Supplément Sel #1

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Fallait que ça arrive, mais je me suis encore farci un pseudo « reportage » sur la transidentité. C’est ma collègue Yuffy (sa chaine Youtube) qui en as parlé sur Twitter, et j’ai décidé de me lancer dans le visionnage d’un énième gros tas de caca encart télé sur les questions queer, et franchement, je n’aurais pas dû.
Aujourd’hui, nous allons donc essayer de décortiquer ensemble mes notes, pour savoir à quel point c’était problématique. Mais on va rendre tout ça ludique, sinon autant se jeter par la fenêtre. Je me permets, j’habite au rez-de-chaussée.

Hier donc, j’ai décidé de m’infliger le visionnage d’un épisode de « Je t’aime Etc », une émission passant sur France 2 en milieu d’après-midi. L’émission, dure une heure, et environ 20 minutes étaient consacrées au sujet de première page, intitulé pour l’occasion : « Transexualité, un autre visage de l’amour ».
Il s’agit donc d’un micro-reportage sur un couple de deux femmes un peu âgées, dont l’une d’elle s’avère être transgenre. Leur témoignage est coupé en plusieurs morceaux, pour permettre aux chroniqueurs d’intervenir et de donner leurs impressions.

J’ai donc ressorti mon fidèle bingo, et je vous le mets tel qu’il a été annoté durant l’émission. Et concrètement, c’est pas glorieux.

Alors, deux lignes et demi sur quatre, je pense que j’ai gagné le jambon de pays là. Plus sérieusement, on va attaquer par le plus gros du morceau : le vocabulaire.
Je sais que c’est chiant, les milieux queers et féministes ont toute une sémantique qui leur est propre. Mais c’est aussi le cas pour le milieu informatique, ou encore le management, et pourtant tout le monde s’adapte sans me briser les roudoudoux sans broncher plus que ça.
Le truc c’est qu’on est en 2018, et qu’il existe une pelletée de blogs, médias divers, articles de presse papier comme en ligne, vidéastes etc etc, qui se sont tou·te·s cassé le caillou à vous expliquer en détail et calmement quels termes utiliser et pourquoi, et dans quels circonstances et de quelles manières. Donc aucune excuse n’est possible en fait. Il suffit de taper des mots intelligents sur votre moteur de recherche favori, et vous aurez une grande partie des clés dans les mains.

Donc pour résumer très brièvement la compilation d’erreurs de l’émission, juste pour la partie vocabulaire hein.
■ Trans s’utilise comme un adjectif, pas comme une qualité : une PERSONNE trans, pas un·e trans.

■ On parle d’identité de genre et non pas d’identité de sexe. On pourrait dire que le sexe n’est qu’un attribut corporel et/ou physique, mais c’est peu pertinent puisque les biologistes s’accordent à dire, pour simplifier, que le sexe est bien plus un spectre que deux cases opposées à savoir mâle et femelle. Mais je ne vais pas vous faire un cours de bio aujourd’hui, là n’est pas mon rôle, disons simplement que la séparation mâle/femelle est un abus de langage.
Le genre lui en revanche, est un attribut intime, il peut être aussi bien émotionnel que psychique. Disons qu’il peut être comme une sorte d’interface entre l’individu et la société qui l’entoure, aussi bien qu’une façon de s’accepter en exprimant celui ci. Le genre peut s’exprimer via un corps, souvent altéré (tatouages, modifications corporelles diverses, chirurgie esthétique etc…) aussi bien que par des codes genrés (tenue vestimentaire, maquillage, attitudes, postures…).
On distingue l’un de l’autre puisque le sexe ne fait pas le genre, mais en revanche, on peut se réapproprier des élément de son corps traditionnellement associé·e·s à un genre différent du notre. Yuffy par exemple, qui m’autorise à écrire ceci, n’aurait aucun mal à déclarer qu’elle a « un pénis de nana ».

■ On préfère les termes de transition, et parcours, plutôt que transformation ou changement de sexe. Nous ne sommes pas des joyeuses chenilles qui devenons des fabuleux papillons.

