux vidéos annoncés par tous les studios durant l’E3…

Mais du coup, si le prochain Mass Effect n’est pas numéro 1, malgré l’entre-aperçu du retour du Mako, qui donc l’a détrôné dans mon petit cœur en mousse..?

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[Numéro 1] Horizon : Zero Dawn <1er Mars 2017>

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OUAIS PUTAIN OUAIS. Le jeu qui m’a juste totalement HYPÉ l’an dernier, et qui refait surface cette année encore, avec de nouvelles images, du gameplay qui casse des poutres, et une direction artistique aux petits soins.
Dans Horizon donc, on incarne Aloy, jeune femme aux cheveux roux flamboyants, qui doit laisser sa tribu derrière elle pour partir découvrir les secrets du monde qui l’entoure, quitte à sacrifier du monde en route.
Dans cet univers post-apocalyptique, où la nature a repris ses droits et l’humanité est repartie de zéro, on fait face à un environnement hostile, où les machines se sont réveillées de sorte qu’elles sont les animaux sauvages de ce futur. Bon, une fois mortes on peut pas les bouffer, mais par contre elles permettent de récupérer du matériel à crafter pour aller chasser les petits lapins ces bâtards de cerfs. Et ça, c’est plutôt cool.

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Voilà! C’est tout pour cette année. Y’a principalement eu des reboots de licence (y compris Crash Bandicoot ou Skyrim HD, la grosse blague), et des jeux avec des zombies, et je déteste tout particulièrement les zombards.

Mais bref. Ah et sinon l’annonce de custom de manette de xboite sur commande, c’est plutôt cool. Avec des milliasses de possibilités d’associations de couleurs si possibles pas raccords, et de petits détails tout choupis genre graver son nom sur le pad, moi j’aime bien. Mais j’ai peur que ça ne concerne que la Xbox One, et pas la 360.

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De toute façon, vu ce qui as été annoncé, mon cœur va pencher vers la Playstation 4.

Voilou! Le bisou.

Words For Evil

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Comme le titre ne l’indique peut-être pas forcément, aujourd’hui on parle jeux vidéos! Histoire de remplir le quota geek du blog…

Je m’apprête donc à vous parler brièvement d’un jeu appellé Words For Evil, et pourquoi brièvement? Parce que c’est un petit jeu! Donc je n’aurais pas grand chose à développer, puisque il n’y a pas de scénario, simplement des mécaniques de jeu à aborder.

WFE est donc un petit jeu de frappe. C’est à dire que tout repose sur votre capacité à taper des lettres les unes après les autres pour former des mots, et ainsi poutrer des trolls et autres créatures un peu dégueulasses.
Là où WFE tire son épingle du jeu, c’est son côté RPG assez simpliste mais pourtant diablement réussi. En effet, à mesure que vous avancez de monde en monde, vous débloquez de nouveaux héros, croisés de façon totalement aléatoire. Car ici tout repose en effet sur l’aléatoire, que ce soit au niveau des lettres proposées comme des différents combats et contenus des coffres à looter.

Comme ce n’est pas très clair, je vous propose trois screenshots des trois principes de frappe différentes.

WFE03

  1. Les combats contre des vilains monstres.
    Face à vous, un carré de lettres, et votre objectif est de créer des mots à partir des lettres qui sont à proximité les unes des autres. Un mot commence à partir de 3 lettres. Attention cependant, toutes les lettres doivent être liées les unes après les autres, sinon ça ne fonctionne pas. Plus les mots sont longs, plus les coups sont efficaces, et vous lancez les sorts spéciaux de vos personnages en fonction des lettres mises en couleurs.WFE02
  2. Les coffres à ouvrir.
    A chaque fois que vous « rencontrez » un coffre, il vous faut parvenir à le déverrouiller. Pour cela, face à vous il y a deux lignes de lettres. Sur la base d’une lettre par colonne, il vous faut trouver le mot souhaité, et cela dans le temps imparti. Après que vous l’ayez ouvert ou que le temps soit écoulé, vous est proposée la définition du mot en question. Parce que des fois, c’est pas ultra évident.WFE01
  3. Les pièges à désamorcer.
    La seule et unique façon de minimiser les dégâts est de faire disparaître toutes les lettres proposées. Contrairement aux phases de combat classique où les lettres se renouvellent, ici, une fois utilisées elles disparaissent. Le but est donc d’en éliminer le plus possible pour prendre le moins de dommages dans la tronche.

