Seven Sisters

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Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion d’aller voir Seven Sisters, ou « What Happened to Monday? » en version originale. Personnellement je ne comprends pas l’intérêt de traduire un titre anglais pour un autre titre en anglais, mais passons.
En voyant la bande annonce, je me suis demandé si c’etait un genre de Orphan Black dans un monde dystopique, mais il n’en est rien.

Synopsis
Dans un futur pas si éloigné, suite à la résolution de la crise alimentaire grâce aux OGM, des mutations se sont manifestés chez les humains, donnant résultat à une augmentation des naissances multiples (jumeaux, triplés etc.), plongeant le monde dans une crise de surpopulation catastrophique. Pour régler cela, les autorités européennes ont mis en place une politique de l’enfant unique, sur une idée du Dr Nicolette Cayman (Glenn Close). Manque de bol, la fille de Terrance Settman (Willem Dafoe) met au monde sept enfants d’un coup, et celui ci décide qu’elles porteront chacune un jour de la semaine en guise de prénom, et seront autorisés à sortir de l’appartement en fonction de leur jour assigné. Chaque enfant, incarnera donc l’identité de Karen Settman (Noomi Rapace), jusqu’à l’âge adulte. Mais un beau jour, Monday disparaît, et ses sœurs vont tenter de découvrir ce qui lui est arrivé.

Une performance?
J’aime bien Noomi Rapace, je l’avais notamment adoré dans Passion de Brian de Palma, et si je n’ai pas eu les tripes de voir Millenium, je voulais la voir s’attaquer à ce challenge qui est d’incarner plusieurs personnes à l’écran, en distinguant bien chacune. Est-ce une réussite au final? Alors, oui et non.
A la fois oui, parce que toutes ont passé 30 ans de leur vie à être Karen, du coup, peu importe quelle Jour l’incarne, Karen reste Karen. Mais en même temps non parce que les scènes où elles sont ensembles, j’ai eu beaucoup de mal à les discerner les unes des autres, malgré leurs différentes coupes de cheveux, quand chacune parle en même temps qu’une autre, c’était rapidement complexe de savoir qui disait quoi.

En revanche, une fois prises individuellement, chacune des jeunes femmes est cohérente avec elle-même, et on a presque le temps d’avoir sa préférée.

L’avis général
J’avais vu les affiches dans le métro parisien, où il était dit « vous ne devinerez jamais la fin! ». Non seulement c’est hyper présomptueux, mais en plus c’est pas complètement vrai. Si j’avais le tableau final une demi-heure avant, il y a juste deux trois détails qu’effectivement, je ne pouvais pas deviner. Des détails qui peuvent expliquer, éventuellement, certains comportements des sœurs, mais pas entièrement non plus.
Un truc m’a cependant fait tiquer, comme si le film jouait avec nos cerveaux. Certaines ficelles sont assez rapidement faciles à deviner, et j’avais l’impression que le film me tapotait gentiment sur le crâne en me disant, c’est bien, tu l’as vu arriver, mais ÇA LÀ, tu l’avais pas vu hein? HEIN?
Du coup je ne sais pas trop s’il y a un manque d’équilibre dans les twists ou si c’est fait exprès pour nous faire nous auto-congratuler dans nos découvertes pour mieux être bernés derrière.

Le petit plus?
J’ai noté un gros effort d’ambiance sonore au niveau des moments de foule. Quand on est dans l’appartement, c’est cosy et agréable, le calme est présent. Mais dès qu’il s’agit de mettre le nez dehors, surtout au début du film, l’ambiance est assourdissante. Le côté angoissant de la foule est hyper bien retranscrit, avec tous les bruits environnants, toutes les bribes de voix que l’on entend toutes en même temps sans vraiment pouvoir distinguer quoi que ce soit. En dehors de ça, les scènes d’action ont de la musique adéquate, ainsi que les moments dramatiques ou d’émotions quelles qu’elles soient. Je n’ai pas vraiment noté de thème récurrent spécifique, mais il n’est pas impossible qu’il y en ait eu un, il était juste discret.

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Le mot de la fin
Le premier mot qui m’a échappé quand le générique se déroulait, c’est que ce film est INTENSE. A tous les sens du terme d’ailleurs. Il est intense aussi bien dans son rythme que dans son déroulement, que ce soient les scènes d’actions ou les scènes de flashback, tout s’enchaîne assez vite et on a à peine le temps de respirer, voire de se remettre de ce qui vient de se passer. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ça fait beaucoup à encaisser en à peine 2h que font le film.
Mais sinon, je crois que j’ai oublié de le spécifier, mais j’ai beaucoup beaucoup aimé. C’est joli, on en prend plein la gueule en terme d’émotions et de twists, y’a des scènes vraiment marquantes, et de jolies trouvailles.
Voilà.