■ Il faut vraiment arrêter de parler de « L’OPÉRATION™ ». Comme si il n’y en avait qu’une seule de possible, envisageable, validée par l’Académie Française. Il y a tout un tas de chirurgies possibles, que ce soit au niveau du visage, de la pomme d’adam ou encore de la poitrine. Mais quitte à parler de la chirurgie génitale, dites chirurgie génitale, ou son terme médical « Sex Reassignment Surgery / SRS » (en français dans le texte : Chirurgie de Réassignation Sexuelle).

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Ensuite, comme mes fiches sont rapidement devenues un medley de notes vaguement contextualisées, je vais faire un TOP 10 des moments les plus malaisants, histoire d’y rajouter du fun.

#10
On attaque ce top avec quelques mots à propos des « parcours officiels » et de la Sofect (qui n’est heureusement pas nommée), alors que le bout de reportage ne se passe absolument pas en France. C’est beau.

#9
Le mot « fascinant » revient plusieurs fois, avec ce je ne sais quoi d’exotisation dans la bouche, parce que après tout, « c’est atypique, pas commun du tout! ».

#8
La présentatrice à un moment se félicite elle-même d’avoir utilisé le bon pronom pour une femme trans chinoise, qui est présentatrice et anciennement danseuse de haut niveau. Elle dit un truc du style « elle, car oui, j’ai bien dit elle! » et elle semble hyper satisfaite de sa phrase.

#7
Toujours dans les « célébrités trans », on parle quelques instants de l’artiste Dana International, chanteuse israélienne qui a remporté le concours de l’Eurovision de 1998. Mais en vrai c’est uniquement pour rappeler que l’Eurovision est diffusé bientôt sur France 2, chaine qui diffuse l’emission que je décortique aujourd’hui donc.

#6
On a droit à un moment « Jean-Michel Colorblind », ou plus exactement, un mec qui se lance dans une longue tirade sur le fait que « c’est juste deux êtres qui s’aiment, au sens le plus strict (…) comme décrit par Platon en son temps ». J’entends bien l’intention de focaliser cette histoire sur le spirituel, mais le reste est tellement dur à digérer que cette remarque tombe totalement à plat.

#5
Il y a une blague sur le pénis de Michelle, la personne trans interviewée. C’est à dire que sa compagne raconte que plusieurs nuits de suite, Michelle s’est reveillée pour aller faire pipi et « ne savais pas comment procéder ». On suppose que c’est juste après sa chirurgie génitale donc.

#4
« A l’issu de l’opération, il y a beaucoup de suicides ». La déclaration sort de nulle part, sans chiffre pour l’appuyer ou de sources avérées. Ça essaie peut-être de sous entendre que les personnes trans regrettent de s’être faites opérer. Ou peut-être que ça sous entend que les chirurgiens français sont des gros bouchers. Ou peut-être que ça sous entend que le suivi est mal fichu. Personne ne le saura jamais. Mystere.

#3
Les invités/chroniqueurs insistent beaucoup trop sur le fait que Aline ai rencontrée Michelle APRES le début de sa transition, alors que ça n’est pas vraiment si pertinent que ça. Peut-être que l’on essaie de nous mettre en relief qu’être mis devant le fait déjà accompli, et voir la personne évoluer depuis même avant son coming-out, sont deux choses très distinctes, comme si ça faisait une grosse différence. Comme si l’un etait compréhensible tandis que l’autre est inacceptable et valide totalement la possibilité d’être rejeté. Mais j’extrapole probablement.

#2
A un moment il est raconté que Aline a laissé Michelle partir « explorer son nouveau corps » avec un autre homme. Un peu comme si l’hétérosexualité était la dernière étape de validation du genre d’une personne trans, fanfreluches incluses. Mais heureusement, leur amour était plus fort que tout alors elles se sont retrouvées avant de faire des bêtises.

#1
Vers la fin, ça partait bien, une sociologue reprend un chroniqueur en lui expliquant que la sexualité et le genre sont deux choses bien distinctes, et que en vrai l’hétéronormativité ça craint du cul. Sauf qu’elle ruine toute son explication pourtant sensée, en rassurant sur le fait que l’opération est tellement bien réussie de nos jours, que l’on peut avoir des sensations, lors d’un acte sexuel.

