You had me begging for treats

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Bon, les gens, je pensais que tout allait bien, que vous étiez tous mignons avec vos photos de profil bariolées d’arc-en-ciels et tout ça, et puis j’ai lu deux trois petites choses qui m’ont clairement gêné. Va falloir faire une petite mise au point de ce pas, et le premier qui chante du Jackie Quartz je le frappe.
Aujourd’hui on parle mariage, et je vais pas y aller avec le dos de la pelle.

Le mariage c’est pas utile.
A quand le divorce gay?
C’est juste symbolique.
Pourquoi vouloir les même
emmerdes que les hétéros?

Déjà on sent bien le clivage homos vs. hétéros dans ces propos, et c’est parfois un peu limite, mais passons.
Le mariage? Pas utile? Et si jamais on veut des gamins, ou se consoler avec l’héritage de l’autre en cas d’accident? Pourquoi personne ne pense à ce genre de détails sérieusement?
Peut-être parce qu’on ne pense pas un seul instant que gay ou pas gay, le parcours de vie peut être sensiblement similaire. On en revient donc au dernier point, du pourquoi vouloir les même « emmerdements » que les hétérosexuels? Bah je sais pas moi, peut-être parce qu’on est aussi des gens normaux, comme tout le monde, et que par conséquent nous aussi on veut avoir le loisir de pouvoir s’enterrer dans une vie « chiante » avec une maison, un chien et 2,5 enfant.

Je reviens souvent là dessus, et pourtant apparemment j’insiste pas assez, mais ce n’est pas tant une histoire de vouloir se marier, mais bel et bien d’en avoir la possibilité. Beaucoup d’hétéros de ma génération et de la précédente ne croient plus au mariage, et pourtant personne n’est venu proposer de le supprimer purement et simplement, que je sache?
Ce n’est pas parce qu’on ne veut pas d’un truc à notre échelle, qu’on doit pour autant militer pour que personne d’autre n’en profite. Et là je spoile un peu le scénario de la manif-contre-tous. Mais je m’égare.

Je voulais revenir sur cet argument central de la symbolique.
Je vois pas en quoi c’est mal déjà. D’une part parce que les LGBT+ n’ont pas de terre promise, et mis à part une vague allusion aux grecs de l’antiquité, n’ont pas d’histoire ancestrale. Donc que nous reste-t’il? Des combats contemporains.
Les gens croyants et les gens moins caucasiens baignent dans la symbolique de leur histoire en permanence. Là où je veux arriver sans trop me perdre en route, c’est que la symbolique, c’est vachement bien, c’est un truc auquel on peut se rattacher, ou y faire référence selon tel ou tel contexte.
Donc ouais, d’un point de vue plus récent, le mariage c’est super symbolique, mais c’est pas une mauvaise chose en soi. J’ai autant le droit de rêver à un beau mariage en costume royal, que la première hétéro venue. Et je dois avoir la possibilité de le faire autant qu’elle.

Pour finir, parce que je sens bien que j’suis en train de dériver loin du sujet, je vous dirais que si cela ne vous réjouit pas plus que ça, c’est potentiellement parce que ça ne vous concerne pas.
Mais ce n’est pas pour autant une raison de cracher sur nos célébrations .

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Dazed and kinda lonely

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Lien avec l'article: aucun.

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Il fait beau, il fait chaud, c’est bientôt l’été et j’ai les yeux partout. Les filles sont habillées court, les corps reprennent des couleurs, et les regards se croisent.
Dernièrement j’ai du mal à identifier si c’est la saison qui veut que mon petit cœur en mousse s’emballe pour un rien, si c’est ma solitude qui parle, ou si je deviens quelque chose que je crains depuis longtemps: un bookmaker relationnel.

Je m’explique. Ce que j’appelle un bookmaker relationnel, c’est une personne qui vois en chaque autre personne qu’elle rencontre, si donné que ladite rencontre soit agréable, une potentielle opportunité de couple. Et ça, ça craint. Ça craint notamment parce que c’est un reproche que j’ai fait à certains de mes contacts, parce que c’est un comportement qui ne tend pas à donner confiance. Parce que les gens ne sont pas des opportunités. Les gens sont des individus à part entière, et on ne devrait pas voir en eux seulement ce qu’ils pourraient éventuellement nous apporter par la suite.

Mais y puis-je vraiment quelque chose si la plupart des gens que je rencontre sont incroyablement beaux? Physiquement, émotionnellement, moralement. Des individus complets, pas parfaits, mais juste ce qu’il faut de complexité pour les rendre diablement attirants.

