Make a home down there

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« Je ne suis pas raciste, j’ai un ami noir. »

Ah, ce fameux ami noir, ou ami de n’importe quelle minorité visible d’ailleurs. Ce procédé de se dégager des accusations grâce à ses fréquentations porte un nom : la caution morale.

Définissons un peu grâce au dictionnaire le Gros Michel :
Caution, nom féminin du latin cautio (la prudence).
Garantie morale, soutien donnés par quelqu’un, une institution, une autorité ; personne apportant cette garantie. Ex: Agir avec la caution du gouvernement.
La caution morale est donc ici, un individu qui se porte garant des propos d’un locuteur, dans le sens où, cet individu assure l’exactitude et le bon sens des mots dudit locuteur.

Et aujourd’hui, on va essayer de se placer du côté de la caution, et non pas de celleux qui s’en servent.

Ne croyez pas qu’ils sont invisibles, ces gens du quotidien qui se servent de leurs proches comme d’une excuse pour faire passer leurs propos les plus limites auprès des gens avec qui ils conversent. Parce qu’on vous voit, en vrai, on ne dit rien, mais on sait.
Et c’est plus d’une fois qu’on a pu me rapporter qu’untel aurait tenté de se dégager d’accusations de LGBTphobie, sous couvert que nous étions amis. Sauf que moi, je ne cautionne absolument pas. Et je suis loin d’être le seul.

Je sais qu’on dit toujours de laisser la parole aux concernés. Mais rendez vous compte que si même les concernés parviennent à sortir des énormités, soyez assurés que les non-concernés ont un potentiel de bêtise encore plus titanesque.
Attention cependant, je ne dis pas qu’il faut arrêter de débattre des sujets qui ne nous concernent pas, mais au contraire, le faire avec humilité, et se remettre en question quand on pointe du doigt nos erreurs, et non pas se braquer et camper sur ses positions. Parce que c’est souvent lorsque l’on est poussé dans nos retranchements que l’on fait alors appel à la caution morale.

Le problème étant, que c’est non seulement blessant pour la personne qu’on invoque alors, mais c’est aussi particulièrement irrespectueux. A la fois pour la personne concernée, comme pour nous-mêmes.
On ne peut pas justifier tout et n’importe quoi sous couvert d’être ami.e avec des minorités. C’est là une question de respect, et de décence.

De la même façon qu’un misogyne peut avoir une compagne, un.e raciste peut avoir des amis racisés, et ainsi de suite pour toutes les spécificités hors du carcan blanc cis-hetéro valide. Sans compter que au sein des communautés, les problèmes ne se recroisent pas forcément, et on peut ainsi cumuler. Il y a des homos misogynes, des lesbiennes racistes, des trans validistes, et toute la fanfare qui s’en accompagne.

Et j’ai le sentiment qu’il y aurait encore bien des choses à dire sur le sujet, mais je vais m’arrêter là pour deux raisons : je voudrais publier avant 2h du matin, et je voulais rester simple et accessible. Disons que c’est un premier pas, comme un avant goût qui, je le souhaite sincèrement, nous poussera à y prêter plus d’attention, et à nous eveiller sur la question.

En conclusion: les minorités ne doivent pas vous servir d’excuse. Et être issu d’une minorité ne vous octroie pas tous les droits non plus.

I will summon you

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*BOOP*

C’est amusant quand même, la vitesse à laquelle les choses évoluent, d’un point de vue individuel. J’ai à peine fêté mon 1er manniversaire, que je constate déjà ne plus considérer certains détails de la même façon.

Au début de mon parcours de transition, au moment de mon coming-out plus précisément, je tenais à ce que tout le monde soit au courant, pas nécessairement de ma transidentité, mais du fait qu’il fallait me genrer au masculin. Et de ce fait, les gens additionnaient 2 + 2, et ça faisait automatiquement de moi une personne trans.