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Du reste, Words for Evil est un RPG tout à fait « classique », à savoir que vous avez une pléthore de personnages débloquables puis jouables immédiatement, qu’ils prennent des niveaux et gagnent ainsi des points de compétence à répartir entre leurs différents sorts utilisables automatiquement en combat. Il y a un petit côté stratégie dans le sens où chaque personnage a ses propres caractéristiques et que certains sont plus utiles que d’autres. Il ne faut également pas hésiter à revenir dans un monde moins difficile pour leur faire monter de niveau plus facilement.

Quelques points importants également, ici il n’y a pas de réel GAME OVER. Quand tous vos petits personnages sont out, il vous suffit de relancer une partie et ceux ci ont conservés leurs améliorations et différents sorts et niveaux. Ce qui n’est pas négligeable.
Côté graphisme c’est tout mignon et en petits pixels, dans un ensemble plutôt coloré, l’ensemble est agréable à jouer comme à regarder (si c’est quelqu’un d’autre qui as le clavier). De plus, les effets sonores sont assez appréciables à l’oreille, et la musique est plutôt calme, pour ne pas dire apaisante, facilitant ainsi la concentration pour trouver les bons mots.

Le seul point négatif s’il faut en trouver un, c’est que le jeu est exclusivement en anglais, et qu’il peut arriver de manquer de vocabulaire ou d’entrer des mots par automatisme, à force de jouer, sans trop savoir ce qu’ils signifient. Mais bon. On entre ici rarement des mots très complexes, et on s’en sort très bien avec une brouette de mots de 3-4 lettres basique.

Disponible sur Steam pour la modeste somme de 3 euros. Ça fait même pas un kebab, c’est carrément une affaire!

Life Is Strange (episode 5)

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Attention: pour ceux qui décident de lire cet article directement dans leur boite mail, j’ignore si la mise en page a été respectée, donc si vous souhaitez éviter les spoilers, merci de venir le lire directement sur le site.

Petit retour en arrière: en fin d’année 2014, j’ai eu écho d’un jeu vidéo qui allait paraître en début d’année suivante. Ce que j’ignorais alors, c’est que ce jeu chamboulerait mon année 2015, rythmée par la sortie des épisodes 1 à 5 de Life is Strange. Je ne m’imaginais pas un seul instant que je m’investirais corps et âme dans les aventures de Maxine Caulfield et de sa quête pour sauver sa ville, Arcadia Bay, bravant des obstacles et la notion même d’espace-temps, ainsi que les conséquences qui résultent de son altération.

Cet épisode 5, intitulé « Polarized », nous plonge au cœur même du shitstorm qui nous était subtilement annoncé dans les épisodes précédents, mais par tous les dieux, jamais je n’aurais su prévoir que j’en sortirais avec le palpitant aussi secoué. C’est un véritable crescendo d’émotions pour un final à se rouler par terre en position fœtale.
On est bien dans l’épisode final qui conclue la série, fini les plaisanteries, on attaque le gros du morceau et c’est pas toujours plaisant à vivre. Il n’y a au final qu’assez peu de moments relax dans cet épisode, on est constamment aux prises de sentiments conflictuels durant les trois bonnes heures qu’il faut compter pour le plier.
On a droit à tout, du puzzle, des phases de discrétion/infiltration, quelques énigmes qui vous retournent la logique, et des choix, de plus en plus horriblement difficiles à faire. J’ai noté quelques passages un peu angoissant (à mon échelle), et des gros moments sacrément WTF.

