Ca veut dire quoi LGBT ?

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Hier soir, j’ai vu passer une énième vidéo sur la signification du sigle LGBT, et comme une fois sur deux, la vidéo disait des bêtises. Et vu que le sujet semble super à la mode dernièrement, moi aussi je vais vous proposer mes propres définitions, histoire de trouver la gloire au coin de la rue des internets.

Avant toute chose, je me permets de préciser que lorsque j’emploie les termes de femme ou homme, je prends bien évidemment en compte les personnes trans, puisque je ne cherche pas à faire la distinction entre personne trans ou personne cis pour ce qui est de la sexualité. Et aussi pour éviter d’alourdir mes phrases, soyons honnêtes.

L comme Lesbienne

Une personne lesbienne, est une femme qui est principalement attirée par les autres femmes.
Notez que je préfère employer le terme « principalement » plutôt que « exclusivement », puisque la sexualité a cet avantage, de pouvoir être fluide, et de pouvoir être revendiqué par qui le souhaite. De ce fait, une personne qui se définit comme lesbienne mais ayant parfois des aventures avec des hommes, n’en est pas moins lesbienne. L’identité est une chose qui ne peut être déterminée que par l’individu, non pas par ses pairs.

G comme Gay

Dans l’acronyme, le G designe les hommes homosexuels, à savoir des hommes attirés principalement par les autres hommes.
Il est à noter que certaines femmes homosexuelles emploient également le terme pour se désigner à la place du mot « lesbienne ».

B comme Bisexuel·le

Une personne bisexuelle est attirée aussi bien par les hommes que par les femmes.
Il y a un débat dans les communautés pour savoir si pansexuel·le est un synonyme ou est au contraire plus inclusif des personnes non-binaires par exemple.
Je considère pour ma part que le terme est surtout générationnel, puisqu’il a emergé assez récemment, et que donc les personnes âgées ne l’utilisent pas, mais que concrètement, c’est la même chose.

T comme Trans

Une personne trans est une personne dont l’assignation de naissance (fille ou garçon) ne correspond pas à son genre véritable. Son mot contraire (antonyme) est « cisgenre », soit une personne qui se reconnait dans le genre assigné à sa naissance.

Contrairement à une idée reçue, une personne transsexuelle n’est pas une personne transgenre qui a fait de la chirurgie. Et c’est même assez absurde puisque l’on ne cherche pas à distinguer une personne trans d’une autre, selon le nombre de chirurgies qu’elle a pu effectuer, la rendant ainsi « meilleure trans » qu’une autre qui n’aurait fait aucune modification corporelle.
Transsexuel·le est simplement l’ancien terme, issu du milieu médical, et faisant lourdement référence au transsexualisme, alors considéré comme une maladie mentale jusqu’aux années 2010 (retiré de la liste des affections psychiatriques fin 2009 en France, puis le terme sera changé en 2013 dans le DSM ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, au profit de Dysphorie de Genre).

Le terme de « transgenre » ayant lui aussi émergé plus récemment, les seules personnes que vous verrez utiliser le terme de transsexuel, sont généralement les non-concerné·e·s, ainsi que les personnes trans des anciennes générations, pour qui le terme n’existait simplement pas.

+ pour les autres

L’acronyme LGBT a évolué au fil du temps, s’adaptant à son époque. J’ai tendance à dire simplement LGBT+, mais derrière ce petit symbole plus, se cache la moitié de l’alphabet. On va rapidement passer en revue quelques uns d’entre eux, mais pas absolument tous, sinon demain on y est encore.

Q pour Queer : La définition change selon à qui vous demandez, mais en gros, le terme désigne une personne se retrouvant dans l’une ou plusieurs des lettres de l’acronyme LGBT+, mais avec un aspect plus politique.

I pour Intersexe : Le terme désigne une personne dont les caractéristiques sexuelles principales ne correspondent pas au schéma binaire pénis/vulve. Je ne suis clairement pas expert sur le sujet donc ce n’est malheureusement pas ici que vous trouverez des infos pertinentes sur la question.

A pour Asexuel : Les personnes asexuelles se définissent par l’absence d’attirance sexuelle pour qui que ce soit. Il y a tout un spectre de l’asexualité, qui du coup varie d’une personne à l’autre. Certaines personnes sont parfaitement capables et désirantes d’aimer quelqu’un sans la notion charnelle, tandis que d’autres n’ont aucune envie de relation amoureuse de quelque manière que ce soit.

