[EVV #10] Blanche Quiche et le Supplément Fromage. (2/2)

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Le mot de Petit Kao: Voilà donc comme promis la suite et fin de la critique de « Blanche Neige et le Chasseur ». Evguen s’énèrve de plus en plus, pour notre plus grand plaisir, à grand coup de majuscules et de surplus de points d’exclamation. Bon concernant les majuscules, ce n’est visible qu’en béta, donc pas sur le site, parce que c’est le bordel à éditer. Mais bref. Bonne lecture!

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Précédemment: [En attendant, Blanche Cruche cavale jusqu’à la forêt où elle perd sa monture dans un marécage où celle ci c’est embourbé. Tous ceux qui y voient une référence à l’Histoire Sans Fin, bravo, vous avez gagné un carambar. Problème, là où cette scène est déchirante de tristesse, car elle prend son temps pour montrer que Atreyu assiste impuissant à la mort de son compagnon et meilleur ami, devant tout abandonner pour sa quête, y compris ce qui lui tient le plus à cœur, le faisant évoluer dans sa construction de héros, ici ça marche pas du tout. Car tout est plié et emballé en moins de 2 minutes, le cheval s’embourbe et cette morue se casse pratiquement tout de suite, l’abandonnant à son triste sort comme un moyen de locomotion n’ayant plus son utilité. « Tchao ! Merci pour la balade ! La vie est une pute ! »]

-> Et la fameuse forêt, là aussi on est dans le bronx le plus absolu. Des plantes et des animaux l’attaquent de manière random façon héros de beat’m’all de l’époque 16 bits, puis elle finit par tomber tête la première dans un champignon qui lui crache des spores dans la gueule, ce qui la fait partir dans un délire hallucinogène blindé de symbolisme qu’aurait pu apprécier Terry Gilliam (je vous le passe, j’ai un peu de pitié quand même).
Encore une fois qu’est-ce qui ne va pas ? La foret est un hommage raté au Disney d’origine, où Blanche Neige court effrayée à travers des bois menaçants où les animaux et les arbres prennent des formes de monstres. Mais c’est important : CE NE SONT PAS DES MONSTRES ! C’est la perception qu’en a Blanche Neige, métaphore subtile, de la petite fille ayant grandit qui dois s’aventurer dans le monde extérieur par lequel elle est effrayé. Alors qu’au final comme ce ne sont que des arbres et des animaux, elle se retrouve piégée dedans, plus par sa propre peur qui lui fait voir des menaces là où n’y en a pas.
Ici, la forêt EST UNE PUTAIN DE MEGA MENACE !! Elle est maudite, elle est dangereuse, pratiquement tout tente de la tuer, il y a même des PUTAINS DE MONSTRES. Ils vont même chercher le fameux chasseur pour aller la débusquer parce qu’il est le seul à en être sorti vivant !!

Allô ! Monsieur Rupert Sanders ? Vous venez de foirez votre propre hommage, trop occupé à ajouter votre symbolique personnelle !!! Un film pour enfant fait mieux que vous !!!

Bref, vu que nos méchants sont bien entendu des modèles de courage, il vont donc aller chercher le chasseur, poivrot du village détruit par la mort de sa femme, pour qu’il les guide à travers la forêt et retrouve Blanche Nouille. Il refuse au début, mais change d’avis quand la reine lui promet de ramener sa femme à la vie.
Il les mène à Blanche Neige en deux temps trois mouvements et un nouveau dialogue débile commence. Le chasseur demande, sur place, au milieu de la foret, le paiement de son labeur, c’est à dire le retour de sa femme. Au milieu de la foret, où la reine n’est pas du coup, à son frère, qui n’a manifesté aucun pouvoir magique, à aucun moment. Enfin bon, on va dire que c’est un alcoolique et que tous ses neurones ne fonctionnent pas bien.  Mais Finn, au lieu de gentiment lui expliquer qu’il ne risque pas de pouvoir faire quoi que ce soit pour lui, vu que la sorcière, c’est sa sœur, qu’elle est au château et que c’est donc elle qu’il faut aller voir pour les histoires de résurrection, va lui balancer de but en blanc qu’on s’est foutu de sa gueule et que la reine n’a pas le pouvoir de ramener les gens à la vie…Alors que c’est le chasseur qui tient Blanche Neige, un couteau sous la gorge… *Facepalm* Mais quel est le niveau de la connerie de cet homme ? Pourquoi lui dire ça maintenant ? Sur son terrain ? Alors que t’es seul avec trois gardes ?
Bref, le Chasseur prend assez mal la nouvelle, bute les trois gardes, Finn s’enfuit avec bravoure et nos deux héros s’enfoncent dans la forêt.

Pendant ce temps dans le château du duc Beith, qui est encore dans ce film, et qui en dix années n’a pas trouvé le moindre plan pour monter une armée, fomenter une rébellion, se faire aider par les pays voisins, créer des troupes, enfin quoi que ce soit pour libérer son royaume de la méchante reine hormis faire vaillamment dans son froc caché derrière ses murs. William, son fils, à grandi et appris que Blanche Fesse s’est échappé du château de la reine et veut donc aller la secourir car c’est son amour de jeunesse, ainsi que accessoirement la reine légitime du royaume. Son père, essaye de l’en dissuader, trop occupé à applaudir avec les fesses pour se soucier de choses frivoles comme l’honneur, la loyauté ou la vie de la fille de son meilleur ami, accessoirement Reine Légitime du pays, qui pourrait servir de porte drapeau pour renverser l’usurpatrice.  William prend donc son arc et son plus beau cosplay de Robin des Bois pour rejoindre une équipe de mercenaires connaissant parfaitement la foret, motivés uniquement par l’argent et embauchés par Finn pour retrouver les fugitifs. Wait what ? Si il avait ce genre de gars sous la main dès le départ, pourquoi il est allé chercher le Chasseur en lui promettant la résurrection de sa femme ? Scénariste ? Une réponse ? Une explication ? Non ? Ma Gueule c’est Magique ? Bon ok.

En attendant, la « belle » et le pochard ont une discussion classique d’introduction pour personnage cliché du genre :

– Lui : Je suis un bourrin dur et blasé, j’en ai rien à foutre de ta gueule !
– Elle : Mais je suis gentille douce et innocente…
– Lui : D’accord, je t’aime toujours pas mais je vais t’apprendre à te défendre.
– Elle : Merci !

Après une bataille contre un monstre et un rapide rencontre avec une village de femmes voilées qui se scarifient le visage pour que la reine ne veuille pas voler leur beauté, qui balancent beaucoup de dialogue d’exposition inutile pourri de symbolisme sur la notion de sacrifice ; il se font rattraper par les mercenaires. Ils mettent le village à feu et à sang mais nos protagonistes s’échappent au dernier moment.

