Courons dans les sous-bois.

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Aujourd’hui encore, je commence mon article par le mot « aujourd’hui ». Quelle intro flabuleuse… Donc en ce début d’après-midi, j’ai décidé de mettre un peu d’ordre dans mes notes préliminaires de cette nuit, issues d’une conversation avec une amie. Enfin c’est plus une amie d’amie mais c’est un détail inutile pour la suite. Pour une fois j’ai même pas d’idée de surnom pourri à lui coller. Parce que oui, pour ceux qui débarquent, en règle générale, dès que je parle d’un(e) ami(e) sur cet humble blog, par mesure de sécurité, et aussi parce que ça m’amuse beaucoup, je trouve toujours un surnom bien foireux à leur coller. Mais aujourd’hui j’ai pas d’idée. On va faire sans.

Je perds le fil avec mes explications en plus. Donc oui, pendant notre conversation j’ai noté deux trois petites choses qui me semblaient intéressantes à mettre en forme par la suite. Mais comme il était un peu 4h du matin, j’avais une logique bien spécifique à cette tranche horaire, et j’ai donc, maintenant qu’il fait grand jour, beaucoup plus de mal à reconstruire cette réflexion typiquement nocturne.
Pour résumer, je vais essayer de vite fait replacer des morceaux de contexte en italique, mais ça risque être assez déroutant à lire, je n’ai pas assez de recul sur mes propres écrits pour certifier de la bonne compréhension par autrui. Et je fais des phrases excessivement longues.

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Il y a quelques temps, j’ai vécu une rupture. Je crois que c’est la première fois que j’en parle aussi directement, sans utiliser de métaphore, sans tenter de planquer les bouts de vérité derrière des formules alambiquées me donnant l’illusion de semer le doute et l’incertitude. Et j’essaie tant bien que mal de m’en remettre toute seule comme une grande, sans l’aide de personne, ou alors si peu.

Mais j’ai beau le vouloir très fort, ma reconstruction ne se fait pas toute seule, je pense que ça me prendra encore un moment, j’ai l’impression que je m’en remettrais jamais.
Pour une raison aussi simple que stupide en fait. Parce que, généralement quand y’a rupture, on change chacun de son côté, et après ça passe mieux. On se recroise, mais chacun a fait son chemin.
Mais dans le cas présent, cette nana est restée égale à elle-même, et je l’ai revue récemment,  et on reste quand même en très bons termes, on se parle relativement régulièrement et tout. Mais le fait qu’elle n’ait pas changé d’un pouce, c’est dur de ne pas retomber immédiatement amoureuse. Du coup c’est une lutte perpétuelle entre mon cœur et, même pas ma raison, mais les circonstances.

Et puis c’est tellement dur d’oublier cette quantité affolante de souvenirs. La demoiselle en question je l’ai progressivement aimée durant des années, et puis sur un coup de tête, elle a fait partie intégrante de ma vie pendant de nombreux mois. Et du jour au lendemain, pouf, c’était déjà fini. Et putain c’est horrible de se dire que tu n’as plus le DROIT de l’aimer. Pour ton propre bien, et pour le sien aussi. C’est pas que tu ne veux plus, ou qu’elle non plus, c’est juste que c’est pas POSSIBLE. Et ça fait tellement, tellement mal. Et c’est affreux, de devoir en permanence se débattre comme une abrutie pour pas se noyer dans toutes ces pensées dérivatives, pour ne pas rechuter. Jamais plus. Même dans ma propre tête je ne suis pas en sécurité. Je suis forcée de lutter contre moi-même, en silence.

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Voyant la tournure que prenait la conversation, nous avons décidé de changer de sujet, et nous en avons sélectionné un tout aussi joyeux: les problèmes de santé psychique. Puisque, l’une comme l’autre, nous souffrons d’un problème, différent mais similaire sur certains points. Le dialogue a donc pu être enrichissant, glauque et morbide, mais enrichissant malgré tout. Cependant, pour des raisons de pertinence, la partie de mon amie d’amie a été supprimée en relecture, et aussi parce que je suis une connasse narcissique.

J’en ai marre que tout le monde me dise que j’ai beaucoup de courage d’endurer tout ça. Comme si j’avais le choix. Surtout que c’est pas tellement une affaire de courage, ça c’est pour les inconscient; or on a parfaitement connaissance de son propre état dans ce genre de cas, peut-être même un peu trop d’ailleurs. Mais toujours est-il que c’est une affaire de volonté. Pas la volonté de s’en sortir, mais la volonté de pas crever. De la survie, sous sa forme la plus pure.

