Top (presque) 50: « Lezmovies »

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Merci Paint pour ce montage dégueulasse.

Merci Paint pour ce montage dégueulasse.

Bonjour à tous. Un article long en perspective, enfin surtout pour moi côté coulisses. Mais il y a quelques jours de cela, je suis tombée sur un top « the 100 best lesbian movies of all time ». L’article se targuait donc de nous présenter 100 bons films sur le thème fille/fille. Déjà n’allez pas me faire croire qu’il en existe 100 de biens, et à y regarder de plus près, leur top a été fait (selon moi) par quelqu’un qui avait mauvais goût. Pour ma part j’ai leché mon bras, ça avait une saveur de tabac froid, mais j’estime avoir quand même plus de goût que la personne qui as écrit ce torchon. Oui. Cette blague est aussi nulle que perturbante, bref, passons.

J'donne de ma personne tavu.

J’donne de ma personne tavu.

Commençons donc par nous débarrasser de quelques titres. Le top comptait un certain nombre de films dont je ne prendrais pas la peine de résumer, puisqu’ils sont déjà présents dans La Selec’, et surtout parce qu’ils sont, à mon sens, pas indispensables à votre bibliothèque mentale personnelle.

La liste est pas trop longue, je vais donc l’établir ci-dessous.

◄ The truth about Jane
Un avis mitigé sur celui là, mais au final on ne le garde pas.

◄ La vie d’Adèle
Vous savez déjà ce que j’en pense, ne me relancez pas sur ce film.

◄ High Art
Chiant à mourir.

◄ Mulholland Drive
Je ne l’ai qu’à peine compris.

◄ Naissance des Pieuvres
Non. Chut. Arrêtez. Il est mauvais.

◄ If these walls could talk
Je n’en garde pas une impression impérissable sincèrement. Il n’est pas nul, juste… plat.

◄ My summer of love
Celui là aussi il est nul. Et pourtant bien placé dans le top d’origine. Malgré Emily Blunt, c’est non.

◄ Circumstance
Ah mais ça suffit. Non seulement c’est mal foutu mais en plus la fin est très confuse.

◄ Saving Face
Bon celui là n’est pas foncièrement naze, au contraire, mais je n’ai pas eu l’occasion d’apprendre le chinois plus que ça.

◄ Four-Faced Liar
Je n’ai même pas réussi à tenir jusqu’à la fin du film. C’est dire.

◄ Better than chocolate
J’ai toujours eu du mal avec le frontal nudity, ce film n’échappe pas à la règle.

◄ All Over Me
Parce que je ne m’en souviens pas assez, et que je n’avais pas la foi de le retrouver pour le revoir.

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Les films qui ne sont pas dans le top sont nombreux, pour deux raisons. Soit je n’ai pas eu le temps ou l’occasion de les voir. Soit ils sont sortis ces trois dernières années et du coup je n’en ai pas forcément entendu parler jusqu’à ma lecture de l’article dont je parle au début de ce top. En vrac on trouve dans ma liste de « pas vu mais pourtant connu » (enfin je crois):

▼ The incredibly true adventure of two girls in love
▼ Heavenly creatures
▼ The kids are all right
▼ Les filles du botaniste
▼ Itty bitty titty committee
▼ Gia
▼ Go fish
▼ The night watch (bien qu’il s’agisse d’une autre adaptation d’un Sarah Waters)
▼ Aimee & Jaguar
▼ Rent (et pourtant j’adore les films chantants)
▼ Spider Lilies

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On passe donc au top en lui même. Qui est pour le coup un top 22. On se refait pas, j’ai merdé dans mes calculs… Mais avant toute chose, sachez que je n’ai que peu ou pas du tout pris la peine de faire un résumé du film. Notamment parce que je ne suis pas Wikiciné ou Allopédia.

■ 22. The Secret Diaries of Miss Anne Lister
Celui là pareil, je ne l’ai vu qu’une fois et il ne m’a pas imprimé plus que ça. Mais bon. Mon souvenir ne sonne pas négatif, donc à voir si vous avez du temps à tuer et que vous aimez bien les costumes victoriens.

■ 21. Affinity
On a donc deux Sarah Waters d’affilée dans ce top. Celui là m’avait plu, mais dès les premieres minutes on sent que ça ne va pas bien se dérouler et qu’on va semer nos émotions en route. Et puis il fallait bien des noms pour la fin de la liste hein.

■ 20. Nina’s Heavenly Delights
Une intrigue de filles qui s’aiment pendant un concours de bouffe indienne. Moi j’achète.

■ 19. It’s In the Water
Je me rappelle avoir beaucoup ri en regardant celui là, le grain du film fait plus vieux qu’il ne l’est vraiment, l’histoire est teintée d’humour, et ça se laisse regarder sans trop se poser de questions.

■ 18. Fucking Amal / Åmål
J’suis fâchée avec les accents de toute façon. Un film mignon avec un soupçon de drame, mais clairement pas celui qui aura le plus retenu mon attention.

