Ed-Sex

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On parle souvent de contraception et de moyens de se protéger à l’école. Et c’est une très bonne chose. Mais on oublie une partie de la population dans ces cours d’éducation sexuelle. Quand j’étais au lycée, j’ai levé la main pendant un de ces cours pour demander ce qu’il en était pour les homos? On m’a alors parlé de capotes. J’ai trouvé ça particulièrement hors de propos. Moi qui suis une fille, j’en fais quoi de la capote, je me l’enfile sur l’oreille? Je prévois ma paire de gants Mappa en cas de rapport surprise?
Parce que la vérité est là, si les moyens de protection évitent cette maladie terriblement contagieuse qu’est la grossesse, on a tendance à oublier que ça sert aussi à se protéger d’éventuelles trucs plus grave. Et contrairement à une croyance populaire, les lesbiennes ne sont pas à l’abri de choper des MST.
Alors si, au cours de ma vie j’ai entendu parler de digue dentaire et autres carré de latex, mais jamais personne pour m’expliquer clairement, comment on se protège en cas de partenaire qui ignore si elle est clean?
Là encore, toutes les lesbiennes ne sont pas forcement super responsables et parano inquiètes de leur santé sexuelle.

Je sais que pour ce qui est des jouets, il vaut mieux utiliser des préservatifs masculins ou féminins, peu importe. Mais pour ce qui est des demoiselles qui se contentent du don divin que sont les mains?
Après quelques recherches, j’apprends donc que la digue dentaire et le carré de latex sont exactement la même chose, et que les explication ne sont pas très claires. « A appliquer sur la bouche de celle qui effectue le cunnilingus », vous m’excusez mais je visualise pas bien. Je poursuis donc mes recherches et tombe sur une série de petits dessins explicatifs où la digue dentaire s’enfile sur la langue. Particulièrement déconcertée, je me procure un préservatif masculin, histoire d’essayer moi-même, histoire de pas mourir bête.

Première impression, c’est gras, ça colle, c’est chiant à découper. Et après 2 minutes à galérer pour le placer sur la langue, non seulement ça tient mal mais en plus ça a un goût dégueulasse. Je ne suis pas convaincue, ou alors je m’y prends comme une quiche. Doit y avoir un truc que j’ai mal compris je pense.

Toujours avide de percer le mystère, je me procure une digue dentaire « officielle ». Je l’ouvre, et là, je tombe sur un rectangle de plastique assez grand et vite fait élastique. Apparemment il faut le poser à même le sexe et faire son affaire par dessus, à lécher du plastique donc. Et en plus apparemment ça coûte cher cette feuille de plastique. Tout ça pour ça.

Finalement, je ne suis pas beaucoup plus avancée à la fin de mes recherches qu’au début. Je suis même déçue que personne ne se préoccupe de régler la question. Je conclurais donc par le fait que, vu que la protection c’est pas trop ça chez les lesbiennes en terme de faisabilité, je ne puis que vous recommander de vous faire dépister régulièrement. Et pas d’excuse de « j’aime pas les piqûres », soit vous faites des prises de sang, soit vous pratiquez l’abstinence.

Faking It (2014).

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Il y a quelques mois, j’ai entendu parler d’une série en cours de production intitulée « Faking It ». Le pitch? Deux amies d’enfance sont des inconnues au bataillon, en terme de popularité, dans leur lycée. L’établissement en question est tellement ouvert que, dès que quelqu’un est un peu différent, il est très vite porté par la foule. Problème, les deux jeunes filles sont tout ce qu’il y a de plus normal. Elles décident donc de se faire passer pour un couple, afin de grimper dans l’échelle de popularité.

Ajoutez à ça que la série est produite par MTV, et comme moi, vous vous dites que ça sent un peu le pâté à 2 bornes. J’ai donc décidé d’y jeter un œil, me préparant mentalement à être offensée toutes les 5 minutes. Fort heureusement, la (très) courte série est une bonne surprise sur quelques points, dont je vais ici vous faire un rapide détail.

Les personnages: Il y a principalement deux duos, et une némésis, ainsi qu’une armée de personnages secondaires de plus ou moins grande importance. Le premier duo, le « faux couple », est composée de Karma, fille de parents un peu illuminés, et qui est avide de reconnaissance sociale, accompagnée d’Amy, une jeune fille qui se souhaiterait plus « passe-partout », et qui cherche juste à finir sa scolarité sans encombres.
Le second duo, est composé de deux garçons, Liam l’hétéro, et Shane le gay. Enfin, la némésis, Lauren, qui est la presque sœur d’Amy, vu que le père de Lauren va épouser la mère d’Amy.

