Next time I’ll be braver.

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Pleurer quinze minutes. Sans raison apparente.
T’en fais pas, ton cerveau lui il va en trouver des raisons. Au choix, ta vie merdique? Une situation sans issue? Une personne qui te manque? Plein, plein de raisons possibles. Tiens, va donc regarder cette photo de ton ex avec quelqu’un d’autre. Quoi? C’était antérieur à ta propre relation? Mais ton cerveau en a rien a foutre lui. Il s’en carre, il va faire en sorte que tu continues à pleurer quand même. Même si ça semble illogique et pas valable.
Tiens, dans la même lignée, tu vois les murs? Ton cerveau va donc te prouver en boucle que tu peux te lancer dedans avec violence. Frapper. Couper. Rajouter des cicatrices à celles déjà existantes. Comment ça c’est pas la solution, et ça ne soulage qu’une demi seconde? Mais ton cerveau lui il s’en fout! Il va continuer à te montrer des visions morbides de toi, et se complaire là dedans jusqu’à que tu hurles.
Mais ton cerveau va quand même te rappeler à l’ordre. Hurler? Pour attirer l’attention? Et puis quoi aussi!? D’ailleurs tiens, tant qu’on y est, tu ne pleures que pour attirer l’attention. Vas y, culpabilise donc, ton cerveau lui, ça le fait bien marrer. De toute façon tu ne t’en sortiras jamais. Et ça recommencera, encore et encore et encore. Jusqu’à que t’en crèves.

On t’as dit que ce serait pas forcément facile. Alors certes, mais personne ne t’as prévenu que ce serait aussi dur pour autant.

Et pleurer quinze minutes, mine de rien, ça fait mal au crane. Alors tu vas dormir. Parce que dormir c’est comme mourir, mais en moins définitif. Et demain on verra bien.

Vrac #20

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Aujourd’hui, un petit vrac de nouvelles, parce que ça fait longtemps, et que sincèrement je n’ai pas assez de matière brut pour faire un vrai article. Ce sera donc de l’aggloméré, parce c’est moins cher plus facile.

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C’est terrible mais j’ai l’impression d’avoir atteint ce point de non-retour où, j’ai tellement de choix que je ne sais plus où donner de la tête. Un peu comme quand au supermarché, ta maman te dit d’aller récupérer le pain, et arrivé devant le rayon tu ne sais pas lequel prendre, parce que y’a trop de sorte de pain différents. Ou alors ça ne le fait qu’à moi, je ne sais pas. Mais en effet, j’ai trop de jeux auxquels jouer, multi-plateformes en plus, plein de livres en attente, de séries entamées, de films à voir… Bref, je suis face à une palette trop diversifiée d’occupations, et au lieu d’en choisir une, je préfère glander pendant des heures dans les méandres de l’internet, parce que ça repousse le moment décisif du choix à plus tard. C’est stupide en plus, dans la mesure où sélectionner une activité plutôt qu’une autre ne changera pas la face du monde de mon quotidien.

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16 kilos en une seule photo. De beaux bébés.

16 kilos en une seule photo. De beaux bébés.

Sinon dans l’article du 15 Juillet dernier, je vous disais que j’étais en phase d’alimentation adaptée, ce que je n’ai pas dit, c’est que je me suis mise à la muscu aussi. Et je trouve que cette fin de phrase est très prétentieuse. Bref, toujours est-il que j’ai passé le premier mois en Système D(ébrouille-toi), avec divers exercices dont certains nécessitant du soulevage de poids. Là où ce système intervient c’est parce que je soulevais des bouteilles de flotte, soit 1 kilogramme par bras. Et forcément, comme j’ai fait quelques progrès il fallait augmenter lesdits poids. J’ai donc fait un appel à la générosité de mes amis, et c’est Kris qui a répondu. Il m’a en effet prêté des vraies haltères, que j’ai du trimbaler dans une valise à travers tout Bordeaux, à base de shpling schklang dès que le sol n’était pas très plat (et c’est Bordeaux, donc autant vous dire que c’est un euphémisme). Bref, tout ça pour vous dire que pour le moment, même si j’me la pète un peu avec les photos présentant plein de disques en fonte, en vrai je démarre avec les barres à vide. Parce qu’on passe pas de 1kg à 6kg d’un seul coup. Les barres en pesant chacune 2, c’est nickel. J’ai aussi été faire un tour à Interspore pour récupérer des disques de 1kg, histoire de faire des paliers intermédiaires (et supplémentaires par la suite). J’vous dit tout ça mais je pense qu’en fait vous vous en fichez un peu… Bref, changeons donc de sujet.