A pour Agenre : Une personne qui ne se reconnait pas dans les définitions homme et femme. Ni quelque part entre les deux ni particulièrement fluide, juste, sans genre revendiqué. Ou au contraire revendiquant son absence de genre, mais cela dépend des personnes.

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En conclusion, il existe une quantité non négligeable de termes spécifiques, je n’ai évoqué que les principaux, et je ne peux que vous conseiller de pousser vos recherches au delà de cet article, si cette thématique vous intéresse.
A plus !

Because I’m not typical

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Maintenant que mon Changement d’Etat Civil est achevé, je me sens vide de sens et plein d’énergie inutile. Pour faire simple, je suis en plein dans une phase descendante, et c’est tout à fait normal. De ce fait, je vais aujourd’hui potentiellement enfoncer des portes ouvertes, mais c’est un discours qu’il m’a fallu entendre pour réellement l’intégrer, donc je vous le propose aujourd’hui.

Tout cela m’aura pris un peu moins d’un an et demi pour concrétiser mon « projet » de CEC, et si c’était plutôt « rapide » vu de l’extérieur, surtout compte tenu des changements de lois qui ont joué en ma faveur, de l’intérieur c’était aussi épuisant que bourré de longueurs. Il y a eu autant de grosses périodes de rush pour boucler les dossiers que de périodes toutes aussi longues d’attente avec un stress omniprésent.

J’ai consacré énormément de mon temps, physique comme psychique, à ce changement administratif. J’ai également redoublé d’efforts pour me maintenir concentré tout du long, pour ne rien laisser échapper à ma vigilance. Et à présent que ce changement est terminé, je me retrouve un peu désœuvré, avec un sentiment persistant de « bon, et maintenant? ».

Et il est tout à fait normal de ressentir cela, cette sensation de vide permanent. Après tout, je viens de passer une grosse épreuve dans ma vie, un élément d’autant plus important qu’il y avait un enjeu bien réel: celui de la reconnaissance de mon identité.
Et il est également parfaitement sain que de souhaiter faire une petite pause pendant un temps indéfini pour le moment.

J’ai passé tant de temps avec une pression constante que je m’étais moi-même imposée, afin d’accomplir un seul gros objectif, qu’à présent, le champ des possibilités s’ouvre un peu plus devant moi. Mais avant de remonter en selle, même mes proches s’accordent à me le dire, il est important pour moi de prendre du temps personnel, sans conséquence immédiate, sans attente particulière, juste du repos mental et physique.
Le déclic de ce qui m’animera par la suite arrivera en temps voulu, quand je serais prêt et disposé à entreprendre ma prochaine aventure.

Une transition se fait étape par étape, et tout cela s’étale sur plusieurs années, donc il faut savoir gérer son temps tout comme se montrer patient puisque rien n’est jamais réellement rapide. Savourez chaque étape, les importantes comme les plus anecdotiques, et vous verrez que le temps passe bien plus vite qu’on ne le soupçonne.

Mais surtout, prenez soin de vous, ménagez vous, et sortez vos poubelles à l’heure. Bisou !

 

Coby, de Christian Sonderegger (2017)

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Je devais à l’origine, seulement être présent à l’avant-première de ma ville pour participer au débat post-visionnage. Mais en faisant quelques recherches au préalable sur le film et ce que les Internets en ont pensé, je suis tombé de haut. Bon, pas de si haut puisque en ce qui concerne la transidentité, les médias sont toujours complètement aux fraises.
Mais j’ai pu lire les erreurs habituelles sur la question, à toutes les sauces possibles : mauvais emploi des termes, vocabulaire daté, fausse bienveillance, obsession pour l’intimité et autres condescendance marquée. Du coup, j’ai voulu corriger le tir, à ma petite échelle, car ici, ni deadname ni « changement de sexe » ou autres « transexuel ».
Donc allons-y pour une critique rapide de Coby, un film documentaire de Christian Sonderegger.

Synopsis

En plein coeur du Middle-West (USA), nous est racontée la transition d’un jeune homme, Coby, et comment son parcours a pu chambouler son entourage, et notamment sa famille.

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Structure

Le film s’ouvre sur une séquence d’une dizaine de minutes, où la caméra suit un jeune homme dans son quotidien (spoiler: c’est lui Coby), on le voit donc intervenir dans son travail d’urgentiste, rentrer du boulot et croiser brièvement sa compagne, se réveiller plus tard dans la journée et vaquer a ses occupations, et notamment se passer le crâne  à la tondeuse (illustration ci dessus). C’est ensuite qu’intervient le premier extrait de vidéo YouTube, et on entre enfin dans le vif du sujet qui va être décortiqué pendant une heure et quart : la transition de Coby, et son impact chez ses proches.