Je lui mets un joli Noomi Rapace sur dix. Parce que bon, faut pas déconner quoi.
Mais très sérieusement, c’était chouette. Même si je suis bon public, donc ne vous fiez pas qu’à mon avis.

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Tuto : Ne pas s’ouvrir le visage

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Vous l’avez peut-être constaté, le dernier article, sorti en date du 17 septembre dernier a été supprimé. Je ne m’étalerais pas sur le pourquoi du comment cependant, mais du coup, après un incident en interne, et une longue réflexion, j’ai pris la décision de vous produire aujourd’hui, un contenu un peu plus léger. Aussi bien pour vous que pour moi.

Aujourd’hui donc : un tutoriel de rasage ! Je dois avouer que les photos sont foireuses, mais j’avais besoin de m’amuser un peu. Et en vrai, je m’étais déjà rasé le matin même, donc il n’y a effectivement rien à couper sur les photos de présentation.
Concernant le choix du rasoir, il faut avouer que c’est une affaire de goûts assez personnels. Je possède un Wilkinson Hydro 5 ainsi qu’un Gillette Sensor Excel que l’on m’a offert, c’est ce dernier que j’ai utilisé pour les photos.

Pour réaliser ce tuto chez vous, il vous faudra :
– 1 rasoir
– de la mousse à raser
– Un bol et un blaireau (optionnel)
– 1 serviette propre
– Un lavabo
– de l’après-rasage sans alcool
– des poils sur le visage (là aussi, optionnel)

En premier lieu, il est important, d’avoir les mains et le visage propres pour éviter toute infection ou éventuelle irritation, nettoyez vous donc la face avec un savon non abrasif et de l’eau tiède à chaude, mais pas brûlante non plus; et les mains avec le savon qui vous convient.

Faites mousser le savon de rasage dans le bol à l’aide du blaireau, pour ensuite l’appliquer sur votre visage mouillé. Si vous ne possédez pas de blaireau, tartinez vous délicatement le visage de crème sur une peau encore humide.

Vient donc la partie du rasage pur, qui là aussi, n’est pas si simple que l’on pourrait le penser. Pensez à tendre votre peau à l’aide de votre main libre, pour raser avec efficacité de votre main directrice (selon que vous soyez droitier·e ou gaucher·e).
Le truc c’est de raser dans le sens du poil, et par petites zones. Évitez de vouloir vous précipiter partout en même temps, ce n’est ni efficace, ni sans danger.
Il s’agit également de raser par « à-coups », et non pas de faire passer les lames sur toute la longueur de la joue d’un seul passage.

Pensez à regulierement rincer la lame, que ce soit dans un fond d’eau froide dans le lavabo, ou directement sous le robinet. Tapotez egalement la tête du rasoir sur le rebord pour faire tomber les poils coincés sous les lames.

Une fois le rasage complété dans toutes les zones qui vous intéressent, rincez une première fois à l’eau tiede, puis effectuez les éventuelles retouches de petits poils cachés.

Terminez par un second rinçage, à l’eau froide cette fois, et tamponnez gentiment votre visage avec la serviette propre.

Enfin, et c’est ma partie préférée, appliquez délicatement de la lotion d’après-rasage en massant légèrement les zones qui ont été rasées. Privilegiez une lotion sans alcool, histoire de ne pas hurler parce que ça brûle, mais une dont l’odeur vous plait, parce que vous allez l’avoir dans le nez au moins pendant une petite demi-heure.

N’oubliez pas de ranger la salle de bains, faites un selfie de vainqueur, et repartez conquérir le monde avec votre peau douce !

Bisou !

La demisexualité, ce n’est pas ce que vous croyez

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Que je suis drôle !

Après avoir vu passer un article plusieurs fois relayé par mes contacts sur « la demisexualité, cette orientation méconnue », et un sacré festival de commentaires de gros beaufs en dessous, j’ai décidé de m’attaquer en toute humilité à ce sujet.

Avant toute chose, comme d’habitude, je ne possède pas la vérité absolue etc etc, faites vos contre-recherches aussi hein.

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Demisexuel·le : Définit une personne pour qui il est impossible d’avoir la moindre attirance sexuelle pour quelqu’un sans avoir au préalable une forte connexion émotionnelle.
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La demisexualité, véritable orientation pour les uns, gros bullshit pour les autres, est avant tout une façon d’appréhender les relations, amoureuses comme charnelles. Il s’agit d’une sous catégorie sur le spectre de l’asexualité (l’absence totale d’attirance ou d’intérêt pour ces questions là), spectre qui va jusqu’à ce qui semblerait s’appeler l’allosexualité (l’attirance au sens le plus commun).