■ 17. The Hours
Un casting de renom (Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep…) et une intrigue autour de Virginia Woolf et de son roman Ms Dalloway sur trois époques différentes. La musique est chouette aussi.

■ 16. Tipping the Velvet
Vous allez me dire que je vous saoule avec Sarah Waters, mais moi j’y peux rien si elle écrit essentiellement des romans avec des héroïnes gay dedans. Donc celui là, pour l’avoir lu et vu, sachez que le bouquin est bien meilleur, bien que pas conseillé aux gens impressionnables à la lecture de scènes de fesses.

■ 15. The Runaways
Plus proche du biopic que du réel lezmovie, le film nous conte les tribulations des débuts de Joan Jett dans le monde impitoyable de la musique. Et même que y’a Kristen Stewart toute pipou dedans et qu’elle joue BIEN, bazar. Arrêtez de lui cracher dessus, moi je l’aime.

■ 14. Chloé
Avec Julianne Moore et Amanda Seyfried. Une histoire de manipulation et de tromperie pleine de twists. C’est pas réellement un lezmovie, mais les bisexuelles ça compte aussi. Moi j’ai beaucoup aimé.

■ 13. Gray Matters
Heather Graham se rend compte qu’elle en pince grave pour la future femme de son frère avec qui elle a une relation fusionnelle. C’est très drôle même si c’est parfois un peu le bordel.

■ 12. Girltrash: All Night Long
Le film tiré d’une webserie abandonnée avec tous un tas de caméos et de guest. Du fanservice en veux tu? En voila! Avec notamment les deux nanas de la série South of Nowhere. Y’a aussi deux actrices qui ont passé quelques saisons dans the L Word. Même que dans la webserie y’a une brève apparition de Amber Benson (Tara, dans Buffy contre les Vampires) mais elle n’est malheureusement pas au générique du film. C’est fort dommage.

■ 11. Monster
Avec Charlize Theron et Christina Ricci (!!). Un film aussi émotionnant que difficile. Tiré d’une histoire vraie, en gros ça narre la descente vers l’enfer d’un duo de deux femmes, où chacune fait des choses un peu moches pour satisfaire l’autre. Je n’en dis pas plus, mais c’est vraiment à voir.

■ 10. Boys Don’t Cry
Je parlais juste au dessus de films difficiles, mais alors celui là, il est vraiment hard. Egalement tiré d’une histoire vraie, c’est bien plus l’histoire d’un garçon trans que vraiment celle d’une nana gay. A voir en journée, avec des copains-calins à portée de main, et une boite de mouchoirs.

■ 9. Kyss Mig
Un film suédois que j’ai regardé avec des sous-titres en anglais, en plein milieu d’une nuit blanche, autant vous dire qu’on partait pas gagnant. Et pourtant le film est sympathique, suffisamment léger et pas trop prise de tête pour gagner des places dans le classement. Bon y’a un peu de drame hein, sinon le film serait plié en 20 minutes, mais voilà, c’est sympa.

■ 8. Bound
Je ne l’ai vu qu’une seule fois, certaines scènes m’ayant un peu gêné. Mais dans l’ensemble il est plutôt bien fichu, et la fin n’est, pour une fois, pas prévisible. Un classique donc.

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Prenons une petite pause dans ce top, vous avez les yeux tout secs à lire aussi intensément ou a scroller comme des enflures, bref, prenez un mouchoir et essuyez vous les globes oculaires (c’est sale dit comme ça…), parce qu’on attaque le gros du morceau. A partir d’ici, c’est devenu vraiment difficile et complexe de faire un choix. Je les aime tous sans exception, je me suis surtout basé sur le nombre de fois où je les avais vu chacun. Ah et je précise que c’est un top 7 totalement arbitraire. Bref. C’est parti!

■ 7. Lost and Delirious
Avec une Piper Perabo qui sort tout juste de Coyote Girls, Jessica Paré bien avant qu’elle fasse Mad Men, et Mischa Barton qui ne sert encore une fois pas à grand chose. Y’a aussi d’autres acteurs qui sont depuis super connus genre Caroline Dhavernas (Hannibal), mais comme le film date de 2001 personne ne savait encore qui c’était à l’époque. Bref, malgré des actrices toutes pipou et des uniformes d’écolieres, on ne retrouve ce film qu’en 7e place, parce que même si il est vraiment pas mal, il n’est pas non plus excellent.

■ 6. Fingersmith
Vous êtes sûrement étonnés de ne voir celui ci qu’en 6e place, avec tout le foin que j’ai fait autour de cette énième adaptation par la BBC d’un roman de Sarah Waters, que j’ai même dans ma bibliothèque. Et pourtant ce téléfilm présente un défaut majeur. A l’image du pavé qu’il fait sur papier, il est aussi long en version filmée. C’est un peu long, rien n’est inutile mais, trois heures faut se les enquiller. Et même s’il est coupé en deux épisodes (ou trois selon les versions), on parle de 2005, ou la norme ciné était encore de moins de 2h.