Ah oui et sinon, on a un interlude avec la reine qui nous gratifie d’un flash back de 30 secondes pour expliquer les origines de ses pouvoirs, qui lui ont été donné par des femmes de son village pour se venger de la cruauté des hommes qui les ont tué et qui ne fonctionne que si elle est la plus belle. Avec bien sûr de la symbolique et un détournement de l’eucharistie, où elle boit du vrai sang, tout ça tout ça…
Alors qu’est ce qui me dérange là dedans ? Le fait que je m’en branle de savoir d’où peuvent venir ses pouvoirs étant donné qu’on a pas besoin de tout expliquer ? Le fait qu’un passé tragique ne justifie pas qu’elle soit devenu la reine des putes ? Que des mauvais hommes ont détruit sa vie rend encore plus incompréhensible le fait qu’elle ait tué un roi juste et bon, plutôt que de se venger d’un mauvais ? Que le fonctionnement de sa magie basée sur sa beauté est stupide sachant que la beauté est une donnée subjective et que même si elle était objective, il y aura toujours une fille plus belle qui peut apparaître ? Ou bien c’est le fait que « Son règne est si maléfique que la nature en a dépéri » fait que peut importe son passé et ses motivation, même louables, c’est LE PUTAIN DE MAL ABSOLU et je ne sentirai JAMAIS impliqué ou compréhensif par rapport à ses actions !!!

BREF !! 1h05 après le début du film, on fini par rencontrer les autres personnages de l’histoire, les nains ! Attendez…1h05 ? On en est qu’à 1h05 ? ON EST QU’A LA MOITIÉ DU FILM !!! Alors qu’ils ont déjà réussi à coller dedans de quoi raconter au moins 3 histoires, assez de scènes -si elles avaient été plus travaillé- pour remplir le film dans son ensemble, et on nous a enfoncé assez de symbolisme dans la gorge pour étouffer un fan de Stanley Kubrik !!!

Enfin BREF !! Les nains capturent notre couple en fugue. Vous vous souvenez de ces nains charmants et sympathiques, et bien ces 8 charmantes créatures parlent ici de meurtre, de torture, veulent laisser pourrir le corps de Blanche Buse à un arbre car elle ne leur plait pas. Jusqu’à ce que bien sur elle leur dise qu’elle est la fille du roi, et que ça les fait changer instantanément d’avis parce qu’ils étaient reliés d’une manière ou d’une autre à lui.
Dans le listing des nains, nous avons quelques gros bourrin guerriers caricatures de Donjon & Dragons, le vieux sage aveugle à moitié cinglé que tout le monde écoute ainsi que des comic relief, parce que tout ce dont manquait ce film débile, c’est des personnages comic relief, qui devaient être les nains bien entendu… Je hais ce film…vraiment…

"Bonjour. Auriez vous une minute pour parler de notre seigneur Gimli?"

« Bonjour. Auriez vous une minute pour parler de notre seigneur Gimli? »

Ils les emmènent dans une sorte de foret de fées magique secrète surchargée de mauvais effets spéciaux qui a été épargnée par le maléfice de la reine, ce qui laisse tout le temps aux nains de jouer les grosses brutes qui aiment pas la nature. Donc à partir de là j’ai commencé à les imaginer avec la voix du nain de Naheulbeuk pour les trouver supportables.
S’en suit un bivouac dans lequel les nains forcent énormément d’exposition pour nous raconter leur passé, nous rappeler des points stupides du scénario (toujours cette nature qui meurt) et nous expliquer d’une façon n’ayant ni rime ni raison pourquoi ce sont les 8 derniers de leur espèce, enfin ils se mettent à chanter et moi c’est le moment où je me suis assommé avec mon clavier devant la stupidité sans borne de ce que je regardais.

Le matin est propice à la rêverie, à la mélancolie et une méta-chiée de symbolisme et celle ci part vraiment dans tous les sens. Blanche Moule, guidé par des zoizos, des fées et d’autres saloperies du genre se retrouve dans une clairière pleine d’effets spéciaux où elle rencontre un gigantesque cerf blanc avec des bois immenses. Les nains nous disent que c’est l’incarnation du dieu de la nature, et qu’il s’incline devant elle, la reconnaissant comme l’Élue, celle qui va redonner vie au monde….
Vous vous rappelez le Notre Père du début qui la lie à la chrétienté, la symbolique biblique et surtout de Jésus dont je vous ai parlé ? Et bien ce foutu cerf vient de foutre un magistral coup de sabot dans les couilles de tout ce développement scénaristique. C’EST UN DIEU PAIEN QUI VIENT DE LUI DONNER SON STATUT DE MESSIE !!! C’est le dieu de la foret, représenté par un cerf, un symbole païen, sous le regard de fées et nains et d’autres créatures magiques, qui a attribué son statut d’élue à un personnage dont on a passé tout le film à représenter comme une allégorie de Jesus !!!
Alors en plus que le Notre Père, SA PREMIERE REPLIQUE, qui je le rappelle, n’a jamais été ni justifié ni exploité, on lie maintenant Blanche Neige au paganisme et la vénération de la nature, par laquelle est presque couronnée reine !! Scénaristes et réalisateur de ce film, ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER !!

La drogue ceytreymal.
On se croirait dans Princesse Mononoke version ratée.

BREF!!Cette niaiserie devait bien sûr être interrompue par l’arrivée des méchants, tant pis pour la forêt magique et secrète (Et vous me faites encore chier car Tony Stark donne son adresse dans Iron Man 3?) et tout le monde s’enfuit en panique.
Commence alors une scène d’action en forêt très chiante où un nain se fait buter, ça y est ils sont 7, c’était pas prévisible du tout… Ainsi qu’un combat entre Finn et le Chasseur, où Finn se trouve être finalement un combattant plus que capable, prenant même le dessus sur le Chasseur avant de nous démontrer une nouvelle fois sa stupidité sans limite, ainsi que le manque d’imagination du scénariste.
Alors qu’il est en train de gagner, il déclame que c’est en fait lui qui a tué la femme du Chasseur et qu’il n’oublie jamais une seule de ses victimes. Quand est ce que ça a été établit que c’est un tueur en série psychopathe ? Jamais ! Est ce qu’il y avait besoin créer un surplus de charge émotionnelle entre lui, le frère et protecteur juré de la reine (établit plus tôt dans le film), et le Chasseur, protecteur de la reine légitime ? Non. Pourquoi on a fait ça ? Parce qu’on s’est dit que ça fait cool ! Est-ce que ça l’est ? NON !
La fin du combat est prévisible, le Chasseur tue Finn, qui meurt comme il a vécu, un abruti incompétent, ce qui par ailleurs blesse la reine, ne me demandez pas pourquoi !!
Ah, et ils sont rejoint par William des Bois (Le fils du duc, qui oui est bien toujours dans le film).
Tout le Scooby Gang étant réunis, ils partent en direction du château du Duc Beith, pour lui faire enfin bouger son auguste popotin de son trône de lâcheté.

