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Je souhaitais revenir sur un truc que j’entends souvent. J’ai déjà probablement fait quelques articles sur la question, mais je souhaitais le réaborder.
Je voulais aujourd’hui vous parler de combien les médicaments régissaient ma vie, mais dans un sens positif, en fait.

Je ne compte plus le nombre de fois où, apprenant ma pathologie, les gens (que ce soit des amis ou des médecins) me répondent « ah tiens? Ça ne se voit absolument pas! Jamais je n’aurais deviné! ». Et ça me gave un peu à force en fait. Parce que bon, dans la vraie vie véritable, si on m’enlève mes médocs, en l’espace de 10 jours j’étripe les passants. Ou je fais une dépression, c’est presque pareil.

Même si ça m’emmerde de l’admettre, je sais que je ne mesure qu’à peine de ô combien je dépends de mon traitement, et d’à quel point il chapeaute ma vie. Je m’en rends compte assez rarement, sauf quand je vais au CMP voir ma psy. Et là, ça me percute. Toutes ces personnes bousillées par la vie et la maladie. Souvent beaucoup plus âgées que moi, elles n’ont pas eu la chance d’être diagnostiquées suffisamment tôt pour limiter les dégâts. Ou alors elles ne prennent pas bien leurs médicaments. Pas suffisamment, pas assez régulièrement, de façon inadaptée.
Parce que mine de rien, bien prendre son traitement nécessite une organisation folle. J’ai tout essayé, les post-it, les réveils, les piluliers… Rien ne fonctionnait jusqu’à ce que je tombe sur cette application dont j’ai déjà parlé précédemment (cherchez MediSafe). Mais avant ça, c’était une catastrophe, je prenais mes comprimés une fois tous les deux jours grand max, et je sentais bien que je galérais dans ma vie de tous les jours.

Certes il y a une part de volonté, de courage, d’envie de survivre, mais ça ne représente qu’une petite moitié du processus qui permet d’avancer jour après jour.
Comme on m’a dit récemment, le traitement médicamenteux n’est pas une béquille, mais bien une chaise. Et sans cette foutue chaise, on se ramasse la gueule et on avance non pas en boitant, mais bien en rampant.

Restez prudents, prenez vos médicaments.