Et là où cela devient intéressant, c’est que la demisexualité n’est pas une orientation au sens strict du terme, dans la mesure où c’est un indicateur de sa propre capacité à entretenir des relations qui mènent à faire des fanfreluches. Il s’agirait plutôt d’un adjectif, à coller avec sa propre orientation (hétéro/homo/bi-pan…), permettant de préciser un peu plus son mode de fonctionnement.

En soi, ce n’est pas indispensable de le préciser, puisque cela ne détermine pas par qui vous serez attirés, mais plutôt de comment vous serez attiré vers les autres.

Le seul point de doute sur la classification des demis, c’est que, au même titre qu’une orientation sexuelle/romantique, il n’y a aucun choix de fait. On ne choisit pas de ne pas pouvoir concevoir les coups d’un soir, on ne choisit pas non plus de ne pas pouvoir envisager quoi que ce soit sans une forte relation amicale pré-établie. Du coup, le terme de demisexuel a émergé, parce que des gens se reconnaissaient dans ce mode de fonctionnement instinctif pour elleux.

Et là vous allez me dire « mais ça sert à rien de faire rentrer des gens dans des cases toujours plus petites! ».
Et je vous répondrais que vous n’avez pas nécessairement raison, mais pas seulement.

Les étiquettes, ont cet avantage là, qu’elles rassemblent, qu’elles nous font savoir que nous ne sommes pas seuls à fonctionner de telle ou telle manière, et c’est aussi vrai pour les pathologies psy et leurs myriade de symptômes, que pour la vie amoureuse.
Je ne suis pas en train de dire que la vie privée est un handicap et que la sexualité est une maladie. Alerte terrain glissant. Non, là où je veux en venir, c’est que s’il n’y a pas 50 orientations sexuelles différentes au sens strict, il y a plein de façons d’envisager celles-ci individuellement. Et également, que si les cases ont cet aspect rassurant, il y a une différence entre se revendiquer de tel ou tel bord, et se voir affublé d’une étiquette par les autres.

Les cases ce n’est pas foncièrement mauvais, tant qu’on n’essaie pas de réduire au maximum, à être le plus précis possible. L’intérêt de la manœuvre, c’est de se multi-classer, parce que l’on peut facilement être présent dans plusieurs boites sans posséder le moindre don d’ubiquité.
C’est ça la force de l’être humain, celui ci est multiple, tant dans le fond que dans sa forme.

Pour conclure, si la demisexualité n’est pas une orientation sexuelle et/ou romantique à proprement parler, elle reste une manière de concevoir les relations qui n’en demeure pas moins réelle et légitime.

Made by Gods

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Ce matin, je me décide à élaborer plus en détails un sujet que j’ai déjà abordé auparavant : l’idée qu’on entend souvent qu’une personne transgenre est « né·e dans le mauvais corps ». Je tiens avant toute chose à préciser que, si j’ai déjà entendu des personnes trans dire d’elleux-même cette phrase, je ne suis pas d’accord, mais cet avis n’engage que moi. Ne prenez évidemment pas pour acquis tout ce que je raconte, le point de vue est purement subjectif.

Je ne suis pas d’accord, parce que je ne vais pas « changer » de corps. Depuis bientôt 1 an et demi, je ne fais qu’altérer par petites touches celui que j’ai déjà. Je rajoute des pièces, j’en fais bouger d’autres, certaines nécessiteront de la chirurgie pour dégager. Mais dans l’ensemble, la base est la même.

Oui. J’ai passé plus de 10 ans de ma vie à ne pas supporter le corps dans lequel je suis né. Mais c’est bien plus pour des raisons d’esthétisme et d’optimisation qu’une question d’identité.
Je suis largement plus triste de ne pas mesurer 1m90 que d’avoir des hanches larges.

Je n’ai pas non plus abandonné ma féminité derrière moi, je n’en ai jamais vraiment eu. J’irais même jusqu’à dire que j’ai appris à embrasser certains traits de caractères qu’on considère « féminins », parce que c’est des grosses conneries, les émotions n’ont pas plus de genre que les vêtements. Si je ne porte rien du rayon « femmes », c’est uniquement parce qu’il n’y a pas ma taille, ou parce que la coupe ne me va pas, en fait.

J’ajouterais même que, lorsque des gens malveillants apprennent ma condition de transgenre, on me demande parfois quel genre de fille j’étais. Et je vois dans leurs yeux qu’iels essaient d’imaginer. Sauf qu’il n’y a rien à imaginer. J’ai toujours porté le combo jean/tee-shirt à motif. Sauf que ouais, à une époque je portais des brassières de sport, et j’ai troqué ça contre des binders compressifs.
Je ne suis pas le genre de personne qui « gagne dans les deux genres ». Je n’étais pas considéré comme particulièrement attirante ni jolie, et mon mal-être se lisait distinctement sur mon visage et dans ma posture.
Donc s’il vient à l’idée d’une personne mal intentionnée de deviner à quoi je ressemblais, il suffit d’imaginer une fille malheureuse et mal à l’aise dans ses bottes.