A présent, l’approche est plus délicate. Je ne prends pas la peine d’expliquer aux nouveaux gens que je rencontre, que je suis un garçon, parce que ça se voit sur ma gueule, il n’y a aucun doute sur la question. Mais je ne précise pas forcément que je suis transgenre. Parce que je ne juge pas cela utile. Et parce que je considère que mon passé n’appartient qu’à moi, et que ça ne regarde pas les gens de savoir ce que contiennent mes boxers.

Et du coup, c’est un exercice de subtilité au quotidien, en particulier en soirée, quand je discute avec des inconnu.e.s, d’avoir des réponses qui me viennent automatiquement aux questions qui sonneraient presque comme des reproches.

Quoi? J’ai bientôt 26 ans et à peine trois poils au menton? Ouais, mais j’ai eu une puberté tardive.
Comment? Tu as entendu que mon ami.e parlait de mon traitement? Oui, j’ai un dérèglement hormonal, rien de bien grave, mais j’ai besoin d’un supplément en testostérone pour éviter les inconvénients liés à ce déficit.
Hein? Comment suis-je aussi renseigné sur les règles? Bah, j’ai deux sœurs moi tu sais, dont la plus grande avec seulement deux ans d’écart, forcément, même sans le vouloir, tu en apprends des choses sur le sujet.
Tu dis? Pourquoi j’utilise la cabine plutôt que la pissotière? Question d’habitude, je préfère m’asseoir, je trouve cela nettement plus confortable. (merci Wolf pour celle là d’ailleurs)

Bref, tout un tas de situations où il m’a fallu créer des automatismes verbaux, par souci de « sécurité », et surtout histoire de me rassurer de ne jamais être « révélé » au grand jour et subir des remarques désobligeantes (car il y en a).

De ce fait, je profite pleinement de la quiétude de mon cispassing, non sans cette angoisse perpétuelle de « griller » ma situation, un peu comme si j’étais un espion sous couverture, au pays des mecs cisgenre.
Et du coup, lorsque des personnes rencontrées depuis moins d’un an, comprennent que je suis trans, il s’en suit toujours une ribambelle de remarques pas toujours très safe, dont je vous ferais bientôt part dans un second épisode de Florilège.

Mais là où je voulais arriver, c’est que je n’aime pas qu’on me colle immédiatement cette étiquette de LE MEC TRANS™, et que les individus ne retiennent uniquement que ça de moi. C’est aussi blessant que réducteur. Je vous remercie donc de ne pas le préciser, me concernant ou concernant d’autres personnes trans. Parce que je l’ai déjà vécu, qu’après avoir discuté avec des inconnu.e.s, mes ami.e.s pensent pertinent de préciser ma situation identitaire à ces inconnu.e.s., et ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas indispensable.

Bref. Prenez soin des gens que vous aimez, dites leur que vous les aimez, et ne les outez pas gratuitement.
Merci !

Look at me standing

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Coucou les pipous !
En cette période de grosse chaleur, je voulais faire un rapide article pour les porteurs de binders.
Comme vous le savez certainement, un binder est principalement fait de coton et de spandex (elasthane/lycra), du coup ça tient particulièrement chaud. Surtout qu’on porte généralement des vêtements par dessus, donc on double l’effet sauna.

En ce moment à Bordeaux, au plus fort de la journée on tape dans les 38 degrés, et même à l’heure où j’écris ceci, soit environ minuit, il fait encore facilement 27 degrés. Ça nous annonce méchamment la couleur pour les trois mois à venir. Du coup, comment éviter de mourir? Voici quelques petites astuces pour vous permettre de tenir la distance durant la période estivale. Rien de bien révolutionnaire malheureusement, mais c’est toujours ça de pris.

1/ Restez à l’écoute de votre corps.
Ça peut paraître con, et moi-même je suis un des premiers à forcer. Mais en tant que porteur de binder régulier, il faut être bien attentif à ses propres limites. Quand vous sentez que vous commencez à suffoquer, à avoir la tête qui tourne, il est temps de l’enlever, car cela vous évitera un éventuel malaise.

