Seven Sisters

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Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion d’aller voir Seven Sisters, ou « What Happened to Monday? » en version originale. Personnellement je ne comprends pas l’intérêt de traduire un titre anglais pour un autre titre en anglais, mais passons.
En voyant la bande annonce, je me suis demandé si c’etait un genre de Orphan Black dans un monde dystopique, mais il n’en est rien.

Synopsis
Dans un futur pas si éloigné, suite à la résolution de la crise alimentaire grâce aux OGM, des mutations se sont manifestés chez les humains, donnant résultat à une augmentation des naissances multiples (jumeaux, triplés etc.), plongeant le monde dans une crise de surpopulation catastrophique. Pour régler cela, les autorités européennes ont mis en place une politique de l’enfant unique, sur une idée du Dr Nicolette Cayman (Glenn Close). Manque de bol, la fille de Terrance Settman (Willem Dafoe) met au monde sept enfants d’un coup, et celui ci décide qu’elles porteront chacune un jour de la semaine en guise de prénom, et seront autorisés à sortir de l’appartement en fonction de leur jour assigné. Chaque enfant, incarnera donc l’identité de Karen Settman (Noomi Rapace), jusqu’à l’âge adulte. Mais un beau jour, Monday disparaît, et ses sœurs vont tenter de découvrir ce qui lui est arrivé.

Une performance?
J’aime bien Noomi Rapace, je l’avais notamment adoré dans Passion de Brian de Palma, et si je n’ai pas eu les tripes de voir Millenium, je voulais la voir s’attaquer à ce challenge qui est d’incarner plusieurs personnes à l’écran, en distinguant bien chacune. Est-ce une réussite au final? Alors, oui et non.
A la fois oui, parce que toutes ont passé 30 ans de leur vie à être Karen, du coup, peu importe quelle Jour l’incarne, Karen reste Karen. Mais en même temps non parce que les scènes où elles sont ensembles, j’ai eu beaucoup de mal à les discerner les unes des autres, malgré leurs différentes coupes de cheveux, quand chacune parle en même temps qu’une autre, c’était rapidement complexe de savoir qui disait quoi.

En revanche, une fois prises individuellement, chacune des jeunes femmes est cohérente avec elle-même, et on a presque le temps d’avoir sa préférée.

L’avis général
J’avais vu les affiches dans le métro parisien, où il était dit « vous ne devinerez jamais la fin! ». Non seulement c’est hyper présomptueux, mais en plus c’est pas complètement vrai. Si j’avais le tableau final une demi-heure avant, il y a juste deux trois détails qu’effectivement, je ne pouvais pas deviner. Des détails qui peuvent expliquer, éventuellement, certains comportements des sœurs, mais pas entièrement non plus.
Un truc m’a cependant fait tiquer, comme si le film jouait avec nos cerveaux. Certaines ficelles sont assez rapidement faciles à deviner, et j’avais l’impression que le film me tapotait gentiment sur le crâne en me disant, c’est bien, tu l’as vu arriver, mais ÇA LÀ, tu l’avais pas vu hein? HEIN?
Du coup je ne sais pas trop s’il y a un manque d’équilibre dans les twists ou si c’est fait exprès pour nous faire nous auto-congratuler dans nos découvertes pour mieux être bernés derrière.

Le petit plus?
J’ai noté un gros effort d’ambiance sonore au niveau des moments de foule. Quand on est dans l’appartement, c’est cosy et agréable, le calme est présent. Mais dès qu’il s’agit de mettre le nez dehors, surtout au début du film, l’ambiance est assourdissante. Le côté angoissant de la foule est hyper bien retranscrit, avec tous les bruits environnants, toutes les bribes de voix que l’on entend toutes en même temps sans vraiment pouvoir distinguer quoi que ce soit. En dehors de ça, les scènes d’action ont de la musique adéquate, ainsi que les moments dramatiques ou d’émotions quelles qu’elles soient. Je n’ai pas vraiment noté de thème récurrent spécifique, mais il n’est pas impossible qu’il y en ait eu un, il était juste discret.

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Le mot de la fin
Le premier mot qui m’a échappé quand le générique se déroulait, c’est que ce film est INTENSE. A tous les sens du terme d’ailleurs. Il est intense aussi bien dans son rythme que dans son déroulement, que ce soient les scènes d’actions ou les scènes de flashback, tout s’enchaîne assez vite et on a à peine le temps de respirer, voire de se remettre de ce qui vient de se passer. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ça fait beaucoup à encaisser en à peine 2h que font le film.
Mais sinon, je crois que j’ai oublié de le spécifier, mais j’ai beaucoup beaucoup aimé. C’est joli, on en prend plein la gueule en terme d’émotions et de twists, y’a des scènes vraiment marquantes, et de jolies trouvailles.
Voilà.

Je lui mets un joli Noomi Rapace sur dix. Parce que bon, faut pas déconner quoi.
Mais très sérieusement, c’était chouette. Même si je suis bon public, donc ne vous fiez pas qu’à mon avis.

Une réflexion sur “Seven Sisters

  1. Lili

    Ta manière d en parler me donne encore plus envie de me voir mais…. diantre…. J ai un problème avec Noomi Rapace, C est physique…. C est pour ça que je jubilais quand elle en chiait dans « Prometheus « ! Gniark gniark gniark !

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