Depuis, je ne suis qu’un jeune homme en devenir, qui essaye d’appréhender son corps et le monde qui l’entoure. Qui apprends petit à petit, à s’apprécier, à se mettre en valeur et prendre soin de lui d’une façon qui n’est plus malsaine. Un homme qui a des vagues notions de ce qu’on attends de lui dans un société comme la notre, mais qui s’en fout un peu en vrai, et qui fait sa vie comme il l’entend, et comme cela le met à l’aise.

Voilà, je chercherais bien une conclusion intelligente, mais je vais plutôt vous laisser réfléchir à ces dernières paroles. Je vous fait des bisous. A très vite !

Orphan Black

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En ce début d’après-midi, allez, on va dire que je publierais ça une après-midi, soyons fous. En vrai là nous sommes en pleine nuit et j’écoute Pierre & le Loup pour rester concentré, et en allemand pour ne pas comprendre le narrateur. Mais comme ça n’a absolument aucun lien avec mon article, je vais arrêter de marmonner inutilement et rentrer dans le vif du sujet. Bref.

Je me suis enfin décidé, après avoir clôturé le visionnage de cette série il y a quelques jours, de supprimer mon premier article où je spoilais la moitié de l’intrigue de la saison 1, et de (re)faire un petit article de conclusion pour l’ensemble de la série, le tout, spoiler-free.

La série Orphan Black donc, a été diffusée aux USA puis en France de 2013 à 2017, pour un total de cinq saisons soit 50 épisodes, à raison de 10 par saisons, oui, je fais des maths des fois. Je recommande cependant de la regarder en version originale, pour la qualité du jeu d’acteurs, car le niveau est vraiment présent.

De quoi ça parle ?
Dans cette série, tout tourne autour de Sarah Manning, jeune femme un brin paumée qui retourne dans sa ville natale pour retrouver son frère Felix, et sa fille Kira. Mais au moment de prendre le train, elle croise une autre jeune femme sur le quai de la gare, qui va indirectement boulverser sa vie toute entière.
Par un concours de circonstances que je ne dévoilerais pas, Sarah en vient à tirer le sac à main de l’inconnue afin d’usurper son identité, car par un heureux hasard, les deux femmes ont un physique assez similaire.

Et à partir de là, s’en suit une avalanche de twists scénaristiques qui font un peu l’effet tempête dans un verre d’eau, mais qui, sur le long terme, s’imbriquent de façon assez cohérente.

Pourquoi c’est chouette ?
Outre le fait que l’ensemble de la série vous prend aux tripes et vous retournent aussi bien le palpitant que le cérébral, la narration sait trouver un rythme justement dosé entre action intense et moments d’accalmie propices aux retrouvailles entre divers personnages par exemple. Il y a suffisamment de retournements de situation pour nous maintenir en haleine sans trop nous surcharger d’éléments dès le départ. Même si OB comporte quelques moments assez WTF, ceux ci finissent par être expliqués avec plus ou moins de logique.

En outre, la série comporte un panel assez conséquent de personnages aux horizons divers et variés, qui sont introduits au fur et à mesure, histoire de ne pas faire trop d’un coup, parce que croyez moi, il y a du monde à l’arrivée. L’avantage cependant, de cette quantité qui peut sembler astronomique avec le recul, c’est que chacun trouve son bonheur, et aura forcément ses petits chouchoux.

Le petit plus non négligeable?
J’en noterais deux. Même s’ils sont relativement anecdotiques, mais c’est histoire d’etoffer mon article, chut.
Le générique : il est chouette, et plutôt court, ce qui me permet de ne pas le zapper systématiquement. C’est important les génériques pas chiants, c’est un point qu’on néglige trop facilement.
D’ailleurs en note de coin de table, sachez que la bande sonore de la série dans son entièreté est assez soignée.

Le second point c’est que, vu que la série est canadienne, et que visiblement le Canada n’a pas un catalogue d’acteur·ices immense non plus, on peut au fil des cinq saisons, s’amuser à trouver dans quelle autre série a-t’on croisé tel ou tel personnage. J’ai personnellement noté deux trois têtes issues de Lost Girl, Rookie Blue ou encore Wynonna Earp, juste comme ça, de mémoire. Ou alors c’est juste moi qui regarde beaucoup trop de séries canadiennes, c’est possible aussi.

