Come undone with me.

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Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire un article à propos des cicatrices. Mais j’ai d’abord pensé que ça ne valait pas le coup parce que je n’ai pas assez de choses à dire sur le sujet. Et puis après coup, je me suis dit que, ça valait peut-être le coup d’écrire mon avis sur la question, parce qu’on ne sait jamais qui me lira. Et je me berce probablement d’illusions, mais j’espère très fort qu’un jour, j’aurais suffisamment inspiré ou aidé virtuellement quelqu’un par mes paroles, au point qu’elle ou il me remercie, même dans un murmure lointain.
Commençons donc.

Les cicatrices, ces marques laissées par la vie, sont avant tout preuve de notre histoire. Moi j’aime bien les cicatrices. Parce que j’ai commencé à réaliser il y a quelques années, que sans elles, et plus subtilement sans leur origine, on ne serait pas les même aujourd’hui. Alors certes, certaines sont plus lourdes à porter que d’autres. Lorsque les marques issues de la tendre enfance font sourire par leur côté très souvent anecdotique, on a bien moins tendance à s’épancher sur leur origine lorsque les marques ont été infligées volontairement. Par nous comme par quelqu’un d’autre.
Et dans cet ordre d’idée là, je pense, et je suis même convaincue qu’il faut apprendre à, en quelque sorte, les aimer. Parce que si nos cicatrices sont parfois et souvent miroir de nos démons, il faut parvenir à s’en affranchir, les surmonter, et finir par les apprécier. Parce que, quand on parvient à regarder ces marques sur notre corps en souriant, c’est que l’on a gagné.

Je me permets une petite parenthèse mais promis, c’est en lien avec le sujet. Un jour, ma grande sœur Leo, me disait en parlant du suicide, que quelque part, mettre fin à ses jours, c’est donner raison à tout ce qui nous a mené jusqu’à ce point critique. Et à l’époque ça m’avait amené à réfléchir intensément sur la question. Parce que, concrètement, je refuse de donner raison à mes bourreaux, de rendre leurs actes justifiables, d’admettre que les circonstances sont acceptables.

Et bien ici c’est pareil. En venir à se détester pour quelque chose qu’on nous a infligé, ou que l’on s’est infligé nous même, c’est donner raison à ce qui nous y a poussé.
L’acte est accompli, la chair a été entamée, mais rien ne nous empêche de panser nos blessures et de regarder vers l’avenir malgré ces marques. Rien ne nous empêche en effet d’en tirer une force. On n’est pas morts. On survit comme on peut. Mais le simple acte de présence doit nous rendre fiers.

Ne donnez jamais raison à ce qui vous pousse plus bas que terre. Survivez, narguez les, ils ont échoué.
Vous êtes tous des êtres sublimes, et ce, même avec des cicatrices. Elles font partie intégrante de votre passé, assumez les, même en secret.

50 Shames of Grey.

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Bonjour.

J’avais pas envie d’en parler, mais je vais le faire néanmoins. Même si je pense que d’autres ont écrit, et écriront des choses probablement plus pertinentes et fouillées que moi sur le sujet, j’estime que ne pas en parler et l’ignorer, c’est aussi laisser gagner.

Même si je n’ai que peu de choses à dire sur 50 Shades of Grey, on va quand même aborder deux trois points importants.

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Mais c’est normal la violence, c’est du SM! ♠
Ok, alors, je sais pas si vous êtes au courant, on va faire comme si c’était pas le cas; mais la BASE d’une relation SM c’est le respect, et le consentement. Vous avez jamais entendu parler des safe-word? C’est un code, généralement à base de couleurs, ou de mots qui n’ont rien à voir avec le contexte (salade!), qui permettent de s’assurer du bien-être de son partenaire. Parce que OUI, on peut éprouver du plaisir via la douleur, tant qu’elle reste dans un cadre discuté à l’avance entre les protagonistes de la relation. J’entends par là que, c’est pas parce qu’on a accepté d’être mordu au sang qu’on va forcément apprécier des coups de bâton en travers de la gueule.
Or, un acte sexuel perpétré en dehors de ce jeu du « je fais comme si j’étais pas d’accord », en dehors de tout code, ça s’appelle un viol. Et ça, c’est grave.

