Send me a pulse

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Toute la semaine passée, j’étais à Paris, aussi bien pour un rendez-vous médical que pour le plaisir. Et lors de cette semaine à voir tout un tas de gens formidables, j’en ai rencontré des nouveaux, tout aussi formidables. J’ai également été confronté à cette éternelle question de ce que je fais dans la vie.
Et encore une fois, j’y ai longuement réfléchi après coup.
Je ne peux pas dire que je vis réellement de mon écriture, même si, ne nous le cachons pas, c’est un peu mon rêve de vie.

Je n’écris pas parce que vous êtes plusieurs à m’attendre au tournant si j’arrêtais de produire du contenu. J’écris parce que j’en ai le besoin vital. Même si, bien malgré moi, je me colle une pression terrible lorsque je dépasse les 10 jours sans le moindre billet.
J’ai également un projet hors ligne, sur papier, que je projette depuis plusieurs années, et qui m’en prendra encore de nombreuses avant d’être totalement abouti.

Je n’ai jamais été particulièrement doué pour m’astreindre à écrire régulièrement, encore moins à forcer l’inspiration. J’ai besoin de conditions très particulières pour produire mon art, si je puis le formuler ainsi.
Parce que c’est ça le twist : je ne me considère pas réellement comme un artiste. Parce que le contenu que je produit, je ne l’invente pas vraiment de toutes pièces, il n’y a rien de fictionnel dans mon style d’écriture.

Malgré tout, je sais que ma façon de rédiger nécessite une certaine aptitude d’analyse et de synthèse. J’essaie, en toute humilité, de produire un savant mélange d’intimiste un minimum détaillé, sans jamais tomber dans le pathos. Je m’y évertue chaque ligne, en tout cas.

De ce fait, j’ai tendance à privilégier la qualité à la quantité, malgré la pression que je m’inflige à moi-même. Parce que j’estime que lorsque je force le crayon, cela se ressent, rien ne sonne naturel, et le plaisir de me lire se perd totalement.

En bref, pour me retenir de partir dans tous les sens comme souvent, je vais résumer mon dilemme cérébral en quelques mots : je suis paradoxal.
Que ce soit vis à vis de mes envies en terme de contenu, en terme de fréquence comme en terme d’essence.

Je voudrais écrire souvent, mais je ne peux rien forcer pour toujours garder un seuil de qualité. Je voudrais écrire des choses puissantes, mais je n’en ai pas nécessairement la capacité. Et par dessus tout, j’ai un terrible manque de reconnaissance qui se traduit par mon envie de toucher plus de monde. Mais comme je n’ai pas vraiment de pivot central, de thématique unique dans ce blog, moins de monde s’y retrouve instinctivement.

Pour conclure, je me torture inutilement sur pas grand chose, et paf, ça fait un article. Mais j’avais besoin de poser tout ça quelque part.

Je vais mieux à présent. Merci de votre attention.

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Nothing but your boots

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SUPER LAPIN, TO THE RESCUE !

Ce matin, on s’attaque à ce fameux Jean Michel Colorblind, ou en français dans le texte, Jean Michel Je-ne-vois-pas-les-couleurs !

Il s’agit, pour ceux qui l’ignorent, d’un mouvement supposément anti-raciste à la base, qui part du principe que tout le monde est logé à la même enseigne, peu importe sa couleur de peau. Le problème du délire « colorblind », c’est qu’il a aussi tendance à passer sous silence l’existence d’une différence.

Outre la nuance évidente de Pantone, il existe des différences de traitement des personnes racisées et ce de façon systémique. Que ce soit les violences policières à base de délit de faciès et autres contrôles des papiers pas si aléatoires.

Mais n’étant pas un individu racisé, je ne vais pas m’étendre sur la question, parce que en vrai, je ne l’ai jamais vécu. En revanche je peux m’étaler sur le fait que cette histoire de « colorblindness » s’étend à quasiment toutes les minorités. Que ce soit le handicap ou les questions de genre, personne n’est à l’abri de faire face à des « aveugles » en matière de conformité.