Je pense ne pas avoir réponse à la question qui ouvre cet article. Mais je vais cependant faire de mon mieux pour ne pas sombrer dans ces vils comportements.
Je vous aime tous un peu. Certain.es plus que d’autres. Arrêtez d’être aussi attrayants. Ça suffit.

Over the gays and far away

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Bonjour à tous, aujourd’hui, dimanche post Marche des Fiertés LGBT sur Bordeaux, je voulais réagir à quelques commentaires que j’ai vu passer à ce sujet sur l’internet social.
On nous a reproché de faire du bordel dans les rues, que cette marche n’avait rien de culturellement enrichissant, que c’était inutile et que ça donnait une mauvaise image des homosexuels (entre autres).
Comme à mon habitude, je vais répondre à ceci point par point, parce que c’est plus facile à digérer.

Tout d’abord on parle de Marche des Fiertés, et non pas de Gay Pride, parce que le premier terme est plus inclusif du reste de l’alphabet LGBT. Déjà ça, c’est pour la première erreur.

Ensuite en premier point, on nous reproche d’être bruyants, de foutre du bordel dans la rue, bref, d’être là quoi. Ce à quoi je répondrais qu’on n’est pas plus bruyants, voire même beaucoup moins que les abrutis de la fête de la Musique, celle où les gens finissent à vomir partout jusqu’à pas d’heure et laisser du verre cassé partout. Et toujours côté bruit, c’est bon, c’est UNE FOIS PAR AN, les férias de la Victoire engendrent bien plus de bruit et sont plus récurrentes que ça, sérieusement.

En second lieu, le reproche était que cette marche n’avait rien de culturellement enrichissant. Alors tout d’abord pour les incultes et les mauvais en Histoire, sachez qu’initialement on commémore les émeutes de Stonewall de la fin des années 60. Même si la notion et la symbolique se sont vachement perdus au fil du temps, ça reste une célébration de la différence d’orientation sexuelle et de genre, et par extension de tout ce qui sort un peu de la norme.
Foutre le bordel le soir des élections présidentielles n’avait rien de culturellement enrichissant, et pourtant personne n’a bronché.

Ensuite, la Marche serait donc inutile. Je répondrais à ça que, comme toute manifestation de type festif, la portée philosophique est effectivement assez faiblarde, mais de là à dire que c’est inutile? Moi je répondrais que c’est un des rares jours dans l’année où on célèbre à ce point la différence, sans trop de jugements, dans la joie et l’allégresse. C’est également une occasion annuelle de pouvoir sortir, se retrouver, s’habiller un peu n’importe comment et se lâcher jusque dans les clichés les plus ancrés, sans crainte de se faire casser la gueule. Il y a également une notion importante de sociabilisation. Nombre de personnes LGBT font face à un quotidien pas forcément facile, voire parfois sortent très peu de chez elles, et c’est vraiment ce jour là où il n’y a aucune crainte à avoir.

Pour finir, nous lisons et entendons souvent que la Marche des Fiertés donne une mauvaise image des « homosexuels et assimilés ». Je dirais que déjà quand on part avec une phrase comme ça je ne pense pas qu’on ai en tête une image particulièrement dorée des LGBT. Ensuite, est-ce qu’on vient vous mettre sous le nez, et c’est un exemple sorti de la longue liste des exemples, que lors du dernier match de whichever sport, vous vous êtes mis minables et aviez l’air d’un bon gros neuneu à brailler des insanités à l’équipe d’en face, la tronche bariolée de maquillage cheap? Non. « Mais c’est pas pareil, c’est pour l’amûr du spûrt! ». Ça ne change rien au fait que vous ayez eu l’air d’un abruti.
Bah la Marche c’est pareil. On ne peut pas juger quelqu’un sur LE jour où il/elle décide de se lâcher et d’aller un peu loin dans son délire.
Et puis c’est quoi qui vous dérange? Les nanas en soutif-culotte dans les rues? Ou les hommes en talons aiguilles habillés très courts? Ah bah ça ma bonne dame on a pas l’habitude hein, d’être remué dans le petit confort de ses carcans standardisés. Mais bref, avant que je m’énerve je tenais juste à souligner que ce n’est bien évidemment pas une journée représentative de la communauté LGBT, mais ça reste une journée importante et cruciale pour nous, pour eux, et peut-être pour toi là bas qui lis derrière ton écran.