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♠ Mais c’est normal que ça soit mal écrit/traduit, c’est une fanfiction Twilight à la base! ♠

Je lis des fanfictions depuis des années, et j’ai pu constater un truc important: ce n’est pas parce que le matériau de base est écrit avec le cul, qu’on ne peut pas en faire des merveilles. Je repense à certaines fanfics de Glee par exemple, qui m’ont faite chialer pendant des heures parce que, même si la série de base n’est clairement pas la création du siècle, le talent de l’auteur de la fic était lui, bien réel.
Et concernant l’argument « fanfic = forcément pourri », je vous invite à aller lire mon article du 29 Décembre 2014, qui vous extrapolera ma façon de penser à ce sujet.

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♠ Tu peux pas comprendre, tu l’as pas lu/vu! ♠

Cet argument, il commence sérieusement à me gonfler. Effectivement, je n’ai pas lu les bouquins, et je n’ai aucunement l’intention d’aller voir cette daube qu’ils ont appelé film.  Sous prétexte que j’ai décidé de ne pas donner mon argent à cette licence merdique ne signifie pas que je n’ai pas mon mot à dire. D’autant que j’en ai lu suffisamment d’extraits, en ligne comme chez des amies qui l’ont acheté, pour savoir à quoi m’en tenir.
Cet univers ne dépeint aucunement une histoire d’amour, mais bien une affaire d’abus, de violence conjugale, de manipulation narcissique, et j’en passe.

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Pour conclure, sachez que, même si vous vous cachez derrière l’excuse de « je voulais savoir ce qu’il en était », les gens derrière la licence ne font pas la différence, ils encaissent votre argent, point. Si vous vouliez réellement voir de quoi il en retournait, fallait l’obtenir de façon gratuite. Je vais pas vous détailler comment, vous êtes pas aussi innocents que vous espérez le faire croire.
Bref. Le sujet me fout en colère donc je vais m’arrêter là avant d’insulter tous ceux qui défendent ce bouquin/film.

Je vous souhaite malgré tout, une bonne Saint Lamantin à tous.

saintlamantin01

You and me could write a bad romance.

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C'est totalement gratuit.

Je pourrais regarder ce gif pendant des heures.

Moquez vous tant que vous voulez, mais il y a quelques semaines de ça, je me suis inscrite sur un site de rencontres. Parce que bon, j’ai rien à perdre si ce n’est mon temps, et comme je le passe déjà quasiment intégralement sur les internets, je me suis dit qu’après tout, pourquoi pas.

Et j’avais envie de vous en parler brièvement, parce que ça rentrait pas dans un statut facebook, et parce que ça alimente un peu mon blog. Contrairement à Tcheu, moi je culpabilise quand je passe plus de 10 jours sans publier quoi que ce soit. (c’est un taunt gratuit, chou.)

Déjà je constate que 90% des personnes qui me sont proposées, habitent soit à Paris, soit à Brighton. A croire qu’il n’y a que deux villes dans le monde. Quelques exceptions avec des villes inconnues au bataillon, ou des espagnoles. (Et vous connaissez tous mon « amour » des espagnols. [A quelques exceptions près.])

Ensuite, pour les seules qui habitent sur Bordeaux, ma ville de prédilection (et celle où je vis, accessoirement), je les connais déjà. Et si en théorie, statistiquement ça match, en réalité c’est des gens que je ne peux pas m’encadrer, ou qui me détestent sans raison (oui c’est de toi que je parle, regard-de-veau-mort).

Ensuite quand je regarde un peu le profil de près, dès que je vois « film préféré: La vie d’Adèle », je NOPE tellement fort que mes voisins doivent m’entendre.

C'est pas une blague.

C’est pas une blague.

Sinon j’ai croisé une de mes amies de Tumblr, avec un joli taux de compatibilité, mais j’ai pas osé lui envoyer de message. Et de toute façon elle habite à l’autre bout de la France…
Bref, jusqu’ici mon profil n’a pas eu un succès fulgurant, mais bon, je m’y attendais un peu quoi.