Que vous souffriez de douleurs chroniques, ayez un handicap visible, soyez racisé·e·s, êtes une femme, êtes en dépression, êtes trans, ou encore ayez une quelconque particularité visible; vous avez déjà forcément entendu quelqu’un vous dire que votre différence n’est pas importante, puisque à leurs yeux, vous êtes normal·e.

Et pétard, je ne suis tellement pas d’accord avec ce point là en particulier.
Sans même aborder plus que ça le fait que la normalité c’est chiant & surfait & secondaire & moissonneuse & batteuse.
Cette différence fait partie de vous, c’est ce qui fait que vous êtes uniques, entre autres détails croustillant à votre sujet. Donc j’envoie balader celleux qui tentent d’invisibiliser vos spécificités.

Si cela fait partie de vous, c’est que ça a de l’importance. Toutes les différences sont importantes. Vous êtes important·e·s. Ne laissez jamais personne vous dire qu’ils sont aveugles de vos différences, parce que celle·s ci vous rend·ent singulier·e·s !

Tout ce qui peut rendre différent·e est à porter avec fierté. Parce que cela peut vous rendre distinct·e des autres, et de là, il faut tirer toute sa force.

Ne nions pas la différence, parce que celle ci nous rend incomparables au reste de l’humanité.

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Ceci était un billet sponsorisé par l’Association des Gens qui t’Aiment.
Et aussi par le dictionnaire des Synonymes. Merci pour lui.

Slide over here

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Pas pendant que je supervise !

Aujourd’hui, nous aborderons le choix délicat qu’il y a de choisir entre la quiétude du cispassing, ou d’afficher frontalement son soutien face à d’autres personnes LGBT+.

Le choix est réellement difficile, moi-même je me pose la question quasi quotidiennement. Sur les internets, et notamment via ce blog, j’estime m’afficher suffisamment publiquement pour me permettre d’affirmer que je peux être un soutien pour mes camarades LGBT+. J’essaie de faire passer cette impression, tout du moins. D’ailleurs il est relativement fréquent qu’atterrissent dans mes messages privés sur le facebook, des jeunes personnes FTM qui sont en tout début de transition et ont mille questions. Et je le conçois totalement.

Même si les débuts de ma transition ne remontent qu’à 2015, et c’est pas si loin mais en même temps ça me semble comme une éternité.
D’un côté je suis véritablement honoré qu’on m’envoie ces jeunes individus, parce que cela me permet de perpétuer l’effet d’entraide que l’on m’a apporté quand j’étais dans la même situation. Mais dans le même sens, cela me fiche une pression monstrueuse, car j’ai peur de dire des bêtises, je ne veux pas avoir la responsabilité d’être une quelconque référence en matière de conseils pour jeune transidentitaire.
Je suis donc ravi d’aider, mais ne prenez pas mes mots comme une parole d’évangile, diversifiez vos opinions, faites un « contre-diagnostic », je ne suis pas à l’abri de dire n’importe quoi.

Et ceci était une grosse parenthèse.
Là où je voulais en venir à l’origine, c’est que très fréquemment, je dois choisir entre m’outer gratos, ce que je n’apprécie pas foncièrement, ou laisser passer des horreurs.
Je commence à me connaitre, et quand je suis pris de colère ou juste très investi par un sujet, il m’arrive de laisser échapper des petits éléments qui « trahissent » ma réalité. Et ça m’ennuie.
Ça m’ennuie parce que le contenu de mon pantalon ne regarde que moi, et oui, je parle directement de mes boxers parce que c’est immédiatement ce à quoi pensent les gens en règle générale. Plus spécifiquement, quand ils ne sont pas déconstruits sur les questions de genre, mais passons.

