Vrac #23

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C’est moi que je l’ai fait (la photo) !

C’est amusant comme l’inspiration ça tient à peu de choses. Des bribes de phrases, des morceaux de mots, des bouts d’idées et des extraits potentiels.

Et depuis quelques jours, je n’en suis rendu qu’à ça : rien. Pas l’once d’un sujet, pas l’ombre d’une thématique. Et c’est d’une frustration telle, que je me forcerais presque à l’écrire aujourd’hui. Le rien à perte de vue. J’ai l’impression de prendre mon inspiration à pleines mains et que celle ci me coule entre les doigts bien malgré moi.

De ce fait, j’ai plusieurs morceaux de début de texte qui cohabitent dans mon cérébral depuis des jours. Rien de concret, seulement des débuts de possibilités. Et si je ne les pose pas en martelant mon clavier, je pense devenir plus fou que je ne le suis déjà. Du coup, aujourd’hui, un vrac d’éléments qui auraient pu devenir, mais qui faute de mieux, n’ont pas pu aboutir. Peut-être y reviendrais-je, peut-être pas, on verra.

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Le gentil connard

Je le dis souvent, que je suis un connard, mais comme je n’ai pas une tête qui y correspond, personne ne semble y croire. Pourtant, il m’arrive parfois d’être méchant, même involontairement, ou tout simplement de laisser sortir mes mauvaises émotions. Et ça semble surprendre les gens.
J’avais pourtant prévenu que j’étais un connard, afin de niveler le terrain d’avance. Histoire de me donner plus de marche de manœuvre, baisser l’ambition dès le départ, ainsi que les attentes à mon égard.

C’est un peu comme les bonnes notes à l’école, si tu en ramènes régulièrement, c’est normal et attendu, mais si tu te vautres lamentablement, tu te fais engueuler.
Là c’est pareil. J’avais pourtant prévenu que j’étais pas toujours gentil, et quand je suis calme, tout le monde s’accorde à dire que c’est normal. Mais si je sort de mes gonds, ça surprend les gens.
Oulala, mais t’es pas trop gentil tout le temps en fait?  Non. Je vous avais dit que j’étais un connard, ce n’est pas de ma faute si personne ne voulait y croire.

Je voudrais que ce soit ça le secret : baisser les attentes des gens pour mieux les surprendre.
La seule condition c’est qu’ils y mordent dès le départ, et ce n’est pas toujours le cas en fait.
Il n’y a pas de conclusion à établir, je n’ai pas toutes les clés en main.

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Pas comme les autres

Voilà une réflexion qui mériterait que l’on s’attarde plus longtemps dessus, mais d’autres l’ont fait mieux que moi je suppose, et la page blanche me menace, donc ce sera un très rapide tour de la question.

Il y a une tendance, probablement vieille comme le monde, qui est de se détacher pour mieux cracher, le tout afin de s’élever du reste.
Concrètement, ça se traduit par toutes ces personnes, généralement des filles, qui se disent « différentes des autres (filles) ». Elles décident de se désolidariser de la moitié de la population, pour être mieux considérées, généralement par l’autre moitié, mais pas seulement.
Ça se voit aussi dans les univers dit « féministes ». En dehors du militantisme en fait, où des personnes se disent féministes mais pas vraiment féministes. Dans le sens où, elles sont pour l’égalité, mais sans « l’hystérie usuelle ».

Alors je vais pas faire un cours d’histoire, mais les suffragettes, celles qui se sont battues pour obtenir le droit de vote, bah elles posaient des bombes. Donc pour l’hystérie on repassera.

On le voit aussi dans le milieu LGB(T). Des personnes homosexuelles qui, osent déclarer qu’iels sont bien homos, mais pas non plus d’humeur Gay Pride h24.
La marche des fiertés, à l’origine, c’est les émeutes de Stonewall en 1969, et c’est une femme trans qui a lancé le premier pavé.
Du coup, le fait de se désolidariser pour mieux s’élever, c’est cracher sur la mémoire des gens qui, bien avant nous, se sont battus pour nos droits, avant même que nous ne prenions nos tripes à deux mains pour affirmer qui l’on est.

Pour conclure, ce n’est pas en écrasant les autres qu’on s’élève seul, c’est en se soutenant les un.e.s les autres qu’on progresse tou.te.s ensembles, et qu’on parvient à faire avancer les choses. L’égoïsme n’est pas adapté à toutes les circonstances.

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Manger les fleurs

Je finirais sur cette petite pensée, assez anecdotique au final. Que lorsque l’on nous formule un compliment, la réception dépend tellement de notre background personnel, que sa perception s’en verra drastiquement différente selon le contexte d’où l’on baigne initialement.
Pour exemple, si on me dit que je suis joli, je vais faire une blague pour détourner le sujet, parce que je n’y crois pas une seule seconde, parce qu’on m’a fait comprendre toute ma vie que j’étais dégueulasse à regarder. Et même si je ne suis pas si monstrueux, le matraquage a fini par me faire douter.

Autre exemple, si on dit à mon coloc, qu’il est tellement carré sur le feminisme, sur son blog, qu’on pourrait penser que c’est une nana dans la vraie vie, il va être honoré.
Si on me formule exactement la même chose, je vais être criblé par la dysphorie instantanément.

Mais voilà, je trouvais ça amusant, à y reflechir quelques instants.

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Bref, c’est tout pour aujourd’hui, j’espère que ce vrac vous aura plu, et si vous avez des éléments supplémentaires à apporter qui vous semblent pertinents ou juste rigolos, la section commentaires est ouverte !

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Une réflexion sur “Vrac #23

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