Le documentaire est composé de plusieurs segments:

  • des extraits de la chaîne YouTube de Coby, où il détaille les étapes de sa transition (comme je le peux le faire avec ce blog par exemple), sorte de journal intime en vidéo.
  • Des entretiens avec sa famille et ses proches en face-caméra.
  • Des séquences du quotidien, des conversations par exemple.
  • Des séquences purement illustratives comme des plans sur la neige ou encore quand Coby tond la pelouse.

L’ensemble se déroule visuellement sur deux saisons, le grand froid de l’hiver, et le plein été ensoleillé. Et cette dichotomie est intéressante aussi bien sur un plan esthétique que pour le message implicite qu’elle laisse transparaître : celui du changement.

Mon avis (subjectif)

Le film, aussi bien dans son discours que dans sa structure, nous permet de comprendre pas à pas ce que traverse son protagoniste, de manière calme et progressive. Ce documentaire ne nous bouscule pas brutalement, et au contraire, prends le temps de nous expliquer, par étapes croissantes, ce que vivent Coby et sa famille.
Une certaine douceur se dégage de ce long-métrage, où, même si tous les propos ne sont pas nécessairement bienveillants, ils sont malgré tout toujours énoncés avec une certaine forme d’humilité, et certaines phrases touchent profondément, en bien comme en plus douloureux.

Du côté de l’image, j’ai trouvé assez bien rendue, cette « obsession » de Coby vis à vis de son propre corps, puisque, à plusieurs reprises, on le voit torse nu, quand il tond la pelouse, ou les fesses à l’air quand il reçoit son injection de testostérone. Et c’est d’autant plus convainquant qu’il en parle lui-même dans ses extraits YouTube. Et c’est logique puisque lors de la transition, le corps change, et on le redécouvre jour après jour, et il convient de s’adapter en se réappropriant sa propre image. De ce fait, je trouve que les prises de vue sont intelligemment utilisées. Ce qui pourrait passer pour un genre de léger « voyeurisme » prend au contraire tout son sens replacé dans ce contexte.

Le réalisateur l’a dit lui même dans plusieurs interviews, son documentaire n’est pas tant destiné que ça au public LGBT+, mais au contraire orienté vers le grand public, celui qui ne s’intéresse pas spécialement vraiment de près à ces questions là. De ce fait, ce n’est pas « révolutionnaire » pour les habitué·e·s du mouvement Queer, mais cela reste une bonne entrée en matière pour les néophytes.

En conclusion, que vous soyez un·e habitué·e de la « question Trans », ou que le sujet vous intéresse juste vaguement, vous devriez trouver un élément marquant dans Coby. Que ce soit une phrase lancée à la volée comme tout un discours construit, quelque chose devrait normalement faire écho dans votre petit cœur en mousse.
L’ensemble de ce documentaire est d’une justesse assez rare, dès lors que l’on prends un peu de recul, surtout comparativement à ce qui s’est fait jusqu’ici.

Voilà. La critique de ce film est terminée.
Mais j’avais pris pas mal de notes pendant le visionnage du film, et j’en ai tiré quelques conclusions personnelles, et comme j’ignorais où les mettre, je vous les propose juste ci-dessous. Si cela vous intéresse, vous pouvez continuer votre lecture, ou au contraire vous arrêter là, le choix est votre !

Balancer mes annotations au milieu de ma chronique n’avait que peu d’intérêt, mais il y a 3 petits passages en particulier, qui m’ont profondément touché, et je souhaitais les développer brièvement ici.

1/ Quand sa maman demande à Coby pourquoi il a décidé de changer, il explique très simplement que, avant sa transition, se croiser dans le miroir était quelque chose de surprenant, puisqu’il ne se reconnaissait pas, et entre chaque passage face à un miroir, il en venait à oublier à quoi il ressemblait.
Et c’est une sensation très particulière, mais qui est loin de m’être étrangère. J’ai souvent entendu, formulé comme un reproche, que j’allais détruire l’image que les gens avaient de moi, alors que c’est tout le contraire. Transitionner, c’est très justement se réapproprier sa propre image, et la façonner à notre besoin profond, d’être raccord entre notre ressenti intime et la réalité physique. Certaines personnes appellent cela changer, moi j’appelle ça me rapprocher de la vérité qui est mienne, et qui au final, n’appartient qu’à moi de définir.