On a aussi immédiatement, une romance forcée entre William et Blanche Pute, dûe uniquement à des souvenirs d’enfance et qui relèguent au second plan le Chasseur qui vient quand même de passer tout le film à sauver la vie de l’autre morue. Kristen Stewart qui abandonne un homme des bois dévoué pour aller s’intéresser à un maigrichon au teint pâle, c’est tellement pas son registre pourtant…

Durant une de leurs conversations, il lui offre une pomme qu’elle croque et vous connaissez la suite. CAR CE N’ETAIT PAS WILLIAM ! C’était la reine étant transformée en lui pendant qu’il dormait dans un coin et qui a finalement réussie à empoisonner Blanche Neige. Ce qui aurait pu être une surprise, si on ne l’avait pas vu décoller de son château dans une nuée de corbeau, 2 minutes plus tôt et si on attendait pas autant la pomme dès qu’on l’a vue. Si William avait passé son film à croquer des pommes, ça aurait pu être une surprise, mais, il aurait fallut un bon scénariste pour ça.

BREF !! La reine s’enfuit, William embrasse Blanche Neige, bien entendu ça ne marche pas. Ils trimbalent son cadavre jusqu’au château du duc, qui est en larme devant le corps de la princesse, lui qui a pourtant tout tenté pour lui venir en aide. On la pose dans une cathédrale, le chasseur vient la voir seul, l’embrasse, elle revient à la vie, bien entendu, ceux qui sont surpris peuvent pousser un soupir de soulagement. Thématique de la mort et de la résurrection, dans une Eglise, Jésus tout ça bla bla, si le film s’est perdu lui même dans ses symboles, je ne vois pas pourquoi je devrais faire des efforts pour les décrypter.

Encore une fois tout ça en 10 minutes !!
Allez un dernier effort, la fin est proche.

A peine réveillée de sa petite crise de mort passagère, Blanche Tâche, fait un grand discours très chiant sur le fait qu’il faut aller combattre la reine. Le duc enfin décidé de foutre son nez de pleutre hors de son château, rassemble son armée en une nuit pour charger l’autre château. Il a même comme par hasard, une armure pile à la taille d’une gamine de 50kg comme Kristen Stewart avec qui il décide de charger en première ligne. Oui oui, la reine légitime, la gamine de 18 ans qui a passé les 10 dernières années dans une cellule, qui ne sait pas manier une épée, encore moins un cheval au combat et qui a besoin d’être secourue toutes les 2 minutes, sa place est en première ligne de l’assaut. Bah oui, il faut bien faire les affiches des films non ?

BREF!!! Ils chargent le château de la reine qui les attends de pieds ferme pendant que les nains repassent par l’égout d’où Blanche Neige s’est enfuit et délivre par la même occasion la seule blague drôle du film :

*Pataugeant dans la merde*
– Nain1 : Allons y gaiement ! Hé ho ! Hé ho !
– Nain 2 : Si tu te mets à chanter je te frappe !

La bataille finale commence, et tout ce que je peux dire c’est qu’elle est très confuse et mal gérée, la reine invoque des trucs en effets spéciaux qu’il ne se sont même plus fatigués à donner forme, c’est un fatras de pixel qui bougent dans tous les sens avec un bruit métallique. La confrontation finale entre la reine et Blanche Neige est vraiment très molle, Charlize Theron, qui a surjoué durant tout le film, n’en a plus rien à branler. Ou c’est dû au fait que son visage est à moitié couvert d’effets divers, on s’en fout. Blanche Neige la tue, et le réalisateur essaye vaguement de nous faire ressentir quelque chose pour elle, mais désolé c’est une horrible pute et on s’en fout.

Le film se finit par le couronnement de Blanche Neige en reine, par un archevêque, DÉCIDE TOI DANS TA SYMBOLIQUE RELIGIEUSE BORDEL ! La relation amoureuse entre Blanche Neige et le Chasseur n’est pas résolu et le film se termine par un morceau pop rock !
PUTAIN J’EN SUIS VENU A BOUT !!!!!!!!!!!

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Conclusion :  JE HAIS CE FILM ! JE HAIS CE FILM ! JE HAIS CE FILM ! JE HAIS CE FILM !!
Je hais son réalisateur, je hais ses scénaristes, je hais ses acteurs, je hais ses techniciens, je hais les stagiaires qui portaient les café, je hais le traiteur qui amenait la bouffe, je hais le hangar où sont rangés les décors, JE HAIS LE BALAI AVEC LEQUEL ON A NETTOYÉ APRÈS LE TOURNAGE !!!!

Cette critique a été la plus dure que j’ai jamais eu à écrire, voilà pourquoi elle m’a pris autant de temps, et autant d’espace désolé pour la lecture très longue. Il faut comprendre, tous les autres films que j’ai fais sont mauvais, mais ils ont ce petit charme dans leur coté mauvais, leur personnages sont stupides, leurs scénarios vides ou plein de trous, ils sont drôle dans leur erreurs, on facepalm en rigolant quand on les regarde et pour la plupart je serais même heureux de les revoir avec des copains pour une soirée mauvais films. C’est des films faits pour le pognon et le grand public et ils n’essayent pas d’être plus qu’ils ne sont. Ils me font rire dans leur bêtise, c’est un peu comme se moquer des handicapés.

Ce n’est pas le cas de Blanche Neige et le Chasseur, ce film croit être un film profond et intelligent, une réécriture sérieuse et moderne du mythe de Blanche Neige, pétri de références et de symbolisme, il se prend pour un bon film. ALORS QU’IL NE L’EST PAS ! Il est prétentieux, ennuyeux, boursouflé et mal foutu.
Le symbolisme doit être utilisé en filigrane d’un film, il doit être à peine perceptible, qu’on doive y réfléchir pour le comprendre, pas vomi à la gueule du public à chaque plan.
Je voudrais dire que c’est la faute du réalisateur Rupert Sanders, mais bon sang, regardez sa filmo, il a fait un court métrage auto-produit, c’est à dire en solo, sans personne pour le freiner ou le canaliser. Et là il se retrouve à la tête de 170 millions de dollars de budget. C’est exactement le resultat que l’on aurait si on donnait une somme pareille à un étudiant en cinéma et qu’on le laissait faire joujou.
Une monstruosité, où il va tenter de prouver à quel point il est génial et profond, et au final arriver à une auto-branlette ampoulée, sans aucune subtilité et sans talent.
Car trop obnubilé par ses symboles, il a oublié de s’occuper de tout le reste et ça se voit.
Les acteurs sont mal dirigés, le scénario (malgré 3 scénaristes) part dans tous les sens, les effets spéciaux sont catastrophique, les personnages secondaires sous exploités, les décors moches et pire que tout, il s’est perdu dans ses propres métaphores, ne sachant plus s’il raconte les tribulations d’un héros chrétien ou païen.

Par ailleurs, une version plus moderne de Blanche Neige ? Je l’ai pas trouvée la modernité, la Blanche Neige du 21e siècle est une stupide gamine avec deux mains gauches qui a besoin d’être sauvée ou aidée à chaque instant du film ! Elle est déclarée comme élue, mais elle ne fait rien, hormis un speech motivateur à la fin, mais ils auraient aussi bien pu détrôner la reine par eux mêmes. Je suis désolé, mais elle n’a rien du modèle fort pour jeunes filles modernes. A ce compte, je préfère encore la Blanche Neige de Once Upon a Time, qui a beau ne pas pouvoir fermer sa gueule sur l’amour éternel, prend les choses en mains et se bat pour de vrai sans attendre qu’un homme vienne lui mâcher le boulot.