Je ne sais pas comment afficher mon soutien, sans spécifier que je suis concerné, et je ne sais pas comment altérer certains détails sans me fourvoyer.
Du coup, j’ai l’impression de mener un genre de double vie, comme au début de ma transition, mais pas de la même façon.

J’en avais parlé un peu avant mon coming-out, que j’avais cette sensation de dualité désagréable, entre ma vie sur internet et dans ma tête, qui étaient bien distinctes de mon quotidien dans la vraie vie.
Et à présent, l’ambiguïté demeure, mais différemment. J’ai l’impression d’avoir une énorme pancarte lumineuse sur Twitter et sur ce blog, où il est écrit transgenre en lettres qui clignotent, avec une flèche vers un portrait de moi où je fais une tête absurde en faisant coucou de façon très motivée.
Et à côté il y a la vraie vie. Où, sauf bourdes de mon entourage plus ou moins proche, personne ne devine ma transidentité.

Du coup, je ne sais pas.
Je ne sais jamais dans quel contexte je peux me permettre de m’afficher sans danger, sans remarques, et surtout sans fichue question intrusive. Des fois je pense que c’est safe, mais en fait ça ne l’était pas tant que ça. Et je me dis toujours que j’aurais plutôt dû m’abstenir de l’ouvrir.

Je ne sais jamais non plus comment mon regard peut être perçu. Quand je vois un couple homo dans la rue, j’ai envie de leur faire un sourire, parce que la visibilité c’est important, et que ça fait bien plaisir d’en voir s’afficher sans la honte que la société leur inculque d’avoir.

Mais voilà. Tant de questions, tant de directions dans lequel cet article est parti, et pourtant, si peu de réponses.
Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse archiduchesse fesse ON A PLUS LE TEMPS MICHEL.

*mic drop* *bruit de chute dans les escaliers*

Vrac #23

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C’est moi que je l’ai fait (la photo) !

C’est amusant comme l’inspiration ça tient à peu de choses. Des bribes de phrases, des morceaux de mots, des bouts d’idées et des extraits potentiels.

Et depuis quelques jours, je n’en suis rendu qu’à ça : rien. Pas l’once d’un sujet, pas l’ombre d’une thématique. Et c’est d’une frustration telle, que je me forcerais presque à l’écrire aujourd’hui. Le rien à perte de vue. J’ai l’impression de prendre mon inspiration à pleines mains et que celle ci me coule entre les doigts bien malgré moi.

De ce fait, j’ai plusieurs morceaux de début de texte qui cohabitent dans mon cérébral depuis des jours. Rien de concret, seulement des débuts de possibilités. Et si je ne les pose pas en martelant mon clavier, je pense devenir plus fou que je ne le suis déjà. Du coup, aujourd’hui, un vrac d’éléments qui auraient pu devenir, mais qui faute de mieux, n’ont pas pu aboutir. Peut-être y reviendrais-je, peut-être pas, on verra.

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Le gentil connard

Je le dis souvent, que je suis un connard, mais comme je n’ai pas une tête qui y correspond, personne ne semble y croire. Pourtant, il m’arrive parfois d’être méchant, même involontairement, ou tout simplement de laisser sortir mes mauvaises émotions. Et ça semble surprendre les gens.
J’avais pourtant prévenu que j’étais un connard, afin de niveler le terrain d’avance. Histoire de me donner plus de marche de manœuvre, baisser l’ambition dès le départ, ainsi que les attentes à mon égard.

C’est un peu comme les bonnes notes à l’école, si tu en ramènes régulièrement, c’est normal et attendu, mais si tu te vautres lamentablement, tu te fais engueuler.
Là c’est pareil. J’avais pourtant prévenu que j’étais pas toujours gentil, et quand je suis calme, tout le monde s’accorde à dire que c’est normal. Mais si je sort de mes gonds, ça surprend les gens.
Oulala, mais t’es pas trop gentil tout le temps en fait?  Non. Je vous avais dit que j’étais un connard, ce n’est pas de ma faute si personne ne voulait y croire.

