Only to feel like nobody.

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22h, nuit d’hiver, une odeur d’encens embaume la pièce. Lovée dans un plaid, profitant de la chaleur du poêle à pétrole. La souris dans une main, une tasse de thé dans l’autre, je lis paisiblement une fanfiction.

Et j’en viens à me demander, pourquoi donc les fanfics sont elles autant un sujet tabou? On n’avoue que peu souvent en lire, et il semblerait que ce soit un plaisir coupable. Alors que, si effectivement les fanfics peuvent comporter des scènes d’amour parfois totalement gratuites, il n’y a bien évidemment pas que ça.

Le gros avantage d’une fanfic, c’est qu’on n’a pas tellement besoin de perdre du temps à présenter les personnages qui sont, la plupart du temps, issus d’un univers que l’on connait déjà. Du coup, on entre directement au cœur de l’histoire qui nous est proposée, de plus ou moins bonne qualité.
Et à l’instar des ouvrages publiés, il y a de la mauvaise fanfic, comme il y en a de l’excellente. Mais la plupart du temps, l’image que les gens en ont n’est que celui du smut, de l’érotisme totalement gratuit et pas toujours bien écrit. Alors qu’il y a bien d’autres degrés, dans cet univers si particulier de l’internet.

Je fais partie de ces gens qui ont un problème de bibliothèque: il n’y a pas trop de livres, seulement pas assez d’étagères. Bien que je ne lise pas autant de quantité papier qu’avant, de livres « officiels »; ma liste lue et à lire de fanfics est elle, plus longue que mon bras.
Mais là où je voulais en venir, c’est que je fais aussi partie de ces gens qui s’investissent un peu « trop » dans leurs lectures. J’y passe des nuits entières au lieu de dormir, à boire des litres et des litres de thé. Et à chaque fin d’histoire, après y avoir consacré un bon paquet d’heures de ma vie; j’ai cette sensation étrange de flottement. Pas vraiment raccord avec le monde qui m’entoure, pas tout à fait en phase avec la réalité. Ça peut durer des heures comme des jours. Ce sentiment de « et maintenant, je fais quoi? ». C’est à la fois agréable et déroutant, je me sens bien, mais je me sens aussi pas mal perdue, à errer sans but.
Et je dirais que, seule une histoire suffisamment bien écrite peut autant me prendre aux tripes, me retourner cerveau et petit cœur en mousse tout à la fois.

Ne laissez pas les gens vous dire que la fanfic c’est nul/stupide/inutile/enfantin. Ce n’est pas plus tout ça qu’un livre imprimé sur du papier.
Et ne vous sentez pas bêtes à verser quelques larmes sur des histoires créées de toutes pièces par des fans, pleurez donc, vivez votre lecture avec autant de passion qu’on se bousille les yeux sur de la littérature.

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fanfic-poster

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X-mas ’14

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Toute la rédaction ainsi que mes lapins se sont rassemblés pour vous souhaiter, cette année encore, un joyeux anniversaire de Jésus, une bonne fin de Hannukah, et un agréable Yule à la bourre.
Et j’ai voulu inclure les autres religions et philosophies mais il ne semblait pas y avoir d’équivalent à cette période de l’année.

Bref, une bonne fin d’année à tous!

3Gxmas2k14

Evguen fait sa punition vaisselle, car il n’a pas pu m’envoyer de photo dans les temps.

I just can’t sit anymore.

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Bonjour à tous, je m’excuse pour la énième fois de mon silence, mais voyez-vous, l’inspiration ne court pas les rue dernièrement. Oui alors si, mais elle s’est faite agresser en chemin et du coup n’est pas parvenue à arriver jusqu’à chez moi, quelque chose comme ça.

Mais sachez qu’aujourd’hui, je reviens avec un review qui devrait être assez court. Parce qu’aujourd’hui, j’ai testé pour vous de faire pipi debout.

Ça faisait un moment que ça me travaillait, depuis que j’ai appris l’existence d’ustensiles dédiés à la question, j’en voulais un. Et même avant ça, je rêvais de pouvoir faire pipi debout depuis l’enfance. Mais la nature en a voulu autrement, et je n’ai jamais été équipée en conséquence. Déjà que je ne pouvais plus me balader torse nu, mais qu’en plus je ne puisse pas uriner où bon me semble? C’était un scandale, pur et simple. Mais outre mon léger souci d’identification, il y a là une réelle injustice. Pourquoi la moitié de la population pourrait pisser où bon lui semble, alors que l’écrasante majorité doit se contenter de faire quotidiennement une gymnastique acrobatique dès que lui vient l’envie de vidanger? Parce que si la nature était bien faite ça se saurait, mais je digresse encore une fois.

Tout ça pour en revenir au fait que, j’ai donc récemment fait acquisition de l’outil rétablissant la justice! Il est connu sous plusieurs appellations: Stand-Up Pee, Female Urination Device (FUD), Pisse-Debout, etc. Il en existe autant de modèles qu’il y a de marques les produisant, et ils sont au choix jetables ou réutilisables, selon l’usage que vous en aurez. J’ai pour ma part pris un modèle de chez pissedebout.fr, notamment parce qu’ils sont basés en France, et aussi parce que je l’ai commandé lors d’une soirée bières à la woloc, et que donc j’ai plus ou moins pris le premier lien qui m’était proposé sur Gougle. Bref.