Le mot de la fin c’est qu’il y a un temps pour chaque chose, celle des court métrage, des moyens métrages, des longs métrages et des blockbusters, et ce film explique bien pourquoi il ne faut pas brûler les étapes.

Merci d’avoir attendu et d’avoir supporté cette très longue critique, à bientôt, pour une prochaine critique, mais avec un truc plus simple et plus léger cette fois, mais dans l’immédiat, moi je vais aller me mettre la tête dans le congélo.

Je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir, Tchao !

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i haz bunnies_heather

J’ai re-regardé Fingersmith. Vous savez? Non, vous savez pas. Bah c’est une adaptation BBC d’un bouquin de Sarah Waters dont j’avais fait une brève critique sur ce blog y’a longtemps. Mais après relecture dudit article, j’ai pu constater que ça avait été fait avec les pieds donc je l’ai supprimé.
Mais là où je voulais en venir c’est qu’après avoir revu Fingermith (pour la énième fois), j’étais toute émotionnée, prise d’une soudaine envie de faire des câlins et des bisous au monde entier, j’étais également motivée par un million d’idées foireuses. Et après un rapide retour à la réalité effectué assez brutalement par ma comparse Tcheu, j’ai décidé que j’allais mettre mon blog à jour.
Bon, c’est pas vrai, y’a pas de cause à effet entre le retour sur terre et l’écriture de cet article, mais il me fallait une introduction.

Du coup, comme à mon habitude après avoir écrit l’introduction, c’est le writer’s block. Du coup, comme souvent, j’ai fait appel au premier copain-malin qui passait dans le coin, et lui ai demandé de me lancer un sujet. On m’a donc demandé mon avis sur la loi qui est en train de chercher à passer concernant la prostitution. Je me suis dit que c’était un sujet assez délicat, et que même si j’ai un vague avis sur la question, il serait un peu gratuit (et « dangereux ») de l’exposer ainsi.

Toujours dans l’optique de faire appel à des gens, on m’a dit que j’avais deux solutions, la première étant d’éplucher d’autres médias, et de trouver un sujet qui me plait et ensuite de me le réapproprier, ou l’alternative n°2: « faire comme Télévision France 1, et dire qu’il fait froid ».
Allons y gaiement alors.

Il fait froid. Mais genre, vraiment, je crois que vous vous rendez pas compte. Dans la mesure où mon niveau d’isolation est à peu près aussi bon que ma vision (j’suis myope en négatif, NDLR), il fait dans ma salle de bains la même température que dehors, y’a même un vieux courant d’air. Du coup je me fais des délires « Maître des Ténèbres » quand je fais caca, parce que ça fume et tout. (quota scato: CHECK).
Ma judicieusement nouvellement renommée Chambre Froide me file du coup des élans de nécessité de hurler quand je me douche. Parce qu’il doit faire approximativement 4 degrés quand je sort de derrière le rideau vert. (Oui, j’ai un rideau de douche vert, on arrête pas le progrès).

Et puis je vous vois faire avec vos danses de la pluie pour qu’il neige. Non, non, et encore non. La neige à Bordeaux, c’est toujours un bordel sans nom. Parce qu’on est pas équipés pour déneiger. On avait pas de budget pour le gros sel. Du coup dès qu’il tombe 3 flocons, la ville entière est bloquée, plus rien ne circule, et ça dure une semaine parce que comme on dégage pas la neige, bah ça devient des plaques de glace, et faire un mètre sans se viander relève de l’exploit olympique. J’en fais des caisses? Non. Vous avez juste la mémoire très courte.

Bon. Sur ce, j’ai suffisamment bricolé mon sandwich d’article pour aujourd’hui, avec pas le moindre morceau de viande de véritable sujet, calé entre deux tranches de rien. Cette métaphore me fait beaucoup rire, je tiens à le dire. J’vous dis à plus tard, très certainement samedi ou dimanche, j’me tâte encore. (et ça fait mal, j’y vais un peu trop fort).

Comme j’ai parlé de caca, je me fais pardonner en vous joignant une image mignonne à souhait, intitulée « I Haz Bunnies », par une certaine Heather. (j’ai pas plus d’infos que ça).

[EVV #10] Blanche Quiche et les 7 Lardons. (1/2)

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EVV-logo2Le mot de Petit Kao: Après le hors série de la dernière fois, Evguen m’a spammé de chroniques à corriger, manque de bol pour moi, elles sont assez longues. C’est pour cette raison que l’EVV sera coupé en deux parties. Cette fois ci, mon furieux des bois s’est attaqué à un morceau de choix. Pour le titre, désolée, j’etais pas super inspirée, mais mon jeu de mot moisi m’aura au moins fait rire quelques secondes. Je vous laisse donc savourer cette première partie de critique, en espérant que vous rigoliez autant que moi quand j’ai fait la correction.

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Bonjour, je suis Evguen et je regarde pour vous des films que personne ne devrait voir !
Hollywood n’a plus d’idées originales pour faire des films, ça n’a rien de nouveau, c’est pour ça que fleurissent depuis quelques années les adaptations les plus variées possibles. Après la mode des super-héros, des livres pour ados et de jouets pour enfants, le début des années 2010 a relancé la mode des contes de fées. Chacune des histoires intemporelles de la civilisation occidentale a droit à son film. Bien sur, comme les années 2010 sont des années dépressives (Merci les attentats du 11 septembre et la crise financière), il faut que se soit des versions plus adultes et plus sombres.
Je me suis déjà penché sur le « Chaperon Rouge », « Hansel et Gretel, Chasseurs de Sorcières », pas mauvais mais très ennuyeux à cause de scènes d’action trop longues et rébarbatives, «Jack Chasseur de Géants » qui, même si il ne gagne pas la palme de l’originalité, est très bien géré par un Bryan Singer en forme et un Cendrillon (Chasseuse de Belle-Mère?) en projet mais sans trop de news pour l’instant.

Mais la reine de toutes, la plus célèbres des princesses, la super star des greluches à sauver, LA Championne du chant avec les zozios a eu le droit non pas a UNE mais DEUX adaptations au cinéma en 2012 !! Je parle bien sur de Blanche Neige.
La première est réalisé par Tarsan Sight, l’homme qui nous a pondu le « chef d’œuvre » de subversion qu’est The Cell ; avec une Julia Roberts en méchante belle-mère qui a enfin un rôle à sa mesure, une vielle connasse qui veut toute l’attention et qui refuse de vieillir. Sur mesure je vous dit.
Mais bon, il paraît que celui là ne fut pas si mauvais, sans révolutionner le genre,mais pas mauvais, donc je ne m’y attaque pas.
Non, nous, on s’intéresse à l’autre, le sombre, le plus adulte, celui qui a une Blanche Neige en armure sur l’affiche…
Je parle bien sur de « Blanche Neige et le Chasseur » !!!