2/ Lavage Fréquent.
Nettoyez votre binder au minimum tous les deux jours, je suis d’accord que ça demande pas mal d’organisation, notamment parce qu’un binder doit être lavé à la main, et qu’il faut idéalement en avoir plusieurs pour faire un roulement.
Mais le fait qu’il soit propre permet un certain confort supplémentaire, en terme de port et d’enfilage, comme en terme d’odeur. Parce que mine de rien, la vitamine T augmente pas mal le fait de transpirer. Et porter un binder qui daube n’est pas forcément quelque chose qui met à l’aise son porteur.

3/ Limiter le port.
Le mieux est de pouvoir ne le porter que certains jours, et pas durant la journée complète. J’ai le « privilège » de ne pas devoir aller au taff ou à l’école, et je sais que c’est compliqué lorsque l’emploi du temps est incompatible avec des pauses longues.
Mais ne portez votre binder qu’en cas de situation strictement nécessaire. Donc pas à la maison, éventuellement pas en compagnie des gens avec qui vous êtes suffisamment à l’aise pour être sans, et surtout JAMAIS quand vous dormez (mais ça c’est toute l’année). Évitez également lors de sessions de sport, où il faudrait privilégier une brassière un peu serrée, plus adaptée qu’un binder.
Si vous n’avez pas la possibilité de rester sans, faites quelques pauses, même de 5 minutes, où vous l’enlevez pour le remettre après. Histoire de respirer normalement l’espace de quelques instants.

4/Serrez vous les coudes.
Si vous avez des ami.e.s qui sont aussi porteur.se.s de binders, soutenez vous les un.e.s les autres dans cette épreuve qu’est la chaleur. N’écoutez pas les gens qui vont sans cesse vous demander pourquoi ne pas « juste l’enlever? ». Je sais combien la dysphorie c’est pas rigolo, et que c’est irrationnel. Croyez moi, je comprends, vraiment.
Mais prenez soin de vous quand même, et économisez vous, et surtout hydratez vous !

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C’est tout pour moi, je vous dis à très vite pour du nouveau contenu ! D’ici là, faites attention à vous, et aux gens qui vous entourent.

Discover something brand new

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Cet après midi, alors que je devrais être en train de m’activer à boucler mon dossier destiné au tribunal, j’ai décidé que plutôt que de tout faire dans l’urgence, je m’en occuperais dans la soirée et irais le déposer demain, et en cette fin d’après-midi, j’écris un article à la place. Mais ceci n’est pas en lien avec le sujet du jour. C’est juste ma volonté de préciser que mon sens des priorités est particulier.

Je voulais donc revenir sur une vidéo qui as beaucoup tourné sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, celle d’un certain Max Bird, intitulée « l’homosexualité expliquée scientifiquement ». Alors je vous arrête immédiatement, je me suis refusé à l’idée de regarder ladite vidéo. Et ce pour une raison très très simple que je m’en vais vous expliquer en quelques lignes.

Parce que c’est non seulement un concept absurde, mais c’est aussi un peu dangereux.
Voilà, c’est tout pour moi, bisou et générique de fin.

___

Bon, d’accord, je m’étale un peu plus finalement.
Mais c’est bien parce que c’est vous et que je vous aime fort.

Alors, allons-y joyeusement. Pourquoi chercher à expliquer scientifiquement l’existence de l’homosexualité, au même titre que la transidentité, c’est complètement con?

Parce que ça revient à dire que l’hétérosexualité est forcément l’orientation sexuelle par défaut, ou que le fait d’être cisgenre c’est être nécessairement plus normal que d’être trans.
Or ce n’est pas une question de normalité, mais bien de majorité, d’un point de vue des chiffres tout du moins.

Si on considère que les personnes trans ne représentent qu’environ 1% de la population, et que donc c’est pas eux les normaux, on revient à dire que c’est le même problème pour les personnes rousses. Oh wait, on leur crache déjà à la gueule en fait.
Je vais changer d’exemple du coup.