■ 5. But I am a Cheerleader
La tête de l’héroïne vous dit probablement quelque chose maintenant que le monde entier a vu Orange is the New Black. Mais en l’an 2000, Natasha Lyonne n’est pas plus connue que ça, et elle joue à merveille la nana un peu niaise qui tombe pour Clea DuVall. On note aussi la présence au casting de RuPaul et Cathy Moriarty (la méchante dans Casper). Ce film n’est vraiment pas à prendre au serieux, avec ses couleurs pastel dégoulinantes et une exagération absolument délicieuse de ces camps religieux pour vous faire redevenir hétéros.

■ 4. Loving Annabelle
Celui ci a mis longtemps à trouver sa place dans ma liste. J’ai dû le revoir plusieurs années après le premier visionnage pour réellement l’apprécier. Malgré les défauts majeurs comme certaines ficelles scénaristiques, la mono-face de l’héroïne ou encore la fin plutôt ambiguë; Loving Annabelle a ce petit goût d’adolescence et de fantasme dont je ne parviens à me défaire.

■ 3. I Can’t Think Straight
C’est de l’avoir vu placé 98e sur le premier top qui m’a filé un coup de fouet pour rédiger cet article. J’adore ce film. Je l’ai vu bien 5 ou 6 fois. Okay l’affiche est aussi dégueulasse que certains accents des acteurs, mais y’a une telle alchimie entre les deux actrices principales que je suis scandalisé par ceux qui n’aiment pas ce film. D’accord, les twists sont super prévisibles, okay la musique est parfois mal choisie, mais bazar, ce film est une petite perle bourré d’humour et de plans inoubliables qui m’ont foutu des papillons dans le ventre.

■ 2. D.E.B.S. / DEBS
LE film qui ne se prend vraiment pas au sérieux. Tiré d’un court métrage du même nom, et réalisé par la même personne à l’origine dudit court. Ça cabotine un peu, certaines scenes sont aussi mémorables qu’absurdes, et la bande originale défonce (The Cure, Robots in Disguise, Erasure…). Bref, Jordana Brewster (Fast and Furious) en super méchante face à l’équipe des Debs, pas forcément aussi connes que l’on s’y attendrait, chapeautées par Michael Clarke Duncan (La ligne verte) et Holland Taylor (super connue mais j’ai oublié pour quoi).
Ce film c’est le genre de petit plaisir inavouable qu’on assume quand même. C’est parfois too much, mais qu’est-ce que c’est chouette!

■ 1. Imagine Me & You
Et oui. Je dois avouer qu’entre lui et DEBS j’ai vraiment longuement hésité. En terme de nombre de visionnage on est au coude à coude. Mais Imagine Me and You c’est vraiment LA comédie romantique brittanique par excellence dans sa catégorie (la catégorie gay ndlr).
Avec Piper Perabo, encore, et Lena Headey que j’aime d’amour. C’est notamment à cause de ce film que je n’arrive pas à détester Cersei, que Lena Headey incarne dans Game of Thrones.
C’est typiquement le genre de films qui va faire du bien au moral, parce que tout mignon et sans prise de tête, sans pour autant être bête. C’est l’exquise cerise sur la pièce-montée.

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Je vous remercie d’avoir suivi ce long et éreintant top presque 50, qui m’a pris un peu plus de 3h de boulot (ouais je sais, on dirait pas comme ça…).
C’était Petit Kao pour vous servir, merci et à vous les studios!

La mare aux mémoires

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Des fois, j’en viens à me demander que serait-il advenu de moi si je n’avais pas eu mes soucis de santé?
Je remonte le temps dans ma tête, et je constate que dès les véritables premiers signes de démarrage de tout ce farda, ça m’a quand même coupé dans mon élan de façon assez fulgurante.
Du coup j’en viens effectivement à me demander, où en serait-je aujourd’hui?

Je ne serais peut-être plus là pour en parler, mais qui peut dire si c’est la maladie qui as déclenché mes envies d’en finir, ou si au contraire c’est cette même maladie qui m’a stoppé dans mon entreprise? Je l’ignore, sincèrement.

Peut-être que j’aurais continué mes études, peut-être que j’aurais réussi dans mon domaine. Ou bien ça aurait fini par me lasser, et j’aurais continué dans ma lancée vers le succès, mais avec des objectifs bien différents.

Je revois les gens que je fréquentais à cette époque, certains s’en sortent mieux que d’autres, certains ont vraiment réussi, certains se cherchent encore. Mais dans l’ensemble j’ai vraiment la sensation qu’il y a un gouffre entre eux et moi. Comme s’il me fallait bien plus de temps pour me dépatouiller de ma situation, mais que personne ne semble vouloir m’accorder ce délai en question.

Mais en définitive, il est possible que si je n’avait pas eu les symptômes qui m’affectent, je n’aurais tout simplement pas eu d’excuse possible pour mes échecs consécutifs. Et que par conséquent, on me considérerait encore plus mal qu’on ne le fait déjà.

Pour conclure, je dirais que même si je sais que cela ne sert à rien de refaire le passé, cela m’apaise, ne serait-ce qu’un peu, de savoir que j’aurais pu finir bien pire que mon état actuel.