Après, concernant le problème de mon interlocutrice, je ne sais que ce que m’as dit notre amie commune sur le sujet. A savoir, c’est une personne sur trois qui s’en sort vraiment, et ça prend 10 ans en moyenne. Cette amie commune, elle semble voir cette dizaine d’années comme une deadline, et que si arrivée à la date fatidique elle en est toujours au même point, je la soupçonne fortement de chercher à arrêter les frais et d’en finir, une bonne fois pour toutes.
Me concernant, c’est un poil plus complexe. Je suis censée vivre à vie avec mon problème (et sa palette variée de soucis plus ou moins importants qui accompagnent). Après je peux effectivement décider ou non de quand j’en aurais vraiment marre. Et de quand le « jusqu’à la fin de mes jours » correspondrait à une date soigneusement sélectionnée dans le calendrier. J’ai un peu l’impression d’avoir fait un mariage forcé avec quelqu’un qui aura ma peau en y réfléchissant.
Mon amie d’amie m’a alors dit cette simple et courte phrase, pourtant si lourde de véracité: « Difficile de vivre heureux avec ce genre de détails. »

Je lui ai donc répondu qu’il avait moyen d’y arriver pourtant. Mais ça demanderait énormément de travail personnel, et là personne peut nous aider. C’est un fardeau personnel. Et que si déjà à même pas l’aube de ma vie j’en suis déjà fatiguée, j’vous raconte pas l’étendue des dégâts dans une dizaine d’années.
C’est drôle quand même, le nombre de gens, médicaux comme ignorants, qui m’ont certifié que je pouvais vivre de façon parfaitement normale, même avec ce « détail » collé à mes basques pour toujours. Alors certes, c’est possible, mais personne n’a été foutu de me prévenir que ce serait autant de boulot.

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Voila, désolée pour le côté un peu bancal de cet article, j’ai fait du mieux que j’ai pu pour replacer des bottins sous les meubles. Le bisou, l’à bientôt.

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Humeur Changeante #1

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J'ai un peu vomi dans ma bouche.

J’ai vomi dans ma bouche un peu.

J’ai numéroté l’article, au cas où je souhaiterais réitérer le principe de la note d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, j’ai eu envie, après une conversation endiablée avec Marshall (qui est une fille, et dont l’intitulé est une variation de type blague-à-tiroir de son pseudonyme); de vous faire part d’un avis sur une question que personne ne se pose jamais. J’aime délivrer ce genre de connaissance inutile. Bon probablement que ça n’intéresse que moi et un petit nombre, mais après tout ce blog n’a aucune vocation particulière  donc autant faire ce que je veux.

De par mon petit parcours parsemé de visites chez divers psychiatres et compagnie, chambres blanc-pas-si-immaculé et autres joyeusetés du « milieu » de la science du cerveau non physique; j’ai pu rencontrer un certain nombre de personnages. Divers et variés. Et parmi ce nombre indéterminé, une certaine quantité de ce que nommerais « fanfarons ».
Des gens qui vont te dire qu’ils sont des sociopathes schizophrènes avec 7 personnalités différentes. Sans trop m’attarder sur le fait que la multiplication des personnalités est un indice de la schizophrénie mais n’est pas une obligation de cette maladie et que donc peut être diagnostiquée à part, sans tout le reste de la palette de symptômes particulièrement large et fournie. Fluteblûte j’avais dit que je m’attardais pas. Bon, passons.

Là où je souhaitais en venir aujourd’hui, c’est sur le côté « toujours plus de personnalités ». Sans vouloir vous faire un cours sur le sujet, je n’ai de toute façon ni l’ambition ni la connaissance suffisante pour prétendre à pouvoir le faire.
Donc oui, une personnalité en guest, c’est déjà le bordel, et beaucoup de boulot. Deux ça commence à faire beaucoup, mais alors des chiffres au dessus, faut arrêter c’est pas la fête du slip, et surtout c’est pas crédible une seule seconde.
Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que c’est invivable, et que la seule façon de le supporter, c’est avec une jolie camisole, au fond d’une pièce capitonnée.
D’autant que la plupart du temps, s’il y a plusieurs entités différentes, il y en a toujours une prédominante, et qui finira par éventuellement absorber les autres.

Pour finir, je dirais que généralement, quand on est atteint de ce genre de gros symptômes et/ou maladie, on ne s’en vante pas, on la subit, nuance.

Scandale dans le salon.

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(Le titre du jour, c’est parce que la télé se trouve généralement dans le salon. Oui, explication en carton.)

J’ai déjà fait de nombreuses notes sur le sujet, mais dernièrement ils ont recommencé: les médias ont encore pris des raccourcis pourris.

Cette note du jour sera très courte, pour une fois.

J’ai lu ici et là « olala le mariage gay va vraiment déplaire à la droite bla bla ». Ok, alors on va arrêter de suite hein. Les gens de droite, c’est pas que des gros méchants, et les gens de gauche, c’est pas que des bisounours. Y’a aussi des bisounours de droite, et y’a aussi des gros connards à gauche.
Et je connais un sacret paquet de personnes homosexuels (et assimilés), ou qui même sans être gays, sont de droite et sont pour le mariage. Je constate aussi d’un certain nombre de gauchos qu’ils sont contre le mariage. Je dis juste mariage mais je parle bien entendu du mariage pour tous, ou mariage pour les autres gens que les hétérosexuels, si vous préférez.
Donc s’il vous plait, arrêtez ces raccourcis bien trop faciles. Je le dis et je le répète, y’a pas que la droite qui a fait des morts.
(La Corée du Nord c’est pas des droitistes, que je sache.)