En conclusion, je tenais juste à dire que tous les arguments avancés sont balayés d’un simple élan d’un minima d’intelligence et de réflexion pas nécessairement approfondie.
Ce n’est pas parce que ça ne vous concerne pas, que cela signifie que ça ne sert absolument à rien. Bien au contraire.

A bon entendeur, bonne journée.

Tear the roof up

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Comme je l’avais promis il y a quelques temps, je reviens aujourd’hui pour vous faire un review du binder (enfin à ma taille) de chez GC2B.

J’ai pris un modèle « full size » qui descend donc jusqu’au bas du ventre. Le tissu, élastique, s’ajuste parfaitement près du corps. La première prise en main, consistant à l’enfiler fut en revanche, assez laborieuse. La partie serrante n’étant elle qu’assez peu élastique, j’ai bien cru que j’allais rester coincé, le binder ayant à peine passé le niveau des épaules. Un peu de gymnastique et quelques mouvements peu gracieux m’ont permis de l’enfiler jusqu’au bout. Pim poum on ajuste les seins sur les cotés, pour éviter d’en abîmer les tissus, et c’est parti pour l’expérience.

Dès les premières minutes, on a l’impression qu’il faut ajuster sa respiration, plutôt par le haut que par le ventre. Mais très vite, cette impression passe, et laisse place à une sensation assez libératrice. En effet, une fois qu’on s’habitue à la compression, on se sent immédiatement plus libre dans ses mouvements. Je peux même désormais me frapper le torse de façon virile sans hurler de douleur, ce qui n’est pas très utile mais non négligeable.

Le binder en lui-même apparaît comme de qualité, le tissu est agréable et offre la sensation d’une seconde peau, un peu comme un maillot de bain, mais en mieux. Contrairement au modèle que j’avais précédemment, la coupe au niveau de l’aisselle apparaît comme plus réfléchie. Plus ample, elle ne gêne pas le léger surplus de gras que j’ai à cet endroit là. Egalement, après deux heures de port, mon dos ne semble pas me faire souffrir comme j’en avais pourtant l’habitude avec mon binder d’avant, qui après à peine 20 min me tirait au niveau des omoplates. A voir sur un usage longue durée cependant.

Autre chose intelligente, c’est la longueur de la partie qui aplatit. En effet, elle descend plus bas que les autres modèles que j’ai pu essayer, et de ce fait mon ventre ressort un peu moins d’un coup, au niveau de la jointure. Rien de miraculeux ici, mais c’est tout de même à noter.

Pour conclure, l’ensemble est confortable, plutôt agréable à porter, et la capacité d’effacement des seins est plus concluante que sur des modèles d’autres marques. Le seul réel défaut qu’on pourrait lui trouver, c’est que le moment où il faut l’enfiler est un peu technique. Mais dans l’ensemble, c’est un item que je recommande!

Ah et il m’a coûté 38 dollars (pour un 3XL) et un peu moins de 10 dollars de frais de port. Ce qui est très raisonnable par rapport à d’autres marques et d’autant plus au rapport qualité/prix.

Voilou! C’est tout pour aujourd’hui.

Mangeons les enfants

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Alors que j’étais en séjour chez mon amie Clemy, une chose m’a frappé alors qu’elle préparait le repas: je ne suis pas adulte. Vous allez me dire « mais après tout c’est quoi être adulte, vraiment? ». Et jusque là je me paralysais d’effroi, me rendant compte qu’aux yeux de la loi je l’étais quand même. J’ai un appartement, je remplis seule ma feuille d’impôts, j’ai des factures, bref en théorie, je suis adulte.
Mais c’est quelque chose de plus subtil qui m’a alors frappé. Je n’ai absolument aucun comportement d’adulte responsable. Si on me laisse une semaine seule, je ne vais pas manger des vrais repas avec entrée-plat-dessert. Je vais plutôt m’orienter vers les sandouiches et les bols de céréales à tous les repas. Je vais aussi jouer aux jeux-vidéos toute la nuit et dormir n’importe comment, de préférence en pleine journée.

Mon constat est là: je ne suis pas un adulte viable. Je n’ai absolument aucun automatisme de personne responsable, et si on ne passe pas constamment derrière moi, je me laisse rapidement envahir par le désordre et les ordures. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Jusque là, être adulte m’effrayait, mais depuis que la réalité m’a mis un uppercut dans la face, je me rends compte qu’en fait, ça me peine plus qu’autre chose. Je ne suis pas adulte, et je ne le serais probablement pas avant longtemps.