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Voilà. Je vais conclure parce que tout ce flûteblûte devient bien trop long et que j’ai déjà perdu la moitié de mon lectorat.

J’ai vu les intentions, je voyais où ça tentait de nous emmener, mais l’ensemble se vautrait tellement dans les clichés et tout etait si maladroit, que c’était véritablement douloureux à regarder. Le témoignage de ces deux femmes est en soi assez mignon, plein de bons sentiments et tout ça, mais tout est rapidement démoli par les chroniqueurs et leurs remarques franchement déplacées.
Tout le monde applaudit bien fort Aline et son courage, parce que c’est tellement une épreuve hardcore de la vie que d’être en couple avec une personne trans. Ca me fout une nausée terrible. Les phases d’interview étaient surtout centrées sur l’entourage de Michelle, et on l’entend assez peu s’exprimer sur un sujet qui la concerne directement, et j’ai trouvé ça un peu triste.

« Moi j’en serais incapable » lance un invité en ouverture de l’émission, quand on lui demande s’il pourrait rester avec une personne qui décide d’entamer sa transition.
Et moi j’ai un peu envie de me jeter sous un bus à la fin du visionnage. Ça ne durait que 20 minutes, mais c’était un concentré de transphobie ordinaire, et de mots vraiment très mal choisis.

La présentatrice finit sur cette phrase « Ce témoignage est d’une douceur, alors que ça a dû être extrêmement violent! ». Vous par contre, la brutalité de vos propos, personne ne semble la remettre en cause.
Ce genre d’émissions, qui semblait partir d’une bonne idée, un format court qui empêche de sombrer dans le pathos, et de patauger joyeusement dans les clichés; finit par se vautrer sur lui-même.

Les propos tenus sont d’une violence rare, et tout le monde applaudit.

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I want the world to know

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Tandis qu’une chanson de Diana Ross se fait entendre à l’horizon, je voulais revenir sur cette remarque que j’ai pas mal entendu et qui sonne comme un reproche : « pourquoi constamment tout ramener à ta transidentité? ». Tout comme à une certaine époque lointaine je pouvais entendre que « on a compris, t’es gay, on peut passer à autre chose? ».
Sauf qu’en fait, iels n’avaient rien compris, justement.

Chaque jour, sans exception, j’ai droit à un rappel de ma différence. Que ce soient les « blagues » dans les médias, ou dans la bouche des gens en terrasse, à propos du « changement de sexe », des remarques pouvant sembler presque innocentes mais qui, de par leur récurrence, sont simplement lourdes. Quotidiennement, j’entraîne ma poker face, parce que si une vanne fuse et ne dure que quelques instants, elle va me boucler en tête la demi heure suivante.
Ces rappels à l’ordre bien trop fréquents sur le fait que je fais pas partie de l’écrasante majorité, quand je me retiens de participer à une conversation, ou que mon angoisse monte alors que j’attends pour l’unique cabine dans les toilettes pour hommes, et cette impression envahissante que tout le monde me regarde.
Tout ça, plus les remarques se voulant bienveillantes, sur mon courage et combien la science fait des merveilles. Je comprends que ce soit juste de la maladresse, mais à force, cela m’use.

Du coup je parle effectivement beaucoup de mon identité, pour toutes les fois où l’on a essayé de me faire taire, où l’on m’a intimé d’être discret, en particulier quand j’étais plus jeune. Ce qui était source de honte est devenu fierté, pas nécessairement celle d’être différent, mais simplement celle d’exister.

Après, mes émotions sont mélangées. J’ai le cœur partagé entre la nécessité d’être invisible, et le besoin d’être validé en tant qu’individu. C’est aussi absurde que c’est un ressenti viscéral.
Le fait de devoir se conformer, performer, tout ça pour passer inaperçu est épuisant. Tandis qu’à côté de ça, le moindre écart peut s’avérer fatal, mentalement comme physiquement.