D’un autre côté, la bande son est toujours aussi soignée et se cale à merveille avec une ambiance chargée, le tout se superposant parfaitement à des images léchées.
Cependant, ne vous fiez pas aux apparences, car ici, c’est littéralement le calme avant la tempête. Quand vous pensez vous être sortis d’affaire, il y a toujours un twist scénaristique qui vous attend au tournant.
N’oublions d’ailleurs pas que LIS n’est pas à mettre entre toutes les mains, et que certains thèmes abordées sont très adulte, et très perturbants parfois. On en avait eu la preuve durant les épisodes 3 et 4, mais ce n’est rien à côté du contenu du cinquième.

Je tiens à m’excuser pour la très petite variété dans les screenshots que j’ai à vous offrir aujourd’hui, car tout est potentiellement un spoiler pour ceux qui n’ont pas encore joué, ou sont encore en train de terminer les précédents épisodes.

Enfin, les deux endings proposées sont aussi déchirants l’un que l’autre, bien qu’une des deux offre plus de longueur, mais pas moins de larmes. Et selon vos choix au cours du jeu, l’une de ces fins offre une scène « bonus », mais je n’en dirais pas plus. Mais comme il m’est impossible de finir cet article sans exposer mon point de vue, pour ceux qui le souhaitent, il se trouve ci-dessous.

Ce que j’en pense: (SPOILERS ALERT /!\ Pour lire quand même, surlignez le texte suivant)

[Le choix final revient à choisir entre la bay et la bae (haha!). Et je suis conflit vis à vis des cinématiques qui en découlent. D’un côté sauver Chloé, on les voit partir main dans la main vers le petit matin, c’est beau et poétique tout ça, mais ça s’arrête là, c’est trop subtil. Parce que de l’autre, on a droit a un magnifique baiser d’adieu si on choisit de sauver la ville. Et la cinématique est vachement plus longue, plus détaillée, on chiale ses mille morts parce qu’on vit en même temps que Max l’inévitable mort de Chloé. Elle vit littéralement le coup de feu et l’encaisse comme elle peut. On assiste a l’enterrement et il y a cette petite note d’espoir, ce demi-sourire final, comme si tout était rentré dans l’ordre, pendant que je me mouchais bruyamment.
Je suis conflit parce que la deuxième sonne comme la « bonne » fin, et qu’on concrétise leur amour à l’écran seulement si l’une est sacrifiée. Encore une histoire de lesbiennes qui finit mal en somme. Alors certes je conçois qu’il aurait été déplacé de les faire s’embrasser alors qu’elles laissent la ville être détruite, mais une indication supplémentaire quand elles partent en voiture ça n’aurait pas été de trop.]

Du coup, je ne sais trop quoi en penser, si ce n’est que je suis bien triste que cette aventure soit finie, aventure qui aura rythmé émotionnellement cette année 2015, partant d’un jeu tout mignon et fluffy, à une fin avec des choix absolument atroces et quelques passages carrément creepy.

Et à tous ceux qui se demandent « comment je m’en remets moi maintenant? ». Je dirais que c’est là la force d’un bon jeu, d’une oeuvre réussie, on ne s’en remet jamais vraiment. Les souvenirs restent gravés dans notre mémoire, pour toujours (ou pour très longtemps tout du moins). Regardez moi, Mass Effect 3 est sorti en 2012, y’a trois ans de ça donc, et je m’en remets toujours pas. Pareil pour Harry Potter, je refuse d’admettre que c’est dans le passé.
De la même façon, même à moindre échelle, Life Is Strange a été une expérience merveilleuse, de bout en bout, et j’en garderais un souvenir beau et précieux. Une belle aventure, un jeu sublime.

Chroniques des épisodes précédents:
1
2
3 & 4

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2015-10-20_00094

Mihihi!

Mihihi!

Un choix cornélien...

