Only got one life to live

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Bonjour à tous, aujourd’hui, je vais raconter ma vie, mais comme ça faisait longtemps que je ne l’avais pas réellement fait, j’espère que vous saurez me pardonner…

En effet, j’ai fini par m’occuper d’une partie de ma santé que je négligeais, à savoir mon sommeil. Tous ceux chez qui j’ai dormi s’accorderont à vous dire que je ronfle, et fort en plus. J’ai donc fini par prendre rendez-vous chez un docteur du sommeil, après des années à savoir que je dormais super mal. Entre les insomnies, l’hypersomnie et les divers troubles autour du dodo, autant vous dire que y’avait matière.

Il s’avère, après avoir fait une nuit test câblée à un appareil qui enregistrait tous mes faits et gestes, que je fais effectivement de l’apnée du sommeil, et pas qu’un peu.
Une personne classique fait entre 0 et 5 phases d’apnées par heure. C’est considéré comme « sévère » au delà de 30. Je suis à 76 sur le côté et 134 sur le dos. Donc on a pas affaire à du petit joueur ici.
Le diagnostic est sans appel: il faut m’appareiller pour les nuits à venir, pour une durée indéterminée (comprendre: longtemps).

La machine en elle-même, et j’ai eu droit au tout dernier modèle sorti, se compose d’un premier bloc, le filtreur d’air ambiant, qui est propulsé dans un second bloc, l’humidificateur, qui lui, comme son nom l’indique, humidifie l’air, pour un meilleur confort. Le tout est relié par un câble jusqu’à un masque très laid qui peut être au choix pour le pif, la bouche, ou les deux. J’ai un modèle nez, avec lequel j’ai fait un selfie ridicule que vous verrez plus bas.

L’appareil ne fait au final pas tant de bruit que ça, en comparaison avec d’autres modèles qui font un boucan d’enfer. Le truc c’est de ne pas se caler sur la machine, parce que la machine se cale sur notre respiration, du coup on finit par ne plus respirer du tout. C’est un coup à prendre au début, et on finit éventuellement par s’habituer au léger ronronnement du bazar.

Le souci c’est que les premiers temps ça demande de faire revenir le technicien tous les 4 matins parce que les réglages sont à revoir.

Fort heureusement, après moult recalibrations (Garrus style wesh), quelques ajouts façon pimp mon sommeil, j’ai fini par faire quelques nuits complètes avec l’appareil.
J’ai donc au final, accès à 3 réglages différents, à savoir:

  • Le niveau d’humidité de l’air soufflé
  • La température dudit air soufflé, grâce à un tuyau chauffant, pour éviter le désagréable effet « nez froid »
  • Un retardateur variant de 5 à 45 min

Et c’est réellement ce dernier réglage qui as tout débloqué. En effet, je mets un certain temps à m’endormir, pouvant aller au delà d’une heure, et la machine monte en pression toute seule par crans. Le retardateur a donc un effet de bloqueur de cette montée en puissance du souffle, me laissant ainsi tout loisir de m’endormir avant que la machine ne se mette à cracher avec plus d’intensité.

Le seul souci qui demeure vient de moi: j’ai souvent tendance à me réveiller au milieu de la nuit et à éteindre la machine et retirer le masque… pour mieux me rendormir comme un caca juste après. Mais dans l’ensemble je dors désormais mieux, toujours aussi longtemps, mais je suis bien moins la fatigue incarnée durant la journée, et ça, c’est plutôt cool.

Pour finir, comme je suis censé l’emporter en voyage avec moi, c’est livré avec sa petite sacoche toute mignonne qui fait un peu penser à une sacoche d’ordinateur, mais en moins gros.
D’ailleurs info pratique pour ceux qui prennent l’avion, l’entreprise qui s’occupe de m’envoyer des techniciens, délivre aussi des documents officiels puisque la machine ne doit pas voyager en soute, mais en cabine. Et donc on a droit à un papier pour obtenir le droit d’avoir DEUX bagages à main en cabine. Une astuce sympa pour planquer des petits gâteaux supplémentaires dans la sacoche. Mais bref.

J’ai écrit cet article principalement parce que quand le diagnostic m’est tombé dessus, j’étais un peu en panique et j’ai lu très peu de témoignages positifs sur le sujet. Du coup, comme j’me suis potentiellement sauvé la vie en allant voir un médecin, je vous encourage à faire de même si vous avez le moindre doute.

Merci la médecine moderne!

L'appareil, sur ma table de chevet on ne peut mieux rangée.

L’appareil, sur ma table de chevet on ne peut mieux rangée.

I'm sexy and I know it.

I’m sexy and I know it.