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Un truc qui me passe en tête de temps en temps, et que je vais aujourd’hui utiliser pour meubler: je DÉTESTE les surprises. Autant j’aime bien en faire même si je suis assez nulle et je vends souvent la mèche avant d’avoir tué l’ours (un truc comme ça). Mais pour ce qui est d’en recevoir, c’est vraiment pas mon truc. Après, y’a deux écoles dans la surprise: celle qu’on t’annonce à l’avance, et celle où on te dit rien jusqu’au dernier moment. Autant la dernière passe a peu près (et encore, j’aime pas l’imprévu), mais alors la première me fait juste hurler. Je pense qu’en fait c’est pas tant le principe de surprise qui me gêne, c’est plus l’attente en fait. Voilà, j’aime pas attendre.

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Sinon pour les nouvelles parfaitement égoïstes et sans grand intérêt, j’ai ENFIN reçu mon nouveau casque audio. Après une foutue semaine entière d’attente à mourir dans le dehors sans musique, voici donc venu Hercules (c’est la marque en fait), qui vient remplacer Jack III, mort en héros sous les dents de Sneaky-lapin (celui d’Alixe). Jack le troisième ira donc rejoindre ses frères d’armes au cimetière des casques. Paix à son âme…
Ceci dit, comme on peut le constater sur la photo, même s’il avait encore plusieurs mois de vie devant lui, il était tout de même pas sous son meilleur jour.

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Bon, sur ce je finis cet article, en vous souhaitant une bonne après-midi, et à le bientôt.

Passion.

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D’abord il y a eu des mois à attendre la sortie du film, et puis j’ai fini par la rater, et me suis rendue compte que le film a été distribué avec les pieds dans à peine une poignée de salles en France. Je l’ai donc loupé. Fort heureusement, j’ai pu récemment acquérir une copie dudit film, en VO originale sous titrée. Tant mieux d’ailleurs parce qu’autant ma compréhension de l’anglais est plutôt correcte, autant les passages en allemand m’ont laissé plus de difficultés.

Je vais donc aujourd’hui vous parler brièvement du film Passion, réalisé en 2012 par Brian de Palma, et qui est un remake du film Crime d’Amour d’Alain Corneau, sorti en 2010.

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passion_affiche

Pour le pitch rapide: Dans une entreprise multinationale, Christine et son assistante Isabelle entretiennent une relation des plus ambiguës à mi-chemin entre le rapport amical extra-professionnel et la manipulation pure et simple.

Le film est avant tout porté par ses deux actrices principales, Noomi Rapace (Isabelle) et Rachel McAdams (Christine). La première est surtout connue pour avoir incarné Lisbeth Salander dans les films adaptés du livre Millenium. Quant à la seconde, elle a joué dans un tas de trucs, mais pour ma part elle restera le visage de l’iconique Regina George dans Mean Girls/Lolita Malgré Moi (mais siiii! avec Lindsay Lohan quand elle était encore jeune et clean!). Il y a aussi deux seconds rôles qui ont un peu d’importance, Paul Anderson (jamais entendu parler) dans la peau de Dirk, et la (probablement) fausse rouquine Karoline Herfurth (qui a apparemment joué dans Le Parfum) qui joue ici Dani, l’assistante d’Isabelle.

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Tout d’abord bon choix des deux actrices en question, leur alchimie crève l’écran, et leurs séances d’eye-sex (google it) à répétition n’étaient pas pour me déplaire. Entre les regards langoureux et les fixations sur leurs lèvres mutuelles, j’avais souvent l’impression de tenir la chandelle.
Après niveau scénario, on entre dans le vif du sujet très vite, le shitstorm se dévoile dès la première demi-heure de film (et encore je reste vague pour pas gâcher). La tension qui s’installe entre les deux personnages principaux au fur et à mesure qu’avance le film, en deviendrait presque palpable. Et puis, très vite, ça sent le coup-fourré à quinze bornes (mais probablement parce que j’avais vu la bande annonce vingt fois). La situation s’envenime en effet particulièrement rapidement, et ça pète un peu dans tout les sens, en restant totalement cohérent, ce qui est un exploit. Et l’ambiance qu’on trouvait au démarrage pesante, devient carrément limite insupportable, en partie dû au fait que l’aspect général s’assombrit, et il semble faire nuit tout le temps au bout d’un moment.

Il y a vraiment une esthétique magnifique pendant le film, surtout dans la première moitié, les couleurs sont simplement exquises, et le rendu général est à tomber par terre. La scène du premier cocktail m’a tout spécialement marqué, le contraste entre leur peau pâle et le rouge à lèvres est tout simplement sublime.

Je vous l'accorde, c'est pas flagrant sur un screenshot...

Je vous l’accorde, c’est pas flagrant sur un screenshot…

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La fin est mesurée dans sa lenteur, laissant doucement monter l’angoisse pour les protagonistes, pour un bouquet final majestueux qui laisse bouche bée.

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En conclusion, je recommande très fortement ce film, pour l’esthétique, pour les twists scénaristiques, pour son ambiance, et parce que c’est un très bon film, merde! Si je dois vous donner un seul conseil pour l’apprécier pleinement, c’est de vous laisser surprendre, tout simplement.