Le vrai pitch: Alors qu’Amy et Lauren s’envoient des piques dans la cour du lycée, Shane surprend la conversation et prends Amy et Karma pour un couple. Il décide donc de les inviter à sa fête le soir même où il décide de les « outer » devant la moitié du lycée, ainsi que de les élire reines du lycée au bal de promo. Karma, décide de saisir cette opportunité pour réaliser son rêve de jeune adolescente, à savoir augmenter sa réputation. Amy est plus réservée quant à cette idée, mais comme elle ferait tout pour soutenir sa meilleure amie, elle décide de suivre le mouvement. A la fin du premier épisode, Amy & Karma s’embrassent sur l’estrade devant tout le lycée, afin de les convaincre qu’elles sont bien ensembles. Suite à ce baiser, Amy se rend compte qu’elle a réellement des sentiments pour sa fausse partenaire.

Dans l’ensemble: Si on adore suivre le parcours initiatique d’Amy dans le monde pas si merveilleux de l’homosexualité, où Rita Volk (l’actrice) est touchante de justesse; Karma est quant à elle carrément insupportable, sans quasiment jamais être cliché. Elle est tout simplement détestable d’égoïsme et d’égocentrisme, et si j’ai essayé de comprendre son point de vue, jamais je ne l’ai excusée pour ses comportements. Ajoutez à cela que Liam vient jouer les troubles-fêtes et créer un triangle amoureux dont on se serait largement passé. Fort heureusement Shane a lui une jolie évolution au fil de la première saison, tout comme Lauren qui au final n’est pas juste la pourriture coincée qu’on vous laisse croire au départ.

Liam, Karma and Amy

Pour conclure: La série est bourré d’humour, et je pense que si elle arrive jusqu’en France, on perdra beaucoup en qualité au niveau des jeux de mots et autres traits d’esprit. Les épisodes, au nombre de 8, ne faisant que 20 minutes chacun, l’ensemble se regarde assez vite.
Enfin, si je n’ai qu’un seul reproche à faire, c’est la fin, à savoir les 5 dernières minutes, qui sont un foutage de gueule de compétition. Pour une série qui se permet de se moquer des clichés d’autres séries, la fin est un bon gros bloc de déception. Reste à savoir ce qu’ils nous pondront pour la saison 2.

Gone Home

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Après m’être attaquée à une grosse licence, je pense qu’il est temps de parler de jeux plus intimiste, plus discrets, et qui mieux que Gone Home pour satisfaire cette envie?
Pour ceux qui n’en ont pas encore entendu parler, GH est un petit jeu indépendant développé par the FullBright Company. Enfin, on parle de jeu vidéo, mais c’est très loin de l’idée qu’on peut avoir d’un véritable jeu vidéo. Ne vous méprenez pas, c’est une super expérience, mais il s’agit plus d’un simulateur d’exploration que d’un jeu comme on l’entend aujourd’hui, ne vous attendez donc pas à de l’action à n’en plus finir et des graphismes à couper le souffle.

Mais posons un peu le contexte. Nous sommes le 7 Juin 1995, il est 1h et quart du matin. Vous êtes Katie, une jeune fille partie en voyage à travers l’Europe, et cette nuit, vous voilà rentrée à la maison familiale. Il fait nuit, l’orage se prépare, la maison est vide, les lumières éteintes et certaines portes ne s’ouvrent pas.
Le parfait pitch d’un jeu d’horreur? Peut-être, mais ici, ni monstres, ni puzzles à résoudre. Votre seul objectif est d’explorer la maison, et d’interagir avec la plupart des objets qui croiseront votre chemin. Et certains déclenchent des petites « cinématiques », au détail près qu’elles sont uniquement audio. Pas de cutscene, vous vous arrêtez juste dans votre élan pour écouter ce que Sam, votre sœur, vous raconte.
Parce que c’est elle, le fil rouge de cette aventure, au fur et à mesure de vos découvertes à travers la maison, vous commencerez à concevoir pourquoi la maison est vide, et ce qui s’est passé durant votre absence.

Je ne peux malheureusement en dire plus sans vous spoiler l’intrigue, mais je peux néanmoins vous dire combien ce jeu m’a touché. J’ai même eu ma petite larme à la fin du jeu, sur les dernières paroles de Sam, juste avant que le générique ne défile.