Ça reviendrait à dire que la France, ou la Russie, ou les Etats-Unis, ça c’est des vrais pays. Mais que l’Australie c’est juste une minorité visible. Que si on ne choisis pas d’être Australien, on peut expliquer scientifiquement qu’est-ce qui nous pousse à devenir australien. La volonté de mourir plus vite à cause de la faune et la flore? Ou une préférence personnelle pour un accent à couper au couteau?
Je ne sais pas trop, mais on peut vous aider chers Australiens, il existe des groupes de thérapie, promis.

Voilà. C’est vraiment absurde. Et pourtant, c’est la rhétorique qu’on nous balance à la gueule avec ce genre de vidéos. Nous, personnes rassemblées sous l’acronyme LGBT+, ne sommes pas une erreur statistique à analyser. Nous ne sommes pas scientifiquement explicables, ni dissécables à grands coups de théories fumeuses pour justifier de notre existence en tant qu’individus.

Donc s’il vous plait, arrêtons de visibiliser ce genre de médias, que ce soit des vidéos ou des articles pseudo-éclairés, qui ont pour volonté de normaliser une violence scientifique à notre égard. Celle consistant à nous valider, de la même façon que des créatures rares et fascinantes.

Nous sommes peut-être moins nombreux que l’écrasante majorité cis-hétéro, mais nous n’en sommes pas moins une part intégrante de l’univers qui nous entoure.
Je ne suis pas une anomalie statistique.
J’existe. Et je compte bien en profiter.

At least I think I do

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J’ai de la chance, mais tout n’est pas parfait.

Concernant mes problèmes de santé, j’ai été pris en charge suffisamment tôt pour limiter les dégâts. Mais des difficultés subsistent. J’ai perdu une majeure partie de ma capacité d’attention et de mémorisation, ce qui m’empêche de pouvoir lire plus de quelques lignes d’affilée. J’ai bien évidemment quelques astuces, mais rien de miraculeux, et je suis vite contraint de stopper ma lecture d’un sujet trop long. Et ce n’est que le sommet de l’iceberg, mais je ne détaillerais pas aujourd’hui.

Concernant mon identité, j’ai la chance d’avoir une grosse partie de ma famille qui me soutient. Mais la part ne le faisant pas, est pesante, de par sa proximité affective. J’aurais pu me faire jeter dehors, mais j’étais déjà parti. J’aurais pu voir tous les ponts rompus, mais des mains m’ont été tendues.
Je ne suis pas en conflit ouvert avec ma famille non plus, mais je fais des efforts pour l’empêcher.

Je suis loin d’être isolé socialement, mais je demeure malheureux affectivement. Plus les choses avancent dans le bon sens, plus cette absence émotionnelle me pèse. Car plus ma vie s’améliore, moins il y a d’éléments pour m’en distraire.
J’ai conscience que ce n’est qu’une question de temps, mais plus celui ci s’écoule, et plus mon entourage enchaîne les compagnies agréables ou gravent celles ci dans la pierre de l’éternel. Jusqu’à que la mort vous sépare, si ma mémoire est bonne.

Plus ma vie avance, mieux les éléments s’installent. Bons comme mauvais. Je prends conscience de beaucoup de choses, je ne détourne plus les yeux. Mes vieux démons me hantent, et je leur renvoie leurs regards insistants. Un jour peut-être, parviendrais-je à m’en défaire.
Mais sans eux, serais-je aujourd’hui le même individu? Aurais-je rencontré les même personnes, vécu les choses différemment, appris les même leçons? Je l’ignore sincèrement.

Mon but n’était pas aujourd’hui de sombrer dans le mélodrame un peu tire-larmes. Simplement de faire un point, et de constater que si j’ai effectivement de la chance, tout n’est pas nécessairement parfait.

Look what you started

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Le mignon avant la colère.

Il y a de ces tournures de phrases toutes faites qui m’énervent. Y’en a même un paquet. Que ce soit des expressions que je ne saisis pas, du type « une fois n’est pas coutume », ou « je dis ça, je dis rien ». Bah si tu dis rien, tu n’imposes pas ton discours quand même en fait.
Mais aujourd’hui je pense à une tournure en particulier. Celle d’employer le mot « schizophrénique » pour parler d’un élément, d’une personne, d’une idée, d’une situation, subissant ou exprimant une dualité dans son concept.
C’est une formulation que j’ai souvent croisée, que ce soit dans des articles de presse, en ligne comme papier, ou dans la bouche de mes profs pour parler d’un point de grammaire Et ça me fait doucement hurler.