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I’ll never soften my grip

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Aujourd’hui, un article assez court mais festif, parce qu’on célèbre la journée internationale des LAPINS!
Je rappelle d’ailleurs, pour démarrer cet article par un science fact pour briller en soirée, que les lapins ne sont pas des rongeurs, mais des lagomorphes. Même s’ils se comportent comme des rongeurs, ce n’en sont pas, et ce dû à plusieurs points de biologie que je ne détaillerais pas parce que l’internet fait ça mieux que moi.

Ensuite je voulais en profiter pour revenir sur quelque chose qui me tient beaucoup à cœur et qui me fait rager très fréquemment.
Chaque fois, CHAQUE FOIS que je parle du fait que j’ai un lapin, j’ai droit à une « blague » très loin d’être drôle et usée jusqu’à l’os à propos du civet ou de la moutarde. Ça suffit les gens, sérieusement. Le prochain qui m’en fait une variante au choix je le cogne ou je le dégage de ma liste de contacts. Et je ne plaisante pas.

Ça vous ferait marrer vous, quand vous montrez des photos de vos chiens/chats/whatever, qu’on vous parle nems ou rillettes? Non. Pas que je sache. Aussi « élaborée » que soit la blague, à l’entendre trois fois par semaine vous aurez rapidement envie de tacler à coup de tabouret.
Mais putain ayez donc un peu de respect, pour moi comme pour vous-même, arrêtez les blagues sur le civet.

Pour conclure sur une note moins angsty, une petite sélection personnelle de boules d’amour trouvée sur les internets.
Verkho et moi on vous fait une pattoune, et vous souhaitons à tous une bonne journée mondiale des lapins.

 

 

Tell me if it’s wrong

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Aujourd’hui, c’est Patacrêpe qui m’inspire cet article. Elle a en effet retweeté une série de quelques phrases qui m’ont fait pas mal réfléchir, sur la place de la maladie dans le quotidien, et le fait que l’on s’en plaigne ou non.

On a cette fâcheuse tendance à s’habituer à la douleur d’autrui, au point de l’effacer mentalement. Au point qu’on en vient souvent à porter aux nues ceux qui ne s’en plaignent jamais et qui mangent la vie à pleine bouche.
La personne à l’origine de ces tweets soulignait une première question intéressante, de savoir si on est h24 avec ces personnes pour voir et constater quand elles craquent? Je rajouterais aussi que, faudrait-il alors douter de la légitimité de la maladie des personnes qui se plaignent constamment? La réponse étant bien évidemment que non, mais je m’en vais extrapoler.

  • D’un côté, on a la personne Z, pleine de vie au premier abord, souriante qu’importe la météo, avec toujours des blagues sous le coude, et prête à faire la fête en toutes circonstances. Mais quand elle rentre chez elle, Z craque et s’effondre en larmes sur son oreiller, jusqu’à s’endormir d’épuisement quand personne ne regarde.
  • De l’autre côté nous avons W, qui tire la gueule tout le temps et fais bien comprendre qu’il ne va pas bien quoi qu’il arrive. Il pleure rarement, mais est dans un état constant de morosité et de susceptibilité.

Laquelle de ces deux personnes est la plus à plaindre? Attention y’a un piège…
Principalement parce qu’il ne faut pas perdre de vue que porter sa douleur à bout de bras ou l’encaisser et porter un masque nécessite la même quantité de force et de volonté.

Évitons donc d’être dans le jugement et de tirer des conclusions hâtives quant à la bonne santé de nos proches. Ce n’est pas parce qu’ils ont l’air de bien s’en sortir, que c’est forcément le cas. Connaitre leur état émotionnel et/ou physique ne dépend que de votre capacité à leur poser la question. Sans devenir intrusifs, bien évidemment.

Pour revenir sur ce que je disais au début, essayer de profiter de la vie et de vivre « normalement » au maximum n’efface pas la maladie, elle demeure toujours là bien présente, mais il est bien plus facile de mieux la vivre quand on cherche à s’en sortir, que quand on patauge dans ses malheurs indéfiniment.
Attention, je ne dis pas que ce dernier comportement est proscrit, mais simplement qu’à un moment, faut tenter d’avancer; oui, c’est moi qui dis ça, et je le dis sans la moindre note de jugement.

En conclusion, n’enfonçons pas les gens quand ils vont mal, et n’enfonçons pas non plus les gens quand ils vont bien. N’enfonçons jamais les gens, point.

Life Is Strange (Episodes 3 & 4)

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Montage grossier, je sais.

Montage grossier, je sais.