Je voudrais que ce soit ça le secret : baisser les attentes des gens pour mieux les surprendre.
La seule condition c’est qu’ils y mordent dès le départ, et ce n’est pas toujours le cas en fait.
Il n’y a pas de conclusion à établir, je n’ai pas toutes les clés en main.

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Pas comme les autres

Voilà une réflexion qui mériterait que l’on s’attarde plus longtemps dessus, mais d’autres l’ont fait mieux que moi je suppose, et la page blanche me menace, donc ce sera un très rapide tour de la question.

Il y a une tendance, probablement vieille comme le monde, qui est de se détacher pour mieux cracher, le tout afin de s’élever du reste.
Concrètement, ça se traduit par toutes ces personnes, généralement des filles, qui se disent « différentes des autres (filles) ». Elles décident de se désolidariser de la moitié de la population, pour être mieux considérées, généralement par l’autre moitié, mais pas seulement.
Ça se voit aussi dans les univers dit « féministes ». En dehors du militantisme en fait, où des personnes se disent féministes mais pas vraiment féministes. Dans le sens où, elles sont pour l’égalité, mais sans « l’hystérie usuelle ».

Alors je vais pas faire un cours d’histoire, mais les suffragettes, celles qui se sont battues pour obtenir le droit de vote, bah elles posaient des bombes. Donc pour l’hystérie on repassera.

On le voit aussi dans le milieu LGB(T). Des personnes homosexuelles qui, osent déclarer qu’iels sont bien homos, mais pas non plus d’humeur Gay Pride h24.
La marche des fiertés, à l’origine, c’est les émeutes de Stonewall en 1969, et c’est une femme trans qui a lancé le premier pavé.
Du coup, le fait de se désolidariser pour mieux s’élever, c’est cracher sur la mémoire des gens qui, bien avant nous, se sont battus pour nos droits, avant même que nous ne prenions nos tripes à deux mains pour affirmer qui l’on est.

Pour conclure, ce n’est pas en écrasant les autres qu’on s’élève seul, c’est en se soutenant les un.e.s les autres qu’on progresse tou.te.s ensembles, et qu’on parvient à faire avancer les choses. L’égoïsme n’est pas adapté à toutes les circonstances.

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Manger les fleurs

Je finirais sur cette petite pensée, assez anecdotique au final. Que lorsque l’on nous formule un compliment, la réception dépend tellement de notre background personnel, que sa perception s’en verra drastiquement différente selon le contexte d’où l’on baigne initialement.
Pour exemple, si on me dit que je suis joli, je vais faire une blague pour détourner le sujet, parce que je n’y crois pas une seule seconde, parce qu’on m’a fait comprendre toute ma vie que j’étais dégueulasse à regarder. Et même si je ne suis pas si monstrueux, le matraquage a fini par me faire douter.

Autre exemple, si on dit à mon coloc, qu’il est tellement carré sur le feminisme, sur son blog, qu’on pourrait penser que c’est une nana dans la vraie vie, il va être honoré.
Si on me formule exactement la même chose, je vais être criblé par la dysphorie instantanément.

Mais voilà, je trouvais ça amusant, à y reflechir quelques instants.

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Bref, c’est tout pour aujourd’hui, j’espère que ce vrac vous aura plu, et si vous avez des éléments supplémentaires à apporter qui vous semblent pertinents ou juste rigolos, la section commentaires est ouverte !

Stardew Valley

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Alors que je m’apprête à conclure quatrième été, après plus de 120h de jeu, il serait temps que je vous fasse un compte rendu de ce petit bijou qu’est Stardew Valley, que nous appelleront SV pour simplifier mon article.