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Rien que la bande annonce nous promet un bon gros WHAT THE FUCK avec une Blanche Neige à cheval et cote de maille menant une armée au combat.
A l’époque où je l’ai vu, je vous aurais dit que c’était l’idée la plus stupide possible et que c’était le conte le moins susceptible d’être adapté en film d’action avec le personnage le moins probable de devenir une figure d’action… Mais depuis, j’ai vu Hansel et Gretel en train de dégommer des sorcières mutantes à la sulfateuse et au kung-fu, donc mes standards ont eu tendance à baisser à ce niveau-là…
Alors sans plus attendre voyons donc pourquoi aucun baiser d’amour véritable n’aurait du réveiller Blanche Neige pour faire un film aussi pourri et faire subir 2h30 de souffrance à l’humanité dans son ensemble en regardant « BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR »

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Synopsis : Euh sérieux ? Les gens ? J’ai vraiment besoin de vous rappeler l’histoire de Blanche Neige? Si vous avez vraiment aucune idée de quoi je parle, bah… Restez en là… On ne peut pas se comprendre…

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Réalisation : Le film est réalisé par Rupert Sanders, réalisateur britannique de 41 ans qui avant ça avait fait… un court métrage… écrit réalisé et auto-produit………WHAT ?!?!?
Écoutez, je vais aller pleurer 5 minutes dans mon coin sur le fait qu’un réalisateur qui a autant d’expérience que moi a pu se faire confier un budget de 170 millions de dollars et je reviens.

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Regardez j'ai pris des cours de comédie maintenant je sais faire "GNEEEEEEEEE"!

Regardez j’ai pris des cours de comédie maintenant je sais faire « GNEEEEEEEEE »!

Personnages : Comme je l’ai dit précédemment, le rôle principal de Blanche Neige est confié à Kristen Stewart, internationalement connue pour avoir été la star de la série des Twilight et que faire de plus comme blague sur elle qui n’ai pas déjà été faite 120 fois ? Oui, c’est une actrice épouvantable, incapable de faire ressentir la moindre émotion, tout ça tout ça…
Alors autant avant elle n’avait aucune expression faciale, ce coup ci elle en a une, une seule, et unique, pour tout le film… Un truc qui ressemble à un étrange mélange entre l’horreur et le dégoût qu’elle va garder durant chacune des scènes. Mais je vais vous confier un truc, elle n’est même pas le problème principal…

Non, le problème est bien le reste de la distribution, en commençant par la méchante Reine elle-même, Charlize Theron, une excellente actrice au demeurant, ayant une filmographie des plus riches et fournies avec Monster, L’associé du Diable ou Hancock, et qui est pourtant tout bonnement catastrophique dans ce film. Je commence à la soupçonner d’être victime de ce que j’appelle le syndrome de Nicole Kidman, c’est-à-dire le fait de se faire tellement de chirurgie pour tenter de rester jeune que l’actrice en perd tout son talent et sa capacité à jouer ayant tous les muscles du visage paralysé par le botox et les liftings. Sa performance donne peine à voir, par moment elle a l’air d’en avoir rien à foutre genre « C’est bon le chèque est déjà encaissé », alors qu’à d’autres moments elle surjoue plus qu’un personnage de série Disney Channel OUI PARFAITEMENT !!!

Ensuite le fameux Chasseur est joué par Chris Hemsworth, connu principalement pour son rôle de Thor dans le film éponymeet dans Avengers, jouant un chasseur alcoolique et blasé ayant perdu le goût de vivre après la mort de sa femme et qui retrouvera un sens à sa vie et la volonté de combattre grâce à Blanche Neige. Vous avez demandé un personnage cliché ? Ne quittez pas, il vous sera livré en moins de 20 minutes !

Il me reste encore trois personnages secondaires dont je dois parler, le Duc Beith, meilleur ami du roi joué par Ian Mcshane, vu ces dernières années dans de grosses productions pourries comme L’Apprenti Sorcier, Barbe Noir dans le dernier Pirate dans Caraïbes, ou dans Scoop de Woody Allen qui lui n’est pas un film pourri.
Son fils, William, ami et amoureux d’enfance de Blanche Neige, joué par Sam Calfin, dont l’unique expérience cinéma se résume à Pirate des Caraïbes 4, bien bien bien….
Et enfin, Finn, le frère de la méchante reine, qui gagne directement le prix de l’acolyte le plus stupide et incompétent de l’Histoire, rien que ça, joué par Sam Spurell, qui n’a rien de notable dans son CV.

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Le Film : L’histoire commence dans un royaume fort fort lointain et une voix off qui nous raconte l’histoire classique de Blanche Neige, née au milieu d’hiver très rude ,dont la mère ayant fait tomber une goutte de sang dans la neige aurait souhaité avoir une fille avec la peau blanche comme la neige, les cheveux noirs comme l’ébène, et les lèvres rouges comme le sang. (Je soupçonne la reine d’être une grande gothique dans l’âme.)
En tout cas voyons le résultat du vœu qui n’est autre que Kristen Stewart :

  1. Peau blanche comme la neige : Check !
  2. Cheveux noir comme l’ébène : 5/10 – Kao a les cheveux bien plus noir qu’elle –
  3. Lèvres rouges comme le sang : ZERO POINTÉ

Je pense que ce devait être la Fée Verte beurrée comme un Petit Lu qui devait être de garde ce soir là, parce que j’ai en tête une bonne vingtaine d’actrices, avec ou sans teinture ou maquillage qui auraient pu ressembler plus à Blanche Neige que Kristen Stewart, enfin bon, passons…
La même voix off nous évacue rapidement la reine mère, qui meurt de la même maladie qui frappe toujours un parent des héros de contes de fée, tout en continuant à nous raconter que 1 an plus tard, « une sombre armée » assiégeait le royaume. Le roi alla donc combattre à la tête de sa propre armée, qui vainquit la « Sombre Armée » (Désolé je manque de synonymes là) qui par chance n’était composée que de mauvais effets spéciaux et qui explosa donc dès le premier choc ne laissant derrière elle qu’un fourgon pas du tout suspicieux, dans lequel se trouvait retenue la pas du tout suspicieuse Charlize Theron.
Bien entendu le roi tombe immédiatement amoureux de la prisonnière et décide de l’épouser séance tenante sans que ça n’ait l’air de poser de problème à personne qu’il épouse une nana que personne ne connaît, qui ne soit pas noble et qui soit apparue d’une manière aussi étrange. It’s good to be the king !
La lune de miel ne dure pas bien longtemps vu que la nouvelle reine poignarde son époux avant même de passer dans le lit nuptial . Quelle connasse, elle lui laisse même pas le plaisir de tirer un dernier coup avant de lui laisser sortir son dernier souffle. Mais ce n’est pas tout, la même nuit, elle va arriver à ouvrir la porte du château pour laisser renter une ARMÉE ENTIERE !!!
Et oui, une armée se pointe à la porte, sans qu’un putain de soldat, un putain de garde, un putain de valet qui se soit réveillé pour pisser un coup n’ait pas vu une putain d’armée du haut de ce putain de château perché sur une putain de FALAISE !!!

DISCRÉTIOOOOOOOON !!

DISCRÉTIOOOOOOOON !!

