Gotta stay high.

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Je dis souvent que ma roue personnelle est carrée, mais là on a eu droit à un faux départ. Ou alors elle a effectivement tourné d’un cran, mais je me la suis prise sur le coin de la gueule. Va savoir.

Certains le savent, j’ai mal vécu une rupture pourtant propre, il y a déjà deux ans de ça. Et depuis j’erre sans but dans les couloirs de la solitude. Paradoxalement, je passe mon temps à donner des conseils amoureux à mes proches. A botter le cul de certains parce que leurs comportements sont trop en décalage pour que ça fonctionne. Mais malgré tous ces dysfonctionnements, mes proches en question finissent quand même plus ou moins tous à trouver chaussure à leur pieds. Sauf moi.

Et puis dernièrement, j’ai essayé de moi aussi faire quelques efforts, non pas de « recherche », mais j’ai simplement essayé de me recadrer, d’être plus à l’écoute de mon petit cœur en mousse, mais au moins de la bonne façon. Je me suis donc aperçue que j’appréciais beaucoup une certaine jeune demoiselle. J’ai donc pris mon courage à deux mains et me suis déclarée en bonne et due forme. J’ai de ce fait essuyé un refus. La douleur m’a fait poser un genou à terre, mais j’ai su me relever.

Et puis les semaines ont avancées, et en discutant avec une seconde demoiselle, j’ai pris conscience que je n’étais pour une fois pas simplement en proie à la paranoïa, mais qu’il y avait effectivement des sentiments éprouvés à mon égard, juste en face de moi. Je me suis dit que, peut-être, enfin, j’allais trouver une porte dérobée dans ce fameux couloir dont je parlais plus haut, et potentiellement à nouveau voir la lumière du soleil.
Une chose en entraînant une autre, nous nous sommes donc fréquentées plus régulièrement. J’étais même prête à faire quelques sacrifices personnels, quelques concessions pour que ça fonctionne, vu la particularité du contexte (ça en revanche je n’extrapolerais pas). Mais outre cela, il y avait le prémisse de jolies choses en perspective.

Et puis ça m’est tombé comme un coup de pelle derrière la tête. En fait non, ça ne va pas être possible. Parce que fraise. Même si il y a eu une vague explication, j’ai beaucoup de mal à entendre les arguments énoncés. Mais j’ai pas tellement le choix, en fait. Après je dis probablement ça sur le coup de la colère, mais bon.

D’ailleurs ce n’est pas tellement de la colère, c’est une profonde tristesse, un sincère ras-le-bol de ne pas réussir à sortir de ce putain de couloir. La solitude me pèse bien plus que je ne l’admets. Je pensais voir de la lumière au bout du tunnel, mais en fait c’était un train, qui bien que joli, m’a violemment roulé dessus. Et cette fois, j’aurais un peu plus de mal à m’en relever.

Une réflexion sur “Gotta stay high.

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