Alors oui, je m’exprime énormément sur ce sujet, notamment parce qu’il m’aura fallu attendre d’être confronté à ces thématiques là, à des personnes elles-même transgenre, pour enfin pouvoir mettre le doigt sur ce qui clochait chez moi, la source majoritaire de mon mal-être. J’estime avoir donc cette mission aussi implicite qu’explicite, en tant que personnage public, de devoir faire entendre ma voix, pour que peut-être, cela touche d’autres gens qui ont pu être dans ma situation passée, et leur apporter des pistes de réflexion, éventuellement un peu de lumière.
Sur ce blog, c’est mon espace de parole, de liberté, d’existence sans autres freins que ceux que je m’impose.

Je finirais donc cet article assez peu organisé, par deux trois points importants, et je vais même employer le tutoiement, parce que c’est pertinent.

  • Tu ne peux prétendre être quelqu’un d’autre qu’un temps. La réalité finit éventuellement par t’éclater au visage, et crois-moi, c’est super violent et douloureux.
  • Tu ne pourras pas rendre tout le monde heureux, alors autant t’accorder à toi, cette possibilité de satisfaction individuelle.
  • Certains t’en voudront, ou te diront que c’est vraiment trop dur de s’ajuster sur les pronoms et les prénoms. Mais tu sais ce qui est bien plus difficile? Vivre dans le mensonge toute sa vie. Prends ta liberté en mains.
  • Tu n’as qu’une seule vie pour être toi-même, saisis la, profites en habilement.

Merci.

Procéder à un changement d’Etat Civil #3

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Aujourd’hui, je croise les bois, mais c’est normalement le troisième et dernier article sur ma bataille avec l’Administration™. Même si en vrai il y en aura sûrement un quatrième pour préciser certaines modifications relous, mais j’y reviendrais en fin de billet.

Donc, si ma mémoire est bonne, dans mon précédent article je m’étais arrêté à la fin d’année 2017 et à la réception d’un document du Tribunal de Grande Instance, me signifiant que le service d’Etat Civil de ma ville de naissance avait été prévenu et que les modifications étaient en cours.

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CARTE NATIONALE D’IDENTITÉ

J’ai donc patiemment attendu le délai de 15 jours comme pré-annoncé par la lettre du TGI, et j’ai fait ma « commande » d’extraits de naissance en ligne. J’en ai demandé deux, et j’ai fait douze mille photocopies, mais il va sûrement falloir que j’en redemande par la suite.

Suite à cela, mon rendez-vous avec ma mairie de résidence s’est déroulé avec plus d’angoisse inutile qu’autre chose. Le mec n’était pas plus alarmé que ça, même si j’ai dû lui expliquer trois fois pourquoi je changeais ma carte d’identité alors que celle ci n’était pas périmée. C’était bien plus du non renseignement que de la véritable malveillance de sa part.
Concernant les pièces nécessaires, c’est du grand classique :
– Photo d’identité récente
– extrait de naissance de moins de 3 mois avec mention des rectifications
– Justificatif de domicile récent également (facture EDF, téléphone…)
– Formulaire pré-rempli sur Internet
– Eventuels timbres fiscaux si vous n’avez pas l’ancienne carte

Dans tous les cas, dès que vous vous rapprocherez de votre mairie de résidence, on vous informera des subtilités, ou sur le site de service public du gouvernement, y’a toutes les infos également.
Pour ce qui est du formulaire sur internet, j’ai fait l’erreur de ne pas le remplir en avance, parce que toutes les fois précédentes je l’avais fait sur papier, mais là où je vis, ils finissent d’écouler le stock de formulaires et ne passeront plus que par celui pré-rempli sur internet.

D’ailleurs pour la blague, j’ai rempli le mien dans l’urgence, parce que les numéros de tickets défilaient bien trop vite, contrairement aux fois précédentes, et j’ai un peu paniqué par sms avec ma maman en lui demandant les dates de naissance d’elle et mon père. Alors que oui, j’avais mon extrait de naissance sous le coude, donc c’était déjà écrit dessus, mais passons.
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CARTE VITALE

