I’m free from the worries that I left behind

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J’annonce la couleur.

Bon. Ça fait quelques jours que ça me démange furieusement. Il faut que j’écrive un article à propos de Pokemon Go. Je n’ai certes pas la portée d’un site comme RondPoint89 ou 15minutes, mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas d’avis sur la question.
Avant toute chose je pose ici un content warning: Je suis un joueur. Et je suis très en colère.

J’ai lu des choses affreuses, des clichés éculés écrit mille fois à propos de n’importe quel jeu vidéo, des gens même issus de mes contacts qui gueulent gratuitement sur un phénomène qu’ils ne comprennent pas, allant jusqu’à la violence verbale et les menaces.
Excusez du peu, mais quand je lis qu’on veut jeter mon téléphone dans la Garonne sous prétexte que je capture des bestioles qui n’existent pas, ça me fout un peu la trouille.

L’argument principal que j’ai pu lire jusqu’à le vomir, un peu partout sur les articles anti-PoGo, c’est que le jeu nous zombifie, et nous rend dangereux lors de nos déplacements dans l’espace urbain.
Je répondrais d’emblée que ce n’est pas le jeu qui rend dangereux, c’est une minorité de joueurs, qui sont un peu cons et manquent de savoir vivre, ça je ne vous l’enlève pas. Quand je joue, mon téléphone est dans ma main, et mes yeux sont dirigés vers là où je marche. L’avantage c’est que lors de l’apparition d’un pokémon, le téléphone vibre. Je prends donc 3 secondes pour me décaler et ne pas gêner le passage. Le problème ne vient pas donc du jeu, mais de quelques individus, nuance.

Ah, et si par zombification vous parlez du fait qu’on ait les yeux rivés sur nos écrans, je ne trouve pas que cela change grandement vis à vis du reste du temps. Prenez un peu les transports en commun, combien de gens, tous âges confondus, sont collés à leur écran? Un bon gros 70% des passagers. Seulement, avant que le jeu ne sorte, personne ne savait vraiment ce que tous ces gens foutaient sur leurs téléphones. Peut-être qu’ils lisaient, peut-être qu’ils discutaient avec leurs proches, peut-être qu’ils jouaient à Candy Crash, peut-être qu’ils planifiaient leurs liste de courses. Personne ne le sait. Mais à présent? Oula, sûrement en train de s’imaginer être le meilleur dresseur? Tuons les par le feu, ces sales asociaux…

Mais bazar, moi tout ça m’énerve beaucoup, donc je vais vous exposer calmement en quoi le jeu est positif.

Il faut savoir qu’à l’origine, je suis quelqu’un d’excessivement casanier, je sors très peu de chez moi, pour certaines raisons bien précises. Je ne supporte pas le bruit ambiant, je n’aime pas voir des gens, j’ai du mal à me refréner de me jeter sous un bus, bref, l’horreur. Donc rester chez moi est bien plus qu’un confort.
Mais depuis que Pokemon Go est sorti, officieusement puis officiellement depuis peu, je sort au moins tous les deux jours. Et pas juste pour aller au bout de la rue chercher mes clopes ou racheter du café. Non. Je déambule des heures durant, à la recherche d’une créature qui, certes n’existe que dans mon téléphone, mais dont la joie procurée par sa capture est elle, bien réelle.
J’ai donc installé un podomètre sur mon téléphone, pour mesurer à quel point je me remuais. Et depuis la sortie de PoGo, je fais en moyenne 5 kilomètres par jour, ceux où je pars chasser Pikachu et ses copains.
Je vais dehors, je parle à des gens que je ne connais pas, et même parfois, je fais quelques kilomètres en leur compagnie à discuter du jeu et à chasser les pokemons en même temps.
En bref, je fais du bien à mon corps, à et mon humeur. Je combats mon anxiété sociale sans avoir l’impression de vraiment faire d’efforts. Parce qu’avec les autres joueurs, nous avons un point central de discussion, une passion commune pour un univers, bref, de quoi animer nos discussions sans être incroyablement awkward de mon côté, ou tout du moins, pas plus qu’eux.
Et ça fait un bien fou.

Donc je ne comprends vraiment pas cette haine gratuite du jeu, cette volonté de nous faire passer pour des gros abrutis sans cervelle, poussés aveuglément vers une réalité toujours plus virtuelle.

Et quand bien même il y a eu des articles à scandale du type « un joueur a trouvé un cadavre dans un parc ». Si ça avait été un classique joggeur, personne n’en aurait fait tout un foin. Mais bref.

Pour finir, et je conclurais là dessus, rager sur un truc qui ne vous effleure qu’à peine, ne vous rends pas plus matures et intelligents que le reste de la masse, bien au contraire.

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Une réflexion sur “I’m free from the worries that I left behind

  1. Anesha

    Ils sont juste conscients de pas être le meilleur de tous les dresseur: C’est donc de la jalousie! Sans rire je pense qu’il y a vraiment une part de jalousie, celle de ne pas être capable de renouer avec sa part d’enfant pour aller jouer avec son imaginaire… Ces gens me font de la peine…. Ça doit être triste à mourir de ne plus savoir s’amuser en jouant…

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