A la fin du mois de Mars de cette année, je vous parlais de l’épisode 2 de Life Is Strange. Et depuis, deux épisodes supplémentaires sont sortis et j’attends le 5e comme le Messie.
Et si j’ai repoussé l’écriture de cette courte chronique sur les épisodes intermédiaires, c’est parce qu’il m’est très délicat de vous en parler sans rien dévoiler. Certains de mes amis m’ont dit en privé que tant pis, si on lisait des articles à propos de ces épisodes là, c’est qu’on s’attendait à être un peu spoilés. Sauf que je ne suis pas de cet avis, et que par conséquent, la longueur de cet article va s’en ressentir. Parce que non, je ne détaillerais rien du scénario, je ne ferais que donner un simple avis sur ces deux épisodes, à quelques semaines de la sortie du dernier.

Dans l’épisode 3, on alterne entre les séquences qui font fondre les petits cœurs en mousse, et des passages plus intenses voire même un brin stressants. L’ensemble est assez smooth, sauf dans le dernier quart où on sent bien que nos actions vont avoir des répercussions catastrophiques, et on est encore bien loin de la vérité… Mais dans l’ensemble, on touche au cœur même d’à quel point les pouvoirs de Max peuvent avoir des conséquences, bonnes comme mauvaises.
Ah et vous pensez avoir pris cher en émotions? Attendez donc de plier l’épisode 4.

L’épisode 4 donc, m’a semblé plus long, et beaucoup plus chargé. Si j’ai eu pour habitude de torcher les épisodes en une fois, celui là m’a demandé de faire une pause de quelques jours, en plein milieu. Dans cet épisode, on parcours un peu tout le spectre émotionnel, du rire aux larmes, en passant par le choc et la colère, et aussi un peu la frustration pendant une certaine scène d’interrogatoire qu’il m’a fallu recommencer pendant une bonne heure jusqu’à que je trouve la bonne combinaison.
Ce 4e « opus », amène son lot de révélations croustillantes, de passages un peu lourds (tourner en rond dans les dortoirs, youpi!), comme de moments qui vous feront faire une bonne grosse chialade. Y’a aussi quelques phases de puzzles et d’énigmes, mais rien d’insurmontable.

En conclusion: Dans l’ensemble, ces deux épisodes et en particulier le quatrième, sont une grosse claque riche en émotions. J’attendais beaucoup de ce jeu-vidéo, et je suis loin d’être déception. Reste à voir comment ils parviennent, dans le 5e et ultime épisode, à démêler tous ce fatras, un véritable sac de fèves d’intrigues et de mystère, qui me laissera, sans le moindre doute, scotchée à mon siège.

Comme à l’usuelle, quelques screenshots sélectionnés avec soin.

 

Un aperçu de ce qui nous attend.

Un aperçu de ce qui nous attend.

Parce que je ne pouvais louper cette énième référence. I SHIP THAT!

Parce que je ne pouvais louper cette énième référence. I SHIP THAT!

En espérant que vous n'ayez pas peur du noir.

En espérant que vous n’ayez pas peur du noir.

Un spoil de moins, mais la scène est jolie. :)

Un spoil de moins, mais la scène est jolie. :)

Les panoramas sont toujours aussi réussis!

Les panoramas sont toujours aussi réussis!

Quelques énigmes vous attendent.

Quelques énigmes vous attendent.

Un nice guy, histoire de faire du lausle.

Un nice guy, histoire de faire du lausle.

Sans chaos ni sentiment

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Baby Kao aimait déjà les lapins!

Baby Kao aimait déjà les lapins!

A bien y réfléchir, je ne parle quasiment jamais de mes parents ici. Aujourd’hui, je compte bien réparer ça. Parce que malgré que j’ai eu longtemps des choses à leur reprocher, ça reste mes parents, et leur pardon s’offre à tout le monde.
A l’origine de cet article, c’est un appel de ma maman qui motive ces lignes. Parce qu’à l’issue de notre conversation, j’ai réalisé qu’elle avait très souvent soutenu mes choix de vie, quels qu’ils soient.

Certes mon enfance a été très particulière, à cause du style de vie de ma mère notamment; concernant mon père j’ai au final assez peu de souvenirs de son impact durant cette période.
Mais je sais que j’ai de la reconnaissance à leur égard en ce qui concerne mon éducation. On m’a inculqué des principes, des valeurs, parfois jugées « vieux-jeu », mais qui moi me tiennent à coeur. La pudeur, la loyauté, le respect, une certaine forme de droiture d’esprit, ce genre de choses, que j’ai conservé avec moi et que j’essaie au maximum d’appliquer à chaque journée de ma vie.