C’est avec la carte verte que les choses se sont corsées, ou sont devenues « rigolotes », je vous laisser seul·e·s juges.
Nous sommes lundi 29 janvier 2018, je vais à la pharmacie récupérer mes ampoules de testo. Ma vieille carte vitale dans la machine, je plaisante avec la pharmacienne comme quoi j’ai hâte de recevoir la nouvelle. Le lendemain-mardi, je me connecte sur mon compte ameli (la sécu en ligne), et il s’avère que mon compte a été désactivé. Pris de panique, je lance un appel à l’aide sur mon facebook personnel. Les gens sont hyper réactifs alors qu’il est 7h du matin. On me recommande de tester une récupération de mot de passe en changeant le 2 par un 1, mais évidemment ça ne peut pas marcher puisque ledit numéro n’est lié à aucune adresse email.
Dès 8h30, je file à la CPAM de mon quartier. Et pour vérifier l’affichage de mon dossier, je mets ma carte vitale dans la machine, qui me demande une mise à jour. Ce que j’ignorais c’est qu’en faisant cela, ça a désactivé ladite carte.

Je m’approche donc de l’accueil, où une dame, après avoir écouté mon histoire, me reprends un peu sèchement en me disant que « la procédure prends des mois, ça ne se fait pas en un claquement de doigts ». Elle vérifie néanmoins mon dossier vu que j’insiste un peu, et m’annonce qu’en fait c’est bon, ils m’ont effectivement déjà réattribué un nouveau numéro, ils ont juste « oublié » de m’envoyer le courrier me le signalant.
Enfin, elle m’a dit que j’aurais dû déjà le recevoir, mais le cachet de la Poste lui as donné tort, quand enfin je l’ai reçu, 5 jours après.

Au final, j’ai reçu dans cette enveloppe tardive, le formulaire de demande de carte vitale, où il fallait joindre une photo et signer, ainsi qu’une photocopie du côté face de la carte d’identité. Je n’avais pas encore reçu la mienne en vrai, mais j’avais déjà le bon prénom dessus donc j’ai tenté ma chance. Et ça a marché, la carte vitale est arrivée hier, après environ 3 semaines, et la réception de plusieurs attestations de sécurité sociale, ainsi que mon code secret pour créer mon espace en ligne.

Bref, tout ça pour finir par tenter de survivre 4 semaines sans tomber malade, puisque je me suis retrouvé sans carte vitale. Je bénis d’ailleurs la pharmacienne de mon quartier, qui est un amour, et a été hyper arrangeante en acceptant de me délivrer mes médicaments quotidiens sans me demander d’avancer les frais.
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EN CONCLUSION

J’ai ma carte vitale, j’ai ma CNI, bientôt la CAF et Polemplu. J’ai déjà réglé les choses auprès de ma banque et de ma mutuelle avec la simple photocopie de mon extrait de naissance et de ma carte d’identité « transitoire » (avec mon prénom mais un F).
Pour le prochain épisode, je vais essayer de faire changer mes diplomes, ce qui ne devrait pas être une mince affaire puisqu’ils ont plus de 10 ans pour deux d’entre eux, ainsi que auprès des impôts. Et peut-être, si je deviens fifou, récuperer mon certificat de JAPD ou réussir à faire modifier mon nom sur ma demande de logement social sans perdre ma place en file d’attente.

Merci à tou·te·s de votre attention ! Si vous souhaitez obtenir ou apporter des précisions, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

By Schinako.

Everything Sucks !

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Ces dernières années, la tendance était aux 80s, entre les comebacks à la pelle ou encore le succès de Stranger Things et de la rétrowave, je me demandais à quel moment la tendance allait basculer vers la décennie d’après.
Cela fait un moment que l’on oscille entre 80s et 90s, mais j’attendais au tournant une série de qualité qui, au même titre que Stranger Things, n’utilise sa période temporelle que comme un pretexte, un décor, et non pas comme un seul argument unique pour balancer gratuitement des références sans les justifier une seule seconde.

Et puis aujourd’hui, j’ai décidé de m’attaquer à la série Everything Sucks!, sortie le 16 février 2018 sur Netflix. Je pensais naïvement que j’allais m’égrainer les épisodes sur plusieurs jours, mais au final j’ai regardé l’intégrale de la première saison dans la nuit. Ceci dit, les épisodes faisant chacun environ 20 minutes, ça se dévore hyper vite. Pour une totalité de 10 épisodes pour le moment, comptez 5h de votre temps.