Un choix cornélien…

Adieu Arcadia Bay, j'ai passé un bon moment. <3

Adieu Arcadia Bay, j’ai passé un bon moment. <3

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Life Is Strange (Episodes 3 & 4)

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Montage grossier, je sais.

Montage grossier, je sais.

A la fin du mois de Mars de cette année, je vous parlais de l’épisode 2 de Life Is Strange. Et depuis, deux épisodes supplémentaires sont sortis et j’attends le 5e comme le Messie.
Et si j’ai repoussé l’écriture de cette courte chronique sur les épisodes intermédiaires, c’est parce qu’il m’est très délicat de vous en parler sans rien dévoiler. Certains de mes amis m’ont dit en privé que tant pis, si on lisait des articles à propos de ces épisodes là, c’est qu’on s’attendait à être un peu spoilés. Sauf que je ne suis pas de cet avis, et que par conséquent, la longueur de cet article va s’en ressentir. Parce que non, je ne détaillerais rien du scénario, je ne ferais que donner un simple avis sur ces deux épisodes, à quelques semaines de la sortie du dernier.

Dans l’épisode 3, on alterne entre les séquences qui font fondre les petits cœurs en mousse, et des passages plus intenses voire même un brin stressants. L’ensemble est assez smooth, sauf dans le dernier quart où on sent bien que nos actions vont avoir des répercussions catastrophiques, et on est encore bien loin de la vérité… Mais dans l’ensemble, on touche au cœur même d’à quel point les pouvoirs de Max peuvent avoir des conséquences, bonnes comme mauvaises.
Ah et vous pensez avoir pris cher en émotions? Attendez donc de plier l’épisode 4.

L’épisode 4 donc, m’a semblé plus long, et beaucoup plus chargé. Si j’ai eu pour habitude de torcher les épisodes en une fois, celui là m’a demandé de faire une pause de quelques jours, en plein milieu. Dans cet épisode, on parcours un peu tout le spectre émotionnel, du rire aux larmes, en passant par le choc et la colère, et aussi un peu la frustration pendant une certaine scène d’interrogatoire qu’il m’a fallu recommencer pendant une bonne heure jusqu’à que je trouve la bonne combinaison.
Ce 4e « opus », amène son lot de révélations croustillantes, de passages un peu lourds (tourner en rond dans les dortoirs, youpi!), comme de moments qui vous feront faire une bonne grosse chialade. Y’a aussi quelques phases de puzzles et d’énigmes, mais rien d’insurmontable.

En conclusion: Dans l’ensemble, ces deux épisodes et en particulier le quatrième, sont une grosse claque riche en émotions. J’attendais beaucoup de ce jeu-vidéo, et je suis loin d’être déception. Reste à voir comment ils parviennent, dans le 5e et ultime épisode, à démêler tous ce fatras, un véritable sac de fèves d’intrigues et de mystère, qui me laissera, sans le moindre doute, scotchée à mon siège.

Comme à l’usuelle, quelques screenshots sélectionnés avec soin.

 

Un aperçu de ce qui nous attend.

Un aperçu de ce qui nous attend.

Parce que je ne pouvais louper cette énième référence. I SHIP THAT!

Parce que je ne pouvais louper cette énième référence. I SHIP THAT!

En espérant que vous n'ayez pas peur du noir.

En espérant que vous n’ayez pas peur du noir.

Un spoil de moins, mais la scène est jolie. :)

Un spoil de moins, mais la scène est jolie. :)

Les panoramas sont toujours aussi réussis!

Les panoramas sont toujours aussi réussis!

Quelques énigmes vous attendent.

Quelques énigmes vous attendent.

Un nice guy, histoire de faire du lausle.

Un nice guy, histoire de faire du lausle.