Je l’ai donc reçu en 3 jours montre en main, c’est plutôt rapide, et y’avait même des petits goodies dans mon paquet. J’ai donc eu mon pipi-debout accompagné d’une carte « Keep Calm » et d’un autocollant « We can do it » qui fera fureur sur mes chiottes, à coté du « Windows Vista Compatible »…

Donc forcément, ma première réaction en rentrant chez moi ça a été de vouloir l’essayer. Fort heureusement sur la fameuse carte Keep Calm, y’avait des instructions en français derrière, et encore plus d’instructions en anglais sur un papier à part, au cas où je sois un peu neuneu.
Bon ceci dit je devais l’être un peu puisque j’ai vérifié 15 fois les schémas explicatifs histoire de pas me louper.
La première impression ne fut pas forcément la bonne, puisqu’en raison de mon surpoids, je ne voyais évidemment pas trop ce que je faisais là en bas, planqué sous la bouée de gras, du coup j’y suis un peu allée à l’aveugle. Mais ce fut une réussite, puisque j’ai réussi à pas (trop) en filer partout, et je me suis sentie soudainement si fière d’enfin, moi aussi, pouvoir faire mon business debout.

Bref, outre le fantasme à peine caché de pouvoir pisser partout, il y a quand même une réelle utilité derrière ce petit objet miraculeux. Je n’ai qu’à évoquer les mots « bar un samedi soir » pour que chacune saisisse l’allusion. Oui. Fini les acrobaties pour ne pas toucher la cuvette dégueulasse, fini de se choper le cuissot pour éviter que ça coule sur ta jambe. Le POUVOIR mes amies, le vrai.

Voilà. Pour toute information supplémentaire, voire acquisition personnelle de l’objet, je vous invite à aller sur les internets et trouver votre bonheur, qui est là, à portée de bras, et pas si cher que ça.

Sur ce les gens, je vous souhaite une bonne semaine.

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Sublime trousse de transport par la talentueuse Coffin Rock.
(Dont vous trouverez la boutique en lien sur le menu de droite.)

Carmilla, la websérie.

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Artwork par http://romans-art.tumblr.com

Artwork par Romans

Bon. Maintenant que la première saison est terminée, et que je suis encore en larmes du dernier épisode, je vous tapote férocement un petit review, cette fois ci en français, du phénomène de cette fin d’année 2014 qu’est Carmilla. Je vais essayer de faire autre chose qu’une simple traduction de mon article en anglais, mais ça va pas être évident, bien que.

Pour ceux qui sont passés à côté, Carmilla est une série disponible intégralement sur Youtube, et qui a déchaîné la passion des internets anglophones, et notamment Tumblr, à grand renfort de fanarts et de fanfics… Débutée fin août dernier, la série nous livre une version contemporaine de l’oeuvre de Sheridan le Fanu, qui elle-même nous contait l’histoire d’une vampire lesbienne, et cela 25 ans avant que ne soit publié Dracula. Bon je vous avoue ne pas avoir lu ladite nouvelle, donc je n’en sais que peu de choses, mais bref.

La série se passe donc à notre époque, et nous suivons les tribulations de Laura, une étudiante à l’université de Silas; via ses vidéo-logs. L’histoire démarre lorsque sa première coloc de chambrée, Betty, disparaît, et arrive à sa place une certaine Carmilla. S’ajoute à ça une petite brouette de personnages tous aussi attachants et agréables à l’œil les uns que les autres tels que le duo Perry/Lafontaine, ou encore l’immense Danny.

Quasiment tout le monde est queer, voire parfois complètement gay, et ce que j’aime c’est que ce n’est qu’un infime détail du scénario, ça n’a pas de réelle importance (du moins pas au début, mais chut.). Bref, côté représentation LGBT++ on bat des records.

Fait amusant: la série est sponsorisée par une marque américaine de tampons et serviettes hygiéniques. Avouez que pour une série parlant de vampires, l’ironie est délicieusement appréciable.

La première saison compte 36 épisodes, et nous sommes en attente d’une confirmation pour une deuxième saison. edit: La saison 2 arrivera au printemps 2015.

Bref, pour le moment seul une poignée d’épisodes comporte des sous-titres français, mais ce n’est qu’une question de temps. Pour ceux qui comprennent bien l’anglais, si ce n’est pas déjà fait, foncez droit dessus. L’intégrale de la saison s’engloutit en environ 2h30, car les épisodes font rarement plus de 5 minutes. Par contre je tiens à vous prévenir que c’est une véritable montagne russe d’émotions, avec des loopings, des twists, et de la bonne grosse chialade par moments.

Vous trouverez les épisodes à cette adresse, good luck et préparez vos mouchoirs.

My Face When c'est déjà fini.

My Face When c’est déjà fini.