Don’t give up

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Depuis peu, mon cispassing s’est suffisamment amélioré pour que je passe physiquement pour qui je suis dans le dedans. Je pense que la voix joue pas mal sur le sujet, mais je ne me pose pas trop la question.

De ce fait, quand je vais dans mon bar de prédilection, je suis souvent amené à discuter avec des gens que je ne connais pas, et surtout qui ne me connaissaient pas il y a encore quelques mois/années. Et les gens ne se posent pas un instant la question de savoir si je suis cisgenre ou non. Et, ça fait un bien fou en fait. Je ne suis pas juste réduit à mon identité, je ne suis pas juste « le trans de service » à qui on va pouvoir poser toutes les questions qui brûlent nos lèvres.

C’est reposant, cette invisibilité. Faire partie de la masse grouillante au lieu d’être un freak show ambulant, est d’un confort absolu. Pas besoin de se justifier pendant un quart d’heure sur le fait que oui, je suis effectivement qui je « prétends » être. Et personne pour m’engueuler parce que je suis mauvaise ambiance sous prétexte que j’en ai marre de répondre aux questions, toujours les même généralement, et fréquemment hyper intrusives.

Du coup, pour l’occasion, j’ai invitée plusieurs ami.e.s à répondre à quelques questions, que j’ai préparées à l’avance. Parce qu’elles et ils vivent la situation, plus ou moins similaire, depuis plus longtemps que moi.

C’est donc avec cette introduction de 20 kilomètres que je vous propose pour les prochaines semaines à venir, à raison d’une sortie par semaine, entre les autres billets s’il y en a, une série d’articles sur la vision personnelle du cispassing et de ses conséquences dans l’espace public. Le tout raconté par des personnes concernées, à divers degrés du spectre du genre.
Les questions seront quasiment toujours les même, à quelques mots près, mais la palette d’individus permettra de varier et d’offrir des horizons de réponses différentes, pour plus de richesse dans les opinions, afin de ne pas avoir, comme chaque fois, juste MON avis sur le sujet.

PS: A la base je voulais sortir tout ça en novembre, et appeler ça le NO-SHAME November, mais faute de motivation et dû à plusieurs contretemps, la série atterrit à l’arrache à cheval sur janvier et fevrier. Cette série d’articles devait également être publiée sur un autre site que le mien, mais l’opportunité s’est complexifiée suite à divers soucis en interne. Donc faute de meilleurs auspices, j’espère ne pas perdre mon lectorat habituel, et je publie ça à la maison.

Rendez vous donc mercredi pour le premier épisode des Chroniques Queer !

[Episode 1 : Camille
Episode 2 : James
Episode 3 : Heloïse
Episode 4 : Sacha
Episode 5 : Charlie
Episode 6 : Alix
Episode 7 : Grand Final]

 

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