MAIS C’EST QUOI CETTE ARMÉE D’INCAPABLES ?!?!?
Même les gardes de Metal Gear (ceux qui ne remarquent pas le carton à taille humaine qui change de place tout le temps) ne sont pas aussi aveugles !!
Je suis désolé, mais quand tu a une armée de manchots aveugles qui ne voient pas ça, et qui en plus se font étriper comme des gorets sans opposer aucune résistance, bah désolé pépère, ton pays, il mérite de se faire envahir. C’est pas une armée que t’as, c’est des Lemmings !
C’est à ce moment que Beith, le meilleur ami du roi je le rappelle, prend la très brave décision de fuir comme un lapin avec son fils sous le bras en abandonnant Blanche Neige au mains de ses assaillants.
Le frère de la reine, Finn, apparut durant cette grande scène, veut passer cette chère Blanche par le fil de l’épée comme le reste des habitants du château, mais la reine l’en empêche, car son « Sang Royal » pourrait leur être utile. Retenez bien cette phrase elle aura toute son utilité plus tard.
La voix off revient nous raconter que la reine prit donc logiquement le pouvoir sur le royaume et que son règne fut « Si maléfique » que la nature se mit à dépérir….

Euh, sérieux, ça fonctionne comment ça ? Elle veut dire quoi cette phrase, comment un règne peut il être si maléfique que la nature en dépérit ? Comment elle fait ? Elle a ouvert une décharge nucléaire à ciel ouvert ? Elle a prit un magnat du pétrole texan comme ministre de l’écologie ? Non ? Rien ? Pas d’explication ?
MAIS C’EST TOTALEMENT DÉBILE !!!
C’est ce qu’écrit un gamin de huit ans quand il veut créer son conte pour enfant !! Cette phrase n’est justifié par rien dans le film, ni la source de ses pouvoir, ni son action, ni ses paroles !!! C’est juste là pour qu’on pige à quel point elle est méchaaaante ! Parce qu’on est des gros débiles qui ne comprennent pas qu’un SORCIERE, qui TUE le roi, qui invoque une ARMÉE MALEFIQUE et qui fait de la MAGIE NOIRE, qui ASPIRE LA JEUNESSE des filles n’est pas assez maléfique, faut qu’elle soit tellement HARDCORE que même la nature crève ! Merci, je ne m’en serais jamais rendu compte comme ça !

Rideau mon beau rideau, dis moi qui est la plus belle du château.

Rideau mon beau rideau, dis moi qui est la plus belle du château.

Enfin bref. Fondu au noir et flash forward d’une dizaine d’année où la méchante reine dirige le royaume d’un poigne maléfique. Blanche Neige a grandit en Kristen Stewart, comme quoi l’adolescence ne réussit pas à tout le monde comme ce fut le cas pour Emma Watson ; et elle est enfermée dans la plus haute cellule de la plus haute tour bla bla bla. Elle se fait un feu puis nous déclame la réplique la plus étrange de tout ce film : elle récite un Notre Père. Alors voilà, cours d’écriture de scénario 1ere année Leçon n°1 : Dans un film tout doit être JUSTIFIÉ !

Si un personnage tousse, il est gravement malade, et/ou toussera au moment où il doit se cacher et être silencieux. Si il vous montre un objet, quel qu’il soit, il servira à quelque chose plus tard. Si il aime la couleur verte, cette couleur va le guider quelque part. Et si votre personnage vous récite un PUTAIN DE NOTRE PERE, c’est un élément important du développement de sa personnalité, c’est que la religion est importante pour lui, dans le cas présent pour son père et comme son père était roi, pour le royaume qui est donc basé sur la religion chrétienne. Si c’est intégré ça doit servir à quelque chose et à une résolution quelconque, la lutte de la religion contre la sorcellerie, du bien contre le mal ou je ne sais quelle autre connerie très américaine. ICI, NON !!
Il n’y aura plus aucune mention de la religion chrétienne de tout le film, hormis un archevêque en mitre au début et à la fin, et qui n’ont pas une seule ligne de dialogue !!!
Oui le film est pourri d’allégories à Jésus par rapport au personnage de Blanche Neige, avec les thématiques du sauveur, de l’élu, de sa mort et de sa renaissance, MAIS C’EST IMPLICITE !!! Même si les images sont aussi subtiles qu’un débarquement de FEMEN en plein milieu de Notre Dame.

Donc, Blanche Neige qui récite un Notre Père sorti de son cul pour ne jamais plus y faire référence, est donc une des plus grave erreurs d’écriture que j’ai vu dans un film avec ce niveau de budget depuis très longtemps. ET C’EST LA TOUTE PREMIERE REPLIQUE DE KRISTEN STEWART !!!
BREF. Revenons en donc à notre méchante reine qui sent que ses pouvoirs sont en trains de faiblir, et consulte son miroir magique, qui est un espèce de gong, et qui laisse sortir un silhouette doré et capuchonnée en effets spéciaux dégueulasses. Je précise immédiatement que tous les effets spéciaux du film sans la moindre exception sont dégueulasses, ce qui est une honte pour un film à 170 millions de dollars de budget. Donc le blob doré lui explique que ses pouvoirs faiblissent car une jeune fille devenue femme aujourd’hui est 1000 fois (terme exact) plus belle qu’elle, est que c’est bien sur Blanche Neige…

MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!! C’est évidement le choix de casting du film qui fait vraiment trop rire, objectivement parlant, Kristen Stewart ne pourra jamais être considéré comme plus belle que Charlize Theron, même pas dans un mauvais jour, de loin, la nuit, par temps de brouillard, non juste non.

Bref, elle envoie son frère Finn la chercher qui va faire preuve pour la première fois de son incompétence crasse, en se faisant berner par Blanche Neige qui va réussir à l’assommer et s’échapper à travers le château, visiblement pas très gênée par 10 ans de captivité dans une cellule et tous les problèmes physiologiques de ça entraîne. Elle réussit à descendre jusqu’à la cour (depuis la plus haute tour je rappelle) sans tomber sur le moindre garde (toujours aussi efficaces ceux là) et nous fait un superbe slide dans une sorte de bouche d’égout à taille humaine judicieusement placée à deux pas d’elle.

Elle traverse les égouts remplis d’immondices diverses qui la mènent au bord d’une falaise d’où elle saute dans l’océan. Là commence la première de très nombreuses références bibliques, principalement le thème de la renaissance, avec le passage dans le conduit rempli des déjections, représentant ce qui est mort, sale, dégoûtant, donc le péché, puis le saut dans l’océan, avant lequel elle hésite, donc son acte de foi (plus parlant en anglais acte de foi = leaf of faith = saut de la foi). Puis apparaît la première renaissance, en sortant vivante, propre et purifié du péché, de l’océan. Les premiers signes de vie qu’elle voit sont des petits oiseaux, symboles de l’espoir, qui l’emmènent vers un cheval blanc sauvage (monture des rois et des prophètes) qui traînait là comme par hasard, qui la laisse le monter pour l’emmener au loin.