En résumé, Orphan Black c’est vachement bien, mangez-en.

Quotes VII

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Oui. Ca faisait longtemps.
Tellement longtemps que les gens qui rôdent par ici n’ont probablement jamais entendu parler de mes « fameuses » Quotes. La dernière édition remonte à la fin d’année 2015, autant vous dire que certain·e·s n’étaient même pas né·e·s on avait pas le même président. Non y’a aucun rapport avec le pâté en croûte.

Bref. Voici donc pour la rentrée des classes, enfin je suppose que c’est aujourd’hui, je n’en ai pas vraiment la moindre idée; voici donc le retour des Quotes, ou d’un épisode tout du moins, avec donc moult blagues vécues ou dites par mes soins. Ça vole pas toujours très haut, mais ça me fait toujours rire après plus ou moins deux ans dans les tiroirs.
En joie !

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Passy > En attendant c’est dur de replacer une cerise.
Passy > De repasser une chemise.
Passy > Tu m’as comprise.

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Joe > On a tous notre bac dans cette pièce de toute façon.
Joe > Sauf Verkho il a pas son bac.
Kao > Et sa litière t’appelles ça comment ?

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Kao > Ca viendrait pas de batman ça?
Leo > Non, ça vient de batte-ment
Leo > Le super-héros des métronomes.

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Marion > J’ai mon utérus qui me joue une symphonie en nique ta mère mineur.

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Kao > Allez, une derniere.
Kao > Mr et Madame « rotent dans ton jardin » ont une fille.
Poutchy > Quoi? Mais c’est degueulasse!
Poutchy > Ces gens sont incroyablement mal élevés!
Kao > Non mais c’est Jessica la réponse.
Poutchy > C’est pas mon problème, ça se fait pas!

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Kao > Où sont les poêles?
Joe > A leur place de poêles à priori.
Kao > C’est à dire? Sur mes jambes?

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Julien > C’est quoi cette fiole?
Lucie > De l’huile essentielle
Kao > DU POPPERS VEGAN

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Kao > Et du coup elle c’est une compagnonne dans Fallout 4
Leo > Elle te suit dans la compagne

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Passy > Il a un.e partenaire ? Des passions ? Un pyjama ?
Kao > Pyjama?
Passy > TRAVAIL*
Passy > Mon autocorrect est bourré.

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Michel > Et l’autre là avec sa vieille tronche de blanche.
Kao > On a qu’à l’appeler Farine Le Pen.

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Kao > N’empêche c’était des génies les mecs.
Kao > « On va créer un groupe de métal, et on va l’appeler…METALLICA »
Kao > T’imagines si c’était des helvètes?
Kao > …HELVETICAAAA !

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Kao > Le mec on aurait dit Frollo, mais euh, gros.
Kao > Grollo donc, dans le bossu de Notre-Gramme.
Charpi > Avec Esmeralgras et Quasimengros.

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Kao > Je viens de recevoir le cadeau pour ton petit, je suis déçu.
Kao > Pour un livre destiné aux enfants, je trouve le papier vachement tranchant.
Jeanne > T’en fais pas trop pour ça va.
Jeanne > Le pire qu’il puisse arriver, c’est qu’il le mange.

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Kao > Une pipe à crack dorée?
Kao > C’est un truc de pimp ça !
Charpi > Une pimp à crack !

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Kao > Tu sais pourquoi pendant les soldes c’est moins cher?
Kao > Parce que les fringues sont SALES !

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Adele > Je lui dis que je suis avec toi, un instant.
Adele > Mon correcteur automatique a corrigé en Standard…
Adele > Non, sans le « dard », allez la.
Kao >
Kao > Heureusement que j’ai pas mis mon packer, hein !

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Michel > J’ai fait une intoxication alimentaire avec des fruits de mer.
Kao > Homard m’a tuer.

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Kao > Je vois pas l’intérêt de débattre sur l’esthétique de ces vestes argentées.
Florian > Le XXème siècle a appelé, il veut bien que vous gardiez ses vestes.
Florian > Lui même en veux plus
Hema > Haters gonna hate.
Julien > Reste dans ta jalousie, on reste dans notre papier alu.

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Kao > C’est un crabe le machin qui tire des lasers avec ses yeux là?
Leo > Ouaip
Kao > Tu penses qu’il fait du crabe-maga ?

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Kao > Tu connaissais déjà Farine Le Pen
Kao > Mais t’ai-je parlé de Tartine Aubry?
Marianne > Ah oui ! Là tu tiens le bon Fillon je pense.