Un extrait du Nouvel Obs à propos du récent scandale autour de l’autre sac à merde.

Ça me fait grincer des dents parce que c’est un abus de langage, et une subtile stigmatisation supplémentaire qui n’est vraiment pas nécessaire. Celui d’associer forcément la schizophrénie au trouble de la personnalité, ou en termes plus simples : que cette pathologie se traduirait forcément par une personnalité multiple, un dédoublement de caractère etc.
Le simple fait de l’écrire en toutes lettres me donne envie de foutre mes mains au feu.

Petit rappel des bases : la schizophrénie est une affection psychologique, qui PEUT se traduire par un trouble de la personnalité, mais ce n’est pas une généralité. Le trouble de personnalité peut affecter un individu, indépendamment d’une éventuelle autre affection psychologique. En gros on peut avoir l’un sans l’autre, et vice versa.

Il y a autant de types de schizophrénies qu’il y a de personnes atteintes de cette maladie.
Et même s’il y a plusieurs grandes classifications dans la maladie, des genres de « type » de schizophrénie, il n’y a que très rarement deux patients identiques, même si les deux personnes ont exactement le même traitement, au dosage près, leurs habitudes de vie et leurs attitudes quotidiennes sont souvent clairement distinctes.

Et outre les différents sous-genre de cette affection, il y a aussi une question de degrés, et de gestion personnelle du traitement. J’ai déjà écrit des billets à ce sujet, sur le fait qu’il faut arrêter de basher les personnes sous médicaments. Pour me paraphraser, dans ce genre de circonstances, les médocs ne sont pas une béquille, mais bien une chaise, permettant de s’asseoir et de souffler un peu plutôt que de ramper jusqu’au prochain point de sauvegarde.

J’ai suffisamment vu les dégâts que peuvent résulter d’une prise chaotique des comprimés, et ce n’est pas beau à voir. C’est aussi particulièrement irresponsable.
Cependant je ne blâme pas forcément la personne qui doit avaler les pilules, mais aussi son entourage, soignant, familial, amical, qui ne parvient pas nécessairement à déceler une carence médicamenteuse. Mais bref. Je m’éloigne beaucoup trop facilement. Je disais donc.

Il y a bien évidemment des patterns communs dans cette maladie si particulière, comme celui d’être vachement plus sujet aux addictions (alcool, tabac, drogue et compagnie…), et d’avoir une grosse tendance à la dépression.
Et pour ce qui est du cliché de la violence, des études rapportent que les malades sont plus souvent dangereux pour eux-même (auto-agressivité), que pour les autres (hétéro-agressivité). Il y a bien évidemment des cas de violences envers autrui, et généralement ça fait vite la une des journaux locaux, mais ce n’est clairement pas la majorité statistique. Une personne schizophrène est bien plus disposée à s’auto-mutiler ou tenter de mettre fin à ses jours, plutôt que de se préoccuper de celles des autres.

Ma recommandation est donc de ne pas croire tout ce que vous lisez, même si c’est dans une publication qui semble super sérieuse et tout ça, et je maintiens cet avis me concernant, remettez les choses en doute, je ne détiens pas la vérité absolue.

Mais avant que cet article ne se termine en thèse sur cette maladie ma foi aussi complexe que fascinante, je conclurais rapidement.
La schizophrénie ne devrait pas être, que ce soit dans l’esprit collectif comme dans le langage commun, un synonyme de dualité. Mettez y tous les adjectifs que vous voulez, concernant l’irrationalité, le paradoxe, l’illogique totale, peu importe. Mais pas une équivalence à une idée double quelconque. Ah et foutez la paix aux bipolaires aussi.

C’est tout pour moi aujourd’hui, le bisou.