Tattoo : J’ai testé pour vous

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Ce mardi après-midi, j’ai décidé de vous parler un peu de tatouages, clairement parce que je n’ai pas d’autre idée de sujet sous la main, mais je vais néanmoins y mettre tout mon petit cœur !

Je ne peux pas dire que je suis un grand tatoué, même si je le serais probablement d’ici quelques années, mais du haut de mes gros centimètres plein d’encre, j’ai testé plusieurs méthodes de cicatrisation, et soins post-tattoo. Du coup, je vais parler de ça aujourd’hui.

/!\ ATTENTION : Cet article n’est pas exhaustif de la totalité des méthodes de cica, et je ne saurais trop vous dire de juste faire confiance en votre tatoueur et en sa méthode. Chaque artiste tatoueur a sa propre méthodologie, et chaque technique se vaut plus ou moins. Bon sauf si iel vous dit de frotter la peau avec de l’essence à zippo, auquel cas, je ne peux rien pour vous.

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Entrée en matière

Le tatouage est un art ancestral ayant plusieurs objectifs, propres à chaque personne qui décide de franchir le pas. Il peut être vécu comme un rite de passage, une représentation des expériences accomplies, une réappropriation de son propre corps, ou au contraire une façon de le rejeter etc. Il y a autant de raisons de se faire tatouer qu’il y a de personnes tatouées, à peu de choses près.

Pour ma part, je considère, et c’est un point de vue très personnel, que la douleur fait partie du jeu. Si cela ne faisait pas mal, même si la perception de la douleur est quelque chose de très individuel, cela n’aurait pas le même impact, la même symbolique. Le tatouage c’est permanent, donc autant le « mériter ». Ce ne sont que quelques heures à serrer les dents, contre le reste de sa vie avec sa peau ornée d’encre et de motifs que l’on aura choisi.

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Règles de Base

Avant toute application de quoi que ce soit sur la peau, lavez vous bien les mains, et n’hésitez pas à nettoyer la partie tatouée avec de l’eau tiède et du savon (pH neutre) et de tamponner avec du sopalin pour sécher sans danger.

La méthode Bepanthen

C’est celle que j’ai vu le plus fréquemment utilisée, et qui consiste à se tartiner la peau de Dexpanthénol (la version générique moins chere, dispo en pharmacie), et à mettre des vêtements par dessus.
Elle a un défaut tout particulier: la bepanthene, ça tâche, et j’ai dû balancer deux trois fringues suite à des périodes de cicatrisation. Entre l’encre et le gras du produit, les tâches ont du mal à partir au lavage.

La méthode artisanale

Par artisanal, comprenez que c’est le dexpanthénol qui disparaît, au profit d’un baume, très souvent vendu au salon de tatouage qui s’est occupé de vous. Il en existe énormément, mais j’ai personnellement testé la Scared Scar. Elle est très bien, mais le conditionnement était un peu petit pour le prix. Rien d’exorbitant non plus, mais après avoir vidé mon compte en banque contre un peu d’encre, j’avoue que mon porte-monnaie faisait un peu la gueule. Je me souviens également que l’odeur, pourtant très agréable pour le commun des mortels, me gênait un peu. Mais j’ai toujours eu du mal avec les huiles essentielles de fleurs, donc bon.

La méthode sèche

Je n’ai pas souhaité la tester, je suis trop fragile pour ça.
Cela consiste a ne rien mettre du tout sur la peau, et laisser le corps faire le boulot. Elle possède un défaut majeur, à savoir que si vous n’avez pas un environnement impeccable, donc typiquement si vous avez un travail, le risque de réaction voire d’infection est assez important. En effet, le tatouage est une plaie avant tout, tant que l’épiderme ne s’est pas refermé, c’est la journée porte ouvertes pour les bactéries.
Après, cette méthode a sûrement ses avantages, mais c’est la plus « violente ». A réserver à un usager averti donc.

La méthode en milieu humide

Celle ci consiste à mettre de la crème, de votre choix, puis à emballer la peau tatouée dans du cellophane. Je n’ai pas exactement les détails de durée d’emballage ou de la fréquence de son changement, parce que je n’ai pas testé celle ci.
Les seuls moments où ma peau s’est faite cellophaner, c’est en sortant du shop de tatouage, à patienter les quelques heures réglementaires avant le premier lavage délicat. Et ma peau ne respire pas, ça suinte, ça lymphe tant que ça peut, et ma peau rougissait même là où il n’y a pas d’encre, je considère donc que cette méthode ne m’est pas adaptée.

La méthode du Filet

C’est celle que j’ai le plus utilisé et qui me réussit le mieux. C’est un genre de croisement entre la méthode Bepanthen et celle en milieu humide, et cela consiste à se tartiner la plaie de pommade, puis de poser des compresses non-tissées stériles par dessus, et de faire tenir l’ensemble avec soit un filet tubulaire extensible, soit du sparadrap. Le filet n’étant pas enfilable sur une épaule typiquement, ou un dos par exemple, on dispose à la place du sparadrap pour tenir les compresses. Il faut changer le pansement avant et après toute activité sportive, valable également pour une grosse nuit de sommeil, donc ça revient vite un petit peu cher puisqu’il faut avoir un joli stock de compresses et de sparadrap. L’avantage c’est que ça ne périme pas, donc vous pourrez toujours réutiliser ces éléments pour toute autre type de blessure du quotidien.
Et là vous allez me dire « mais ho la la c’est génial! Est-ce trop beau pour être vrai? ».
Presque : pour certaines personnes, le sparadrap est relativement allergène. Et les versions dites « hypoallergéniques » sont encore pires en fait. Soit la colle ne tient pas et le pansement se barre au moindre mouvement, soit la colle tient nickel, mais la peau vient avec. Du coup cela devient tout un challenge que de trouver où poser le scotch médical sur une zone qui n’est pas encore abîmée.

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EN CONCLUSION :
Nous n’avons pas tous les même réactions et la même tolérance aux tatouages et aux différentes méthodes de cicatrisation. Chacun trouve ses petites astuces et fait sa tambouille personnelle.
Mais en règle générale, si vous avez pris le soin de choisir un·e bon·ne artiste tatoueur, faites leur confiance pour vous aiguiller dans la méthode qui vous conviendra à tou·te·s les deux !

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