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Kao > Du coup tu voulais me parler d’un truc, nan?
Kao > C’etait à quel sujet?
Bobby > Du fait d’être vraiment, vraiment mordu par une fille et absolument pas savoir quoi faire.
Kao > Alors la première étape c’est d’aller chez le médecin ou a la pharmacie.
Kao > Et de faire tester les eventuelles IST. Ou d’acheter de la pommade si c’est superficiel.

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Jeanne > Non mais une fois on m’a demandé d’éditer le Trigger Warning
Jeanne > Parce que je parlais de fromage sur un groupe végé
Jeanne > D’un côté t’as la lutte contre les dominants et de l’autre du Kiri

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Julien > On fera les sorties des colleges avec des barres de fer
Kao > All Collegiens Are Bastards
Julien > Et genre si tu culpabilise t’inquiète, j’ai une solution !
Julien > Je te bande les yeux et on fait comme s’il s’agissait de pinatas
Julien > Mais des piñatas remplies de sang.
Julien > et de cris.
Julien > et on ira en prison.
Julien > Evidemment.
Kao > évidemment.

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Kao > J’ai encore « oublié » d’aller dormir tiens.
Alia > Va te coucher, histoire d’être en forme !
Kao > En forme pour…?
Alia > Bah pour faire une autre nuit blanche tiens.

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Jeanne > Il en jette ses pommes au sol dis donc.
Flavie > Et du coup est-ce que ca devient des pommes de terre?

Show me how good you are

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Oui, c’est bien Ken.

Aujourd’hui, je risque ne pas me faire d’ami·e·s avec une opinion bien arrêtée.
Avant toute chose, sachez que j’ai pleinement conscience que chacun vit sa masculinité comme il l’entend, et que si cela inclus de la vivre de façon stéréotypée, c’est un choix comme un autre qu’il faut respecter.

Cependant, je souhaitais aussi prendre la défense des manières qui vont à l’encontre de ces stéréotypes. Toutes les masculinités sont valables, à l’exception de celles qui sont clairement établies comme toxiques et mauvaises vis à vis d’autrui. Mais on va se concentrer sur celles qui se limitent à un impact uniquement personnel.

Je regardais plus tôt dans la journée, une vidéo qui parlait de méthodes pour combattre la dysphorie quand on est FTM, et certains points m’ont un peu fait grincer des dents.
Le rappel constant de faire usage de produits inutilement genrés, comme les vêtements ou les déodorants m’a un peu gêné.

Dans l’ensemble la vidéo était bienveillante, ce n’est pas l’auteur ou ses intentions que j’attaque. En revanche si le fond était bon, la forme m’a un peu dérangé à cause de certaines maladresses.

Mais si le temps que j’ai passé sur les groupes ftm m’a appris quelque chose, c’est que certaines choses sont genrées vraiment inutilement. Comme la nourriture, ou les produits d’hygiène. Je n’exagère pas.
Je me souviens distinctement m’être fait engueuler pour avoir remis en cause le « manly meal », commenté sous une photo de plat à base de viande rouge et de bacon. Je me suis donc fait traiter de sale vegan extrémiste, pour avoir critiqué le fait que la salade n’est pas réservée qu’aux filles.

Qu’est-ce qui fait que l’on est un garçon? Porter des vêtements de garçon? Limiter le maquillage ? Se nourrir de viande? Avoir un pénis?
Si vous avez répondu non à toutes ces questions, ding ding, c’est que vous avez bon.
Ce qui fait qu’on est un garçon, c’est que l’on se sent garçon par essence, dans son cœur et dans son cerveau. Que l’on ait des hanches larges ou qu’on porte des culottes affriolantes, en mangeant des chocapics, les yeux pleins de liner, ne font pas moins de nous des garçons.

Je ne serais jamais un mâle dominant, non pas parce que je suis dénué des attributs physiques pour y prétendre, mais parce que je n’en ai aucune envie.
Je reste quoi qu’on en dise, un garçon, même si je pleure devant Le Roi Lion.

Et mon point du jour est assez simple. Si il y a des personnes trans masculines qui me lisent, sachez que vous n’avez rien à prouver à personne. Vous n’avez aucunement besoin de vous conformer à des stéréotypes de genre si vous n’en avez pas l’envie.
Il est inutile de rouler des mécaniques et de regarder le foot si cela ne vous intéresse pas. Il n’est pas indispensable de mettre des bermudas à motif camouflage et vous empêcher d’avoir des émotions pour être valables en tant qu’hommes.

Il y a autant de types de masculinités qu’il y a individus masculins. Chez les personnes cis comme chez les personnes trans.
Soyez qui vous voulez, rien ne vous retient de vivre bien comme vous l’entendez.

Et ceux qui vous diront le contraire sont des ignares. Voilà.