Alors oui, je sais que j’ai eu très longtemps la sensation d’avoir eu mon enfance gâchée par l’implication de ma maman chez les témoins de Jéhovah, mais j’en ai désormais fait mon deuil. J’ai pris du recul sur certaines choses, et je m’aperçois que si effectivement beaucoup de choses auraient pu se passer autrement, beaucoup d’incidents de parcours se seraient quand même déroulés de la même façon. A la rigueur, j’estime que certains d’entre eux m’ont forgé tel que je suis aujourd’hui.

Je sais aussi que, j’ai une chance inouïe quand je pense à leur réaction quand j’ai annoncé à mes parents que je préférais les filles. Ma mère m’a pris dans ses bras et as calmé mes pleurs, tandis que mon père n’a pas réagi négativement, ça lui importait peu, il s’en doutait déjà et cela ne me changeait en rien.

Alors même s’il y a eu quelques périodes où c’était pas vraiment ça, que leur rapport à ma pathologie a mis très longtemps à s’aplanir, et que j’aurais souhaité plus de soutien lors de mes hospitalisations; je sais malgré tout qu’ils ont dû encaisser le tout et apprendre à vivre avec le fait que, peut-être, ils y étaient pour quelque chose. Même si ce n’est à priori pas le cas, que si le degré d’hérédité dans ces maladies là existe, il reste infime. Je ne m’en souviens malheureusement pas, mais je sais combien mon papa a dû batailler avec le premier hôpital pour m’en sortir, et je conçois qu’il n’ait pas voulu admettre que le fait que j’y retourne de mon plein gré était une bonne chose pour moi. Cela l’a heurté, et je ne lui en veux pas de ne pas avoir voulu s’en mêler, pour la simple peur de mal faire.

Du reste, pour revenir à la conversation téléphonique que j’ai eu avant hier, ma maman m’a à nouveau fait part de son soutien quelles que soient les circonstances. Et pour cela, je la remercie publiquement, une fois encore. Parce que, malgré les épreuves passées, présentes et futures, elle demeure présente, et je reste son enfant quoi qu’il arrive.

I do care

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A l’origine j’allais partir dans une longue tirade sur le fessebique, mais je me suis souvenue que j’avais un blog prévu à cet effet.
Ceci est un article en deux temps, le premier plein de niais, et le second un peu plus teinté d’amertume mais avec des bonnes nouvelles pour les cibles du niais. Vous allez comprendre très vite rassurez vous.

Tout d’abord, je tiens à remercier toutes les personnes qui me soutiennent au quotidien, depuis longtemps comme depuis peu. Que ce soit émotionnellement, physiquement ou même financièrement, vos petites notes de positivité pavent ma route jour après jour.
Je sais que je pourrais en citer quelques uns plein, mais ça en rendrait plein d’autres jaloux si jamais j’ai le malheur de les oublier.
Cependant, et parce que je ne les ai que pas ou peu cités ici, deux noms me viennent immédiatement à l’esprit. Celui de Leo, et celui de Poutchy. Pour des raisons différentes, mais pour un résultat indissociable.
Mon pouchi, parce que même si des fois j’abuse un peu à te faire m’emmener à droite à gauche, je sais qu’au fond, tu ne m’en voudras pas trop. Et aussi parce que ta compagnie quasi quotidienne est un support non négligeable pour mon moral.
Et Leo, mon bro d’amour, parce que tu sais toujours toucher juste, et parce que tu as dès le debut su me montrer qu’il existait d’autres alternatives, plus respirables, et plus agréables. Et que mon état mental te doit beaucoup.
Donc much gratitude à vous deux. Et passons à l’étape deux.

Mais outre les gens que j’aime et qui me le rendent tout autant, je sais qu’il en subsiste qui me crachent à la gueule quand j’ai le regard ailleurs. Et ce que j’ai à vous dire tiens en quelques phrases. Certes j’ai galéré pendant de longues années, certes je ne réussis pas tout ce que j’entreprends, et que j’ai écumé pas mal de déceptions comme d’échecs au fil du temps.
Malgré cela, j’ai su tirer leçon de la plupart de ces erreurs, et rien n’a été accompli sans y apprendre quelque chose au passage. Et je vois qu’aujourd’hui, j’ai quand même quelques succès à mon actif.
C’est pas loin de 8 ans après l’arrêt de mes études, j’ai tenté de passer mon Bac, et sachez que je l’ai quand même obtenu du premier coup. Et aujourd’hui, la bonne lancée continue, je touche du bois.
J’ai passé un entretien cet après-midi, et j’ai obtenu une place dans l’entreprise. Je sais que beaucoup diront que la sélection n’est pas si complexe, que ce n’est qu’à peine moins d’un mi temps, et qu’il faut encore que je fasse mes preuves. Mais en attendant, je l’ai eu. Et ça, personne ne peut le contester.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaites à toutes et tous, une excellente fin de semaine.