2/  Le père explique à un moment donné, que oui, effectivement, prendre des hormones a des conséquences à long terme sur le corps et qu’il faut bien y réflechir. Et il rajoute que egalement, décider de ne pas en prendre, ou tout du moins dans ce genre de cas, se voir interdit d’en prendre, a également des conséquences par la suite, que ce soit sur le mental, sur le corps, sur la vie.
J’ignore s’il fait référence à quelque chose en particulier, mais ça m’a assez marqué, et je trouvais cela d’une justesse incroyable. Effectivement, il faut bien mesurer le pour et le contre quand il s’agit d’un traitement, hormonal ou non d’ailleurs, car les conséquences peuvent être très rapides.
Mais on voit suffisamment passer de suicides de personnes transgenre, pour savoir que oui, être écarté d’une prise en charge médicale a des conséquences directes sur les gens. J’ai passé suffisamment d’années à vouloir mourir, pour mesurer ma chance aujourd’hui : je revis, littéralement, et c’est autant grâce aux hormones que grâce au soutien de mes proches.

3/ Vers la fin du film, la compagne de Coby fait un petit encart sur le fait qu’elle se sente un peu délaissée, parce que la transition de ce dernier a pris tellement de place dans leur vie, que c’en est devenu le seul sujet de conversation, toujours, tout le temps, et j’ai trouvé ça ultra triste.
Je conçois bien les deux côtés de cet argument, le pourquoi et les conséquences, mais j’ai trouvé ça triste néanmoins.
Une transition, ça prend effectivement beaucoup de place, et ça se répercute sur la famille comme sur les amis très proche. Et je n’ai pas la chance d’avoir quelqu’un d’aussi intimement présent dans ma vie pour pouvoir lui accorder ce temps de parole. Simplement, je trouve vraiment dommage que l’on mette l’accent sur le côté contraignant d’une transition. Oui, cela se vit aussi individuellement que collectivement, et c’est un « événement » extrêmement important, comme une renaissance. Tout n’est pas que joie et paillettes, évidemment, mais chaque étape se vit intensément, et cela ne prendrait pas autant de place si la société était plus avancée sur la question.
Du coup, j’entends bien qu’une personne qui transitionne « prenne de la place », mais je me dis que ce n’est pas tant sa faute que celle du contexte dans lequel nous évoluons.

C’est ENFIN tout pour aujourd’hui. A très vite !

7 étapes essentielles pour être un mâle Alpha

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Ce midi, nous allons apprendre tous ensembles comment on fait pour être un vrai mec, et je vous déconseille par avance de lire cet article en diagonale, sinon vous n’allez pas bien comprendre.

►Prendre de la place

On dit bien souvent qu’être un vrai homme, c’est prendre de la place, en parlant bien fort et en écartant bien les jambes dans les transports en commun. La véritable astuce c’est de regarder autour de vous, et de constater que vous n’êtes pas seul dans ce métro, du coup, n’hésitez pas à ne pas trop dépasser de votre siège, comme une vraie personne civilisée, si votre morphologie vous le permet. Egalement, il est assez bien vu de ne pas couper la parole, ou de couvrir la voix des autres avec la votre. S’écouter les uns les autres, c’est un élément important du vivre ensembles.

► Avoir un corps de rêve

Vous avez un corps? Félicitations ! Celui ci est sûrement le rêve secret de quelqu’un d’autre, ou pas du tout si les relations ne vous intéressent pas, vous n’en avez que faire. Que vous souleviez de la fonte, ou que vous fassiez la patate de canapé, vous êtes forcément bien tant que vous vous sentez bien. Après tout, la pomme de terre n’est-elle pas la maîtresse de tout les féculents? En purée, frites, sautée, au four, en vodka, en gratin, elle s’allie avec un paquet d’aliments, et sa valeur nutritive est excellente. Mais nous ne sommes pas sur un blog de cuisine ici, donc passons.
N’oublions pas que de prendre soin de soi est aussi très important pour obtenir la reconnaissance de « corps de rêve ». Se raser, entretenir ses cheveux ou encore se préoccuper de sa peau sont des notions très importantes, notamment d’hygiène, mais aussi d’esthetique. Après tout, l’acné ce n’est pas très « viril ».
Si vraiment vous êtes un courageux dans cette société restrictive, vous pouvez également vous essayer au maquillage, parce qu’après tout, la supercherie cosmétique n’est pas réservée qu’aux filles !