Send me a pulse

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Toute la semaine passée, j’étais à Paris, aussi bien pour un rendez-vous médical que pour le plaisir. Et lors de cette semaine à voir tout un tas de gens formidables, j’en ai rencontré des nouveaux, tout aussi formidables. J’ai également été confronté à cette éternelle question de ce que je fais dans la vie.
Et encore une fois, j’y ai longuement réfléchi après coup.
Je ne peux pas dire que je vis réellement de mon écriture, même si, ne nous le cachons pas, c’est un peu mon rêve de vie.

Je n’écris pas parce que vous êtes plusieurs à m’attendre au tournant si j’arrêtais de produire du contenu. J’écris parce que j’en ai le besoin vital. Même si, bien malgré moi, je me colle une pression terrible lorsque je dépasse les 10 jours sans le moindre billet.
J’ai également un projet hors ligne, sur papier, que je projette depuis plusieurs années, et qui m’en prendra encore de nombreuses avant d’être totalement abouti.

Je n’ai jamais été particulièrement doué pour m’astreindre à écrire régulièrement, encore moins à forcer l’inspiration. J’ai besoin de conditions très particulières pour produire mon art, si je puis le formuler ainsi.
Parce que c’est ça le twist : je ne me considère pas réellement comme un artiste. Parce que le contenu que je produit, je ne l’invente pas vraiment de toutes pièces, il n’y a rien de fictionnel dans mon style d’écriture.

Malgré tout, je sais que ma façon de rédiger nécessite une certaine aptitude d’analyse et de synthèse. J’essaie, en toute humilité, de produire un savant mélange d’intimiste un minimum détaillé, sans jamais tomber dans le pathos. Je m’y évertue chaque ligne, en tout cas.

De ce fait, j’ai tendance à privilégier la qualité à la quantité, malgré la pression que je m’inflige à moi-même. Parce que j’estime que lorsque je force le crayon, cela se ressent, rien ne sonne naturel, et le plaisir de me lire se perd totalement.

En bref, pour me retenir de partir dans tous les sens comme souvent, je vais résumer mon dilemme cérébral en quelques mots : je suis paradoxal.
Que ce soit vis à vis de mes envies en terme de contenu, en terme de fréquence comme en terme d’essence.

Je voudrais écrire souvent, mais je ne peux rien forcer pour toujours garder un seuil de qualité. Je voudrais écrire des choses puissantes, mais je n’en ai pas nécessairement la capacité. Et par dessus tout, j’ai un terrible manque de reconnaissance qui se traduit par mon envie de toucher plus de monde. Mais comme je n’ai pas vraiment de pivot central, de thématique unique dans ce blog, moins de monde s’y retrouve instinctivement.

Pour conclure, je me torture inutilement sur pas grand chose, et paf, ça fait un article. Mais j’avais besoin de poser tout ça quelque part.

Je vais mieux à présent. Merci de votre attention.

Nothing but your boots

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SUPER LAPIN, TO THE RESCUE !

Ce matin, on s’attaque à ce fameux Jean Michel Colorblind, ou en français dans le texte, Jean Michel Je-ne-vois-pas-les-couleurs !

Il s’agit, pour ceux qui l’ignorent, d’un mouvement supposément anti-raciste à la base, qui part du principe que tout le monde est logé à la même enseigne, peu importe sa couleur de peau. Le problème du délire « colorblind », c’est qu’il a aussi tendance à passer sous silence l’existence d’une différence.

Outre la nuance évidente de Pantone, il existe des différences de traitement des personnes racisées et ce de façon systémique. Que ce soit les violences policières à base de délit de faciès et autres contrôles des papiers pas si aléatoires.

Mais n’étant pas un individu racisé, je ne vais pas m’étendre sur la question, parce que en vrai, je ne l’ai jamais vécu. En revanche je peux m’étaler sur le fait que cette histoire de « colorblindness » s’étend à quasiment toutes les minorités. Que ce soit le handicap ou les questions de genre, personne n’est à l’abri de faire face à des « aveugles » en matière de conformité.

Que vous souffriez de douleurs chroniques, ayez un handicap visible, soyez racisé·e·s, êtes une femme, êtes en dépression, êtes trans, ou encore ayez une quelconque particularité visible; vous avez déjà forcément entendu quelqu’un vous dire que votre différence n’est pas importante, puisque à leurs yeux, vous êtes normal·e.

Et pétard, je ne suis tellement pas d’accord avec ce point là en particulier.
Sans même aborder plus que ça le fait que la normalité c’est chiant & surfait & secondaire & moissonneuse & batteuse.
Cette différence fait partie de vous, c’est ce qui fait que vous êtes uniques, entre autres détails croustillant à votre sujet. Donc j’envoie balader celleux qui tentent d’invisibiliser vos spécificités.