Pour la petite histoire, le jeu est sorti le 26 février 2016, et quelques jours plus tard, soit début Mars 2016, mon coloc du moment en faisait l’acquisition sur GoG (une alternative à Steam). Il m’en filait une copie et je perdrais ma vie jour et nuit sur le jeu pendant plus d’une semaine. Le 14 mars 2016, j’ai fini par acheter le jeu moi-même sur Steam, parce que je souhaitais avoir ma propre copie peu importe la machine sur laquelle je jouerais.
J’ai fini par lâcher SV un mois ou deux plus tard, à la moitié du second printemps en jeu, pour finalement méchamment retomber dedans y’a trois mois de ça. Depuis j’y joue de manière relativement frénétique, et constate que trop peu de mes ami.e.s connaissent son existence, et que je les saoule tellement avec SV qu’il me faut bien finir par écrire un billet à son propos. Et c’était l’introduction la plus inutile ever, mais j’aime bien détailler pour rien.

► Le pitch (non pas le gâteau mou là)

Vous êtes qui vous voulez, garçon ou fille, c’est pas super important, mais ce qui l’est, c’est que votre grand-père vous a laissé en héritage sa ferme agricole, dans un coin paumé de la campagne. Et libre à vous d’en faire bien ce que vous voulez. Un vaste espace de plantations, un immense terrain pour élever vos animaux, une simple surface à déboiser, ou un savant mélange de tout ça. Le choix vous appartient.
Mais vous n’êtes pas seul au monde dans ce village, en effet, toute une communauté autonome vous sert de voisinage, libre à vous d’interagir avec eux, ou non, mais c’est quand même plus sympa de le faire, et je reviendrais plus loin sur ce point.

Serez vous un suppôt du capitalisme? Ou un gentil hippie travailleur? Un combattant acharné? Ou un simple pêcheur? Les possibilités sont infinies dans la vallée, mais gare à l’âme de votre grand-père, qui vous surveille depuis l’au delà…

► Un carrefour des genres

Le problème avec ce jeu, si vraiment problème il y a, c’est de parvenir à le décrire sans utiliser trop de comparatifs. Disons que c’est un croisement de plein de styles de jeux connus, mais assemblés en un seul, pour un résultat on ne peut plus prenant.
Disons qu’on y retrouve un aspect Harvest Moon pour la gestion de sa ferme, un petit quelque chose de Animal Crossing en plus élaboré concernant le voisinage, et un gros morceau de RPG pour la mine, les différentes quêtes ou encore la pêche.

► Pas si simpliste

Une année en jeu se compose de 4 saisons (printemps, été, automne, hiver), chacune de 28 jours, soit 4 semaines. Chaque journée débute à 6h du matin, et se termine quoi qu’il arrive à 2h du matin, donc à vous de gérer votre temps comme bon vous semblera.
Le calendrier rythme vos journées, puisque chaque jour de la semaine a ses spécificités et ses événements aléatoires. Par exemple, la supérette qui est fermée le mercredi, ou encore les poissons qui n’apparaissent que les jours de pluie.

Outre la quantité astronomique de choses à faire, le jeu se prend rapidement en main dans une sorte de routine quotidienne propre à chaque saison. En hiver par exemple, sauf certaines exceptions, aucune plante ne poussera sur votre terrain. Ou lorsqu’il pleut, vos plantes n’ont pas besoin d’être arrosées, ce qui vous laisse le champ libre pour moult autres activités dans la vallée.

Il faut voir votre année en jeu sur le long terme, savoir stocker les bons éléments, vendre les moins importants, toujours garder assez de foin pour passer l’hiver sans vous ruiner si vous décidez d’avoir des animaux.
Et selon la « route » qui vous choisirez, certains items seront plus complexes à obtenir que d’autres, voire impossibles à choper dès la première année. Tout est question de patience et d’organisation.

► Une certaine forme de progression sociale

Je parlais plus haut des autres habitants du village, et je tiens à souligner qu’ils sont bien plus que de simples PNJ (personnages non-joueurs), puisqu’ils ont chacun leur caractère propre et leur petit background. Egalement, il y a un système interne de sociabilisation avec eux, si vous leur parlez suffisamment, et que vous leur offrez les bons cadeaux (avec des bonus non négligeables si vous pensez à leurs anniversaires).