Mais avant toute chose, de quoi ça parle? Sans trop vous spoiler quoi que ce soit, même pas les découvertes de l’épisode 1. Donc :
Dans la ville de Boring, dans l’Oregon, Luke vient d’entrer au lycée, et lui et ses deux amis, McQuaid, le nerd bien trop sérieux, ainsi que Tyler, le gamin un peu en retard sur les blagues, décident de rejoindre le club audiovisuel.
Dans ce club ils feront la connaissance de Kate, une deuxième année un peu awkward, mais suffisamment jolie pour taper dans l’oeil de Luke. Celui ci va donc tenter de conquérir son cœur, alors que Kate a clairement d’autres chats à fouetter.

Voilà, ça c’est le point de départ. A partir de là, certains éléments vont clairement partir en vrille, tandis que d’autres vont au contraire se bonifier sur la durée.

J’ai lu ailleurs qu’on a reproché à la série de ne pas être suffisamment drôle. Je pense que l’erreur vient du fait de la classer dans la catégorie comédie dès le départ. En vérité, il y a pas mal de moments franchement marrants, mais c’est bien plus du comique de situation que des punchlines cinglantes.

Tous les personnages ne sont pas aussi attachants les uns que les autres, mais si on en déteste d’emblée certains ou certaines, la série prends un malin plaisir à retourner les vestes de presque tout le monde, et à inverser la tendance en un rien de temps.
Parce que c’est surtout ça la donnée importante : le temps. Comme je le dis plus haut, chaque épisode faisant 20 minutes, tout va très vite. Et même si il y a un fil rouge tout au long de cette première saison, avec une multitude de petites sous-intrigues, il est assez difficile de mesurer le passage du temps. Je n’ai pas vraiment compris si tout s’enchaînait sur deux semaines, ou si plusieurs mois s’étaient écoulés entre le début et la fin, aucune indication n’est affichée. Ou alors j’ai raté un élément, c’est possible aussi.

Côté ambiance, nous sommes en 96, et l’esthétique d’époque est assez bien respectée, même si certaines références sont assez « grossières » dans leur placement, d’autres sont au contraire plus subtiles. Pour exemple, il y a un moment où une des protagonistes sort son tamagotchi pour s’en occuper parce que celui ci sonne, mais à aucun moment elle ne dit « oula mon tamagotchi sonne », juste elle bidouille les boutons du machin en continuant sa phrase. Chacun y trouvera ou non son bonheur, selon son degré de réceptivité à toutes ces références là.
D’ailleurs, la bande son, avec du très bon comme du assez mauvais (volontaire), est plutôt bien intégrée à la série. J’irais même jusqu’à dire que la musique a un rôle à part entière dans Everything Sucks.

Du reste, les acteur·ice·s sont à peu près tou·te·s convainquant·e·s, avec une mention spéciale pour le premier rôle féminin, à savoir Kate, dont l’actrice a une façon de dire « Thanks » qui m’a beaucoup marqué. Elle a également quelques détails dans sa diction qui m’ont bien plus à l’oreille. Le personnage est hyper attachant, avec ce petit côté touchant sur les bords, et l’actrice est hyper chou, ce qui est un plus. Ça m’a même étonné d’apprendre qu’elle n’a que 14 ans, parce qu’elle fait plus mature que ça.

Enfin, cette série, qui aborde pourtant des thèmes pas forcément faciles comme la monoparentalité, la sexualité ou encore le harcèlement, le fait avec une certaine légèreté. On ne tombe pas dans le pathos pendant 3 épisodes, les choses sont parfois moches, c’est un fait, mais on ne s’éternise pas dessus pendant 8 ans.
Je pense que le format de la série ne se prête juste absolument pas aux longueurs, dans tous les cas, et ça fait souvent du bien, mais on regrette parfois également de ne pas s’attarder sur certains éléments. L’ensemble peut sembler assez expédié sur certains plans.