Vous pouvez manipuler les objets à loisir.

Vous pouvez manipuler les objets à loisir.

Faisons donc un petit comparatif des points positifs et négatifs de ce jeu.
Les + :

► une ambiance 90’s parfaitement retranscrite, avec des clins d’œils dans tout les sens, et une grosse remontée de souvenirs par moments. Même si je suis née en 91, donc un peu tardivement par rapport à l’époque où se place le jeu, j’ai quand même eu droit à mon lot de nostalgie.

► Une histoire progressive, bien qu’un peu prévisible, mais non moins émouvante.

► La liberté totale de retourner la maison, tout foutre par terre et laisser le frigo grand ouvert. Moi ça m’a beaucoup amusé.

Les – :

► Le prix. Disponible sur Steam ainsi que sur l’Humble Store, pour respectivement 20 et 15€. Je vous recommande de profiter d’une promo, parce que le jeu se plie en 2h à peine, disons 2 et demi en galérant à trouver les clés. Je trouve ça un peu excessif vu l’absence de rejouabilité, parce qu’une fois le dénouement connu, le jeu n’a plus grand intérêt. Rentabilisez en le faisant jouer à vos amis à la limite.

► Les graphismes. Pas forcément sublime, le jeu a malgré tout fait pédaler mon ordi tant qu’il pouvait.

► Disponible officiellement uniquement en anglais. Apparemment il existe une manipulation à faire pour avoir la VOSTF, mais moi j’ai dû faire sans. Ça ne m’a pas dérangé outre mesure, mais tout le monde ici n’est pas forcément à l’aise avec la langue de Shakespeare.

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En conclusion: Cela nous laisse avec une égalité parfaite, je vous laisse donc seul juge. Mais je vous recommande quand même fortement de vous en procurer un exemplaire.

Tomb Raider : Reboot

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Et là je vous vois déjà arriver, « pourquoi en parler maintenant? ». Parce que je suis pauvre et n’ai pu acquérir ma copie du jeu qu’assez récemment, et ai d’ailleurs pris du retard dans le torchage en règle du jeu.
Parce qu’à l’heure où je vous parle, je suis en boxer devant l’ordi, parce qu’il est 5h du matin, et que je viens de finir de regarder les conférences de l’E3. Et que pendant la conférence de Microsoft, ils ont annoncé une suite appelée Rise of the Tomb Raider, et que donc il a fallu que je m’attèle à la critique rapide de ce jeu.

Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas une hardcore fangirl de la série, dans la mesure où ma seule expérience de la licence c’était de regarder y jouer, mon petit ami de quand j’avais 9 ans. Oui, j’ai eu un petit ami à 9 ans, vous pensiez quoi? Que ma tendance à la solitude est d’origine? Tsss, naïfs que vous êtes. Mais bref, revenons en à nos moutons.

Revenons vite fait en arrière: Tomb Raider premier du nom est sorti en 1996, j’avais donc 5 ans, et vous vous doutez bien que j’ai pas pu mettre les mains dessus. S’en sont suivis plusieurs suites vidéo-ludiques, une ribambelle de produits dérivés, et deux films assez mauvais. Puis, fin 2010, Square Enix annonce un reboot de la licence, développé par le studio Crystal Dynamics, et qui sortira sur toutes les bonnes plateformes en mars 2013, et également en édition encore plus fat graphiquement, en janvier 2014.

Le pitch: Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, elles ont également forcément un début. Merci Captain Obvious pour cette introduction toute pourrie… Bref, Lara Croft est une jeune étudiante britannique de 21 ans, partie en expédition avec des amis et collègues à bord de l’Endurance, un gros bateau; le tout dans l’espoir d’en découvrir plus sur le Royaume Perdu de Yamatai, qui se trouverait apparemment au sud du Japon, dans une région particulièrement propice au mauvais temps.
Manque de bol, grosse tempête, le gros bateau se pète en morceaux contre les rochers, et Lara et sa fine équipe s’échouent sur une île déserte. Déserte? Pas si sûr. Non seulement c’est surpeuplé par des connards fanatiques qui veulent leurs peaux, mais en plus de ça, l’île semble être au cœur d’évènements des plus étranges. Lara va donc tenter de dénouer les mystères de ce lieu des moins accueillants, mais surtout, elle va essayer de rester en vie au maximum, et si possible, peut-être, un jour, rentrer chez elle.