Pour finir, je vous souhaite à tous une bonne fin de soirée, moi faut que j’aille réviser ma philo.

Make you forget.

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evv_end

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Bonjour à tous,

Je vous informe par la présente l’arrêt de la collaboration avec Evguen, suite à un conflit en interne. Il a en effet claqué la porte en braillant des inepties.
Son départ prend effet immédiatement. Le reste de l’équipe de rédaction continuera cependant ses activités habituelles.

A très vite pour de nouvelles aventures!

Heartbreak gave me the answer.

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C’est marrant, parce que y’a un an jour pour jour, je commençais par expliquer qu’à chaque fois que j’avais statué sur l’aspect « meilleur ami » de quelqu’un, je me prenais un bon gros backstab quelques temps après. L’ironie c’est que visiblement le sort s’est acharné, et la tradition s’est vue perpétuée.
Mais nous ne sommes aujourd’hui pas là pour parler de ma vie privée. Enfin si, mais pas de cette façon.
Je disais donc, Euh. Oui! Je voulais vous parler du fait que, quand on a un peu bu, on a souvent cette fâcheuse tendance à vouloir envoyer des SMS (voire mieux, appeler) l’élu(e) de nos émotions. Et il serait mentir de dire que mon fromage blanc cérébral, en étroite collaboration avec mon petit cœur en mousse, n’est pas exempt de la chose.
J’irais même jusqu’à dire que, selon la personne qui est la première à me passer à l’esprit, ça peut être assez révélateur de mon état du moment.

Et dernièrement, c’est une rouquine qui flashe devant mes yeux. Mais vous allez me dire que moi, les rouquines, je fais un peu collection, donc on sait pas de qui je parle, mais j’y viens, j’y viens, un peu de patience.

Car pour rappel, nous sommes aujourd’hui le 2 février. Pas le 8. Pas le 14. Non. Le 2. Et c’est une date importante, et c’est même carrément pratique parce que, comme elle revient tous les ans, on peut les compter. Oui. Il y à 7 ans tout pile, suite à une erreur de traduction, la rouquine en question, a laissé un commentaire sur mon blog, puis deux, puis presque une centaine. Affolée devant tant de dévouement, j’ai pris contact avec elle, et à peine un mois plus tard, je la rencontrais, en chair et en boobs os. La suite immédiate reste entre nous, mais c’était là les débuts d’une amitié belle, sincère, véritable et rocambolesque.
Nul besoin de détailler ce que j’ai déjà dit l’année dernière, mais sache, en tout cas, que tout demeure encore vrai dans mon petit palpitant tout fragile.

Mon petit Tchou, je nous souhaite, cette année encore, un excellent anniversaire. ♥

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[L’article des 6 ans. L’article des 5 ans.]

Life is Strange (episode 1)

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Il y a quelques mois de cela, j’ai entendu parler sur Tumblr d’un jeu vidéo qui allait sortir par la suite, et qui comportait une héroïne plutôt qu’un héros. Les premières images du jeu prévoyaient quelque chose d’assez chatoyant visuellement, et les critiques annonçaient un titre au croisement entre Gone Home (dont j’ai déjà écrit une chronique) et les jeux Telltales, avec un soupçon de Stephen King. Il ne m’en a pas fallu plus pour pré-réserver ma copie lorsque celle ci a été mise en prévente sur Steam. Et à la manière d’un Wolf Among Us, le jeu est découpé en 5 épisodes, et le premier étant sorti le 30 janvier, j’ai pu m’y atteler il y a une poignée d’heures de cela.

Quelques infos pratiques: Le jeu est édité par Square Enix et développé par DontNod Entertainement, les gens derrière Remember Me. Le jeu a son audio en anglais, mais tout le reste est traduit en français, menus comme interface. Il est disponible sur PC, PS4, PS3, XOne et XBoite360.

Par contre je pense que ma bécane ne rend pas honneur au jeu visuellement parlant. Donc pardonnez moi pour la piètre qualité de mes screenshots (qui sont cliquables pour voir plus grand).

