Jeux de mains, Jeux de fous.

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Il y a quelques mois de ça, j’ai fait la connaissance d’une jeune demoiselle sur Tumblr. Elle a eu le « malheur » de like un de mes posts, et comme à mon habitude, j’ai été scroller sur son tumblr, et constatant que les notifications s’accumulaient, j’ai pris conscience qu’elle était en train de scroller le mien de son côté aussi.
J’ai pété un plomb, me suis fait 1000 films dans ma tête, et ai décidé de lui envoyer un message privé, auquel elle n’a pas répondu immédiatement, ce fut alors une immense déception. Il faut dire aussi que j’avais alors le cerveau embrumé par les fanfics depuis quelques jours déjà, et que mon énorme côté romantique m’a embrumé les idées.

Fort heureusement, quelques jours plus tard, elle m’a répondu. Et ce fut le début d’une grande aventure. Après de nombreux messages privés échangés, nous avons décidé de se donner mutuellement nos adresses mails puisque Tumblr mangeait les messages une fois sur deux.

Depuis, nous entretenons une relation épistolaire en anglais, qui dure depuis une douzaine de très très longs e-mails accumulés au fil des semaines.

Du coup ça m’a fait réfléchir. Parce que j’ai trop souvent entendu que les relations en ligne n’étaient pas réelles, n’étaient pas bonnes, n’étaient pas des vraies. Et croyez moi quand je déclare très sérieusement que tout ça c’est de l’énorme bullshit. Parce que les meilleures de mes relations, je les dois à l’internet. Mes plus belles rencontres, certains de mes plus beaux souvenirs, tout ça, ça a commencé en ligne, et ça continue encore aujourd’hui.

J’aime ces relations de clavier à clavier. Parce que, j’en viens à apprécier, à même parfois tomber amoureuse de personnes, pour ce qu’elles sont vraiment, pas ce à quoi elles ressemblent physiquement. D’autant que n’étant pas moi-même une gravure de mode (ou du moins, pas de la mode contemporaine), je suis un peu avantagée, de par mes compétences dans l’art du maniement des mots, je fais bien plus de ravages grâce à cette distance virtuelle, qu’avec un selfie. Et puis je trouve ça plus intéressant, plus enrichissant, de s’éprendre de quelqu’un pour ce qu’il/elle exprime, qu’à cause d’un simple joli faciès. Parce que les grandes phrases sur la beauté intérieure explosent un peu en éclat quand on rencontre une personne directement en vrai, plutôt que par le biais des mots.

Je ne vois pas pourquoi ces jeunes filles ou garçons qui se maquillent et s’habillent avec soin pour une session Skype, auraient moins de valeur que ces jeunes amoureux d’un autre siècle qui se retournaient la tête sur une tournure de phrase dans une lettre manuscrite.

De l’amour livré en brouette.

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Bonjour. Aujourd’hui j’avais envie de taper un article dégoulinant de luv, de la même façon que je l’avais fait le 21 décembre 2012, pour la fin du monde des Mayas. (mais si! souvenez vous…)

La différence c’est que, presque un an et demi après, les gens ont changé, mon cercle s’est restreint, et cette fois ci je me permets de ne remercier que la crème de la crème. Ne soyez donc pas offensés si vous n’êtes pas dans cette liste. C’est juste que vous comptez un peu moins que j’avais pas envie de faire une liste de 18 kilomètres trois quart.
(désolée Poutchy. Mais je pense à toi quand même, regarde, je viens d’inclure ton nom dans mon intro!).

Je précise avant toute chose que l’ordre n’est pas significatif, simplement alphabétique (comme la dernière fois en fait).

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Daytona: Alors certes, les choses ne sont plus ce qu’elles ont été, sur plein de plans différents. Mais comme je l’ai dit il y a une poignée de jours à Leonie, tu demeures une des personnes dont l’avis et parfois le jugement m’affectent le plus. Tu as toujours su me formuler les choses afin qu’elles atteignent leur but, en réussissant l’exploit de ne pas (ou pas trop) me blesser au passage. J’essaie de ne pas trop te le dire, mais tu me manques affreusement, et il ne se passe que rarement une journée sans que j’ai une pensée pour toi à un moment random, suite aux paroles de quelqu’un, à un crime vestimentaire de quelqu’un dans la rue etc. Et je ne peux m’empêcher de sourire en me demandant ce que tu en aurais dit, dans ta virulence verbale désormais légendaire. Bref. Je vais m’arrêter là avant que ça vire au mélodrame. Mais si je n’ai à sélectionner qu’un regret parmi le container de regrets que je trimbale, c’est qu’on ne communique plus aussi bien qu’avant.