Life is Strange (Episode 2)

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Début février dernier, je vous parlais de Life is Strange, un jeu vidéo à épisode sorti sur quasiment toutes les plateformes, je vous invite d’ailleurs à aller le lire si vous ne l’avez pas déjà fait.
Le second épisode tant attendu, intitulé Out of Time, et qui a été retardé de presque un mois est enfin sorti aujourd’hui. En effet, il devait sortir début mars, et on est le 24. Nul doute qu’il y aura des patchs correctifs dans les prochains jours, mais moi je l’attendais tellement que je n’ai pu m’empêcher d’y jouer Day One.
Alors, est-ce que cela valait vraiment le coup d’attendre deux mois?

Tout d’abord, et c’est là le plus délicat, comment aborder cet épisode sans vous spoiler la tronche allègrement? Ce n’est pas là chose évidente.

Au début de cet épisode 2 donc, on reprend les commandes de notre chère Max Caulfield, qui, après une douche bien méritée dois rejoindre Chloé dans un diner histoire de se faire un petit dej de champion, et discuter plus amplement de ses nouveaux pouvoirs.

Et… bon en fait je peux pas en parler sans tout dévoiler donc on va directement sauter jusqu’à la conclusion.

Pour conclure: Un épisode particulièrement chargé en émotions, accrochez vous à vos claviers parce que y’a deux trois scènes qui clairement sont très intenses pour les petits cœurs en mousse non préparés. Après deux mois d’attente on a failli oublier certaines mécaniques de jeu, comme le fait que les objets restent dans nos poches même en remontant le temps, et de ce fait on balise comme des abrutis lorsqu’il s’agit de sauver des vies. Certaines énigmes se font sous adrénaline, et l’ensemble est un brin stressant sans être punitif.
La bande son est toujours de qualité, et j’ai même eu la sensation qu’elle se montrait plus présente ici, sans pour autant être envahissante.
Les actions passées ont déjà, pour certaines, des conséquences directes dans ce second épisode, et certains choix qui nous semblaient particulièrement inutiles, apparaissent parfois comme cruciaux pour la suite.
Les pouvoirs de Max se révèlent au fur et à mesure du temps (sans mauvais jeu de mot), et on apprécie sincèrement cette tentative de rendre l’ensemble cohérent.
Le scénario quant à lui se déroule tout seul, entrecoupant les phases d’action, parfois avec de petites énigmes, et des moments plus calmes de dialogue, ou de simple cinématiques.
Le rendu est toujours aussi agréable à l’œil, et la map dévoile de nouvelles possibilités de lieux pour la suite, et moi j’aime cette volonté de variété dans les décors explorables.

Le seul bémol que j’ai noté ici c’est l’énigme des bouteilles, où j’ai tourné en rond pendant bien quinze minutes, pour finir par chercher la solution sur internet parce qu’il m’était impossible de trouver la dernière toute seule.

Au final, Out of Time se torche en 2h environ, comme pour Chrysalis. Sauf si comme moi, vous êtes une grosse quiche et qu’il vous faut recommencer certaines séquences. J’ai bouclé le tout en 3h, donc j’ai largement rentabilisé ce second épisode.

Rendez vous, sauf imprévu, en Mai pour l’épisode 3: Chaos Theory! Rien qu’au titre, j’ai fort hâte!
(Mais bazar que c’est chiant d’attendre autant…)

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Et en avant pour les screenshots garantis sans spoilers:

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Sexy Time!

J'avais oublié d'en parler, mais les références à la Pop Culture sont nombreuses!

J’avais oublié d’en parler, mais les références à la Pop Culture sont nombreuses!

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On sort un peu du campus, et ça fait du bien.

LIS2-04

Chloé à Max vis à vis de sa capacité à effacer ses erreurs grâce à son pouvoir. I SHIP THAT!

J'ai même pas besoin de me forcer, les références à leur potentielle relation sont foison.

L’interface du smartphone. Avec encore une référence à leur potentiel couple! :D

Bas les pattes, sale ruineur de plans!

Bas les pattes, sale ruineur de plans! (Mais en vrai il est sympa.)

...j'ai même pas besoin de détailler ce que j'en pense, mihihi!

…j’ai même pas besoin de détailler ce que j’en pense, mihihi!