MON DIEU QUE ÇA SE LA PÈTE DANS CETTE SCENE !! Attention, j’aime le symbolisme et les thématiques subjacentes, mais putain pas autant ! Pas aussi groupés, si évident, si forcés et si niais. Il y a assez de symboles pour la moitié du film, et c’est groupé sur une scène qui ne fait même pas 5 minutes ! Quand je vous disais que c’est pas subtil ! Même pour quelqu’un qui ne lit pas les symboles, c’est encore pire, LES PETITS OISEAUX ET LE CHEVAL BLANC !!! LE DESSIN ANIME DE DISNEY N’EST PAS AUSSI CUCUL !!!

BREF, Finn se sent un peu con à devoir aller expliquer à sa reine de sœur qu’il a perdu cette chère Blanche, ce qui donne l’occasion à Charlize Theron de surjouer au maximum de ses capacités et pour moi de vous rappeler cette petite réplique de tout à l’heure sur le fait qu’il fallait la garder en vie à cause de son sang royal. Et oui pouffiasse, si tu avais pris la peine de la tuer quand c’était qu’une petite fille, tu serais pas dans la merde maintenant…
En attendant, Blanche Cruche cavale jusqu’à la forêt où elle perd sa monture dans un marécage où celle ci c’est embourbé. Tous ceux qui y voient une référence à l’Histoire Sans Fin, bravo, vous avez gagné un carambar. Problème, là où cette scène est déchirante de tristesse, car elle prend son temps pour montrer que Atreyu assiste impuissant à la mort de son compagnon et meilleur ami, devant tout abandonner pour sa quête, y compris ce qui lui tient le plus à cœur, le faisant évoluer dans sa construction de héros, ici ça marche pas du tout. Car tout est plié et emballé en moins de 2 minutes, le cheval s’embourbe et cette morue se casse pratiquement tout de suite, l’abandonnant à son triste sort comme un moyen de locomotion n’ayant plus son utilité. « Tchao ! Merci pour la balade ! La vie est une pute ! »

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.
Rendez-vous en fin de semaine pour la suite!
Et encore navrée pour le vieux cliffhanger moisi.

Une femme qui a du goût.

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bloody_stomach

(En raison de « j’étais pas chez moi ce weekend », le sixième jour dont je parle est décalé d’une journée des autres, mais on va faire comme si de rien n’était.)

Je comprends pas ce qui m’arrive cette semaine. Six jours de suite, six articles. Sept en fait, mais y’en a un qu’est planifié pour bien plus tard. Mais voilà, si j’en tape un de plus avec un vrai sujet, j’aurais atteint mon grand chelem personnel. Ça me fait super bizarre. D’autant que j’ai aussi écrit plusieurs feuilles pour mon petit projet secret offline. Une semaine productive dans l’écriture donc. C’est…perturbant. Déroutant. Effrayant.
Pourquoi effrayant? Parce que l’inspiration, elle arrive sans prévenir, elle te retourne le cerveau, le cœur, et les tripes. Et quand elle en a fini avec toi, elle se casse sans plus de cérémonie, te laissant ramasser les morceaux un peu comme tu peux, et t’essaie tant bien que mal de les recoller ensembles, mais c’est un foutu puzzle de mille pièces et toi t’as 4 ans et demi.
J’aime assez l’idée de personnifier l’inspiration en femme fatale, mais vraiment fatale. Quand elle a fini de t’utiliser, tu meurs, métaphoriquement, dans le meilleur des cas. Cette idée me vient probablement de l’association de l’inspiration et de la muse. Je n’ai pas de muse. Enfin pas actuellement en tout cas. Et pourtant, Mademoiselle Inspiration est venue me visiter, dans mon humble demeure, elle m’a violemment projetée contre le mur, et m’a consumé jusqu’à la liesse. Et quand l’aube vint crépiter (oui, l’aube ça crépite), je me relevais l’esprit embrouillé, la vue embrumée, le cœur en jolis petits bouts colorés.

Je me sens l’âme poétique ce soir dites donc. Mais tout ça pour dire que j’ai peur. Parce que quand elle s’enfuira sans demander son reste, j’ignore quand sera sa prochaine visite. Je n’ai pas la moindre idée de quand pourrais-je à nouveau l’entendre gratter à ma porte, féline, tandis que j’essaierais de rester impassible. Alors que je n’attends qu’une seule et unique chose, qu’elle me dévore, qu’elle fasse de moi ce que bon lui semblera, et j’en demanderais encore. Jusqu’à qu’elle se lasse, jusqu’à que j’en crève.

I wanna be great(er than you).

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Je regardais mes statistiques tout à l’heure, et j’ai vu remonter un article où je me moque gentiment de mes anciens camarades de classe, que j’ai stalké sur FaceBique (merci Marion) et qui sont pour la plupart devenus restés des gros déchets. Et d’autres noms me sont revenus depuis, des noms mieux, des gens que j’appréciais un peu, et qui étaient voués à sortir du lot.
J’ai donc à nouveau lurké, pour me rendre compte que j’avais raison. Certains s’en sont sortis. J’ai donc hésité longuement à les contacter, mais il était 2h du matin alors je me suis ravisée (je prends toujours des décisions à la con quand je suis fatiguée). J’ai hésité, parce que forcement après l’instant de « attends que j’me rappelle…« , y’aura la question « et tu deviens quoi toi?« . Bah, moi aussi je suis devenue un déchet. D’un autre genre, le genre bien malgré moi, pas le genre marié avec deux chiards, mais le genre obligée de dépendre de la société et de ses subventions diverses (c’est pour bientôt à priori).
Moi j’ai pas passé mon bac, j’ai pas été à la fac de droit/sciences po/médecine, et autres trucs considérés comme des études un peu élitistes.
Non. Moi je campe à la maison sans boulot depuis déjà deux ans, j’ai un statut d’adulte handicapé, et si tout va bien, bientôt je toucherais même de la thune « grâce » à ce petit détail de ma santé.
Bref, rira bien qui se foutra de ta gueule en dernier, mais un jour, promis, je m’en sortirais.

Mais pas demain, demain on campe la boite aux lettres à attendre le courrier de réponse de la MDPH.

Try it today.

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Une fois n’est pas coutume, je n’ai jamais compris cette expression.
Sur cette intro des plus foireuses, je vous déterre un vieux brouillon d’article presque fini. Il date de fin janvier 2013. Dans l’esprit des articles « catacombes », série inachevée, puisque les archives ne sont plus en ligne et que je n’en ai rien gardé.
La sensation est plus ou moins similaire à l’actuelle, mais en moins radicale. Enjoy, ça respire la bonne humeur et le sain d’esprit! Ou pas.

Quel est mon objectif au final ?
Mon but c’est d’avancer, on est d’accord là dessus. Mais le chemin il me mène où à l’arrivée ? Je suppose que je suis censée avancer à l’aveugle en espérant que le sol soit pavé de bonnes choses à mesure que je le parcoure.
Je n’ai pas d’objectif final, il faut donc que j’en crée un en cours de route, quitte à bifurquer au dernier moment pour prendre la bonne voie.