Et parmi les habitants, il y a un certain nombre de célibataires, non restreints par votre genre de départ (tout le monde est potentiellement pansexuel, youpi!). Vous aurez la possibilité, si vous jouez avec un peu de finesse, d’en épouser l’un.e d’entre elleux.
Sans même parler des nombreuses petites cinématiques à chaque palier d’amitié, avec tous les PNJ.
Mais j’en ai déjà trop dit.

▼ Pour conclure

Je pense que vous l’avez déjà suffisamment compris au fil de cet article, j’adore ce jeu. Il est vraiment très complet, et même si planter des patates et traire les vaches ce n’est pas votre truc, vous aurez quand même le moyen de vous amuser en participant au reste de la palette des activités possibles, et des nombreux secrets à dévoiler dans Stardew Valley.
Le seul réel point négatif, c’est qu’il n’a pas encore été traduit en français pour le moment, mais ce n’est qu’une simple question de temps.

Le jeu est disponible pour Windows, Xbox One, Playstation 4 et prochainement sur Switch.

Y’a pas de honte à être cisgenre

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Pour la première fois depuis bien longtemps, le titre de cet article va correspondre à son contenu. On a aujourd’hui, revenir ensembles sur la définition du mot cisgenre, et en quoi celui ci n’est aucunement une insulte.

« Mais en fait ça veut dire quoi cisgenre? »

C’est une question que l’on me pose beaucoup, parce que le terme est très pratique et que donc je l’emploie pas mal dans mes articles et aussi en conversations de la vraie vie véritable. J’ai déjà dû en donner la définition par le passé, mais comme cet article ne servira qu’à ça, je la replace ici.
Cisgenre, ça désigne une personne qui se sent en adéquation avec le genre qu’on lui a assigné à la naissance.
Son contraire (antonyme) est transgenre, puisque le terme désigne une personne qui ressent son genre profond comme différent de celui qu’on lui a assigné à la naissance.

Le mot cisgenre est ce que l’on appelle un rétronyme. C’est à dire un mot que l’on a altéré, ou auquel on a rajouté un préfixe ou suffixe, pour en améliorer son sens, et/ou le différencier d’un autre très similaire. Les rétronymes apparaissent très souvent en conséquence des avancées de la technologie.
Pour reprendre le même exemple que ma comparse Luna dans son article sur le même thème, le mot téléphone. Avec l’arrivée des téléphones portables, il a fallu accoler le mot « fixe » à téléphone pour le distinguer de celui qu’on emporte avec soi (le portable donc). Et c’est aussi simple que ça.

De ce fait, le terme de cisgenre a été créé pour nommer les individus « non-trans » et ainsi éviter les classiques horreurs de personne « biologique » ou « normale », qui sont des façons de formuler tout particulièrement violentes.

« J’ai déjà été traité de sale cisgenre ! »

Nous arrivons donc à la seconde partie de cet article, qui sera plus courte, de pourquoi cisgenre n’est aucunement insultant.

Être cisgenre n’est pas plus insultant qu’être blanc, ou qu’être hétérosexuel ou encore valide. C’est simplement faire partie d’une majorité statistique (et encore, je parle de la France uniquement).

Et ce n’est pas parce que des gens l’utilisent de manière insultante que ça l’est, en fait. Si quelqu’un te traite de « sale noir », cela ne fait pas du mot « noir » une insulte, c’est un état de faits, et c’est l’insulteur qui est raciste en fait. De la même manière que des gens détournent des mots de leur définition première, des personnes peuvent être agressives sans justification sur l’instant, et balancer des termes qui s’adaptent à leur interlocuteur, donc à ce moment là, cela peut être le mot cis.

Être cisgenre n’est pas une insulte, c’est au mieux un privilège, au pire une assimilation à un paquet de vieux sacs qui n’ont pas la moindre once de décence et qui harcèlent les nanas dans la rue.
Chaque catégorie d’individu souffre des clichés à son égard, et celui des mecs cisgenre, c’est d’être des agresseurs.