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Ev: Mon petit Evguenichou. Je te dirais bien que toi aussi on ne se parle plus autant qu’avant, mais qu’avant quoi? Ça fait depuis si longtemps que tu as quitté Bordeaux. Et chaque fois que tu passes en vacances on fait semblant que c’est tout comme avant. Sauf que ça ne le sera jamais, et heureusement, parce que tu as grandi entre temps, et je suis fière de toi. Continue comme ça, t’es sur la bonne voie.

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Lixe: Aaaah Alisque, mon Alisque. Des fois tu te sens obligée de me rappeler à l’ordre sur ton statut de « meilleure ». Mais comme j’oublie des fois de te le dire, t’as pas besoin de le souligner. Je le sais, je le ressent, et c’est largement suffisant. Mais je comprends que des fois tes petites lacunes en self-confidence te font douter. Mais tu sais que je n’aime pas placer mes proches les uns par rapports aux autres dans un top 10. En revanche tu partages avec moi cette notion de nous placer au dessus des autres gens, tu sais là, les PNJ, ceux qui sont tous seuls. Tu sais ô combien je te dois beaucoup, et j’oublie aussi très facilement que tu me dois aussi pas mal. Mais bon comme on le dis souvent, « mes clopes, tes clopes, mon argent, ton argent. Le résultat est le même! ». Je vais m’arrêter là avant de verser ma larme. Mais tu sais ce que j’en pense en tout les cas.

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Tcheu: Mon petit tchou, à force de te faire des déclarations d’amour tous les 4 matins, j’en viendrais presque à croire que je vais plus rien trouver à rajouter. Mais en fait si! Je look forward sévère de te revoir IRL, même si dans les circonstances actuelles, c’est pas une très bonne idée… Je te souhaite malgré ça tout le bonheur que le monde est capable de t’apporter, et espère pouvoir placer moi aussi mon petit morceau sur ton plateau d’argent futur. Et ce n’est même pas une allusion sale, promis! Du reste, tu sais ce que j’en dis chaque fois: un jour on fera de grandes choses toi et moi. J’en ai décidé ainsi. Et même que t’es un peu d’accord.

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Wala. C’était mon quota d’amour du mois. Après y’en a plus, promis, je redeviens aigrie. A très vite tout le monde!

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Crédit Image:
trouvée au fin fond de mon PC. 
Site de l’auteur à cette adresse.

La journée du sandwich.

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foiraxx

Bon, après 12 jours sans article, il est temps que j’me remue un peu le popotin et prenne le temps de tapoter mollement sur mon clavier en quête d’un sujet. Bon je dis toujours mollement, mais ceux qui m’ont vu taper savent que j’ai plutôt tendance à marteler plus qu’autre chose. Le degré de martèlement correspondant à combien je m’enflamme sur ledit sujet.

Chaque fois que je demande aux gens de m’aider à trouver un sujet (sur la page Facebique du blog), on me répond souvent, et c’est souvent les même d’ailleurs, des boobs. Alors que si j’observe attentivement mes statistiques, par exemple il y a trois semaines, il y a eu bien plus de visites et de réactions à mon article sur la paranoïa de se blesser à chaque instant (« lundi sanglant lundi ») que les jours qui ont suivi l’article gratuit avec Katie McGrath (« ça tombe bien j’ai pas de baignoire »). J’en conclue donc, et j’en suis même assez heureuse, que ce n’est pas juste un étalage cru de fesses et de seins qui vous intéresse, mais bien des trucs plus construits et plus élaborés, et aussi plus rigolos. Cela explique notamment le vautrage cosmique du film La vie d’Adèle… oh wait.
Hahaha! Ça veut aussi dire que mes lecteurs sont plus évolués que le bas peuple qui s’est rué au cinéma pour voir deux nanas faire des lesbiennes tellement crédibles qu’elles font une scène de cul avec la position des ciseaux. Oui, je taunt encore gratuitement ce film. Mais en même temps c’est 3h de ma vie que je ne récupérerais jamais, alors j’ai bien le droit de geindre un minimum.

Sinon aujourd’hui 8 Mars, c’est apparemment la journée internationale de la femme. Pour fêter ça, j’ai twisté un cliché, et je suis allée dans MA cuisine, me faire un sandwich pour MOI. Il était au comté, c’était bien bon.
Je vous dis ça mais en vrai, j’en aurais beaucoup à dire sur le sujet, mais d’autres le feront mieux que moi, et je ne suis aujourd’hui pas d’humeur à me scandaliser. Tant pis. Désolée.

Pour illustrer cet article, je me suis attelée à la tâche de faire un montage pourri sous Paint, que je rêvais de faire depuis des mois, mais que je n’avais jamais pris 10 minutes pour le faire une bonne fois pour toutes.

Sur ce, après avoir mis plus d’une heure et demi (avec des très grosses pauses) pour rédiger ce (très) modeste article, où au final je n’ai rien dit de bien transcendant; je vous laisse, et vous promets de revenir très vite vous narrer mes bêtises!