Mon avis sur la question: C’est pour ma part un de mes gros coups de cœur de cette année, enfin, de l’année dernière mais moi j’y ai joué seulement cette année, chut. Après une jolie cinématique, on prend enfin les commandes de Miss Croft, et on nous pose l’ambiance direct: elle va sacrément en chier tout au long de son périple. Traquée, blessée, violentée; le chemin vers la maison sera long. J’ai lu ici et là sur les Internets que certains trouvaient sa souffrance « jouissive », mais pour ma part, et ça doit venir de mon empathie maladive, j’ai pas trouvé ça rigolo du tout de la voir se faire mal aussi souvent, et aussi brutalement. Bien au contraire, j’ai rapidement éprouvée de la sympathie pour elle; outre son physique agréable, il faut vraiment être un monstre pour éprouver du plaisir à la regarder si souvent souffrir. Et pourtant le jeu ne se prive pas de multiplier les game over dégueulasses: empalée par un arbre, empalée par un bout d’avion rouillé, noyée, steak haché après une chute, multiples contusions fatales contre les rochers, j’en passe et des meilleurs.
Mais sinon côté gameplay, ça se prend très vite en main et assez facilement en plus. J’ai apprécié ce côté évolutif au niveau de l’équipement, qui permets de ressentir la progression, et des armes, et du personnage. On ne débarque pas avec 50 mille trucs dans les mains à ne pas savoir quoi faire. Non, on démarre les mains vides, dans la terreur de se faire attaquer, à courir pour sauver son popotin, et à esquiver les tirs ennemis, et ramasser des bricoles sur les cadavres, avec l’espoir que ça sera utile pour la suite.

Je plaisantais pas en parlant d'empalement.

Je plaisantais pas en parlant d’empalement.

Le seul gros défaut, c’est cette présence constante de QTE (quick time events) qui vous demandent d’appuyer sur des touches bien précises à des instants bien précis. Le problème c’est quand ça rentre en ligne de compte contre un boss, vous aurez beau le fracasser à coup de piolet, si vous n’appuyez pas sur la bonne touche au bon moment, il ne tombera pas. Je me rappelle avec horreur cette heure entière coincée dans une foutue grotte avec un con de loup, parce que je bourrinais les touches affichées à l’écran alors qu’il fallait au contraire appuyer très précisément en rythme, et en douceur avec l’affichage. Mais on m’a dit que c’est parce que j’avais des gaufriers à la place des mains, donc bon.

Un autre défaut, mais qui moi ne m’a pas spécialement gênée, c’est la quasi absence de tombeaux, il y en a au final assez peu, et on les résout en quelques minutes, à moins d’être un peu neuneu. Non, ici le maitre mot c’est surtout la survie, on passe bien plus de temps à dépecer des petits lapins et à étriper les abrutis présents sur l’île qu’à résoudre des énigmes. Mais bon, c’est un choix scénaristique, et moi franchement, les énigmes, c’est pas mon truc.

D’ailleurs une chose qui me semble importante, il n’y a aucun écran de chargement. En fait si, mais c’est tellement subtil que je n’avais même pas fait gaffe. A certains endroits, vous devrez vous glisser dans d’étroits passages, et Lara prend tout son temps pour marcher. Ça ne choque pas particulièrement mais ça permets au jeu d’afficher de grandes zones sans vous coller un écran de chargement avec des astuces que vous connaissez déjà par cœur.

Le jeu reste très beau, même en définition minimale.

Quant au scénario, il m’a tenu en haleine de bout en bout, avec ses révélations au fur et à mesure du parcours, jusqu’à son paroxysme durant la dernière heure de jeu, où l’on vous tend la carotte du dénouement, mais qu’il va falloir sacrément mériter.

Le mot de la fin: Ce reboot vaut-il le déplacement? Oui. D’autant que son prix a sacrément baissé depuis sa sortie, vous pourrez l’obtenir légalement pour à peine 20€. L’histoire est belle, pleine de twist et d’émotions, et peut se plier, si j’en crois les internets, en une moyenne de 16h de jeu. Ce qui reste relativement correct pour ce que propose le marché actuel. J’ai pour ma part bouclé cet épisode en 25h, mais j’ai vachement pris mon temps et suis souvent retournée en arrière pour farmer un peu. Notez qu’il existe un mode multijoueur, que je n’ai pas testé pour vous, parce que j’aime pas les autres gens.
A savourer en VO, bien évidemment, mais ça vous avez l’habitude.