Ma solution : si vous vous sentez insultés en entendant le mot cis lancé sur votre visage, arrêtez de faire des blagues sur le viol, ou de les cautionner, arrêtez de féliciter vos potes quand ils ont des comportements de merde. Et peut-être que le cliché disparaîtra en même temps que vos angoisses.

Suite à une longue réflexion en interne, cet article a une nouvelle conclusion, que voici :

Mes écrits ne sont pas gravés dans le marbre, et des fois, il faut savoir mettre sa fierté de côté et assumer la responsabilité de ses erreurs, suffisamment pour pouvoir les corriger.

Comme souvent, j’ai lancé en presse un article sous le coup d’une forte émotion, et ce billet en apparence éducative n’y fait pas exception. C’est avec de la bile au bord des lèvres que je me suis lancé dans la rédaction de ce sujet, parce que j’ai encore fait l’erreur de lire les commentaires des gens sur l’internet, des contacts de mes propres amis pour être exact.
Mais j’ai fait une erreur. Celle de croire que tous les gens se valent, ou que tous les avis sont pertinents. Entre Jean-Michel raciste du PMU du coin, et random gentil garçon, il y a un gouffre, celui de la décence.

C’est pourquoi, je tiens à présenter mes excuses aujourd’hui, à toutes les personnes, cisgenres ou non, que j’ai pu heurter.
Parce que répondre aux abruti.e.s avec leurs propres armes, c’est s’abaisser à un niveau indigne.
« Ne pas reproduire la haine, c’est valoir mieux que ça. »
La colère est normale, mais il est inutile de croire qu’en répondant à la violence par autant de violence, on fait avancer le débat. Je ne vaux pas mieux que les gens abjects si je généralise autant qu’eux. Si je suis incapable de ne pas reproduire ce que je reproche à ceux d’en face, je ne vaux pas mieux que ceux contre qui je m’indigne.

Dès lors que l’on passe de victime au beau rôle de l’oppresseur, de par la majorité statistique d’un milieu; dans le sens où l’on en adopte les comportements, nous sommes non seulement aussi bas moralement que ceux qu’on fustige mais aussi une partie du problème qui alimente la haine.
Ce n’est pas parce que la vengeance est compréhensible qu’elle est excusable ni qu’elle doit nous salir.

Tout ça pour dire que, ce n’est pas ce que le mot cisgenre signifie qui est un problème, c’est l’intention avec laquelle il est lancé. Tout comme les mots « homosexuel », ou « noir ». Tout n’est qu’une question de sentiment. N’importe quel mot balancé dans le but de faire du mal, que ce soit « pédé », « cisgenre » ou « crudités », peu importe, du moment qu’il est envoyé au visage avec dégoût et violence, il fera du dégât.

Pour toutes ces raisons, je regrette d’avoir laissé passer ma conclusion initiale, malgré plusieurs relectures, y compris extérieures.

Je la corrige en disant « simplement » ceci :

Car toutes les personnes ne se valent pas, y’en a des mauvaises, y’en a des bonnes. Ne faites pas l’erreur de coller tout le monde dans le même panier sous prétexte qu’ils ont une étiquette commune.
Y’a des gens bien, y’a des gens moins bien, et entre les deux, tout un nuancier.
Et je suis triste que les personnes cisgenre subissent désormais le même traitement que les minorités quelque soit leur catégorie, à savoir, prendre des gros clichés dégueulasses dans la gueule, et que tout le monde trouve ça normal.
Non. Sous prétexte que l’on est censé faire partie de la classification des privilégiés, ne signifie pas que l’on est vraiment à l’abri de subir des violences de toutes sortes.

Ma solution : détachez vous de vos à-priori, ne partez pas convaincu.e.s d’avoir tout anticipé. Laissez-vous surprendre. Des fois les gens, ils sont réellement chouettes.