I could be dancing.

Par défaut

tumblr_l61o9whaFw1qc9u8zo1_400

Je suis de mauvaise humeur.

J’ai enfin racheté du sucre pour mettre dans mon café, mais ce matin, y’a plus de filtres. Certes comme l’a si justement souligné ma soeur, le café c’est pour les grandes personnes. Mais bon, quand tu te fais réveiller à 7h30 par un lapin furieux, la caféine s’avère rapidement vitale.

Toujours est-il que cela fait 10 jours tout pile que je n’ai rien publié. J’ai plusieurs articles dans ma manche, mais aucun n’est publiable. Un parce qu’il n’est pas fini d’être corrigé, les trois autres parce qu’ils sont un ramassis de mauvaises pensées, et que par conséquent, l’auto-censure m’empêche de les mettre en ligne, aussi bien pour ma self-préservation que pour la votre.

Sinon ça fait quelques temps que je ne suis pas sortie de chez moi. Je me suis dernièrement enfermée dans un cercle vaguement vicieux, composé essentiellement d’attente de mails importants, de musique nulle ou émotionnante, de longues heures à tapoter un clavier sur des jeux vidéos, et surtout à lire des milliers de mots issus de fanfics.

Le problème avec cette dernière activité, c’est que ayant cette fâcheuse tendance à lire des trucs bien angst, bien dark, et qui finissent pas toujours bien; ben je perds rapidement pied à la réalité. A chaque fin d’histoire, avec si possible 20 chapitres, me voila avec le cerveau retourné, le coeur en miettes et le cerveau dégoulinant  Et pendant plus d’une heure, je vais avoir du mal à retrouver mon état normal, à arrêter de me sentir aussi mal et regagner le monde réel. J’en ai parlé à deux trois amies fangirls, et apparemment c’est le fardeau de tout lecteur avec un minimum de sensibilité. Et y’a apparemment rien pour contrer le problème.

A la base j’avais prévu de faire un article un peu fourni, mais entre temps j’ai eu faim, j’me suis fait à manger, et du coup j’ai perdu le fil. Cet article s’arrête donc super abruptement. Mais pour orner l’article, j’ai quand même scrollé mes archives, et l’image me semblait suffisamment inappropriée pour coller parfaitement à ce post.

Make it evil.

Par défaut

1309825844082

Des fois, j’arrête quelques minutes de me voiler la face. Et je me rends compte à quel point je déteste ma vie actuelle. Sous cette introduction qui fait très émo, je prends conscience du fait que mon quotidien est pavé n’importe comment.

_

D’une part j’ai des gros soucis d’argent. J’en suis réduite à régulièrement demander à l’aide à mon entourage parce que mon loyer/factures/frigo devient un gouffre financier dont divers évènements random ne font que creuser d’autant plus.

Je n’ai pas de compagnon de route. Ou de compagne en l’occurrence. Jusque là je le supporte relativement bien, ça dépend juste des jours et de mon état d’esprit. Mais ça me pèse un peu quand même mine de rien.

Si mon compteur FakeBook indique un gros chiffre, la réalité est bien différente. Des fois j’ai l’impression de me prostituer socialement. Les vrais amis je les compte pas juste sur mes doigts, j’ajoute à cela le kilométrage indécent qui me sépare d’eux. Pour les autres, ma présence semble intéressante de façon parfaitement aléatoire. Et dans le lot, y’en a qui arrivent à merder en route histoire de me donner des motifs de les ignorer autant qu’ils le font parfois avec moi sans raison apparente.

Pas de travail, pas d’avenir, personne pour me tendre la main de l’autre côté du chemin en me rassurant à propos de la proximité du prochain embranchement sur la route.

Une fatigue infinie, un épuisement psychique incommensurable. Mais le problème est toujours le même. Si je lâche la bride, le cheval s’emballe, et je me ferais piétiner sous ses sabots.

_

Mais au bout de quelques minutes, je reprends mon masque habituel, je pose mon cerveau, et ça va de suite mieux.