J’ai l’impression que le fait d’avoir cherché à affronter mes démons n’a fait que les nourrir davantage. Je ne sais plus où j’en suis. C’est un peu le bordel là-haut. J’allais si bien, j’étais si impatiente, étais-ce une erreur de débutant ? De chercher à aller trop vite ? De se dire qu’on avait noyé ses mauvaises habitudes, mais qu’en fait elles savaient nager ? Mon but c’est quand même d’aller mieux, de faire des projets, de réaliser des choses, même de petite taille, mais les réaliser quand même. Mais tout ça pour arriver où ? Y’a personne au bout de l’autoroute pour me tendre la main et me dire « allez viens, t’es plus très loin maintenant ! ».

C’est un peu la roulette russe de l’avenir en fait, je sais tellement pas où je vais atterrir, j’ai peur, j’en pleure. Bienvenue dans la vraie vie, celle dont tu connais pas la fin, où rien n’est écrit. Démerdes toi sans mode d’emploi.

Get out.

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Il semble que ce soit un monsieur, ce qui est plutôt rare sur ce blog.

J’ai lu un post sur Tumblr tout à l’heure, qui m’a filé un fichu coup au moral.
En résumé ça parlait d’un instant de vie, où on prépare le café, seul au milieu de son appartement, du haut de ses 23 ans, et où l’on se souvenait soudainement qu’avant, c’était maman qui préparait le petit déjeuner, nos parents qui remplissaient le vide d’un autre lieu que celui présent, et où on se rendait soudainement compte que plus rien n’était comme quand on avait 16 ans, et ne le serait probablement plus jamais.

La petite subtilité, c’est que moi à 16 ans, j’étais déjà autonome depuis un moment. J’ai quitté le foyer familial en « mi-temps », quand j’étais au lycée, et où je vivais chez ma sœur la moitié du temps, pour des raisons de proximité avec l’école. L’été où j’ai eu 16 ans, j’ai emménagé pour de bon chez ladite sœur, et 6 mois plus tard j’emménageais en foyer. C’est à ce moment là que j’ai déménagé ma chambre, la vider pour en jeter une bonne partie de son contenu. Retomber sur des vieux souvenirs, souvent trop douloureux pour que je parvienne à y laisser plus de 5 secondes de mes pensées. Des trucs qui m’ont hanté et qui me revenaient violemment dans la gueule.
Mais la vérité surtout, c’est que je ne me sentais plus chez moi depuis longtemps déjà. Et il a fallu attendre mes 17 ans pour que j’obtienne mon premier et toujours actuel appart; pour que j’ai enfin cette sensation de « chez-moi ». Et chaque fois que je rentre chez mes parents, j’ai plus l’impression d’être en visite chez des amis que de retourner au foyer familial, qui fut il y a longtemps, mon foyer à moi.

Je sais que mes parents lisent mon blog, alors je vais être soft dans mes propos, mais quand je suis partie, j’ai vraiment eu cette impression de cassure, que rien ne serait plus jamais comme avant. Je ne sais pas si leur comportement a changé, ou si c’est moi qui me suis rendue compte des choses, mais nos relations étaient vraiment cordiales, le minimum syndical, mais sans en faire des tonnes non plus. Comme si, le fait que je sois partie a brisé quelque chose, et que je n’étais plus l’enfant chérie.
Ceci dit, étant la seconde, celle du milieu, je n’ai pas vraiment eu la sensation d’avoir constamment l’attention que j’aurais voulu. Leo étant l’aînée, elle a pu expérimenter toutes les bêtises faisables, et Roxane étant la petite dernière, je n’étais, je ne sais pas vraiment, je n’étais pas forcément celle la plus mise en valeur. Les choses ont évolués depuis il est vrai, la communication a été rétablie. Mais ce n’est vraiment pas pareil.

J’ai beaucoup de choses à reprocher à mes parents, et je n’en ferais pas étalage ici. Mais pour revenir sur ce post qui m’a inspiré au début, plus rien ne sera effectivement comme quand j’avais 16 ans, et c’est au final, pas plus mal.

Remember, Remember #2

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v-for-vendetta Tout les ans, c’est tradition, tout les 5 novembres (et d’autres fois dans l’année aussi, mais spécifiquement le 5), je me remate V for Vendetta. Cette année je ferais un combo gagnant et je relirais même le comics. Je me ferais aussi une joie de vous spammer sur FB pour vous le rappeler, enfin, à condition que vous fassiez partie de ma liste de contacts. Mais comme tout les gens de passage ici ne le sont pas forcément, petite piqûre de rappel en guise d’article. Et comme tout le monde n’a pas forcément l’oreille assez éduquée pour se farcir les 15 minutes que fait le morceau de Tchaïkovski, je vous ai aimablement trouvé une version courte avec la partie qui vous intéresse. Faites péter les immeubles, voici l’Ouverture 1812 dans son appellation courte.

Remember, remember the fifth of November,
Gunpowder Treason and Plot.
I see no reason why the gunpowder treason
should ever be forgot.

I don’t need the pressure.

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si-si1

Il parait qu’il faut que je mette à jour. Parce que ce que vous ignorez c’est qu’Evguen me spamme régulièrement de chroniques à corriger, j’en ai notamment 3 en attente, et une 4e sur le feu. J’vais avoir de quoi publier jusqu’à l’année prochaine! Et je percute en même temps que j’écris qu’en fait l’année prochaine c’est pour bientôt, donc j’évalue pas si mal que ça en fait. Mais le bougre me fout la pression pour que je brode entre deux de ses articles à lui. Et je travaille mal sous pression…

Le problème, c’est que j’ai effectivement écrit ces temps ci, mais c’est des programmés pour des dates bien précises, donc rien de bien immédiat. Alors du coup en attendant je bricole avec des morceaux de ce que je peux.  Je pourrais éventuellement réagir à tiède sur des sujets récents. Genre cet abruti de Guillaume Plaie Pley, mais rien de ce que je pourrais ajouter n’a pas déjà été dit. Y’a aussi l’affaire de Serge le lama, qui a mis en avant ma chère et belle ville de Bordeaux. Mais autant le premier jour c’était drôle, autant ça va 5 minutes quoi. Entre l’inaudible chanson et les tentatives d’un faire un genre de mème des internets, non, juste non.

Sinon j’me suis fait un marathon de la série Rookie Blue (4 saisons complètes à l’heure où j’écris ces lignes) étalé sur 10 jours. Bah c’est pas aussi nul que ce à quoi je m’attendais, on s’attache relativement bien aux personnages, ça part un peu vite dans les triangles amoureux moisis, mais en même temps, quelle série ne le fait pas… Bref. Je conseille pour ceux qui aiment les séries policières de type « moderne », moi c’est pas trop ma came d’habitude, mais là c’est passé tout seul.

Dans un tout autre sujet, le retour de mes saignements de nez (passionnant je sais). Mais en fait je passe tellement de temps à me moucher/à essuyer le sang de mon petit pif, que j’ai le nez en vrac, j’ai l’impression d’avoir sniffé de la mauvaise coke tellement j’ai mal. Ou du sel. Ça doit faire mal comme ça de sniffer du sel.

Bon, je suis pas inspirée aujourd’hui, c’était juste histoire de broder. Je vous laisse sur une image stupide. Moi j’ai ri.