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Salut.

Salut.

Le pitch: Après une courte phase de jeu dans un contexte un peu perturbant, nous voilà de retour à la réalité, et nous incarnons Max Caulfield, jeune lycéenne, qui étudie la photographie. Et alors qu’elle va se rafraîchir le visage dans les toilettes, un événement l’amène à se rendre compte qu’elle a visiblement le pouvoir de remonter dans le temps. Sa journée va donc se dérouler en même temps qu’elle essaie ses nouveaux pouvoirs, tout en rencontrant un certain nombre d’embûches qu’elle pourra résoudre plus ou moins facilement en remontant le cours du temps de quelques secondes. Mais reste à savoir, quelles conséquences ses choix et actes auront sur la suite de l’histoire…

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Une interface rappellant effectivement Gone Home.

Mon avis personnel: Je ne sais pas si ça n’arrive qu’à moi, mais me lancer dans un jeu où beaucoup de mes choix ont des conséquences, sans rien savoir de si mes actions auront des graves répercussions à long terme ou non, c’est quelque chose qui m’angoisse assez sévèrement. Mais passée cette désagréable sensation qui me dit que je vais ruiner le scénario, j’ai pu prendre le jeu en main assez rapidement.
Au démarrage, on ne connait pas vraiment le background de notre personnage, ni les liens qui l’unissent à ses camarades de classe. Du coup on se sent un peu dérouté à se demander ce que l’on peut faire ou ne pas faire, histoire d’éviter de faire des bêtises, notamment durant les dialogues. Fort heureusement, on acquiert assez vite nos pouvoirs, et on se sent tout de suite rassuré de pouvoir faire clairement n’importe quoi sans redouter les conséquences. En gros, on obtient les informations souhaitées, sans trop se mouiller.

Mais manque de bol, nous sommes souvent confrontés à des choix cornéliens. Servir le bien et en payer le prix fort? Ou jouer les connards et assumer le fait que tout le monde vous détestera plus tard?
Et parfois, ce qui vous semblait être le bon choix n’est finalement pas si idéal que ça, mais on peut remonter le cours du temps et recommencer indéfiniment. Mais on ne peut pas changer les choses en permanence, seulement après une interaction avec un objet histoire d’annuler l’action, ou revenir sur un dialogue avec plus d’informations en tête.

D’ailleurs, comme dans les Telltales, un résumé de vos choix et des statistiques des autres vous est proposé à la fin de l’épisode. On constate donc qu’on est passé à côté de petits éléments optionnels (du moins je l’espère) du scénario, tel que sauver un oiseau ou dessiner sur un pare-brise.

Côté visuel moi j’ai trouvé ça assez joli, bien que j’ai noté quelques gros bugs graphiques, comme montré ci dessous, mais rien de bien gênant pour la jouabilité, si ce n’est les arc-en-ciel à la place des cils des personnages, qui m’a paru un brin perturbant.

Maman j'ai bugué la cuisine.

Maman, j’ai bugué la cuisine.

Pour conclure: Les personnages semblent être plus profonds que les simples clichés ambulants qui laissent paraître. Les décors sont beaux, et l’esthétique bien qu’un peu spéciale, parvient à se démarquer de ce que l’on voit habituellement, avec une patte qui lui est propre. La musique, bien qu’assez discrète et également là et se marie à merveille avec le reste. L’histoire en elle-même est particulièrement intrigante, bourrée de twists ici et là, et la suite me parait prometteuse.
Un jeu qui s’annonce bien fat, et dont le deuxième épisode sort en mars, donc va falloir être patient (urh).

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Pour finir, quelques screenshots que je ne savais pas où placer pour ne pas perturber votre lecture. Enjoy!

Des sous titres édulcorés pour une VO fleurie.

Des sous titres édulcorés pour une VO fleurie.

Les cinématiques ont sacrément de la gueule!

Les cinématiques ont sacrément de la gueule!

Mon petit coeur hurle: KISS HER!

Mon petit cœur hurle: KISS HER!