► S’intéresser de près au sport

Que vous souhaitiez le pratiquer (voir point précédent), ou que vous aimiez regarder une bonne séance de sport à la télévision, le choix est votre. De la course en talons hauts avec RuPaul Drag’s Race, en passant par le patinage artistique et ses combinaisons seyantes, il y en a pour tous les goûts ! Et si la télé n’est pas votre meuble préféré, il vous reste toujours les compétitions de curlings du quartier, histoire d’enfin apprendre à faire le ménage de manière efficiente.

► Avoir des notions en mécanique

Après tout, savoir vérifier le niveau d’huile ou changer une roue est à la portée de tous ! Pouvoir faire des choses par soi-même permet non seulement de gagner en indépendance, mais surtout de faire des économies au quotidien. Plus besoin d’appeler la dépanneuse ou de demander à vos copines comment on vérifie une bougie. Bien joué ! Vous avez acquis des nouvelles compétences, trop chouette !

► Se débarrasser de ses émotions

Il est très important de savoir écarter les mauvaises émotions, et ne pas hésiter à parler à un·e thérapeute quand celles ci vous prennent trop de votre énergie. Il ne faut pas ressasser sans cesse les choses toxiques, et savoir quand se défaire de celles ci avant d’exploser.
Et quand au contraire, vous éprouvez des émotions que vous jugez positives, il est agréable de les exprimer, après tout, les gens que vous aimez ne sont jamais éternels. La clé de tout ceci, c’est la communication.
Et même si je sais que se taper dessus peut être très agréable, dites vous bien que beaucoup de choses sont réglables par une conversation, mais que d’autres nécessitent effectivement un peu de muscles, je vous espère donc d’avoir votre meilleur ami pour vous aider à panser vos plaies après cette bataille pour la justice.

► Consommer de façon excessive

Que ce soit la boisson, la viande ou le sexe, il est primordial de s’écouter. Si vous avez faim, mangez, si vous n’avez pas faim, ne vous forcez pas. Si vous souhaitez faire la fête, assurez vous d’être accompagné, de ne pas rentrer seul, parce que les rues sont pleines de dangers. Egalement, si vous n’êtes pas complètement ivre, n’hésitez pas à proposer à vos camarades de soirée de les raccompagner chez elleux, la sécurité avant tout !
Les fanfreluches c’est chouette aussi, mais le consentement, c’est encore mieux, pensez à vous assurer que votre partenaire de jeu s’amuse autant que vous, et a bien les mêmes envies et désirs que vous, et vous serez assurés de passer un excellent moment, et ce, quelque soit la taille de vos attributs ! Et surtout, protégez vous, d’une façon décidée ensembles avec votre partenaire.
La seule consommation sans compter qu’il est sans danger de pratiquer, c’est la lecture, mais pensez néanmoins à faire des pauses, et hydratez vous autant la gorge que l’esprit. On me souffle d’ailleurs dans l’oreille que les dinosaures ne lisaient pas de livres, et tout le monde sait ce qui est arrivé aux dinos, je vous laisse en tirer vos propres conclusions.

► No homo

Si vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de prendre une douche avec l’ami qui vous a aidé à panser vos blessures, ce n’est pas bien grave, dites le lui, en douceur, avec tact, et il n’en sera pas blessé et devrait normalement rester votre ami. Et dites vous également que, les garçons gays reçoivent énormément d’injonctions à être plus viril que les garçons hétéros, pour prouver qu’ils sont tout autant des hommes que ces derniers. De ce fait, soyez indulgent avec cet ami dont vous ne souhaitez pas partager les draps. Lui aussi a son lot de pression constante et quotidienne. N’hésitez pas à vous ouvrir à vos proches, si jamais en fait, vous avez finalement envie de lui faire des bisous, ou si vous ne souhaitez pas specialement en faire, ni à lui ni à personne. N’oubliez pas que vos ami·e·s seront toujours là pour vous écouter et vous soutenir. Et pour sceller toute amitié, n’oubliez pas qu’un câlin tout à fait chaste mais non dénué d’émotions est très souvent le bienvenu, si chacun est à l’aise avec cela, il s’agit simplement de demander.

► Conclusion

Voilà ! Vous avez désormais quelques clés dans les mains pour être un homme un vrai, celui qui sait s’exprimer aussi bien en société que dans l’intimité, celui qui sait prendre soin de lui sans chercher à compenser, celui qui sait faire preuve de respect et de bienséance.
J’ai pleinement conscience que cela fait beaucoup de responsabilité à endosser d’un coup, et qu’il y aura moult efforts à faire en ce sens, mais vous pouvez y arriver, je crois fort en chacun d’entre vous !