Nothing is provocative anymore.

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colis

Cette semaine, j’ai testé pour vous: les colis « sous pli discret ».

Bon en vrai je l’ai pas vraiment testé pour VOUS, mais je tenais à en parler. J’ai pas grand chose de mieux à raconter de toute façon.
J’ai donc le weekend dernier, si possible en petite culotte et à 2h du matin (merci Internet), commandé du lubrifiant sur un site spécialisé sur la question. Ce que j’en fais ne vous concerne en rien, ça me rapporterais éventuellement plein de visiteurs google random grâce à des mots-clés choisis avec soin, mais je vais pour une fois, éviter de racoler aussi facilement les statistiques.

Côté discrétion, c’est plutôt bien pensé. On est facturés (et donc visible sur le relevé de compte notamment) sous un nom pas du tout évocateur, ça faisait même ambiance ordinateurs et circuits imprimés vendus à la pièce; et l’adresse de l’expéditeur ne correspond à rien. Enfin, en fait si. Elle correspond (si j’ai tout compris) au dépôt de retour des commandes. Et donc là encore, le même nom pas évocateur sur le petit colis.

Le seul moment où ça a fait caca dans la colle, ça se situait au niveau du facteur.
C’est théoriquement un colis remis sans signature, donc le monsieur préposé aux paquets le dépose juste dans ma boite aux lettres et c’est plié. Je récupère quand je me réveille et on en parle plus. Mais non. Moi le facteur a sonné vers midi et demi, alors que j’étais en pleine agonie du ventrou (j’ai eu un souci de santé, c’est pas important pour le reste de l’article). Donc il a sonné, j’ai du ramper dans l’escalier, et m’auto-arracher un demi sourire de remerciement. Il m’a demandé si j’allais bien (j’avais une gueule de déterrée  forcement…), et a lancé en riant « il est bien léger votre petit paquet, je me demande ce qu’il y a dedans hahaha! ». Ouais. Mais non. Chut. Fais pas du zèle monsieur, laisse moi mourir et file moi mon colis.

Au final, le paquet était tellement renforcé avec du papier collant (pas du scotch hein, du papier collant), que j’ai du prendre un couteau pour ouvrir le carton. C’est uniquement là, et seulement là que le nom du site web apparaissait: sur la facture à l’intérieur du paquet.

Donc voilà. C’était mon initiation au courrier pour les adultes. Le vrai, l’amusant, pas celui avec les factures dedans.

Sur ce, je vous salue, et vous souhaite plein de joyeusetés pour la journée!

Ps: Le titre de l’article vous est proposé par la chanson de Marina & the Diamonds, intitulée « Sex Yeah ». Ça me semblait parfaitement approprié.

Redécore ton interieur, avec ton interieur.

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Sur ce nom d’article ma foi assez dégueulasse, j’ai décidé aujourd’hui de faire la promo d’une amie à moi, dont les créations sont, selon ses propres termes « so ténèbres ». Son pseudonyme, plus inspiré que mon titre du jour, est Coffin Rock.

Je ne sais plus exactement comment je l’ai connue, mais si j’avais des sous, je lui laisserais refaire ma déco. Non parce que soyons sérieux  les murs blancs avec des posters c’est un peu super 2002 quoi.

Toujours est-il que les créations de la demoiselle sont assez variées, ça va du savon-fait-maison, au sac à cake, en passant par le pyjama et les ustensiles de cuisine custom, sans oublier les barrettes pour mettre dans les cheveux. Du choix donc. Et toujours avec des tissus absolument géniaux et originaux.
Petite parenthèse d’ailleurs, au début je trouvais que le principe du sac à gâteau était un peu useless, jusqu’à que j’ai besoin d’en trimbaler un à travers la ville, bah en fait, c’est vraiment loin d’être idiot, et je me prendrais probablement bientôt un exemplaire de l’Evil boOotik.

Pour ma part je possède quelques petites choses bien dark issues de son atelier, et comme je suis une capricieuse, c’est principalement du sur-mesure. Genre ma taie d’oreiller double-face awesome que j’ai zappé de vous montrer, et qui sera en fin d’article.

En plus, elle est super cool, donc j’ai décidé de lui faire un peu de pub, ouaip, même si vu ma moyenne de visiteurs/jours, j’aurais pas autant d’impact que je le souhaiterais.

En bref, foncez jeter un œil (mais pas trop fort, ça tache) à son site web. Et web ça veut dire toile, comme celle des araignées, la boucle est bouclée. Je dis n’importe quoi.

Ps: En plus elle fait des partenariats avec plein d’autres petits créateurs bien sympathiques, donc n’hésitez pas à farfouiller un peu :)

oreilleeeeeeeeeer

Un côté dark, un côté doux.
Pour parer à toutes les situations.