Pour conclure, j’ai trouvé cette série agréable, légère et plutôt rafraîchissante. J’avoue avoir esquivé un détail relativement important de mon compte rendu, mais je laisse la surprise à celleux qui regarderont Everything Sucks.
Au final, comme j’ai grandi dans les années 90, il est fort possible que l’aspect nostalgie soit bien plus présent chez moi, et que de ce fait, j’ai laissé passer bien plus de choses que Jean-Michel-Critique.
Mais moi j’ai aimé fort.

Critères de Sélection #5

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Le 11 septembre 2016, je vous annonçais que ce serait le dernier CdS avant un long moment, et effectivement. 520 jours pour être exact, se sont écoulés depuis, et c’est en grande partie la faute à la grosse mise à jour de l’affichage des statistiques sous WP. Les mots-clés sont moins bien collectés, j’en sais rien, mais j’ai beaucoup moins de résultats, et donc de potentiels trucs rigolus sur la page dédiée à la question.

Bref, pour ceux qui ne me suivent pas depuis assez longtemps pour connaître le concept de cette série d’articles, vous trouverez en gras le mot clé de recherche goole/yahoort/bing, qui ont, je ne sais trop comment, fini par rediriger vers mon humble blog. En face de chaque mot clé foireux, une petite blague en réponse, élaborée par mes soins.

Joyeuse lecture à tou·te·s !

wallpaper sfondi trailer > Attends tu veux changer de fond d’écran ou regarder la bande annonce. FAIS UN CHOIX BOBBY.

barbie lesbian > Ça m’évoque une blague qui n’a rien à voir. Tu savais que photoshop ça existe en vrai? Ça s’appelle la chirurgie esthetique, et les deux coûtent à peu près aussi cher.

fille de 17ans nue > Pétard, mais attends juste quelques mois et au moins c’est légal quoi.

quettes velour gay > Encore un PNJ cliché. C’est pas parce qu’il veut du velours qu’il est forcément homo !

assiete nouriture deguelasse – vomi assiette > Ça apparaissait à la suite dans les stats, ça m’a fait rire. Y’a ptêt corrélation.

dakota fanning lolita malgré moi > Get in loser, on va réviser nos classiques. Elle n’est pas au générique.

justin bieber critiqué dans magazine > Le vrai challenge c’est de trouver où il n’a PAS été critiqué en fait.

pute 11 ans > Y’a plus d’jeunesse ma p’tite dame.

petit coeur en mousse > Je pensais naïvement qu’un.e autre utilisait l’expression, mais c’etait ptet une recherche littérale en fin de compte. Snuf.

lesbiennes banane > Après tout, elles ont aussi besoin de leur apport en potassium !

statistique des actrices de la zoophilie > Je ne sais pas, mais j’espère qu’elles sont grassement payés pour le boulot.

oeil de tigre animal > Foutus hippies fans de cailloux, plus moyen d’avoir des références pour dessiner !

serie lesbienne moyen age > Je sais pas mais J’ACHÈTE !

comtesse bathory figurine > J’ACHÈTE AUSSI.

catwoman est elle mechante > De base non. Mais les boules de poil dans la gorge ça rend agressif.

Molko queer theorie > Si c’est Brian, c’est un oui.

bottes gros mollets > Sache que le tarif du cordonnier équivaut au prix des grolles.

fanfiction yaoi violence conjugale > Personne n’est à l’abri, pour vous faire aider, composez le 39 19.

nue lolilol > Elle n’a pas de vêtements, c’est HILARANT. La troisième va vous étonner !

katie mcgrath taille > 1m68. J’ai ptêt pas de blague à chaque fois, mais j’ai au moins la réponse !

quels sont les témoins de jéhovah qui se masturbe images > Ceux qui s’en sont fait jeter, question suivante?

petites putes > Définissez « petites »? Si on considère que 1m60 c’est pas grand pour une travailleuse du sexe, alors j’ai éventuellement quelques contacts.

lesbienne qui se tate les sein > C’est parce qu’elle hésite sur quelle méthode pour démonter le patriarcat.

image du femme nue de écran 1366 *768 > Si j’ai pas la solution, j’ai au moins la même résolution.

defauts des temoins de jehovah > Ils tiennent absolument à vérifier si tu dors le weekend.

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C’est tout pour cette fois, à bientâl !