Si cela fait partie de vous, c’est que ça a de l’importance. Toutes les différences sont importantes. Vous êtes important·e·s. Ne laissez jamais personne vous dire qu’ils sont aveugles de vos différences, parce que celle·s ci vous rend·ent singulier·e·s !

Tout ce qui peut rendre différent·e est à porter avec fierté. Parce que cela peut vous rendre distinct·e des autres, et de là, il faut tirer toute sa force.

Ne nions pas la différence, parce que celle ci nous rend incomparables au reste de l’humanité.

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Ceci était un billet sponsorisé par l’Association des Gens qui t’Aiment.
Et aussi par le dictionnaire des Synonymes. Merci pour lui.

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Pas pendant que je supervise !

Aujourd’hui, nous aborderons le choix délicat qu’il y a de choisir entre la quiétude du cispassing, ou d’afficher frontalement son soutien face à d’autres personnes LGBT+.

Le choix est réellement difficile, moi-même je me pose la question quasi quotidiennement. Sur les internets, et notamment via ce blog, j’estime m’afficher suffisamment publiquement pour me permettre d’affirmer que je peux être un soutien pour mes camarades LGBT+. J’essaie de faire passer cette impression, tout du moins. D’ailleurs il est relativement fréquent qu’atterrissent dans mes messages privés sur le facebook, des jeunes personnes FTM qui sont en tout début de transition et ont mille questions. Et je le conçois totalement.

Même si les débuts de ma transition ne remontent qu’à 2015, et c’est pas si loin mais en même temps ça me semble comme une éternité.
D’un côté je suis véritablement honoré qu’on m’envoie ces jeunes individus, parce que cela me permet de perpétuer l’effet d’entraide que l’on m’a apporté quand j’étais dans la même situation. Mais dans le même sens, cela me fiche une pression monstrueuse, car j’ai peur de dire des bêtises, je ne veux pas avoir la responsabilité d’être une quelconque référence en matière de conseils pour jeune transidentitaire.
Je suis donc ravi d’aider, mais ne prenez pas mes mots comme une parole d’évangile, diversifiez vos opinions, faites un « contre-diagnostic », je ne suis pas à l’abri de dire n’importe quoi.

Et ceci était une grosse parenthèse.
Là où je voulais en venir à l’origine, c’est que très fréquemment, je dois choisir entre m’outer gratos, ce que je n’apprécie pas foncièrement, ou laisser passer des horreurs.
Je commence à me connaitre, et quand je suis pris de colère ou juste très investi par un sujet, il m’arrive de laisser échapper des petits éléments qui « trahissent » ma réalité. Et ça m’ennuie.
Ça m’ennuie parce que le contenu de mon pantalon ne regarde que moi, et oui, je parle directement de mes boxers parce que c’est immédiatement ce à quoi pensent les gens en règle générale. Plus spécifiquement, quand ils ne sont pas déconstruits sur les questions de genre, mais passons.

Je ne sais pas comment afficher mon soutien, sans spécifier que je suis concerné, et je ne sais pas comment altérer certains détails sans me fourvoyer.
Du coup, j’ai l’impression de mener un genre de double vie, comme au début de ma transition, mais pas de la même façon.

J’en avais parlé un peu avant mon coming-out, que j’avais cette sensation de dualité désagréable, entre ma vie sur internet et dans ma tête, qui étaient bien distinctes de mon quotidien dans la vraie vie.
Et à présent, l’ambiguïté demeure, mais différemment. J’ai l’impression d’avoir une énorme pancarte lumineuse sur Twitter et sur ce blog, où il est écrit transgenre en lettres qui clignotent, avec une flèche vers un portrait de moi où je fais une tête absurde en faisant coucou de façon très motivée.
Et à côté il y a la vraie vie. Où, sauf bourdes de mon entourage plus ou moins proche, personne ne devine ma transidentité.

Du coup, je ne sais pas.
Je ne sais jamais dans quel contexte je peux me permettre de m’afficher sans danger, sans remarques, et surtout sans fichue question intrusive. Des fois je pense que c’est safe, mais en fait ça ne l’était pas tant que ça. Et je me dis toujours que j’aurais plutôt dû m’abstenir de l’ouvrir.

Je ne sais jamais non plus comment mon regard peut être perçu. Quand je vois un couple homo dans la rue, j’ai envie de leur faire un sourire, parce que la visibilité c’est important, et que ça fait bien plaisir d’en voir s’afficher sans la honte que la société leur inculque d’avoir.

Mais voilà. Tant de questions, tant de directions dans lequel cet article est parti, et pourtant, si peu de réponses.
Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse archiduchesse fesse ON A PLUS LE TEMPS MICHEL.

*mic drop* *bruit de chute dans les escaliers*