J’ai craché dans mon yop

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Aujourd’hui 14 février, aujourd’hui jour maudit pour tous mes compatriotes célibataires.

Dernièrement, les gens ont su me faire comprendre qu’en vrai, je n’étais pas juste une âme en peine, que y’a en fait beaucoup de gens qui m’aiment et me soutiennent. Mais aujourd’hui, aujourd’hui c’est foutu. Parce qu’aujourd’hui tout me rappelle à ma condition d’être errant sur le bord de la route, tandis que je regarde tous mes copains dans leurs bagnoles à deux places (ou plus suivant le cas, j’suis pas sectaire).

Je sais que le but dans la vie c’est pas juste être en couple, et qu’être avec quelqu’un juste pour le principe, ça craint aussi. Mais je sais aussi que de marcher seul c’est pas rigolo. Et je m’y connais en solitude. Pour exemple, quand j’étais ado, la grande mode c’était que tes ami.e.s t’écrivent des mots sur ton sac. Moi j’en avais tellement pas que j’écrivais moi-même des trucs dessus. Oui je sais, c’est particulièrement pathétique. Mais je m’éloigne de mon sujet du jour.

C’est pas tant de fanfrelucher qui me manque, sans ça j’irais « pécho » dans des lieux sordides en fin de soirée, et ça irait très bien.
Mais non. Je suis une créature sensible moi. C’est la tendresse qui me manque. Faire des bisous, des embrassades, des câlins, dormir enlacé etc.
Tout ce qui m’est interdit par la force des choses, par l’absence de l’autre, ce potentiel être aimé.

Mais comme on me l’a si justement souligné, cette année, ma première priorité, c’est ma quête pour faire valoir mon identité. Je suis davantage en recherche de moi-même que d’une chère et tendre.

Mais en fait je vais arrêter là cet article un brin larmoyant-sortez-les-violons, parce que j’ai autre chose à faire de ma journée. Ou pas parce que c’est dimanche et que le dimanche on s’emmerde.
J’vous souhaite néanmoins une bonne Saint Lamantin, bande de crevards.

En vrai mon lapin n'aime que ses croquettes...

En vrai mon lapin n’aime que ses croquettes…

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And with each step

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Ce matin, je suis en colère. Je suis sur les nerfs parce qu’à l’accusation d’un mauvais comportement, on m’a encore une fois brandi l’excuse du « tu peux pas comprendre, j’ai un passé difficile ». Non. Juste, non.

Tout d’abord parce que personne n’a le monopole du « passé difficile ». Il nous est tous arrivés plus ou moins des bricoles au cours de notre vie, et il y a fort à parier que nous allons encore en vivre plein.

On a tous des traumatismes divers et variés. Enfance difficile, parent alcoolique, viol, maladie, passage a tabac et autres joyeusetés du quotidien. La différence entre les individus c’est leur façon de gérer la chose sur la durée. Si certains s’en sortent admirablement bien compte tenu des circonstances, d’autres vont mettre d’avantage de temps à se relever, et les derniers eux, ne vont jamais ne serait-ce qu’essayer de s’en sortir et s’en servir pour justifier leurs comportements par la suite.

C’est contre la troisième catégorie que je suis en rogne. Parce qu’à un moment donné, balancer toujours la même carte de la souffrance sur la table, ça marche pas éternellement.
« Mais j’ai mal ». Oui, bah mets un pansement, serre les dents, et essaie d’avancer, ça commence à faire quelques années.

/!\ Attention, ne déformez pas mes propos une demie seconde hein, je ne dis absolument pas que l’on n’a pas le droit de souffrir, d’avoir du mal à s’en sortir, ou qu’il est malvenu de prendre le temps de cicatriser dans le calme.
Non, bien au contraire. Je reproche le fait de ne pas passer par ces étapes justement, et de twister le truc de façon tellement tordue que ça devient le premier argument en cas d’accusation.

Un passif douloureux n’est jamais une excuse pour abuser et emmerder les autres. Ce n’est pas un bouclier derrière lequel se planquer des accusations d’actes indésirables.

Faut arrêter cinq minutes de se faire plaindre si c’est pour justifier tous ses comportements de connard avec son passé traumatique.

On a TOUS des antécédents. Alors à un moment donné on arrête de se trouver des excuses et on cherche à s’améliorer.
On a tous mangé dans la gueule à un moment précis, et on est pas tous des bâtards en puissance. C’est donc bien qu’il y a un problème quelque part. Alors remettons nous tous en question, et avançons dans le calme et l’humilité.

And they call me under

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Il était mon ami, il était mon frère.
Il était mon barman, il était mon père.

Il parlait à l’oreille des PC, il servait des godets. Un homme de talent, un confident.
Je vous prie de me pardonner ces rimes un peu faciles mais aujourd’hui, j’ai le cœur bousillé. Un ami à moi est parti, comme ça, sans prévenir. Et on lui en voudrait tellement s’il n’était pas aussi attachant. Apprécié, et pourtant si facile d’accès. Il laisse un grand vide derrière lui, irremplaçable, d’une gentillesse incommensurable.
A t’engueuler en fin de soirée parce que tu sais pas boire, mais à t’aider à te relever, parce que quand même, c’est lui qui est derrière le comptoir. A se foutre de ta gueule parce que tu commandes une pinte de sirop, mais te la servir malgré tout, car il nous aimait tous beaucoup trop.

Je ne trouve aujourd’hui que peu les mots. Et je ne cherche pas à piétiner ceux de sa famille, la vraie, celle qu’il avait choisi. Mais je tenais néanmoins à lui rendre un dernier hommage, même inutile, même maladroit.

Je sais qu’il m’aurait tapé sur la main en me disant que j’en fais encore des caisses, mais je sais qu’au fond, il etait fier de moi, de nous, et de tous ceux que nous sommes devenus. Un peu grâce à lui, un peu grâce au hasard de la vie.

Merci d’avoir fait partie de ma vie toutes ces années, et même si mes larmes semblent intarissables, tu es parti fidèle à toi même, en quelque sorte.